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samedi 30 janvier 2016

Journée Pondy



Les photos sont ici

Lever vers 8h, un peu avant.
Ce matin c’est le jour qui m’a réveillé. Ici les jours ont grandi il fait jour un peu plus tôt le matin et un peu plus tard le soir ce qui nous permet de revenir un peu plus tard à l’appart.

Je vais au pain.
Le marchand de lait est là assis sur sa marche. Je trouve qu’il lui reste encore beaucoup de sachets de lait ce matin.

Rue Petit Canal la femme pouilleuse s’active près de son amoncellement d’affaires sales aussi.

Il y a moins de va et vient de moto, de scoots, d’auto-rickshaw vers les écoles de la rue. J’avoue que je ne comprends pas très bien le mode de fonctionnement de ces établissements scolaires.

Un peu plus de mendiants et de mendiantes sur les marches de la cathédrale. Deux hommes deux femmes qui discutent comme des amis qui échangent les dernières nouvelles. Une cinquième est assise un peu plus loin sur le trottoir avant Focus et sort  son petit dèj d’un sac plastique.

La marchande de noix de cocos n’est pas là. Je trouve qu’il y a beaucoup de noix de cocos sous la bâche, elle espère donc encore en vendre.

Ashok Laundry démarre la journée, un employé au repassage détortille le fil électrique qui est suspendu au dessus de lui.

A l’angle de la rue Ranga Pillai la femme aux joues rondes et sari jaune est assise et me regarde passer. En face d’elle la petite boutique de thé est ouverte et un homme sert un thé à une cliente en versant un grand jet de thé dans sa tasse.

Le bus du Sri Aurobindo Autocare Serivce est garé de l’autre côté de la rue aujourd’hui. Il y a quelques clients qui sont déjà installés dedans et aussi un enfant dont j’entends la voix en passant.
D’autres clients font la queue devant le bureau.

Des voitures du Tamil Nadu sont stationnées devant le SunPark et sur le quai.

A côté du Hot Breads un corps est endormi, la tête du dormeur repose sur un petit panier en lanières de plastique tissées. Je ne vois pas sa tête recouverte et je ne peux assurer que ce soit la femme habituelle.

Au Hot Breads pas un client.

Le responsable au comptoir, me fait payer immédiatement tandis qu’un autre se saisit de ma boule de pain pour la faire trancher.

En sortant je croise la nouvelle caissière qui comme une Indienne qui se respecte ne me voit pas.
Tout de suite à droite sur le trottoir un homme s’est installé pour lire le journal.

Je reviens par le quai.
Là aussi la circulation est calme.
La dormeuse de la station service de l’Ashram dort.

Presque pas de motos ce matin pour prendre de l’essence.

A la porte de la crèche du Vicomte de Souillac une petite fille en regarde un autre qui a traversé la rue pour aller mette quelque chose dans le bac poubelle.
Cette dernière hésite à revenir à cause de la circulation et je sens que celle accrochée au portail aimerait bien l’aider mais elle ne sait que faire.
La petite fille de l’autre côté de la rue se lance et traverse.
Les deux copines sont heureuses de se retrouver. Elles sont toutes les deux vêtues de l’uniforme bleu et blanc de l’école. Elles rentrent dans la cour sans que personne ne semble s’être occupé d’elle pendant toute cette aventure.

Un homme est assis sur un des sièges de l’arrêt de bus.
Un tempo s’arrête il est presque vide

L’albinos n’est toujours pas là.

Un groupe de filles habillées sans uniforme attendent devant le portail de ce qui me semble être le pensionnat des élèves infirmières.

Rue Laporte les bassets sont de sortie. Il y en a un sur le bord du quai je n’ai pas l’impression qu’il sait ce qu’il risque.

Rue Candappa une femme arrose ses plantes au jet.

On petit déjeune.

Ce matin c’est le jour de la femme de ménage. C’est toujours un peu chiant car il faut partir dans un certain horaire. Elle lave le sol et ça m’embête de tout piétiner pendant qu’elle fait ce travail.

On descend, Véro porte du linge à repasser  au repasseur, et du pain aux femmes qui habitent le haut de la rue.

A côté du coin poubelle a été mis une cuisine ambulante sur le plateau de laquelle sont posés une tête de bouddha, une image de Jésus, une image de Ganesh, un portrait d’une jeune femme et un triptyque reprenant des dieux de la  mythologie indienne comme Brahma, Vishnu et Shiva. Voilà le début d’un temple improvisé et c’est vrai que si tout cet attirail reste là, si un évènement normal se produisait ça pourrait bien finir en temple respectable avec un prêtre pour faire payer l’office.
Le risque est faible on est dans une rue de catholiques si l’on en juge au faible nombre de kolams du matin.
On part à pieds pour aller chez notre ami French Conection  faire des xerox d’une carte de Pondy et une du district de Cuddalore pour illustrer des informations que je vais donner ce soir à A.

