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samedi 2 février 2013

Urban Ballet

Urban Ballet de la compagnie Revolution (Photo DR)
Pas d'autres photos aujourd'hui, je comptais en prendre pendant le spectacle, mais c'était formellement forbidden.


Ce matin je nous ai laissés dormir jusqu’à 8h.

Du coup, beaucoup de circulation pour aller chercher le pain. Je dois éviter un scoot qui me fonce dessus, un TVS, un vélo, un rickshaw. Ils viennent vers moi comme s’ils ne me voyaient pas.

Les tracteurs benne sont déjà en route et les fourmis balaient la route ce qui soulève des nuages de poussière qu’emporte vers la ville le vent frais venu de l’Océan.

Après le petit dèj coup de fil nous sommes invités à midi avec F&D chez P&C. Changement de programme. Véro appelle chez Pitchya pour prévenir F&D.
On se retrouve entre midi et midi et demi chez nous.

On part à moto, on la laisse près de la boutique du thé du matin.

On entre dans le marché Goubert qu’on traverse pour aller chez Aroule. Véro a une nouvelle robe à copier, mais le tissu est particulier.
Aroule est d’accord pour faire le boulot, mais il n’a pas le tissu. Il nous envoie à côté choisir un tissu à la fois lourd et souple. Il y a ce qu’il faut, mais pas du tout au niveau des couleurs.
Véro suggère donc qu’elle voudrait choisir un sari dans ce type de tissu ce qui tout de suite a le mérite d’ouvrir complètement le choix des couleurs et des motifs.
Elle trouve celui qui lui convient.

Retour chez Aroule qui est d’accord pour le faire mais il lui faut du temps, beaucoup de touristes arrivent et il a des grosses commandes. Il peut le faire pour le 20 février.

On lui donne notre accord, de toute façon on n’a pas le choix. On n’est pas plus pressé que ça.


J’ai aujourd’hui des difficultés à me mettre au blog parce qu’on a vécu aujourd’hui des relations d’incompréhension, pénibles, qui nous ont mis dans un malaise et un mal être, parce que ce n’est pas du tout ce que nous sommes venus chercher ici, surtout quand ça ne nous concerne pas.

On finit nos courses du matin en trouvant un Shiva Natarâja.

F&D arrivent et on va chez P&C.

Tout le monde est pressé et l’on déjeune rapidement.

On revient à l’appart, on se repose et pour se changer les idées on va faire quelques courses à Pothys parce qu’on n’a pas envie de faire autre chose.

À Pothys on rencontre F&D qui font des courses pour le départ.

À L’appart Véro se lave les cheveux pendant que je prépare la minute à Pondy.

Puis on part vers 18h30 pour le spectacle Urban Ballet par la compagnie Révolution de Bordeaux.

On retrouve le Directeur de l’AF à l’entrée qui est comme d’habitude très fier de lui. Il nous reconnaît et nous salue.
A une table officielle on donne les cartes d’adhérents et on demande s’il y a la nôtre. Le bibliothécaire nous reconnaît car il nous voit régulièrement.
On donne notre nom, les gens cherchent parmi les cartes, il n’y a pas la nôtre. Le directeur toujours « je me mêle de tout parce que c’est moi le directeur » nous dit que c’est normal parce que nous sommes des adhérents temporaires et qu’il n’y a pas de cartes pour les adhérents temporaires. Alors Véro lui demande pourquoi on nous a demandé deux photos.
Il manque de s’étouffer parce qu’il découvre comme toujours qu’il ne sait pas ce qui se passe à l’AF.
Il dit qu’on va nous rendre les photos. Pour rire, on va aller les demander.

On attend avec des amis que les portes s’ouvrent.

Lorsque nous pouvons entrer, nous découvrons que les trois quarts des sièges de la salle sont réservés et qu’il ne reste que quelques sièges tout en haut d’une salle qui doit faire entre 600 à 800 sièges, compte tenu de sa dimension.

J’ai l’impression d’être toléré dans un lieu où tout est réglé d’avance et dans lequel il ne faut surtout pas que des gens de notre espèce viennent rompre l’ordre établi.
Une petite société d’intolérance où l’on tolère par charité humanitaire mais pas par une volonté démocratique.
D’ailleurs le directeur de l’AF s’adresse dans un anglais sans maîtrise à l’élite de la société indienne. Il devrait à mon avis soit parler en Français, la culture française n’ayant pas à être défendue en anglais, soit parler en Tamoul, par respect pour cet état. Le choix de l’anglais est incompréhensible sauf pour s’adresser à une petite société coloniale qui tient à le rester.

Heureusement le spectacle est très bon et nous fait oublier toutes ces mesquineries que le quotidien masque.

Une partie dansée sur un air d’opéra par un danseur qui est seul et qui raconte une histoire représente certainement une divinité créatrice d’humanité. Une humanité qui dans le deuxième tableau danse sur le boléro de Ravel d’une manière mécanique et gymnique comme si elle était formatée à des gestes répétitifs. Le troisième tableau démarre dans une pénombre avec des sons de crissement, de hurlements, de sirène, d’eau qui bouillonne, de tonnerre. Un magma danse et s’élève au fur et à mesure que la lumière s’élève pour déboucher finalement sur une humanité d’hommes et de femmes debout.
La quatrième partie mêle sur des rythme et des danses de hip hop des hommes et des femmes mais on sent bien qu’il n’y a pas beaucoup de différence avec la danse du boléro ce que soulignent les percutions.
Enfin un homme et une femme, un couple et des couples avec par moment comme des danses de salons, peut-être même un tango à genoux.

Finalement un très bon spectacle avec des danseurs pas  tous au même niveau.

On sort et on voit Pitchaya qui se rend au Space où il y a démo de peinture.

Deux Françaises nous demandent de leur indiquer un restaurant. Elles veulent manger indien. On leur indique le Surguru ou l’Aristo. Elles vont prendre un rickshaw.

On rentre à pied à l’appart. Il y a de la lumière au premier étage. A. le proprio attendait deux  couples pour un mois.

On dine d’une soupe de noodles et de camenbert Président, d’un papaye et d’une bière.

La télé sur TV5 n’a plus de son j’aurais peut-être regardé France Italie de rugby mais c’est certainement vers minuit et sans le son sur une télé de neige, ce serait trop laborieux.

Je suis content de terminer cette journée, demain sera certainement meilleur.

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