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jeudi 14 février 2013

Lover's day

Hijra
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Les autres photos sont ici
  
Après la fatigue, une bonne nuit de récupération.

Ce matin le temps est  couvert, mais il y a de l’air dans MS.

Je croise dès mon arrivée dans MS un Indien qui promène en laisse son Dalmatien.

Les autres acteurs de la rue sont en place.

Le marchand de lait n’est pas là mais il y a sa cagette de sacs. Ibrahim store est ouvert. Quelques moto et scoot passent en klaxonnant bien que ce soit parfaitement inutile.

A droite après la rue Laporte un fleuriste s’est installé. C’est nouveau.

Rue Petit-Canal l’homme est toujours assis sur son plateau, de l’autre côté les femmes s’activent.

Devant la cathédrale un groupe d’Indiens et parmi eux un bébé, il s’agit peut-être d’un baptême.
La petite marchande de lait, les mendiantes.

Un cycliste me double il pédale en téléphonant.

L’odeur à l’arrivée sur le canal. Le lecteur de journal à côté du Hot Bread. Quelques personnes déjeunent à l’intérieur. Je prends mon pain. Je ressors.
Le lecteur de journal a abandonné son journal posé devant lui sur les marches qui donnent sur la rue, il parle au téléphone.

Un car déverse des infirmières ou des aides soignantes en face de l’hôpital.
Un tracteur benne passe avec ses six femmes chargées du ramassage des ordures.
La rue Capitaine Marius Xavier est toute pavée de pavés autobloquants, tous les habitants de la rue sont maintenant au même niveau d’égalité.

Rue Candappa je croise une belle Indienne en sari, elle porte sur la tête une bassine en fer blanc pleine d’ordures, c’est ça la modernisation.

Véro se lève et me dit qu’aujourd’hui c’est la Saint Valentin, je lui dis la présence nouvelle du fleuriste sur MS et je comprends mieux cette installation spontanée.


Après le petit-dèj on décide d’aller à pied faire des courses.

Passage obligatoire au bistrot du thé . Tout le long de MGroad Véro prend des photos de rickshaws qui ramènent des ménagères du marché Goubert.

On passe dans la petite rue Diagu Moudaliar, où il y a le tailleur et un peu plus loin les fournisseurs de matériel de coutures. Véro y trouve un tas de choses et notamment des boutons pour sa veste en lin parce que ceux mis par le tailleur n’était pas terribles, des petits ciseaux de couture qui ici ne coûte presque rien.
Puis de l’autre côté de la rue il y a l’artisan joaillier qui est en train d’ouvrir. C’est un homme géant qui tire vers le haut le lourd volet métallique qui ferme sa boutique. Puis il s’installe assis sur le sol dans son atelier qui fait un mètre cinquante d’ouverture et environ trois mètres de profondeur.
La banque pour recevoir les clients est à sa hauteur d’homme assis c’est un petit meuble de 50cm de haut. Tout est disposé dans le rayon de ses bras, à côté de la banque, la balance pour peser les métaux, devant lui un petit brasero au feu de bois. Une fois installé, coincé entre deux murs, il ne bouge plus de la journée, sauf les bras et le torse.
Véro lui explique en anglais ce qu’elle attend de lui pour les réparations de bijoux en  or et en argent qu’elle apporte. Il répond en tamoul et elle comprend tout ce qu’il lui dit. Il vérifie si les bijoux sont bien en or ou en argent.
C’est un artisan qui a dû bien suivre les cours de la Chambre des métiers car il prépare un devis et note bien tout ce que Véro lui laisse, par exemple il note bien qu’elle ne lui a laissé qu’une bouche d’oreille. Il demande un acompte et note sur le devis la somme.
Tout devrait être prêt pour demain soir mais on lui dit qu’on ne passera que samedi en venant chez le tailleur.

Comme on passe à côté de Linen World Véro ne peut résister de monter à l’étage et se prend une chemise pour elle.

De là on va chez Kid’s Page qui est dans la rue Ranga Pilai. C’est un libraire spécialisé dans les livres pour enfant, et notamment comme ici l’art est considéré, il a beaucoup de livres d’enfant pour apprendre à dessiner.

On fait le plein pour les Chic-Oufs.

On traverse le canal et rejoignons NS dans la ville blanche pour aller voir une boutique cachemiri Lahora, qui pratique des prix «honnêtes » si ce mot existe en cachemiri.

Puis on veut retourner à la boutique « Harpagon » acheter un second porte-savon. On galère un peu pour la retrouver, je suis parti sur la rue St Gilles alors que c’est la rue Dupuy.
Véro a l’impression qu’ici aussi les prix on augmenté et que le porte-savon est passé de 65Rs à 85Rs.
Les vacanciers de février sont très attendues cette année.

On revient par MS pour acheter une papaye et des bananes.
On arrive par la rue Sri Aurobindo et Véro prend des serviettes à Cotton World, petit à petit on fait le plein de ce qu’on veut ramener. On arrive à la moitié du séjour.

