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| Mysore |
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On a passé une bonne nuit de sommeil avec cette sensation
pour moi, parce que Véro elle, n’a pas bougé de l’extinction des feux jusqu’à
ce que je la réveille, de sentir le froid dans la pièce et de se glisser dans
la chaleur des draps.
Bon je n’insiste pas j’ai peur de ne pas être compris.
Ce matin lever 7h.
Hier soir évidemment nous étions à poil et on sonne pour
nous apporter les bons de prise en charge du petit déjeuner. Il y en a un
pour :
Mrs PAISER VEICRUEJUE,
Et un pour
Mr PIASER TEAU NOE.
On suppose que c’est nous.
Dès 7h je demande à des employés qui sont dans le restaurant
à quelle heure on peut avoir le breakfast et ils me disent avec certitude 8h30.
Sur les tickets on a 7h, à la réception l’info c’est 7h30 et
les jeunes m’affirment 8h30.
Je réveille Véro et je lui dis que c’est cuit pour le petit
dèj parce qu’on ne va pas attendre 8h30.
On prépare tout et Véro va voir à la réception pour régler
et parle de l’heure du petit dèj. Ils confirment que c’est bien 7h30, ils
téléphonent au restau qui nous attend.
On va donc au petit dèj. La personne à qui j’ai demandé
devait faire partie des élèves car l’hôtel fait aussi école hôtelière d’après
ce qu’on a vu hier.
Les élèves sont en chemises blanches et pantalons noirs et
nettoient les tables, tandis que les serveurs sont avec des chemises d’un bleu
vert douteux.
On est gâté, des céréales, de la papaye, des tartines beurre
confiture, une omelette, du jus de raisin, un dessert indien à carotte, du
café.
On est lesté pour la route, c’est finalement une très bonne
adresse car même le premier prix donne une chambre correcte et en semaine le
déjeuner est compris dans le prix 1600Rs pour nous deux.
Sauf que qu’est ce qu’on peut bien venir faire à Yercaud si
on ne fait pas la route soi-même, chercher la fraîcheur ?
On réinstalle nos bagages sur la moto on fixe les sacs à dos
avec les sangles.
Véro va régler, ça prend du temps parce qu’il faut mettre en
route tous les instruments, ordi, imprimante pour la facture.
Pendant ce temps j’ai mis la moto en route et je l’attends
en la laissant tourner au ralenti. Il fait très beau, ça va être super.
A 8h30 on réussi à décoller. On a mis les pulls, Véro sa
polaire, mais finalement avec le soleil on n’aurait peut-être pu s’en passer.
Négocier les 20 épingles ne me pose pas trop de problème. Il
y a beaucoup de monde qui monte et peu qui descende. Ils ont leurs habitudes,
un camion monte complètement à droite dans une épingle et veut que moi aussi je
passe à droite dans la partie étroite de la courbe. Mais la moto est trop
lourde, elle manque de souplesse et je préfère rester en maîtrisant bien, sur la
gauche entre lui et le bord.
On passe tout les deux.
Les Indiens me doublent, ils connaissent bien la route et
certains descendent sur les freins pour économiser l’essence.
J’ai oublié de vous dire hier que c’est la route des singes,
et ce matin deux se battent au milieu de la route et je dois les éviter car ils
ne m’entendent pas arriver.
En ¾ d’heure on est à Salem, mais là la traversé de la ville
prend beaucoup de temps, on s’arrête pour boire un thé et poser les pulls, puis
nouvel arrêt dans une station service pour un pipi. Après d’incroyables
embouteillages font qu’on se retrouve sur l’autoroute seulement à 10h15. Après
c’est facile on roule à une vitesse de 70km/h, tout se passe bien, une fois
qu’on a géré les villages qui se trouvent là avec leurs arrêts de bus, une fois
qu’on a passé les véhicules qui roulent à droite quoi qu’il arrive et ceux qui
restent à gauche, ce qui fait que par moment c’est un véritable slalom entre
les uns et les autres. Un énorme 4+4 nous double et revient sur la file de
gauche, freine juste devant moi et s’arrête. Les Indiens adorent nous doubler
lorsqu’ils vont s’arrêter.
Bhavani, on quitte l’autoroute et on entre dans le village,
rapidement on prend la route en direction de Mutur, puis on est obligé de
demander la direction de Mysore. J’avais choisi une route qui faisait Bhavani
Kollegal puis Mysore et nous aurions dû demander la direction de Kollegal.
