Il est 18h30 et je ne me suis pas
encore mis à la rédaction du blog. En principe je le rédige par petits bouts dans
la journée. Aujourd’hui la journée a été tellement remplie que je n’ai pas eu
le temps de le faire.
On s’est levé à 8h après avoir
passé une bonne nuit.
Je vais au pain.
Rien de bien neuf sur le
parcours.
Le marchant de lait d’une
fidélité à toute épreuve.
Les mendiantes sur les escaliers
de la cathédrale.
Ashok Landry en est au nettoyage
des semelles des fers à repasser.
Dans la rue Ranga Pillai le bus
plein de touriste dont deux occidentaux du Sri Aurobindo autocare service. Je
me dis que ce serait intéressant de savoir ce qu’il propose. Parce que la
visite peut-être lié à l’ashram ce qui ne présente pas un grand intérêt mais
peut-être aussi aux jardins de l’ashram qui se trouvent près du lac Oustéri et
qui sont immenses et là ce serait sans doute intéressant.
Des occidentaux sont installés au
Cool Cat, ce qui est rare. Deux couples de femmes prennent leur petit déj au
Hot Breads. Il n’y a pas la petite caissière ni sa collègue, simplement le
responsable avec des hommes.
Je reviens par le quai.
La femme à côté de la station
service dort toujours.
Des gens attendent le bus dans
l’arrêt de bus.
Beaucoup de motos garées ce matin
devant le chest hospital, ce qui confirmerait une épidémie de rhume ou de
grippe. Pour nous, pour l’instant ça va bien.
Deux élèves infirmières musulmanes,
une avec un foulard blanc sur sa tenue blanche et l’autre avec un foulard noir
sur sa tenue blanche aussi.
Hier aussi à l’entrée de l’école
de l’immaculé cœur de Marie deux copines arrivent en discutant l’une indienne
habillée normalement de sa tenue bleue et blanche et l’autre en burka toute
noire, mais je vois qui dépasse son
pantalon bleu. Elle doit donc quitter sa burka à l’intérieur de l’école.
Rue Surcouf il y a toujours la Renault Lodgy comme elle n’a pas
bougé depuis hier elle est recouverte de petite feuilles d’acacia.
On déjeune
Ce matin le programme est chargé.
Epilation ou prise de rendez vous
à côté du Nilgiris rue Ranga Pillai. Achat d’une longueur d’élastique pour un
pantalon de Véro rue Thiyagumudaliyar, côté Mission Street. Puis matériel pour
aquarelle Rue Cantine. Porter à réparer une gourmette rue Barathi et acheter une carte mémoire pour l’appareil
photo rue Amballattadouyar.
Ça c’est le programme.
En fait Véro est prise sans
rendez vous et je vais l’attendre à Mission Café. Je lis The Hindu qui fait un
article de fond sur le 1er anniversaire de l’élection du nouveau Président
du Sri Lanka, Sirisena. Ils expliquent que la population met beaucoup d’espoir
et de confiance pour que la peur cesse enfin entre les ethnies tamoule et
cingalaise afin que la vie dans ce pays redevienne normale.
Une heure après Véro arrive. Ils
devaient la prendre tout de suite mais finalement elle a attendu et moi aussi.
On règle nos deux cafés glacés
dont le prix est toujours équivalent à 4
repas et deux bouteilles d’eau à
l’Indian Coffee.
On passe à Casablanca, mais ici
tout est cher sans que l’on sache
vraiment pourquoi sauf que c’est un magasin de touristes occidentaux et
d’expats.
On va acheter du matériel pour
aquarelle rue Cantine chez Singaram. Puis par la rue Calve on va chez le
bijoutier rue Barathi.
En route rue Calve on rencontre
Abel et une personne sympathique de Lyon qui part pour aller au Kérala. On
discute un peu et on les laisse.
Le bijoutier nous reconnaît parce
qu’on y était déjà allé l’année dernière et qu’il s’était montré très
sympathique. Véro lui avait acheté des boucles d’oreilles et lui nous rappelle
qu’on était venu pour faire diminuer le diamètre de fixation de boucles
d’oreilles. C’est dire s’il se souvenait de nous. La réparation sera prête après
demain matin.
On va voir rue Amballattadouyar
pour la carte et nous renseigner sur des disques externes Seagate 2TO. Véro
trouve sa carte et les disques sont vendus 100€. On va vérifier le prix sur
internet pour savoir si c’est intéressant.
On revient pour aller déjeuner au
Surguru.
La femme d’Antoine nous appelle au
téléphone pour savoir s’il y a un problème avec la douche comme nous avons
enlevé la pomme. Je lui dis que non. Je lui explique qu’il n’y a pas
suffisamment de pression pour ce type de pomme. J’ai enlevé pourtant tout le
calcaire dans les trous mais rien n’y fait. C’est le plombier qui est venu aujourd’hui
pour réparer des robinets qui s’en est rendu compte. IL n’y a pas de problème
et je remettrai les pommes de douche. Elle craignait qu’il y ait un problème et
qu’on ne lui en avait pas parlé.
