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Nuit Immodium
Grosse fatigue
A peine le courage d’aller au pain mais je me force. J’hésite à prendre la moto, trop fatigant de la sortir.
C’est un peu en zombi que je remonte Mission Street avec
toujours le marchand de lait, la loques ambulantes rue Petit Canal s’occupe de
son tas de sacs mystérieux.
Une famille s’est installée à l’angle de la Rue Sainte
Thérèse un petit garçon joue debout, une petite fille assise mange de la nourriture
emballée dans un sac plastique, du riz certainement.
Les parents rangent les affaires de nuit, les nattes. Un
rickshaw sans doute leur moyen d’existence attend à côté d’eux. Un chien aboie
comme pour les protéger.
Plus de mendiantes sur les marches de la cathédrale, seulement
la petite marchande de lait qui est encore
là ce matin.
La marchande de noix de cocos n’est pas là, le tas est
toujours recouvert, un enfant que je pense être son fils joue à pousser un caillou avec une cuillère sur la
terre du trottoir.
Les enfants, lui et ceux de la rue Sainte Thérèse, ne savent
pas qu’ils ont une vie particulière jusqu’à ce que les autres enfants des
familles charitables viennent un jour leur dire que leur vie n’est pas une vie comme
il faut. Ce jour là ils auront envie de détruite ce monde qui les rejette.
Les charrettes des marchands de bananes sont autour du
Nilgiris. Les marchands ficellent les bâches avec des pelotons enroulés comme des fuseaux autour d’un morceau de bois.
La femme qui dort près de Hot Breads est debout et s’apprête
à quitter les lieux, sa natte enroulée, un sac en plastique et un baluchon.
Il n’y a personne au Hot Breads seulement le staff nombreux
par contre et qui glande, chacun cherchant à ne pas savoir ce qu’il pourrait
faire. Il n’y a toujours pas le responsable et la petite caissière.
Je reviens par le quai.
La dormeuse de la station service dort.
Je passe, j’y passe tous les matins devant la crèche Saint
Louis de Gonzagues, j’adore ce nom dans cette ville.
Sous la hall qui recouvre le canal une femme est assise sur
le sol, un homme sur une chais
e,
le coq chante.
Il n’y a pas l’albinos.
La Lodgy a changé de place elle s’est avancée
dans la rue Surcouf.
J’arrive enfin. Je monte les deux étages, mais je n’ai plus
de ressource et je laisse les autres préparer le petit déjeuner.
Thé et Ercéfuryl pour moi.
Je n’aide pas beaucoup et cherche à me reposer au maximum.
On va faire des courses. On commence par la rue Natarajapayar
pour voir si Salem pourra nous préparer un byriani pour demain soir. C’est
fermé il faudra qu’on revienne demain.
On revient sur MG road. Puis on prend la rue Nehru en
direction du canal. Rue Mission on va voir si Babou aurait une moto pour lundi.
C’est possible, une nouvelle Royal Enfield on lui dit qu’on passera la prendre
lundi vers 10h
On va à Casablanca mais moi je n’en peux plus et je reste
assis au rez de chaussée. Puis on va à Fabindia ou je reste aussi assis sur une
chaise.
On déjeune au Surguru. Je mange du riz.
On revient je fais le
café et je m’endors pendant l’heure et demi qu’on a avant de se rendre à l’office du tourisme.
Ce somme m’a fait du bien, je me sens un peu mieux.
A 15h on est à l’office du tourisme heure du rendez vous
pour un départ à 15h15. On partira à 16h parce que la promenade est fermée à la
circulation et que le bus n’a pas l’autorisation de venir. Enfin il réussira à
passer.
Direction Bahour, arrêt dans un petit village, pour montrer
la faune indienne aux touristes qui nous accompagnent et qui se heurtent pour
la première fois à des Indiens des
champs.
Le bus cale et ne peut plus redémarrer. Il faudra le pousser
pour que le moteur reparte.
Arrêt sur une aire de battage du riz.
Bahour, on visite le vieux temple de Siva réputé dans la
région.
On boit du thé et on part sur un tracteur qui tire une remorque
dans laquelle sont montés nous,les touristes et des enfants. Nous on est assis
sur les ailes des roues du tracteur. Véro se croit dans l’amour est dans le
pré.
Changement de véhicule on monte dans une remorque tirée par
des boeufs. On défile dans le village au cri de Joyeux Pongal et les gens des
maisons répondent la même chose.
Il fait nuit noire.
On va dans un temple pour manger le riz au lait de Pongal.
Le bus est garé derrière un autre, le chauffeur semble ne
pas savoir tourner son volant pour sortir de cette position. Il recule, avance
mais sans jamais braquer. Finalement quelqu’un ira chercher le chauffeur du bus
stationné devant pour qu’il s’en aille et qu’on puisse partir.
On revient à
Pondichery.
Le riz au lait nous a nourri, on boit une bière. Je vais
beaucoup mieux que ce matin.
J’espère qu’on va bien dormir.
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