Pages

lundi 4 janvier 2016

L'orphelinat des enfants des rues de Pondichéry


Les photos sont ici

On se réveille vers 7h bien qu’on s’était dit hier au soir pas d’obligation avant 11h.
On a pris le rythme du jour ici.

Je vais au pain.

On a désormais de l’air frais le matin, quand je dis frais ce doit-être 22 ou 23 degré mais c’est quand même agréable.

Le marchand de lait tient son bout de trottoir, une femme en sari mauve est en train de lui acheter un sachet, tandis qu’une femme toute en blanc, tongs y comprises, passe, peut-être une veuve ?

Rue Petit Canal la chienne aboie après je ne sais qui, il n’y a pas ses chiots, ces aboiements et cette absence sont peut être liés, c’est ce que je pense. Plus loin trois chien allongés sur le trottoir ne bougent pas. Il y a peut-être le père parmi eux.
La vieille en loques s’activent toujours à fouiller dans un sac immonde. Une autre femme est assise au bord du canal et reprend contact avec la réalité après sa nuit de sommeil.

Plus personne à l’angle de la rue Sainte Thérèse.

La messe du dimanche déborde sur la rue. Des gens entrent et sortent de la cathédrale comme s’il n’y avait pas d’horaire ou pas lieu d’arriver au début ou d’attendre la fin.
Les mendiantes sont posées sur les marches en attente de la fin de l’office.

Les marchands ambulants de bananes entourent toujours le Nilgiris.

Rue Ranga Pillai est devenue une rue de stationnement de voitures ce matin. Il y a des voitures dont les plaques d’immatriculation montrent qu’elles viennent du Kerala.

A côté du Hot Breads toujours la femme au visage rond pris dans son fichu, qui me regarde passer, ce matin auprès d’elle, deux autres corps endormis.

Personne pour le petit déjeuner, toute la salle est vide. Par contre au comptoir il y a foule de personnel de guest house qui viennent chercher le pain et les viennoiseries. Ils emportent d’énorme sacs.
La petite caissière est là vêtue de rouge avec une tresse de fleurs de jasmin prise dans la tresse de ses cheveux noirs.
Celui qui remplit les sacs annonce ce qu’il met et la caissière lui répond et comme tout est en tamil ça a la monotonie des répons d’une cérémonie.
Je paie et j’attends pour le tranchage. Lorsque c’est enfin prêt le responsable s’excuse pour l’attente. Ça me surprend un peu parce que ce n’est pas très différent de l’attente habituelle.

Je ressors.
La femme au visage rond n’est plus là, mais les deux autres corps sont toujours endormis, emballés dans un tissu, malgré l’activité de la rue.

Là aussi sur ce quai il y a tout une file de voitures stationnées jusqu’à la station service.

Je croise un rickshaw qui emmène une femme au marché Goubert. Souvent les femmes indiennes utilisent ce moyen de transport. Ce sont souvent de vieilles femmes, celle-ci n’est pas très âgée. Elles se tiennent très droite, jamais elles ne s’adossent contre le dossier.

On déjeune tous ensemble.

Puis on prend notre temps car il est tôt et nous avons rendez vous à 11h sur MG Road pas très loin de chez nous.

Le barge au téléphone fait une nouvelle tentative. Vero  a changé la sonnerie et ainsi on laisse sonner.
Puis le voisin qui nous aide sur cette affaire passe pour voir où on en est. Il dit que tant qu’il n’y a pas de menace précise il ne peut rien faire.
C’est difficile à dire parce que si on lui parle anglais il répond en tamil et si on ne dit rien, il ne dit rien.

On part pour notre rendez vous.
Tout le monde se retrouve et on y va. L’orphelinat n’est pas très loin sur le bord de la rivière qui se jette dans l’océan Indien au niveau du boating. Lieu de villégiature pour les Pondichériens et les touristes indiens où l’on peut prendre une embarcation pour faire un tour sur l’embouchure.

On pénètre dans une structure fermée, pas très grande pour accueillir 140 garçons de 4ans à 22ans.
On visite les cuisines, puis une salle de cours qui sert aussi au plus grand de dortoir.
A l’étage un dortoir aménagé avec une caméra de surveillance pour s’assurer que tout se passe bien et au-dessus une terrasse qui sert à faire sécher le linge. De là on a une très belle vue sur l’ensemble de l’embouchure et sur un autre bâtiment de l’autre côté de la rue qui sera une extension et servira à loger les âgés.

On redescend et on va dans un autre bâtiment qui abrite la salle de musique toutes sortes d’instruments sont là guitares, violons, cithares, percutions et des flûtes indiennes. Des enfants jouent autour d’un professeur au clavier.

Dans la cour une sorte de hall au toit en plaques ondulés de fibrociment abrite 5 salles de classes côte à côte, séparées par une simple cloison.

Dans un autre bâtiment il y a l’ateliers qui permet d’apprendre différentes techniques comme le bois, la reliure... Tout est parfaitement bien rangé et c’est ce qui nous étonne le plus. Il y a aussi une machine à faire des pops corn. Un poulailler jouxte ce bâtiment.

Il y a aussi à l’étage une volière avec plusieurs sortes d’oiseaux dont les enfants s’occupent.

Tout ceci tient dans un espace assez restreint mais bien organisé.
L’ambition poursuivie pour ces enfants orphelins ou issus de familles pauvres est de donner, un bon niveau d’étude aux  meilleurs en fonction de leurs capacités, une éducation artistique, l’acquisition d’un métier, afin de lâcher dans la vie indienne une personne capable de se débrouiller.
Puis  on quitte cette endroit pour aller voir l’orphelinat des filles. C’est un peu plus loin sur l’axe Pondicherry Cuddalore, on prend une petite route au niveau de Tavalakupam.
C’est tout de suite la merveilleuse campagne indienne.
Sur la route des paysans ont étendu leur moisson d’épis de riz pour que les véhicules passant dessus séparent les grains de la paille. À moto c’est un petit peu acrobatique car ça glisse.

On arrive dans un village aux maisons magnifiques, certaines nous rappellent celles du Chettinad par leur architecture.

C’est dans une très belle maison d’architecture tamoule que nous entrons en franchissant un portail cadenassé, puis une grille elle aussi cadenassée.
Cette maison sert aussi pour la poste locale.

On franchit des portes et on arrive dans une sorte de patio, bordé de colonnes supportant une toiture ouverte couverte d’un empilement  de tuiles canal en terre.

Toutes les pensionnaires sont réunies dans cet espace qui entoure la cour à  ciel ouvert.

On poursuit notre visite dans un bâtiment joint au patio et qui sert de cuisine. Puis à l’arrière il y a un espace et un autre en construction dont le rez-de-chaussée sert d’atelier de couture. Au delà encore un jardin de bananiers, de manguiers et de papayers.
Le calme de la campagne, c’est sûr qu’on est loin de Pondy bien qu’on ne soit qu’à une quinzaine de kilomètres.

On mange là assis autour d’une table. Un thali simple nous est servi. 

Les pensionnaires nous interprètent des morceaux de musique avec violons, cithares et percutions.
Ensuite elles nous présentent des danses style mixte baratanatyam.

On revient à l’appart en allant d’abord acheter une théière en effet ce matin en essuyant la nôtre le fond m’est resté dans la main.

W&D arrivent on boit une bière.

Massage pour W.


On va dîner et on rentre.

1 commentaire:

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...