Chez notre ami musulman on rencontre une femme qui nous dit qu’elle vient aussi ici parce qu’ils sont compétents, honnêtes, et comprennent vite. Elle nous dit à voix basse que c’est parce que ce sont des musulmans.
On lui dit qu’elle peut le dire à haute voix parce qu’on est entièrement d’accord avec elle. L’image du monde musulman s’est détériorée mais pour l’avoir connu il y a longtemps on sait que ce sont souvent des gens de confiance.
Et c’est aussi qu’on les aime, c’est comme ça.

De là on va en direction du centre parce que Véro veut reprendre des cartons entoilés pour continuer son expérience acrylique.

Puis rue Canteen on s’arrête à un magasin de fringues du Rajasthan parce que Véro y avait vu des petits hauts adorables. Véro en trouve un à son goût.

Puis rue Calvé on va jusqu’à la rue Barathi chez notre bijoutier Véro a envie de se payer des bagues de pieds.
Le choix est important. Une cliente indienne conseille Véro. Elle trouve et elle les met au doigt à côté du gros orteil. Ça y est elle est une femme mariée.

On revient par la rue Barathi, l’arrière du marché Goubert pour aller chercher la rue Nataraja payar afin d’aller déjeuner d’un byriani au Salem. Mais samedi c’est jour de fermeture. On va donc au Surguru de la rue Mission qui n’est pas loin.

Ici comme c’est samedi on a droit comme tous les WE et jours de fêtes à de super bons nans. Véro prend ce qu’elle aime le mieux butter nan et palak paneer et moi je fais kashmiri nan pour découvrir ce que c’est et butter massala paneer.

Arrive en premier les butter nans de Véro et nos deux plats. On se partage les butter nan, on se partagera quand ils arriveront les kashmiri nans.

Mais quand les kashmiri nans arrivent on se rend compte que ce sont des crèpes avec des fruits posés dessus comme un pancake, c’est un dessert.

On finit donc à la cuillère palak paneer et butter massala paneer. Puis en dessert on mange nos pancakes qui sont délicieux d’ailleurs.

Retour à l’appart pour le café et repos.
On a bien pris le rythme pondichériens 10h-14h et ensuite 16h-22h, pour nous c’est plus 16h-18h, après c’est la nuit, l’heure des courses pour les Pondichériens.

On prend la moto pour nous rendre chez Airtel sur  Tiruvalluvar Salai parce qu’on n’a pas reçu de facture depuis que nous sommes ici et l’on a toujours peur que sur un malentendu ils nous coupent internet.
On est dans les clous, on a eu internet le 25 décembre et la facture part du 25 janvier on va la recevoir mais puisqu’on est là on la règle.

De là on va sur hundred Feet road chez Royal Enfield  voir ce que propose la boutique.
D’abord on passe par l’atelier pour changer une ampoule de veilleuse  qui ne fonctionne plus et ça m’énerve.
Le gardien nous demande ce qu’on veut. Je lui explique. Il va chercher un mécano à qui je montre que l’ampoule ne fonctionne plus.
Il faut que j’aille au guichet acheter l’ampoule 12Rs et ils commencent l’opération, je dis ils parce qu’à un moment ils seront 7 autour de la moto pour faire et superviser cette opération. La grosse difficulté et ils s’y sont mis à deux c’est de mettre l’ampoule à baïonnette dans les encoches destinées à cet effet.
Ils y arrivent et ça marche.

On va à la boutique qui est à l’étage et qui est fermé et là on a tout ce qu’un Jacky peut rêver pour donner un looké perso à sa moto.
On prend une jolie petite sacoche en cuir qu’on pourra essayer de mettre sur ma moto en France.

On revient en ville chez Grinde pour acheter du chocolat pour une gourmande qui nous invite ce soir. Véro veut faire un échantillonnage de tout ce qui existe en chocolat noir.

On revient à l’appart et je range la moto.

On boit une petite bière et je me mets au blog.

Ce soir nous sommes invités.

Nous arrivons parmi les premiers invités.
On ne s’attendait pas à une soirée aussi importante et nous sommes impressionnés par le nombre d’invités.
 Nous les connaissons presque tous de vue mais en réalité on ne connaît que les maîtres et maîtresse de maison qui nous ont invités.
Dès  le début il y a une  coupure d’électricité qui durera toute la soirée. Impossible de mettre des bougies, l’air passe sur la terrasse et ruine  toutes les tentatives d’allumage, mais gros avantage chasse aussi tous les moustiques.
Il faudra installer une baladeuse alimentée par une batterie

L’amusant c’est que pendant tout ce temps les invités arrivent et ils  se présentent dans le noir. On les découvrira après ce qui ne facilite  pas les entrées en matière pour une conversation avec des gens presque inconnus.

Le repas vietnamien est bon ainsi que le dessert, gâteaux et salades de fruits.
C’est au moment du dessert que l’électricité revient et avec elle la lumière


Vers minuit on laisse tout ce monde pondichérien et on rentre à l’appart qui est juste dans la rue à côté.
Des chiens nous menacent mais sont effrayés par les pierres que je leur  lance.

On est content de cette bonne soirée et de constater que l’électricité fonctionne aussi notamment pour les anti-moustiques.


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