| Le Café. L'ancien débarcadère sur la promenade. |
Ce matin lever vers 7h30.
Je vais au pain.
Il fait toujours aussi bon le
matin et c’est très agréable de faire cette promenade.
Un auto rickshaw s’est arrêté
devant le marchand de lait et lui achète un sachet de lait.
Ibrahim store est ouvert.
Devant la maison Lafontaine le
trottoir est lavé à grande eau ce matin. Il est mouillé sur une telle longueur
que ça me fait penser que la maison doit
être très très grande compte tenu de sa façade sur la rue. J’imagine l’arrière
avec un immense jardin.
Il y a peu de circulation.
Toujours les mêmes scoots ou motos des parents qui transportent les enfants à
l’école.
Les bouses ont été posées sur
Mission ce matin, elles sont déjà bien écrasées et si l’on n’est pas attentif on peut ne pas les voir.
Près de la rue Petit Canal je
croise trois hommes et une femme vêtus comme des chiffonniers sales. Elle porte
sur la tête ce qui pourrait être une
literie. Tout à coup j’ai peur que ces gens soient chassés de Petit Canal, pour
faire place nette et rendre la rue
présentable, tant pis pour ceux qui y vivent. J’ai comme un doute et
j’espère que ce n’est pas ça.
Devant la cathédrale trois
mendiantes discutent sans conviction et
une quatrième est allongée et dort sur une natte posée sur les gravats qui
bordent la rue.
Un homme, dhoti blanc et chemise blanche, découvre le
tas de noix de cocos à l’angle de la rue Natarajpayar. La marchande elle n’est
pas encore là.
Un chien attend devant chez
Mamalla Protéine le marchand de poulet, certainement attiré par l’odeur de la
viande fraîche qui se dégage souvent de cette boutique qui est juste à côté du
Surguru.
Pas de vie devant la boutique de
chez Ashok Landry, par contre juste à coté sur les marches d’une boutique à la
façade rouge trois hommes et une femme sont assis comme s’ils attendaient
l’ouverture.
Le camion de World Bananas est
stationné et de l’autre côté de la rue des petits marchands des 4 saisons
vendent des fraises qui sont arrivées depuis quelques jours.
Je passe dans la rue Ranga Pillai
et je croise deux mini-bus blanc
marqué Travellers qui partent chargés de
touristes. A cette heure ils doivent aller sur Cingy ou Mahabalipuram, peut être
même plus loin.
Une femme en sari marche devant
moi. Elle est mince et lorsque le palu se soulève je vois sa taille bien
marquée. Je marche plus vite qu’elle et je ne peux longtemps profiter de ce
spectacle.
Une bouse marque le croisement
avec le quai.
La femme qui dort près de Hot
Breads est assise au milieu de son nécessaire de nuit.
Pas de clients au Hot Breads.
Derrière le comptoir la petite caissière en tunique verte et pantalon rouge,
des fleurs de jasmin dans ses cheveux. Elle parle avec le responsable qui me
salue mais elle ne me voit pas, bien qu’elle encaisse et me rend la monnaie.
Lorsque je ressors la femme qui
dort sur le trottoir a rangé toutes ses affaires dans des sacs et elle porte
roulée sous son bras sa natte de nuit.
Elle traverse la rue devant moi.
Je ralentis le pas car je suis curieux de savoir où elle va. Elle s’enfile
entre les voitures et les minibus stationnés sur cette partie du canal et elle
disparaît de l’autre côté.
Je continue mon chemin.
Près de la station service la
femme dort encore.
Je suis toujours curieux de
connaître le fonctionnement de l’appareil de vérification de la pression des
pneus et surtout de son utilisation. Alors peut-être que comme j’en ai vu un à
Brioude cet été, il faut d’abord lui donner la pression et ensuite vérifier. Je
pense que c’est quelque chose comme ça, mais ça m’étonnerait que ce soit fait
pour chaque voiture et pour chaque marque de pneus. Je pense que c’est pour
toutes les roues pareil.
Des jeunes gens se lèvent quand
je passe devant l’arrêt de bus. C’est parce que leur bus scolaire arrive pour
les conduire d’après ce que lis sur ses
flancs jaunes, à un collège technologique.
Presqu’au niveau de la rue
Surcouf je vois traverser le quai puis le pont vers le lycée français la petite
Yamaha 100cc. Aujourd’hui le conducteur que je reconnais grâce à son look est
seul sans sa belle.
Rue Capitaine Marius Xavier de
hautes plaques de tôles ondulées ont été placées pour fermer l’entrée du
chantier. Il n’y a plus qu’un petit passage devant lequel est assis sur une
chaise un agent de sécurité.
Rue Candappa une femme ouvre le
portail à un enfant qui se rend à l’école dans sa tenue blanche.
On prend notre petit déjeuner.
Ce matin on va faire des courses
de fruits. On va prendre la moto car on est toujours lourdement chargé avec
ananas, pastèque et papaye.
