Réveil à 7h avec le jour qui
insiste pour pénétrer dans la chambre.
Dès ce matin 4h la douche
d’Antoine comme s’il était dans la chambre et ensuite 5h la messe comme si j’y
étais.
J’ai dû me rendormir car je n’ai
pas entendu le muezzin.
Je vais au pain.
Concurrence ce matin en face du
marchand de sachets de lait sur son
trottoir de la rue Mission, deux vendeurs de lait en mob. Sur le porte bagage
de l’une il y a un énorme bidon de lait en aluminium et au porte bagage de
l’autre sont suspendus de chaque côtés deux bidons en aluminium de taille plus
modeste. Celui qui a les petits bidons sert un client avec un quart de lait qui
lui sert de mesure.
Le marchand de sachets de lait
sert aussi un client.
Pour le lait en vrac qui vient directement
de la traite du matin qui a lieu dans les écuries qui sont au Nord de Pondy, ce
n’est pas la même clientèle que pour le lait en sachet.
Rue petit canal une femme est
assise sur le bord du quai, pas d’autre animation.
A l’angle de la rue Sainte
Thérèse un conducteur de rickshaw et son rickshaw s’adresse à une petite fille
en uniforme bleu et blanc. Je ne sais s’ils ont passé la nuit ici. Il semble
l’inviter à partir pour l’école.
Les mendiantes et la petite
marchande de lait ont toutes mis ce matin le fichu de laine rectangulaire et rayé noué sous le menton. Ça caille !
La rue Ranga Pillai est assez
propre pour une rue Indienne et c’est aussi l’effet que font les rues de Pondy
cette année. Le personnel féminin de la nouvelle société chargé du nettoyage
est en activité toute la journée. Chaque femme avec son balai nettoie et
nettoie constamment. L’an dernier ce nettoyage n’était fait que le matin et
l’on voyait tout au long de la journée papiers et détritus s’accumuler partout.
La bouche d’égout a toujours sa
protection. Petit à petit les véhicule mordent sur les tas de terre et ainsi
petit à petit la terre s’éparpille dans la rue. Un moyen économique d’enlever
ces tas de terre.
Presque personne au Hot Breads,
par contre le staff me semble au complet. Ça ne traîne pas ce matin pour payer,
trancher et repartir. Le responsable et la petite caissière sont là. Elle est
vêtue d’une robe crème avec des motifs noirs châle noir et bracelet noir avec
des brillants.
A la sortie une nouvelle
mendiante s’est installée avec un bébé.
Je reviens par le quai d’Ambour.
La dormeuse de la station
service. Le petit débit de thé de la rue Vicomte de Souillac n’est pas encore
ouvert, deux petites rangées faites de pots, guide le consommateur vers le comptoir.
Une jeune scolaire est arrêtée
devant le Chest Hopital elle est à vélo et me regarde passer comme si j’étais
un martien.
Rue Capitaine Marius Xavier le
gardien de la belle maison essaye de faire filer l’eau qui stagne sour la grille
qui sépare la rue de l’entrée, avec un bâton qui n’est autre qu’un tube
en plastique blanc pour faire passer des fils électriques.
Rue Candappa il y a un homme qui arrose avec un jet un ensemble
de pots contenant des arbustes. Hier je lui ai dit bonjour et aujourd’hui il me
surprend car il est un peu caché par les arbustes qu’il arrose et c’est lui qui
me dit bonjour. Il a sur la tête le fichu rayé en laine noué sous le menton. Ça
caille toujours !
On prend le petit déjeuner.
Après la lessive des draps on
décide d’aller au Jardin de Ganesh pour voir à la fois le jardin et le
jardinier.
C’est dans le quartier musulman.
Comme toujours une rue pas très
large, de chaque côté des façades de maison et rien qui ne ressemble à un
espace pour un jardin.
C’est derrière la maison que se
trouve le jardin, parfaitement aménagé avec différentes plantes d’Inde mais
aussi de France, de la vigne, un figuier, un citronnier de Menton. Beaucoup des
plantes sont sous forme de Bonsaï et s’intègrent parfaitement à l’espace. Une
statue de Ganesh et différentes représentations de bouddha en pierre de
Mahabalipuram.
Le jardinier est aussi peintre et
nous montre ce qu’il fait et ce qu’il vend aux touristes étrangers qui viennent
le voir.
On va revenir pour que Véro
puisse faire des photos.
On va chez Pothys faire nos
courses. Et on revient porter le tout à l’appartement.
On va déjeuner au Subuya.
On revient prendre le café et
nous reposer.
Je me rends compte pendant la
sieste parce que je ne dors que par intermittence, que le voisin doit avoir des
problèmes intestinaux, 4 fois la chasse d’eau en une heure, ça ne me paraît pas
normal. Il a sans doute acheté le lait en vrac …
On va sur l’estuaire du port au
Sud de Pondy, mais en passant par le phare. C’est donc le troisième espace de
l’estuaire. Le port aves ses chalutiers, l’autre côté du fleuve remonté par les
Romains et aujourd’hui on est de l’autre côté d’un bras qui me semble être
aussi une rivière mais je n’en suis pas sûr je me demande si ce n’est pas aussi un bras de l’estuaire lié à
l’océan, un peu comme un back water.
Cet espace est immense et depuis
plusieurs années des travaux gigantesques ont été entrepris. On est sur une
dune qui est en train d’être aplanie et qui va être un immense terrain vraisemblablement
constructible et dans une dizaine d’année l’océan que plus rien ne retiendra
aura bouffé tout cet espace.
Que ce soit les routes, les
bagnoles, les constructions, l’Inde reproduit toutes les conneries que nous
avons faites pendant les soit disant trente glorieuses.
En longeant le bord de l’océan on
arrive sur le côté gauche de la bouche de l’embouchure. On voit bien sûr tout
Pondy coté promenade Goubert. Mais c’est aussi un coin de pochetrons. Facilement accessible même pour les voitures
l’endroit réuni alcolos et touristes
indiens.
On parcourt à pieds tous les
bords, océan, embouchure, et rivière en face des nouveaux docks en
construction.
De ce dernier espace ce sont
certainement les pêcheurs les plus pauvres qui viennent poser leur embarcation
de fortune sur le sable. Ils vont sur l’embouchure sur de longs et étroits radeaux
faits de poutres liées entre elles, avec filet à lancer, rame en planche,
et une ancre pour fixer l’embarcation tandis qu’il retire le filet. Il n’y a
pas beaucoup de fond dans la passe entre l’océan et la rivière. On a déjà vu
des chalutiers se faire prendre dans des bancs de sable.
Il y a peu d’activité aujourd’hui
par rapport à mardi 5 juin. On se dit que c’est vendredi. On a toujours l’impression
que les pêcheurs sont des catholiques, mais ce sont peut-être aussi des
musulmans.
Ou alors ils sont en RTT.
Le plein de photos fait, on
revient à l’appart.
Lakshmi la masseuse arrive à 18h
précise.
Puis on dîne soupe, fromage et
pain, salade de fruits.
On regarde en replay grâce au VPN
l’émission sur les attentats de Charlie Hebdo.
Les autres photos sont ici
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