Les photos sont ici
Aujourd’hui ici c’est 14 juillet,
pas avec Marie Drucker mais avec Hollande quand même. Il est à Delhi et nous à
Pondy mais du coup on se sent proche. Sauf pour les avions.
Lever 6h45 pour être à 7h30 au
stade.
Pas de problème d’accès dès
l’instant où l’on n’a pas d’appareil photo ni de caméscope.
Fouille dans les règles côté
hommes et côté femmes.
On nous montre l’accès aux
tribunes pour les guests. On n’est pas des habitués des stades. Il faut monter
tout en haut pour redescendre dans les gradins. On est dans ce qui doit s’appeler
la tribune Ouest c’est à dire orienté plein Sud et à cette heure on a le soleil
en plein dans la gueule.
Le stade est un terrain de foot
entouré d’une piste en cendrée comme on disait à mon époque. L’après midi c’est
certainement bien pour les matchs ou les compétitions, mais le matin c’est dur
même pour la populace.
En face bien à l’ombre la tribune officielle.
On monte le plus haut possible
pour se mettre à l’ombre. Une femme de type indien me parle pour me dire
qu’elle est d’Annecy, elle est là depuis la rentrée scolaire, car elle fait
faire une année à sa fille au lycée français pour qu’elle découvre l’Inde,
parce qu’elle (la mère) est née en Inde.
Tout à coup on apprend qu'on peut
en fait descendre au niveau de la piste sur des sièges et sous une toile prévue
à cet effet.
C’est l’Inde, personne même les Indiens ne comprennent jamais rien du
premier coup.
Un orchestre entre sur la pelouse
qui n’en est pas une et joue l’hymne indien. On le devine parce que tout le
monde se lève.
Vers 9h commence le défilé des
troupes qui avancent d’un pas militaire
et en balançant haut un bras si le soldat porte une arme ou les deux s’il n’en
porte pas.
Il y a aussi des groupes de soldats femmes.
Puis les écoles de filles et de garçons
de Pondy, de Karaikal, de Cuddalore défilent à un rythme militaire bon enfant,
c’est le cas de le dire.
Enfin tous les représentants
actuellement à Pondy pour différents motifs, des autres états de l’Inde, il y en a 29,
défilent eux aussi en civil, sans prétention militaire et en manifestant leur
joie d’être là, derrière une pancarte indiquant le nom de leur état.
Commence alors le défilé des
chars transportant des décors surréalistes de réalisations de bâtiments de l’inde
et de Pondichery.
On sort du stade à ce moment
là pour revenir à l’appart.
Avec la moto on fait le tour du
stade parce que côté entrée principale on ne peut pas faire de photos, mais les
acteurs de la manifestation n’entrent pas par là.
De l’autre côté il y a l’entrée
des officiels et des acteurs de la parade. On se dit que c’est
vraisemblablement par là qu’ils sortiront.
Rue Candappa on rencontre A qui
promène son chien. On discute un moment.
A l’appart on se fait un bon café
pour se réconforter du lever trop matinal.
Vers 11h on va se positionner
derrière le stade, de l’autre côté du boulevard Sud dans le prolongement du
quai de Cingy, en fait comme si on voulait aller au phare.
Je gare la moto près de la porte
principale pour l’entrée des officiels et on attend.
Petit à petit tout le stade se
vide.
Une centaine de voitures
d’officiels, de police, et de presse, sortent en bloquant la circulation. Je me
demande où elles pouvaient être garées. Puis les militaires, et les scolaires
commencent à sortir pour rejoindre les cars stationnés un peu plus loin et qui
doivent les ramener.
Chacun est fier de se faire
prendre en photo et par moment ça crée un embouteillage avec la sortie des
voitures officielles, mais tout le monde s’en fout même ceux qui sont chargés
de la circulation, du moment que Véro les prend en photo.
A 11h30, c’est fini tout le monde
est sorti. La manifestation a duré de 9h à 11h et ce n’était pas du tout la
peine d’y être dès 7h30. Tant qu’on n’a pas vécu vraiment un évènement ici on
ne peut pas savoir, personne n’est jamais capable de donner un horaire juste.
On va voir s’il se passe quelque
chose du côté du palais du gouverneur. On voit qu’une réception s’y prépare,
mais on n’y a pas accès.
A côté, la cantine de l’Ashram
est gratuite pour tous aujourd’hui, mais Véro n’a pas du tout envie de tenter
l’expérience.
On prend des fruits au Pazamudhir
de la rue Ranga Pillai et on décide d’aller déjeuner à l’Aristo.