Véro passe chez Fabindia qui est
à côté du Surguru... Puis elle achète un pantalon blanc à un couturier juste à
côté à un prix raisonnable pour l’Inde.
Au Surguru c’est bondé
aujourd’hui. On se met à une table où il y a déjà deux Indiens. C’est pas un
problème. Les serveurs semblent dépassés par le monde et le repas va durer plus
d’une heure.
A 14h on revient à l’appart. Il y
a toujours le plombier. C’est cuit pour la sieste.
Café. Tout à coup et sans rien
dire le plombier sans va. Il nous reste une petite demi-heure pour nous
reposer.
Aujourd’hui j’ai envie d’aller
toujours à Ariankupam mais pas du côté Sud du port de Pondichéry, je veux aller
de l’autre côté là où se trouve le boating mais pas par la grande route. Par
une petite route qui part sur la droite de la route qui va d’Ariankuppam au
petit port de Veerampatnam.
Je me suis bien mis le trajet en
tête en regardant Google Map, parce qu’aucune carte ne mentionne cette
possibilité d’accéder à l’embouchure de la rivière de Cingy.
Je m’en doutais parce qu’en 1998
on l’avait déjà prise, mais à l’époque le boating n’avait pas verrouillé tous
les accès à l’embouchure et à l’île Paradise Beach.
On y arrive facilement.
C’est un spectacle de carte
postale qui s’étale sous nos yeux.
Une palmeraie, des backwater, des
dunes, la plage et l’océan Indien.
La plage s’étale sur des
kilomètres au Nord jusqu’à l’embouchure de la rivière d’Ariankupam et au Sud au
delà de l’embouchure de la rivière de Cingy sur lequel le boating amène les
touristes en bateau sur l’ïle Paradise qui n’est en fait qu’une dune de sable
entourée d’eau et qu’on doit pouvoir par ce côté, atteindre à pieds en saison
sèche.
Au delà de cette estuaire ce sont
les plages de l’hôtel Pondy et Kaylash et certainement la même chose jusqu’à
Cuddalore et au delà jusqu’à Pichavaram puisque nous avons déjà fait toute
cette côte avec la Bullet.
On dirait les plages de l’Est du
Sri Lanka.
Il n’y a rien d’autre à faire que
de profiter de ce spectacle extraordinaire à 10km du centre de Pondy.
On attend que le soleil baisse
sur les terres.
A 18h on revient.
La circulation est dense et il
faut déployer le mode expert ce soir. C’est l’heure de pointe et c’est bientôt
Pongal qui commence le 15. Chacun fait des achats notamment de vêtements pour
avoir des vêtements neufs pour Pongal.
Compte tenu le l’état de la rue
qui passe devant Villa Pondicherry on décide de suivre la Cuddalore Road. Il y
a un tel embouteillage que personne ne peut avancer même les motos. C’est dire.
Un Indien en voiture, pressé je ne sais pourquoi, veut à tout prix passer
devant nous dans l’embouteillage. Il klaxonne et il passe si près que son rétro
me tape dans le bras gauche. Je le rattrape car il ne peut pas aller loin
compte tenu de la circulation. Je mets un coup de pied dans sa portière tout en
l’engueulant. Il dit « Sorry, Sorry » remonte vite sa vitre et file
sans demander son reste sur la gauche alors que nous allons à droite au
carrefour. Ça impressionne toujours les Indiens qu’on puisse toucher à leur
voiture. J’avais déjà expérimenté ça au Kérala. J’espère que ça le rendra
prudent pour quelque temps avec les autres motards.
On arrive.
Le plombier qui est encore revenu
a fait du bon boulot. Tout fonctionne
parfaitement.
On se prend une petite bière et
on attaque photos et blog.
Même dîner qu’hier soir, toujours
un régal.
Je crois qu’aujourd’hui on a fait
nos 10 000 pas avec les kilomètres dans Pondy et les kilomètres sur la plage.
La marche est à la mode. Pour
l’instant on peut encore marcher avec nos jambes et nos pieds, mais si la mode
continue on ne va pas tarder à nous vendre tout un matériel pour marcher mieux.
Les chaussures c’est fait, les
bâtons c’est fait. J’imagine bien une tenue pour marcher. Ça peut rapporter du pognons.
Je vois bien une tenue comme les cyclistes, le ridicule ne tue pas.
Je me souviens d’une course à
l’école des enfants pour je ne sais quoi. Il fallait qu’en tant que papa je
participe. J’étais venu habillé et chaussé normalement. Je m’en foutais de la
course je voulais juste participer. On me questionnait pour savoir si j’allais
courir comme ça. J’avais l’air ridicule, mais pour les autres seulement, moi ça
allait. Il aurait fallu que je participe en tenue, sinon c’était pas de jeu
tous les autres avaient investi pour cette course et pas moi.
Tout ça pour dire qu’on peut
faire des choses simples, sans avoir besoin de tout un attirail qui ne sert à
rien, mais qui peu rapporter gros.
Aller c’est l’heure du dodo.
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