Pas d'album photos !
Lever un peu avant 7h
Je vais au pain.
Antoine est là dans le hall en
bas, et me demande si les coups de téléphone ont continué. Je lui dis oui, mais
pour cette nuit Véro a éteint son portable.
Hier soir Véro recevait plein de
coups de fil d’un mec qui ne parlait pas anglais, au bout du dixième je suis
descendu voir Antoine pour qu’il dise au mec en tamil d’arrêter. Ce qu’il a
fait mais le mec a continué. C’est pourquoi Véro a arrêté son portable.
Il est tôt ce matin. Le marchand
de lait est en train d’installer les sachets de lait dans la caissette destinée
à les présenter. Il sort les sachets d’un sac en tissu. Je me demande s’il est
allé les acheter quelque part et qu’ensuite il les présente dans leur caissette
sur le trottoir pour encourager les consommateurs et leur montrer qu’il est un
marchand de lait comme les autres dans leur quartier.
Ibrahim store n’est pas encore
ouvert. Il n’est donc pas encore 7h parce que lui c’est une horloge pour
l’ouverture.
Rue Petit Canal les chiots suivent
leur mère qui s’aventure avec sa troupe sur la rue.
Rue Sainte Thérèse il n’y a
personne. Comme si la famille n’avait pas dormi là cette nuit. Au coin près du
mur il y a quelques affaires qui me montrent que ce bout de trottoir n’est pas
abandonné.
A la cathédrale sur le haut des
marches une belle femme en sari clair tend en direction des mendiantes un
billet et leur explique, il me semble, que c’est pour elles toutes. Charité
bien ordonné commence par se montrer.
Je file je ne veux pas voir ça.
Dans la rue Ranga Pillai le
Pazhimudir n’est pas ouvert, devant la porte s’empilent déjà les premiers
approvisionnements.
Il y a toujours cette femme au
côté du Hot Breads. Elle vient de se réveiller, elle est assise, sa tête ronde
emballée dans une écharpe de laine. Elle me regarde. Que pense-t-elle ?
Elle n’a rien et moi j’ai tout.
Des touristes prennent leur petit
déjeuner.
Je paie mon pain, la petite
caissière n’est pas là.
Je reviens par le quai, l’odeur
de bouse et de pisse mêlés me saute aux narines et tout à coup une odeur de
jasmin.
Incroyable, mais c’est ainsi, chaque
instant apporte une surprise.
Les bouses sont présentent tout
le long du quai. Cette année les buffalos semblent bien avoir modifié leur
parcours nocturne.
Deux livreurs de bouteilles de
gaz, l’un pousse son tricycle tandis que l’autre debout sur ses pédales comme
sur des échasses dominent tout. Je me dis qu’il ne doit pas peser bien plus
lourd qu’une bouteille et il en transporte 15.
Le gardien de la belle maison rue
Capitaine Maurice Xavier revient de la rue Candappa avec son bidon poubelle.
Au pied de l’immeuble en
construction, des hommes assis se brossent les dents. Sur ce chantier le matin
je vois des hommes, mais la journée ce sont des femmes qui font les travaux les
plus pénibles.
On déjeune tous ensemble parce
que W&D partent à 8h pour Cingee avec Gopi.
Dès qu’ils sont partis, les coups
de téléphone reprennent. Véro descend voir Antoine. Il lui dit qu’il appelle un
voisin qui connaît bien la police pour voir ce qu’il faut faire. Le voisin conseille
à Véro de bloquer ce numéro mais elle n’a pas la fonction sur son vieil IPhone.
On part revoir l’agence Atlanta
Travel pour essayer d’avoir un tarif équivalent à celui d’Easyway.
La personne sympathique, parlant
mal anglais, n’arrive pas à faire mieux. Ce qu’elle ne semble pas avoir compris
c’est qu’on pouvait jouer sur les dates.
On lui dit qu’on reviendra
peut-être après avoir revu l’autre agence.
