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| Le vendeur de chocolat |
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Ce
matin on se lève tôt pour être au petit dèj à 7h, heure d’ouverture. On
commande à 7h et plus et on n’est servi que vers 7h30. Donc le temps des
bagages on ne part que vers 8h30.
La
sortie est facile à trouver mais sur la route pas mal de monde ce qui fait
qu’on n’avance pas beaucoup mais au fond pas si mal car après s’être
suffisamment éloigné de Mysore on a une belle route et on fait 60km en 1h et
demi.
C’est
donc à Gundlupete que l’on boit notre thé du matin.
A
partir de là, la route traverse, tant que nous sommes dans le Karnataka, la
réserve de Bandipur. On roule dans la réserve, la vitesse est limitée par des
casses vitesse qui s’allongent régulièrement devant nos roues. Ce qu’on n’avait
pas prévu c’est qu’il est interdit de s’arrêter, toujours des panneaux
informant de la présence d’éléphants et la non responsabilité du parc si on est
attaqué. Inévitablement une voiture est arrêtée parce qu’elle a un pneu crevé.
Je pense qu’à moto si ça nous arrive on ne va pas être brillant mais je ne veux
pas y penser.
En
passant du Karnataka au Tamil Nadu, la réserve devient celle de Mudumalai, mais
pour nous sur la route on ne voit pas la différence, un paysage très sec avec
des arbres qui n’ont plus de feuilles en dessous de 3 mètres de haut, des
bouquets de bambou tout sec ça fait un peu désolé quand même. Il y aurait dans
l’une et l’autre des tigres et des léopards . Véro elle, aperçoit des
biches bambi et des cerfs.
Au
village de Tippakadu, un panneau nous indique à gauche Ooty et à droite
Gudalur. Dans mon tracé j’avais prévu de
passer par Gudalur mais la direction indiquée ici réduit la distance d’une
trentaine de km.
On
suit donc cette petite route qui nous conduit au village de Masinigudi, on le
sait parce qu’on s’y arrête boire un thé et manger un beignet aux herbes.
Ooty
n’est plus qu’à une trentaine de km, nous y serons dans une heure.
A
20km de Ooty un panneau nous annonce sur la route qui a commencé à monter, que
devant nous et avant Ooty il y a 36 épingles à cheveux et ça démarre sec, des
épingles qui s’enchaînent et une route qui monte beaucoup parce que j’ai des
difficultés à rester en seconde. On monte donc sur la première et je passe en
seconde dès qu’il y a un faux plat pour soulager le moteur mais ça ne dure pas
longtemps.
En
plus la première saute de temps à autre et il faut que je la repasse
rapidement. Une fois elle saute en plein milieu d’une épingle. Il faut que je
tienne la moto qui penche et je ne peux lever le pied pour réenclencher la
première, je dis à Véro de descendre, elle saute comme elle peut en s’extirpant
des bagages. La moto est plus stable et je peux passer la vitesse, la tenir
dans la pente en freinant du frein à pied et lâcher l’embrayage et le frein, à
la sortie de l’épingle j’attends Véro qui remonte. ça commence à être périlleux, aussi avant chaque
épingle je m’assure que la première ne
va pas sauter dans l’épingle.
A
environ 20 épingles de l’arrivée les épingles commencent à être recouvertes de
gravillons. Véro déteste les gravillons et moi aussi d’ailleurs, mais il faut
gérer. Ça se passe pas trop mal. Puis toute la circulation est bloquée par une
barrière, à l’avant des gens sont en train de refaire la route, ce qui explique
les gravillons dans les épingles précédentes.
Là
ce sont des gens qui étalent une épaisse couche de goudron. Pour faire un
passage et permettre aux voitures de passer un rouleau compresseur comprime le
goudron dans la partie intérieure de l’épingle, c’est à dire qu’il va falloir
passer dans cet étroit passage pas question de s’écarter sans aller s’enferrer
dans le boudin de goudron qui recouvre l’autre moitié de la chaussée.
Je
dis à Véro qu’elle va passer à pied pour monter au delà de l’épingle et je la
récupérerai après. Un chauffeur de bus d’étudiants que nous suivons depuis la
sortie de Mysore propose à Véro de monter dans son bus et il la posera à un endroit où je pourrai la récupérer
facilement.
Dans
un premier temps les véhicules qui descendent passent, puis c’est au tour de
ceux qui montent, le car de Véro se lance et passe, j’attends un peu parce que quelqu’un
veille à stopper le flot des véhicules pour que tous ne se retrouve pas bloqués
dans l’épingle. A un moment lorsqu’il stoppe le flot, je lui dis que je vais
passer. Pour cela j’attends qu’il n’y ait plus personne dans l’épingle et les
véhicules derrière moi sont encore bloqués.
Le
passage est étroit et cette épingle est un vrai mur, je vais le plus près
possible du boudin de goudron pour me donner de l’espace et je passe sans
problème. Ouf !
Plus
loin je retrouve Véro sur un faux plat, elle monte et on repart. Les épingles
n’ont plus de gravillons puisqu’on a passé le chantier. Une dizaine d’épingles
plus loin tout va bien mais soudain se présente une rampe droite pas possible.
