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mardi 26 janvier 2016

Republic Day


Les photos sont ici

Aujourd’hui ici c’est 14 juillet, pas avec Marie Drucker mais avec Hollande quand même. Il est à Delhi et nous à Pondy mais du coup on se sent proche. Sauf pour les avions.

Lever 6h45 pour être à 7h30 au stade.

Pas de problème d’accès dès l’instant où l’on n’a pas d’appareil photo ni de caméscope.
Fouille dans les règles côté hommes et côté femmes.
On nous montre l’accès aux tribunes pour les guests. On n’est pas des habitués des stades. Il faut monter tout en haut pour redescendre dans les gradins. On est dans ce qui doit s’appeler la tribune Ouest c’est à dire orienté plein Sud et à cette heure on a le soleil en plein dans la gueule.
Le stade est un terrain de foot entouré d’une piste en cendrée comme on disait à mon époque. L’après midi c’est certainement bien pour les matchs ou les compétitions, mais le matin c’est dur même pour la populace.

En face bien à  l’ombre la tribune officielle.

On monte le plus haut possible pour se mettre à l’ombre. Une femme de type indien me parle pour me dire qu’elle est d’Annecy, elle est là depuis la rentrée scolaire, car elle fait faire une année à sa fille au lycée français pour qu’elle découvre l’Inde, parce qu’elle (la mère) est née en Inde.

Tout à coup on apprend qu'on peut en fait descendre au niveau de la piste sur des sièges et sous une toile prévue à cet effet.
C’est l’Inde, personne même  les Indiens ne comprennent jamais rien du premier coup.

Un orchestre entre sur la pelouse qui n’en est pas une et joue l’hymne indien. On le devine parce que tout le monde se lève.

Vers 9h commence le défilé des troupes qui avancent  d’un pas militaire et en balançant haut un bras si le soldat porte une arme ou les deux s’il n’en porte pas.
Il y a aussi des groupes de  soldats femmes.

Puis les écoles de filles et de garçons de Pondy, de Karaikal, de Cuddalore défilent à un rythme militaire bon enfant, c’est le cas de le dire.

Enfin tous les représentants actuellement à Pondy pour différents motifs,  des autres états de l’Inde, il y en a 29, défilent eux aussi en civil, sans prétention militaire et en manifestant leur joie d’être là, derrière une pancarte indiquant le nom de leur état.

Commence alors le défilé des chars transportant des décors surréalistes de réalisations de bâtiments de l’inde et de Pondichery.

On sort du stade à ce moment là  pour revenir à l’appart.

Avec la moto on fait le tour du stade parce que côté entrée principale on ne peut pas faire de photos, mais les acteurs de la manifestation n’entrent pas par là.

De l’autre côté il y a l’entrée des officiels et des acteurs de la parade. On se dit que c’est vraisemblablement par là qu’ils sortiront.

Rue Candappa on rencontre A qui promène son chien. On discute un moment.

A l’appart on se fait un bon café pour se réconforter du lever trop matinal.

Vers 11h on va se positionner derrière le stade, de l’autre côté du boulevard Sud dans le prolongement du quai de Cingy, en fait comme si on voulait aller au phare.

Je gare la moto près de la porte principale pour l’entrée des officiels et on attend.

Petit à petit tout le stade se vide.

Une centaine de voitures d’officiels, de police, et de presse, sortent en bloquant la circulation. Je me demande où elles pouvaient être garées. Puis les militaires, et les scolaires commencent à sortir pour rejoindre les cars stationnés un peu plus loin et qui doivent les ramener.

Chacun est fier de se faire prendre en photo et par moment ça crée un embouteillage avec la sortie des voitures officielles, mais tout le monde s’en fout même ceux qui sont chargés de la circulation, du moment que Véro les prend en photo.

A 11h30, c’est fini tout le monde est sorti. La manifestation a duré de 9h à 11h et ce n’était pas du tout la peine d’y être dès 7h30. Tant qu’on n’a pas vécu vraiment un évènement ici on ne peut pas savoir, personne n’est jamais capable de donner un horaire juste.

On va voir s’il se passe quelque chose du côté du palais du gouverneur. On voit qu’une réception s’y prépare, mais on n’y a pas accès.
A côté, la cantine de l’Ashram est gratuite pour tous aujourd’hui, mais Véro n’a pas du tout envie de tenter l’expérience.

