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| Urban Ballet de la compagnie Revolution (Photo DR) |
Ce matin je nous ai laissés
dormir jusqu’à 8h.
Du coup, beaucoup de circulation
pour aller chercher le pain. Je dois éviter un scoot qui me fonce dessus, un
TVS, un vélo, un rickshaw. Ils viennent vers moi comme s’ils ne me voyaient
pas.
Les tracteurs benne sont déjà en
route et les fourmis balaient la route ce qui soulève des nuages de poussière
qu’emporte vers la ville le vent frais venu de l’Océan.
Après le petit dèj coup de fil
nous sommes invités à midi avec F&D chez P&C. Changement de programme.
Véro appelle chez Pitchya pour prévenir F&D.
On se retrouve entre midi et midi
et demi chez nous.
On part à moto, on la laisse près
de la boutique du thé du matin.
On entre dans le marché Goubert
qu’on traverse pour aller chez Aroule. Véro a une nouvelle robe à copier, mais
le tissu est particulier.
Aroule est d’accord pour faire le
boulot, mais il n’a pas le tissu. Il nous envoie à côté choisir un tissu à la
fois lourd et souple. Il y a ce qu’il faut, mais pas du tout au niveau des
couleurs.
Véro suggère donc qu’elle
voudrait choisir un sari dans ce type de tissu ce qui tout de suite a le mérite
d’ouvrir complètement le choix des couleurs et des motifs.
Elle trouve celui qui lui
convient.
Retour chez Aroule qui est
d’accord pour le faire mais il lui faut du temps, beaucoup de touristes
arrivent et il a des grosses commandes. Il peut le faire pour le 20 février.
On lui donne notre accord, de
toute façon on n’a pas le choix. On n’est pas plus pressé que ça.
J’ai aujourd’hui des difficultés
à me mettre au blog parce qu’on a vécu aujourd’hui des relations
d’incompréhension, pénibles, qui nous ont mis dans un malaise et un mal être,
parce que ce n’est pas du tout ce que nous sommes venus chercher ici, surtout
quand ça ne nous concerne pas.
On finit nos courses du matin en
trouvant un Shiva Natarâja.
F&D arrivent et on va chez
P&C.
Tout le monde est pressé et l’on
déjeune rapidement.
On revient à l’appart, on se
repose et pour se changer les idées on va faire quelques courses à Pothys parce
qu’on n’a pas envie de faire autre chose.
À Pothys on rencontre F&D qui
font des courses pour le départ.
À L’appart Véro se lave les
cheveux pendant que je prépare la minute à Pondy.
Puis on part vers 18h30 pour le
spectacle Urban Ballet par la compagnie Révolution de Bordeaux.
On retrouve le Directeur de l’AF
à l’entrée qui est comme d’habitude très fier de lui. Il nous reconnaît et nous
salue.
A une table officielle on donne
les cartes d’adhérents et on demande s’il y a la nôtre. Le bibliothécaire nous
reconnaît car il nous voit régulièrement.
On donne notre nom, les gens
cherchent parmi les cartes, il n’y a pas la nôtre. Le directeur toujours « je
me mêle de tout parce que c’est moi le directeur » nous dit que c’est
normal parce que nous sommes des adhérents temporaires et qu’il n’y a pas de
cartes pour les adhérents temporaires. Alors Véro lui demande pourquoi on nous
a demandé deux photos.
Il manque de s’étouffer parce qu’il
découvre comme toujours qu’il ne sait pas ce qui se passe à l’AF.
Il dit qu’on va nous rendre les
photos. Pour rire, on va aller les demander.
On attend avec des amis que les
portes s’ouvrent.
Lorsque nous pouvons entrer, nous
découvrons que les trois quarts des sièges de la salle sont réservés et qu’il
ne reste que quelques sièges tout en haut d’une salle qui doit faire entre 600
à 800 sièges, compte tenu de sa dimension.
J’ai l’impression d’être toléré
dans un lieu où tout est réglé d’avance et dans lequel il ne faut surtout pas
que des gens de notre espèce viennent rompre l’ordre établi.
Une petite société d’intolérance
où l’on tolère par charité humanitaire mais pas par une volonté démocratique.
D’ailleurs le directeur de l’AF
s’adresse dans un anglais sans maîtrise à l’élite de la société indienne. Il
devrait à mon avis soit parler en Français, la culture française n’ayant pas à
être défendue en anglais, soit parler en Tamoul, par respect pour cet état. Le
choix de l’anglais est incompréhensible sauf pour s’adresser à une petite
société coloniale qui tient à le rester.
Heureusement le spectacle est
très bon et nous fait oublier toutes ces mesquineries que le quotidien masque.
Une partie dansée sur un air
d’opéra par un danseur qui est seul et qui raconte une histoire représente
certainement une divinité créatrice d’humanité. Une humanité qui dans le
deuxième tableau danse sur le boléro de Ravel d’une manière mécanique et
gymnique comme si elle était formatée à des gestes répétitifs. Le troisième
tableau démarre dans une pénombre avec des sons de crissement, de hurlements,
de sirène, d’eau qui bouillonne, de tonnerre. Un magma danse et s’élève au fur
et à mesure que la lumière s’élève pour déboucher finalement sur une humanité
d’hommes et de femmes debout.
La quatrième partie mêle sur des
rythme et des danses de hip hop des hommes et des femmes mais on sent bien
qu’il n’y a pas beaucoup de différence avec la danse du boléro ce que soulignent
les percutions.
Enfin un homme et une femme, un
couple et des couples avec par moment comme des danses de salons, peut-être
même un tango à genoux.
Finalement un très bon spectacle
avec des danseurs pas tous au même
niveau.
On sort et on voit Pitchaya qui
se rend au Space où il y a démo de peinture.
Deux Françaises nous demandent de
leur indiquer un restaurant. Elles veulent manger indien. On leur indique le
Surguru ou l’Aristo. Elles vont prendre un rickshaw.
On rentre à pied à l’appart. Il y
a de la lumière au premier étage. A. le proprio attendait deux couples pour un mois.
On dine d’une soupe de noodles et
de camenbert Président, d’un papaye et d’une bière.
La télé sur TV5 n’a plus de son
j’aurais peut-être regardé France Italie de rugby mais c’est certainement vers
minuit et sans le son sur une télé de neige, ce serait trop laborieux.
Je suis content de terminer cette
journée, demain sera certainement meilleur.

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