On en profite pour aller Rue Sri
Aurobindo à l’Intach pour demander ce qui est organisé pour les visites de
Pondy et aussi comment faire pour visiter la maison de Ranga Pillai. A
l’information touriste on nous a dit que cette maison ne se visitait plus mais que peut-être...
Genre de formulation qui dit que si vous payez tout est possible.
Avant de payer on veut être sûr
que cette visite est réellement impossible. L’Intach c’est l’association qui
s’occupe de la conservation des vieux bâtiments de Pondy. Dans tous les guides il est dit qu’il faut s’adresser à eux pour
les visites. Ils sont installés dans une très belle maison tamoule avec un
étage.
A la réception la personne nous
dit que la maison Ranga Pillai ne se visite pas et qu’ils n’organisent pas de
visite, mais qu’on peut téléphoner à quelqu’un qui s’en occupe et qui parle
français. Elle nous donne sa carte. On l’appellera ce soir.
On prend le quai de Cingy pour
aller à la poste. Devant nous un bus est arrêté et l’on voit en descendre Abel.
Je m’arrête et il nous explique qu’il est venu en bus parce qu’il a laissé sa
moto en révision. Il nous montre une publication gratuite qui fait une
publicité pour un livre qu’il a réalisé pour Pongal. On le laisse partir au
boulot.
A la poste rien a changé. C’est
toujours la même demoiselle des postes.
L’amélioration c’est qu’il n’y a
plus qu’un timbre à coller au lieu de deux ou trois.
Avec nos timbres et nos cartes on
va à la boîte de colle qui est à l’extérieur devant le portail d’entrée et muni
d’un petit morceau de bois Véro badigeonne le dos des timbres, et je les
collent. Ensuite on met les cartes dans la grande boîte aux lettres rouge et ronde à l’anglaise devant le portail
sur la rue.
Véro a envie de changer des
housses de coussin qui ont fait leur temps et on décide d’aller voir à la
grande manifestation commerciale qui a lieu devant la statue de Gandhi. Ça
ouvre à 10h, il est 10h15 et lorsqu’on
arrive on nous dit que ça n’ouvrira que dans une dizaine de minutes, ce qui en
traduction veut dire 20 à 30 mn.
Véro se souvient d’une boutique
World Cotton rue Canteen, contre le Collège Calvet. On y va et elle trouve ce
qu’elle cherche.
On passe chez Pazamudhir prendre
les fruits et on revient à l’appart pour les poser.
Il est 11h, Véro bosse les photos
des statues de Pichaya et moi je me repose, le matin le réveil est toujours
difficile ça dure souvent jusqu’à la nuit et là ça va.
Vers midi on décide puisque la
moto est sortie d’aller voir si Le Café des Amis qui est fermé depuis notre
arrivée a ré-ouvert.
C’est toujours fermé. On se dit
que c’est certainement fermé définitivement.
On revient rue de Bussy manger au
Subuya.
Après on se repose un peu et on
se remet au boulot photos, blog. On a décidé suite à la grosse journée d’hier
de prendre un peu de repos.
Vers 16h on part marcher sur la
promenade.
C’est toujours aussi désert. Ce
coin de vie et d’animation de Pondy, les
belles âmes au pouvoir on réussit à en faire un endroit quasiment désert
et presque sans intérêt.
Au retour on s’arrête pour aller
à la grande foire commerce et artisanat
qui se fait en faveur des classes défavorisées, c’est du moins ce que l’on
croit comprendre sur les affiches.
Véro trouve des boucles
d’oreilles et aussi un Ganesh, des biscuits qui viendraient d’Ooty, ville des
montagnes de l’Ouest.
Tout ça sent l’amateurisme et la
pisse mais c’est d’une telle simplicité qu’il faut y aller faire un tour,
d’autant qu’on y trouve de tout.
En revenant on voit devant le
bureau d’information tourisme, le copain de Pichaya. Dès qu’on lui a dit
bonjour il nous demande si on sait que c’est aujourd’hui l’anniversaire de
Pichaya. On avait oublié. On le fête ce soir au Space entre 7h30 et 8h. Comme
Véro a massage on lui dit qu’on sera là à 8h. A mon avis ce sera largement
suffisant.
Au retour je veux rentrer la moto
et plus de batterie, plus de klaxon, plus le lumière. J’appelle Félix je pense
qu’il va venir parce qu’il a vite raccroché.
Ça va faire un mois qu’on loue la
moto et elle va bientôt fonctionner correctement après que nous ayons comme
chaque année essuyé toutes les pannes. Comme je suis le seul à la conduire,
d’une année sur l’autre il faut bien la remettre en route.
La masseuse arrive et moi
j’attends Félix. La masseuse et j’attends toujours Félix.
C’est un mécano de chez Félix qui
vient, ce n’est pas la batterie mais un fusible. Il repart chercher le fusible
et revient une demi-heure après.
Enfin on peut partir à L’e space
pour l’anniversaire de Pichaya.
Pichaya est en forme et on passe
une excellente soirée avec lui et tous ses amis qui sont aussi les nôtres pour
la plupart.
Au retour un beau énorme rat nous
croise rue Candappa
23h dodo.
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