On prend des fruits au Pazamudhir de la rue Ranga Pillai et on décide d’aller déjeuner à l’Aristo.
A peine arrivé, coup de fil d’un Grenoblois que l’on ne connaît pas, mais qui a eu notre n° de  téléphone par une aquarelliste. Il veut nous voir. On prend rendez vous pour 18h à son hôtel, l’hôtel du Park.
Véro prend un steak frites qui lui est servi rapidement et moi je dois attendre mon fried rice comme si c’était un plat inconnu ici.

Avant de reprendre la moto on fait un saut  au marché Goubert pour du café et du thé. Véro veut prendre en passant des mangues, mais le prix demandé est dissuasif.

On revient à l’appart, café, repos.

Comme c’est fête nationale on décide de se rendre sur la promenade pensant qu’il y aurait de l’animation. La promenade est interdite à la circulation, mais il n’y a pas grand monde quand même.
Un grand escalier en bois a été mis contre la statue de Gandhi vraisemblablement pour lui passer des colliers de fleurs car le 30 janvier c’est l’anniversaire de son assassinat.

On revient par le Palais du Gouverneur, le Club et la rue Sainte Ange.

Rue Sainte Thérèse on va voir le nouveau Farm Fresh qu’on ne connaît pas. Il fait restau et magasin et propose des pizzas ou des pâtes. On viendra y déjeuner demain.

On rentre par la rue Capitaine Marius Xavier pour éviter la circulation et marcher plus au calme. Ça sent la pisse et le cadavre c’est là que sont fabriqués les cercueils.
Par la porte métallique ouverte on jette un coup d’œil dans l’espèce d’espace bidonville on y voit des baraques en tôle, des foyer à même le sol, mais personne.

On remonte la rue Candappa. Il y a la Royale Enfield neuve d’un Montpelliérain qui passent aussi du temps à Pondy chaque année. Lui est un vrai motard il avait une Bullet neuve 350 et il a pris cette année la 500. Avec sa femme, je ne pense pas qu’ils sortent jamais de Pondy, mais la 500 c’est pratique pour les courses.

Au pied de l’immeuble il y a Antoine qui nous raconte  qu’il a vu à la télé Hollande et le régiment français de Belfort qui défilait à Delhi. Véro lui rappelle  qu’on n’a pas la télé depuis notre arrivé et  qu’on n’a pas pu le voir. Il a dû s’en vouloir de nous avoir raconté ça et de nous mettre sur un sujet qui  le préoccupe je le sais, mais il n’a aucune prise sur le réparateur indien.
Il change vite de sujet de conversation en nous rappelant que le 30 janvier jour anniversaire de l’assassinat de Gandhi, tous les marchands d’alcool sont fermés et qu’il nous faut prévoir pour la bière.
On va donc compter nos bières pour voir jusqu’où ça nous mène.

On lui souhaite une bonne soirée.

Véro se met aux photos et moi au blog. L’heure passe sans qu’on s’en rende compte. A 17h55 je me rappelle qu’on a un rendez vous à 18h à l’hôtel du Parc.
On y est vite d’un coup de moto.

C’est un groupe de personnes du Sud Est qui nous attend. On appréhende un peu parce qu’on ne les connaît pas et parce qu’ils sont en voyage organisé et ne sont que pour deux jours à Pondy.
Mais finalement c’est assez simple ils attendent de nous que nous leur parlions de Pondy, de ce que nous y faisons, ils attendent aussi de voir ce que Véro peint parce que c’est une aquarelliste qui leur a donné nos coordonnées . On les informe sur les horaires du  matin, notamment sur le fait que la vie commerciale ne commence pas avant 10h, ce qui surprend toujours. On leur conseille de commencer par la visite du marché Goubert, parce que dès 7h le marché aux poissons est animé.
A midi ils vont déjeuner à Auroville et en fin d’après midi on les met en relation avec l’INTACH pour visiter la ville blanche.
Comme le monde est petit il y a parmi eux des gens proches de l’art, un transporteur de tableaux et sa femme qui nous font découvrir l’art des Warlis des aborigènes de l’Inde dont nous n’avions aucune idée.



Il y a aussi une personne qui  fait partie de l’équipe organisatrice du célèbre salon Aquarelle Sans Frontières. Véro lui dit qu’elle connaît bien ce salon.

On les laisse et on revient avec la moto. Il fait nuit, ce n’est jamais simple de conduire avec les phares en pleine gueule. Côté palais du gouverneur ce sont les illuminations du 14 juillet.
On passe à la boulangerie indienne de MG road et on rentre.

Véro compte tenu de son état n’est pas encore tout à fait au top pour la bouffe et préférait rentrer pour dîner d’une omelette, d’un morceau de fromage, de pain et de salades de fruits.

Voilà pensum  du blog et des photos.


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