Comme nous demandions Mysore et que nous ressemblons encore
à des occidentaux les Indiens dans ces cas là vous envoient toujours sur la
route principale, c’est ce qu’ils font et ils nous envoient sans qu’on s’en rende
compte évidemment sur la route principale que je n’avais pas choisie.
On s’arrête dans un petit bled pour manger, le choix est
simple, poulet biryani, on va faire un guide du meilleur poulet biryani.
Dans ce petit restau les gens comme toujours sont ravis de
nous voir manger leur nourriture, aujourd’hui c’était un peu hot même pour
nous, comme on le lui dit il veut tout de suite nous apporter du riz blanc pour
faire passer.
Le restaurateur est tellement content qu’il nous prend en
photo avec son téléphone portable. Peut-être qu’il va en faire une affiche
publicitaire.
Lorsqu’on lui demande à combien de km nous sommes de Mysore
il nous dit environ 140 et moi d’après mon calcul je pense que nous devrions
être à 100. Mais on n’est plus sur la même route ce que je réalise petit à
petit et ce que je vois ce soir en regardant où sont les villes de Gobi et de
Sati qui se trouve sur la grande route. Tout ça nous a donc fait faire 40km de
plus et ce soir une étape de 300Km.
On ne regrette pas parce que la route est magnifique et
qu’elle nous fait traverser une zone protégée Biligiri Rangaswamy Sanctuary
avec des panneaux sur la route précisant attention traversée d’éléphants,
j’adore ce genre d’information sur une route.
Mais la route c’est aussi l’escalade d’un massif qui sépare
le Tamilnadu du Karnataka. Là c’est une autre paire de manches que Yercaud,
c’est 27 épingles à cheveux sur une route qui fait vraiment route de montagne
et qui sert aussi manifestement de voies de communication entre les deux états.
Côté Karnataka la descente est plus douce avec une
végétation composée pour beaucoup d’énormes bouquets de bambous.
On croise même un animal qui traverse la route devant nous
et qui ressemble à un tapir et il ne semble pas être dérangé par notre
présence.
La route est belle mais on commence à souffrir surtout des
fesses.
On fait un arrêt boisson à Chamrajnagar, où on est aussi
l’attraction, les gens ne parlent plus le tamil et ça fait une différence,
l’écriture sur les écriteaux ressemble à celle des cingalais.
Plus que 60km avec une dernière partie sur une mauvaise
route, c’est le plus fatigant en fin de trajet et enfin Mysore. Il est 17h.
On suit les indications qui mènent au palais, les hôtels que
j’ai notés sont tout alentour.
Devant le palais on essaye de se repérer avec la carte du
Lonely, un homme en scoot avec sa fille ou sa petite fille nous demande ce
qu’on cherche et nous fait signe de le
suivre, il nous conduit rue Hashard où sont la plupart des hôtels.
Véro lit rapidement le résumé que j’ai fait de chacun et se
décide pour le Park Lane ancien relai de routard complètement refait.
On visite c’est décidé on s’arrête là pour trois nuits.
Un homme se charge des bagages on est au troisième chambre
307. La moto est gardée la nuit par un veilleur de nuit.
On ressort pour profiter des derniers rayons du soleil. Véro
est déjà conquise par cette ville.
On boit un pot sur un restau terrasse qui surplombe un
quartier de la ville.
Il fait nuit on se perd dans le marché et on se retrouve.
On revient à l’hôtel pour dîner on a déjà envie de faire
plein de chose dans cette ville.
Le restau de l’hôtel est coté c’est un peu un lieu de vie où
il faut venir. On mange aussi sur une terrasse, chicken tika copieux. Pour
appeler le serveur il faut tirer un fil qui pend au dessus de la table et une
lampe rouge s’allume au-dessus de la table et le serveur vient.
2000Rs TTC la nuit sans le petit dèj.
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Ca me fait plaisir de lire de vos nouvelles. J'imagine que Yercaud, vous a fait la même impression que la mienne. Je pense que vous étiez au même hôtel que le notre. En tous les cas vous avez un bon rythme. J'adore les photos et commentaires quand Jean-Noël regarde la carte. Et tous les beaux visages avec leur turban. Bonne balade à Mysore, les spécialistes du savon au Santal ! On attend les photos avec impatience. La dernière fois que nous y sommes passés, c'était il y a déjà 9 ans...Bises Christine
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