En face du Nilgiris il y un marchand ambulant de papayes et on assiste à une scène curieuse une femme étrange demande de l’argent contre sa bénédiction et le marchand marche paie et se laisse bénir.
Véro qui est en pleine littérature indienne depuis le début du séjour réalise que c’est une Hijra, un transsexuel toléré par qu’ils ou elles chassent le mauvais œil.

Vero la prend en photo, paie et reçoit sa bénédiction. La Hijra va de boutique en boutique et remonte la rue Ranga Poulle, les marchands lui donnent de l’argent en fait personne ne refuse sa bénédiction. Les gens dans la rue l’arrêtent, un cycliste. Et elle va ainsi d’une personne à l’autre comme si elle esquissait à chaque fois des pas de danse.

Véro achète du raisin parce qu’il n’y a pas de bananes qui correspondent à celles qu’on veut.

Petit à petit on réalise qu’aujourd’hui c’est Lover’s day. Le marchand de fleurs ne vend plus son bouquet de roses 150 ou 200, mais 400Rs, c’est Lover’s day dit-il oui mais est-ce une bonne raison pour se faire entuber ?

On revient à la maison parce que ça fait presque trois heures qu’on se promène.
On pose tout et on va déjeuner au Banana Café rue Cazy.
Spaghettis pour tous les deux. Eux aussi  on changé leur carte les spaghettis n’ont pas augmentés, je ne dirais pas la même chose pour les gratins.

On revient prendre notre café et nous reposer. Après midi repos car ce soir il y a deux concerts à partir de 7h30 et on va y aller.

Je continue la préparation du voyage. J’ai préparé des fiches pour chaque étape avec le parcours et les hôtels possibles à l’arrivée, bien que pour le parcours et les hôtels, la pratique nous a appris que ça ne correspondait pas toujours dans la réalité.

Véro peint.



Vers 18h30 on prend le chemin de la promenade Goubert pour aller voir les concerts programmés dans le cadre du Festival de France « Bonjour India ». avec deux groupes Fantazio et Les Vendeurs d’Enclume.
En route on croise V et son fils qui vont faire du badminton.

Un groupe est en train de faire ses réglages sur une estrade adossée à la maison Colombani et donnant sur l’avenue Goubert sur laquelle la circulation est interdite le soir à partir de 17h30.

On s’installe assis sur le bord du trottoir et on attend.

Vers 7h30 des employés de l’AF apportent des fauteuils plastiques rouges empilés et posent les piles devant l’estrade. On ne peut pas prendre de fauteuils parce qu’ils sont réservés aux personnes importantes qui arrivent elles aussi. Peu de gens connus sauf un Frog avec sa femme et ses enfants. Lui s’arrête pour nous saluer, elle passe avec les enfants, sans nous voir. Il s’est fait mal en faisant du surf et il est bloqué sur tout le haut du corps.
Quand la distribution de fauteuils commence, je m’approche pour essayer dans prendre trois mais ce n’est pas facile car les invités importants se les distribuent et surveillent jalousement les resquilleurs comme moi. Je réussis quand même à en prendre trois parce qu’on n’ose rien me dire. Deux pour nous et un pour V qui nous a rejoint.
Sans scrupule les invités d’honneur se posent dans leur fauteuil devant les gens qui sont assis depuis au moins une heure sur le trottoir.
On pose nos fauteuils au bord du trottoir là où on était assis pour ne pas gêner ceux qui attendaient avec nous et pour leur montrer que  pour nous ils ont une existence et qu’on doit en tenir compte.

Le premier groupe monte sur l’estrade commence à installer ses instruments quand coup de théâtre une énorme cascade d’eau se met à tomber  du toit de la maison Colombani juste sur la batterie et éclabousse la scène. Précipitation pour sauver les instruments, amener une bâche pour protéger la batterie. On comprend lorsqu’on a vécu dans ces pays que c’est le tank qui déborde, celui qui est chargé de le remplir chaque soir a oublié d’arrêter la pompe et dans ces conditions l’eau déborde pendant un moment. C’est d’ailleurs peut-être ainsi tous les soirs mais il n’y a pas tous les soirs un orchestre qui joue au-dessous.
Toujours l’efficacité de l’organisation de l’AF, le directeur est là pas inquiet du tout, il a bien pensé a réserver des fauteuils à ses copains, c’est le principal.

Le premier concert peut commencer. C’est un peu n’importe quoi mais avec des gens qui aiment ce qu’ils font et qui font passer au spectateur ce plaisir de faire de la musique et de chanter ensemble. Fantazio est une bête de scène.

Dès le début du concert , les aaaaaamis qui se sont montrés à la populace laissent leur fauteuil et rentre au château. C’est fatigant cette musique de sauvage.

Le groupe suivant « Vendeurs d’enclumes » se prend beaucoup plus au sérieux, Prix George Moustaki en 2012 et ils veulent faire de la bonne musique, avec de bons textes, mais à mon avis c’est malheureusement pas ce qui se passe.

À la fin des deux concerts, Fantazio revient pour animer la scène et donner du bonheur aux spectateurs.

On rentre.

Il est près de minuit lorsqu’on se couche, on est fatigué, mais on n’arrive pas à trouver rapidement le sommeil.

Les autres photos sont ici 

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