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vendredi 8 janvier 2016

Les pêcheurs ont pris des RTT




Réveil à 7h avec le jour qui insiste pour pénétrer dans la chambre.

Dès ce matin 4h la douche d’Antoine comme s’il était dans la chambre et ensuite 5h la messe comme si j’y étais.

J’ai dû me rendormir car je n’ai pas entendu le muezzin.

Je vais au pain.

Concurrence ce matin en face du marchand de sachets  de lait sur son trottoir de la rue Mission, deux vendeurs de lait en mob. Sur le porte bagage de l’une il y a un énorme bidon de lait en aluminium et au porte bagage de l’autre sont suspendus de chaque côtés deux bidons en aluminium de taille plus modeste. Celui qui a les petits bidons sert un client avec un quart de lait qui lui sert de mesure.
Le marchand de sachets de lait sert aussi un client.
Pour le lait en vrac qui vient directement de la traite du matin qui a lieu dans les écuries qui sont au Nord de Pondy, ce n’est pas la même clientèle que pour le lait en sachet.

Rue petit canal une femme est assise sur le bord du quai, pas d’autre animation.

A l’angle de la rue Sainte Thérèse un conducteur de rickshaw et son rickshaw s’adresse à une petite fille en uniforme bleu et blanc. Je ne sais s’ils ont passé la nuit ici. Il semble l’inviter à partir pour l’école.

Les mendiantes et la petite marchande de lait ont toutes mis ce matin le fichu de laine rectangulaire et  rayé noué sous le menton. Ça caille !

La rue Ranga Pillai est assez propre pour une rue Indienne et c’est aussi l’effet que font les rues de Pondy cette année. Le personnel féminin de la nouvelle société chargé du nettoyage est en activité toute la journée. Chaque femme avec son balai nettoie et nettoie constamment. L’an dernier ce nettoyage n’était fait que le matin et l’on voyait tout au long de la journée papiers et détritus s’accumuler partout.

La bouche d’égout a toujours sa protection. Petit à petit les véhicule mordent sur les tas de terre et ainsi petit à petit la terre s’éparpille dans la rue. Un moyen économique d’enlever ces tas de terre.

Presque personne au Hot Breads, par contre le staff me semble au complet. Ça ne traîne pas ce matin pour payer, trancher et repartir. Le responsable et la petite caissière sont là. Elle est vêtue d’une robe crème avec des motifs noirs châle noir et bracelet noir avec des brillants.

A la sortie une nouvelle mendiante s’est installée avec un bébé.

Je reviens par le quai d’Ambour.

La dormeuse de la station service. Le petit débit de thé de la rue Vicomte de Souillac n’est pas encore ouvert, deux petites rangées faites de pots,  guide le consommateur vers le comptoir.
Une jeune scolaire est arrêtée devant le Chest Hopital elle est à vélo et me regarde passer comme si j’étais un martien.

Rue Capitaine Marius Xavier le gardien de la belle maison essaye de faire filer l’eau qui stagne sour la  grille  qui sépare la rue de l’entrée, avec un bâton qui n’est autre qu’un tube en plastique blanc pour faire passer des fils électriques.

Rue Candappa il y  a un homme qui arrose avec un jet un ensemble de pots contenant des arbustes. Hier je lui ai dit bonjour et aujourd’hui il me surprend car il est un peu caché par les arbustes qu’il arrose et c’est lui qui me dit bonjour. Il a sur la tête le fichu rayé en laine noué sous le menton. Ça caille toujours !

On prend le petit déjeuner.

Après la lessive des draps on décide d’aller au Jardin de Ganesh pour voir à la fois le jardin et le jardinier.
C’est dans le quartier musulman.
Comme toujours une rue pas très large, de chaque côté des façades de maison et rien qui ne ressemble à un espace pour un jardin.

C’est derrière la maison que se trouve le jardin, parfaitement aménagé avec différentes plantes d’Inde mais aussi de France, de la vigne, un figuier, un citronnier de Menton. Beaucoup des plantes sont sous forme de Bonsaï et s’intègrent parfaitement à l’espace. Une statue de Ganesh et différentes représentations de bouddha en pierre de Mahabalipuram.
Le jardinier est aussi peintre et nous montre ce qu’il fait et ce qu’il vend aux touristes étrangers qui viennent le voir.
On va revenir pour que Véro puisse faire des photos.

On va chez Pothys faire nos courses. Et on revient porter le tout à l’appartement.

On va déjeuner au Subuya.

On revient prendre le café et nous reposer.
Je me rends compte pendant la sieste parce que je ne dors que par intermittence, que le voisin doit avoir des problèmes intestinaux, 4 fois la chasse d’eau en une heure, ça ne me paraît pas normal. Il a sans doute acheté le lait en vrac …

On va sur l’estuaire du port au Sud de Pondy, mais en passant par le phare. C’est donc le troisième espace de l’estuaire. Le port aves ses chalutiers, l’autre côté du fleuve remonté par les Romains et aujourd’hui on est de l’autre côté d’un bras qui me semble être aussi une rivière mais je n’en suis pas sûr je me demande si ce  n’est pas aussi un bras de l’estuaire lié à l’océan, un peu comme un back water.

Cet espace est immense et depuis plusieurs années des travaux gigantesques ont été entrepris. On est sur une dune qui est en train d’être aplanie et qui va être un immense terrain vraisemblablement constructible et dans une dizaine d’année l’océan que plus rien ne retiendra aura bouffé tout cet espace.
Que ce soit les routes, les bagnoles, les constructions, l’Inde reproduit toutes les conneries que nous avons faites pendant les soit disant trente glorieuses.

En longeant le bord de l’océan on arrive sur le côté gauche de la bouche de l’embouchure. On voit bien sûr tout Pondy coté promenade Goubert. Mais c’est aussi un coin de pochetrons.  Facilement accessible même pour les voitures l’endroit réuni alcolos  et touristes indiens.

On parcourt à pieds tous les bords, océan, embouchure, et rivière en face des nouveaux docks en construction.
De ce dernier espace ce sont certainement les pêcheurs les plus pauvres qui viennent poser leur embarcation de fortune sur le sable. Ils vont sur l’embouchure sur de longs et étroits radeaux faits de  poutres liées  entre elles, avec filet à lancer, rame en planche, et une ancre pour fixer l’embarcation tandis qu’il retire le filet. Il n’y a pas beaucoup de fond dans la passe entre l’océan et la rivière. On a déjà vu des chalutiers se faire prendre dans des bancs de sable.

Il y a peu d’activité aujourd’hui par rapport à mardi 5 juin. On se dit que c’est vendredi. On a toujours l’impression que les pêcheurs sont des catholiques, mais ce sont peut-être aussi des musulmans.
Ou alors ils sont en RTT.

Le plein de photos fait, on revient à l’appart.

Lakshmi la masseuse arrive à 18h précise.

Puis on dîne soupe, fromage et pain, salade de fruits.

On regarde en replay grâce au VPN l’émission sur les attentats de Charlie Hebdo.


Les autres photos sont ici
  

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