A Easyway on est bien reçu par la
responsable qui elle a bien compris qu’on n’était pas borné sur les dates. Il
faut dire que comme elle parle français c’est plus facile de s’expliquer.
Elle nous propose toujours le
même tarif en changeant de dates, ce qu’on accepte et on prend donc les billets
chez elle. Pour ce qui est de l’hôtel on va se débrouiller sur Internet. Je
règle les billets avec ma carte bleue ce qui fait un petit supplément pour taxe
de 650R. On repassera pour récupérer les billets.
On en profite pour lui parler de
Kombakonam, mais dans l’agence à part Massi Magam personne ne semble savoir,
ils vont se renseigner.
On revient à l’appart prendre la
moto parce que Véro veut aller sur le boulevard Nord, Patel Road en face de
l’hôtel Athiti voir un magasin qui vent des vêtements provenant de l’Inde du
Nord.
On y arrive et pendant que Véro
cherche. Je pars voir si le restaurant qui fait des momos est ouvert ou non. En
fait il n’est pas très loin de l’autre côté du boulevard mais il est fermé.
Comme il était déjà fermé l’an dernier on peut supposer que sa fermeture est
définitive.
Lorsque Véro a trouvé ce qu’elle
souhaitait acheter, deux tops et un bottom comme dirait la vendeuse on va
déjeuner en passant par la Promenade au Spot Surguru.
On prend un massa le dosaï
chacun. C’est rapide comme c’est un plat classique.
Il y a du monde qui attend. Ça ne préoccupe
pas trop les services élus qui mettent un temps fou à nous apporter la note.
On s’était mis à une table pour 4
et trois personnes étaient arrivées peu après nous. Ils ont placé deux
personnes sur une table voisine de la notre et la troisième à notre table ce
qui est tout à fait normal ici et ça ne nous dérange pas.
Lorsque nous partons les trois
personnes auraient souhaiter se
regrouper sur notre table, mais ce n ‘était pas la logique indienne qui place à
notre table deux personnes qui attendaient. Les trois personnes restent sur deux tables et semblent complètement
déconcertés.
On passe au Dupleix pour retenir
une table pour ce soir. C’est complet. On réalise que c’est samedi et que les touristes
indiens du WE ont débarqué.
L’Orient n’inspire pas Véro qui trouve les
prix trop élevés puis au va voir le Rendez-Vous qui vient d’être refait.
L’entrée est fermée par une porte de garage. Le gardien entrouvre un peu
lorsqu’il nous voit et dit que c’est complet. Comme c’est pour ce soir Véro
insiste il accepte qu’elle monte sur la terrasse pour consulter le menu. Au
retour Véro me dit que c’est nul, très nouveaux riches Indiens, avec tout un mobilier en plastique moulé à la « Orange
mécanique ».
On va au Club. Là il n’y a pas de
problème pour ce soir.
On revient à l’appart prendre le café.
Comme on n’a plus de café on s’arrête chez Fatima et on achète un petit sachet.
On l’essaye et il n’est pas très bon. Il faudra qu’on aille au marché Goubert
chez le torréfacteur.
On se repose.
W&D arrivent, ils sont de retour de Cingee et la ballade
leur a bien plu.
On repart tous ensemble pour
aller au marché Goubert chez Aroule et pour acheter du café. Pour marcher plus
au calme on passe par la rue Laporte puis la rue Barathi.
On fait des courses dans MG Road
et on vient sur la rue Mission. Là on les laisse pour aller récupérer nos
tickets pour Varanassi.
On revient à l’appart car Véro a
massage à 18h.
Je m’attaque au blog.
W&D sont de retour, on boit une bière et on discute en attendant
que le massage se termine.
W prend rendez vous pour demain 19h.
Véro se douche et se prépare,
puis on va au Club.
Le repas est délicieux et
l’ambiance sympathique. On s’était bien préservé contre les moustiques.
Retour rue Candappa et dodo.

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