La moto sur sa première peine. Puis peine de plus en plus puis s’arrête puis
cale presque au bout de la rampe. Je la retiens et je dis à Véro de descendre.
Véro
va voir un peu plus haut et pense qu’on pourrait stabiliser la moto.
Je
garde une vitesse pour m’aider à la freiner et on va essayer de la pousser. A
trois, je débraye, Véro pousse à l’arrière et moi sur la guidon, rien à faire,
c’est trop raide. Pendant ce temps les autres véhicules nous dépassent, heureux
de pouvoir monter. Deux Enfield qu’on retrouvera à l’hôtel.
En
regardant vers le bas il y a une petite route qui part vers des maisons et qui
est assez à plat au niveau de la jonction avec la rampe. Je dis à Véro que je
vais descendre la moto jusque là. Pas question de la mette en route, je
l’enfourche et petit à petit je la mets dans le sens de la descente et je la
descend en jouant du frein et des vitesses pour qu’elle ne s’emballe pas. Là
même problème il faut que je la tourne pour que l’avant soit vers la rampe,
mais c’est presque plat. Je la mets sur sa béquille et je vérifie l’huile, il y
en a, je me dis qu’on n’a pas dû descendre le moteur.
J’essaye
de la démarrer et elle démarre crachant un nuage bleu mais sans plus. Je dis à
Véro que je vais essayer de la monter au bout de la rampe qui est à environ
500m, et si j’y arrive je l’attendrai là.
Je
remets la moto dans la rampe et tout se passe bien sur la première j’arrive à
un endroit où je peux la mettre à plat et attendre Véro, qui arrive tout
essoufflée et qui me dit que même à pied c’est incroyable cette pente.
Si
je suis tout seul la moto peut monter, on ne va pas prendre le risque de
repartir à deux. Les gens nous disent qu’il n’y a plus que 2km de montée et
ensuite c’est un col et on descend sur Ooty.
On
demande si quelqu’un pourrait monter Véro un taxi, un rickshaw. Lorsqu’ils ont
compris ils disent oui qu’ils vont trouver quelqu’un pour la monter.
Lorsque
tout est prêt je dis que je pars devant et j’attendrai au col ou alors ils me
trouveront avant s’il y a un problème.
Je
pars, je passe les dernières épingles et j’arrive au col. Je gare la moto, je
téléphone à Véro pour lui dire que ça marche et elle me dit qu’elle arrive en
Jeep.
Elle
arrive dans un superbe Jeep bleue qui sert à promener les touristes dans la
réserve.
On
reprend la route sans incident jusqu’à Ooty. La moto marche bien.
On
cherche un hôtel qu’on ne trouve pas et finalement on revient au premier qu’on
avait vu, l’International Hôtel Blue Hills. C’est un hôtel pour Indiens et qui
est international parce qu’on y est. Les deux Enfield qui nous ont passés sont
là ce sont des 500cc et individuel, c’est facile.
On
pose nos affaires. Il est 14h on part à la recherche d’un restaurant en
descendant vers la ville. Ooty est tout au fond d’une cuvette au bord d’un lac
comme si la ville s’était construite sur les pentes d’un cratère de volcan.
On
s’arrête rapidement au Restaurant National, on nous sert des parothas et une
omelette et on mange le tout avec les mains parce qu’on a laissé nos couverts à
l’hôtel, mais quand on a faim, comme on avait faim après notre aventure, une
omelette à la main ça passe bien.
On
descend jusqu’au marché par des escaliers qu’utilisent les habitants pour aller
du haut vers le bas à pied.
Finalement
on goutte beaucoup le vie de cette ville de montagne ou les femmes portent des
châles en laine, les hommes des veste, les écolières des jupes et des gilets en
laine grise.
Véro
se trouve un châle en laine, on boit un jus de fruit dans le marché et ce qui
est bien avec le froid c’est que chaque vendeur de boisson ou restaurateur a sa
salle avec des tables comme un vrai bistrot où les gens s’asseyent et
discutent.
Avec
le plein de photos on remonte à l’hôtel vers 18h.
Véro
prépare ses photos.
Puis
nous allons rapidement dîner dans un restau chinois en face. On met les pulls
pour sortir parce qu’il fait froid. On veut
être de retour à l’hôtel vers 19h30 parce qu’à ce moment là il y aura de
l’eau chaude. Pas question de se laver à l’eau glacée, et pourtant on en a
besoin, la route nous transforme, nous, nos vêtements et nos bagages en
ramoneurs.
Après
la douche on se rhabille parce qu’il fait trop froid dans la pièce.
Demain
on quitte Ooty en direction de Coimbatore on se donne pour trajet de faire un
crochet vers Kotagiri et d’aller à Mettuppalayam et en fonction de l’horaire de
filer sur Coimbatore pour gagner du temps sur le trajet pour Cochin.
Les autres photos sont ici

Bonjour tous les 2,
RépondreSupprimerLes photos sont toujours aussi intéressantes. Les portraits sont superbes, que de couleurs, quant au petit singe qui regarde Jno... je craque !
Bises
Sylvie et Jean-Claude