A peine arrivé, coup de fil d’un
Grenoblois que l’on ne connaît pas, mais qui a eu notre n° de téléphone par une aquarelliste. Il veut nous
voir. On prend rendez vous pour 18h à son hôtel, l’hôtel du Park.
Véro prend un steak frites qui
lui est servi rapidement et moi je dois attendre mon fried rice comme si
c’était un plat inconnu ici.
Avant de reprendre la moto on
fait un saut au marché Goubert pour du
café et du thé. Véro veut prendre en passant des mangues, mais le prix demandé
est dissuasif.
On revient à l’appart, café,
repos.
Comme c’est fête nationale on
décide de se rendre sur la promenade pensant qu’il y aurait de l’animation. La
promenade est interdite à la circulation, mais il n’y a pas grand monde quand
même.
Un grand escalier en bois a été
mis contre la statue de Gandhi vraisemblablement pour lui passer des colliers
de fleurs car le 30 janvier c’est l’anniversaire de son assassinat.
On revient par le Palais du
Gouverneur, le Club et la rue Sainte Ange.
Rue Sainte Thérèse on va voir le
nouveau Farm Fresh qu’on ne connaît pas. Il fait restau et magasin et propose
des pizzas ou des pâtes. On viendra y déjeuner demain.
On rentre par la rue Capitaine
Marius Xavier pour éviter la circulation et marcher plus au calme. Ça sent la
pisse et le cadavre c’est là que sont fabriqués les cercueils.
Par la porte métallique ouverte
on jette un coup d’œil dans l’espèce d’espace bidonville on y voit des baraques
en tôle, des foyer à même le sol, mais personne.
On remonte la rue Candappa. Il y
a la Royale Enfield neuve d’un Montpelliérain qui passent aussi du temps à
Pondy chaque année. Lui est un vrai motard il avait une Bullet neuve 350 et il
a pris cette année la 500. Avec sa femme, je ne pense pas qu’ils sortent jamais
de Pondy, mais la 500 c’est pratique pour les courses.
Au pied de l’immeuble il y a
Antoine qui nous raconte qu’il a vu à la
télé Hollande et le régiment français de Belfort qui défilait à Delhi. Véro lui
rappelle qu’on n’a pas la télé depuis
notre arrivé et qu’on n’a pas pu le
voir. Il a dû s’en vouloir de nous avoir raconté ça et de nous mettre sur un
sujet qui le préoccupe je le sais, mais
il n’a aucune prise sur le réparateur indien.
Il change vite de sujet de
conversation en nous rappelant que le 30 janvier jour anniversaire de
l’assassinat de Gandhi, tous les marchands d’alcool sont fermés et qu’il nous
faut prévoir pour la bière.
On va donc compter nos bières
pour voir jusqu’où ça nous mène.
On lui souhaite une bonne soirée.
Véro se met aux photos et moi au
blog. L’heure passe sans qu’on s’en rende compte. A 17h55 je me rappelle qu’on
a un rendez vous à 18h à l’hôtel du Parc.
On y est vite d’un coup de moto.
C’est un groupe de personnes du
Sud Est qui nous attend. On appréhende un peu parce qu’on ne les connaît pas et
parce qu’ils sont en voyage organisé et ne sont que pour deux jours à Pondy.
Mais finalement c’est assez
simple ils attendent de nous que nous leur parlions de Pondy, de ce que nous y
faisons, ils attendent aussi de voir ce que Véro peint parce que c’est une
aquarelliste qui leur a donné nos coordonnées . On les informe sur les horaires
du matin, notamment sur le fait que la
vie commerciale ne commence pas avant 10h, ce qui surprend toujours. On leur
conseille de commencer par la visite du marché Goubert, parce que dès 7h le
marché aux poissons est animé.
A midi ils vont déjeuner à
Auroville et en fin d’après midi on les met en relation avec l’INTACH pour
visiter la ville blanche.
Comme le monde est petit il y a
parmi eux des gens proches de l’art, un transporteur de tableaux et sa femme
qui nous font découvrir l’art des Warlis des aborigènes de l’Inde dont nous
n’avions aucune idée.
Il y a aussi une personne
qui fait partie de l’équipe organisatrice
du célèbre salon Aquarelle Sans Frontières. Véro lui dit qu’elle connaît bien
ce salon.
On les laisse et on revient avec
la moto. Il fait nuit, ce n’est jamais simple de conduire avec les phares en
pleine gueule. Côté palais du gouverneur ce sont les illuminations du 14
juillet.
On passe à la boulangerie
indienne de MG road et on rentre.
Véro compte tenu de son état n’est
pas encore tout à fait au top pour la bouffe et préférait rentrer pour dîner
d’une omelette, d’un morceau de fromage, de pain et de salades de fruits.
Voilà pensum du blog et des photos.
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