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samedi 16 février 2013

stage aquarelle chez Pichaya

Aquarelle chez Pichaya

Pas d'autres photos !
Mais comme tous les jours ou presque "La minute à Pondy" de Jno sur Facebook.
  
Hier soir je me suis trompé je croyais qu’on était jeudi et je pensais que nous aurions « Envoyé spécial » sur TV5. En fait comme on était vendredi il y avait au programme « Faut pas rêver » avec Tania Young que nous avions déjà vu, plutôt entendu en début de semaine à 18h30.
Ici la télé nous sert beaucoup de radio, car ce n’est pas désagréable en faisant autre chose d’entendre parler français.

La chaleur est entrée dans l’appartement. Il faut attendre environ deux heures du matin pour que le corps ressente une différence de température et ça dure jusqu’à environ  6h du matin.

Ce matin tout est découvert et une lumière dorée enveloppe déjà l’arbre devant le balcon.

Le petit marchand de lait discute avec un mendiant. Des femmes s’activent à nettoyer la rue Montorsier.

Un scoot électrique passe sans bruit.

Rue Petit canal l’homme est assis sur son chariot et de l’autre côté plus étonnant des femmes sont encore allongées.

Un tracteur benne passe à toute vitesse avec son chargement d’employés, 4 femmes assises sur les ailes des roues et une autre debout sur l’accroche de la benne. Un homme est aussi debout dans la benne. Ils se rendent certainement sur le lieu de nettoyage qui leur est affecté.

Devant la cathédrale la petite marchande de lait toujours dans son cahier de comptabilité. Les mendiants en ligne sur les marches.

Le soleil arrive juste en face dans la rue Ranga Poullé, je suis obligé de marcher en baissant la tête car je n’ai pris ni mon chapeau ni mes lunettes solaires.

Hot Bread,trois occidentaux déjeunent.

Sur le quai d’Ambour, un tracteur benne et son chargement d’employés.

Le mendiant est toujours sous sa couverture verte comme un tas entouré d’amoncellement de choses diverses, le tout ressemble à un ramassis d’immondices.

Le soleil arrive aussi directement dans la rue Candappa et je vois ses rayons qui viennent lécher la porte fenêtre de l’étage avant de pénétrer dans la pièce.

Je prépare le petit-dej. Véro se lève et on prend notre petit déjeuner.

Après les remises en ordre du matin pour nous et pour la maison, on part à moto boire un thé.

De là on veut aller chez Pichaya, la moto y met de la mauvaise volonté, je m’escrime sur le kick et ça me fatigue. Je me demande comment fait Félix pour sentir immédiatement qu’elle va démarrer. Véro me dit qu’il est tombé dans la mécanique quand il était petit.

Elle démarre.

Chez Pichaya pour une fois on ne  tombe que sur des gens sympathiques. Un couple des environs de Brive, une femme qui fait du deal avec Aroule pour des chemises, un parisien « Bounty » de Karaikal particulièrement simple et gentil.

Pichaya est en forme aussi. Il nous parle de Dylan et Géraldine qui sont toujours dans son cœur et il nous dit aussi qu’il essaye d’oublier tout de suite tous ces gens qu’il rencontre et qui partent parce que sinon c’est trop dur.
On se rend compte que cette espèce d’ours du fait de sa condition de brahmane est d’une sensibilité qu’il ne doit certainement pas avoir le droit de montrer.

Véro lui propose de venir lui montrer la technique de l’aquarelle cet après-midi. C’est d’accord on revient vers 15h. Pichaya hésitait parce qu’il voulait acheter ce qu’il fallait mais Véro lui dit qu’elle lui fournira tout. Pichya est un Indien mieux élevé qu’un élève de Véro qui venait sans se préoccuper qu’il utilisait le matériel de Véro bien que celle-ci lui ait dit qu’il devait avoir le sien. Le savoir-vivre n’est pas inné en occident, nous en avons malheureusement de nombreux témoignages.

Avant de partir Pichaya veut qu’on prenne deux poissons qu’il vient d’acheter. Véro n’est pas très chaude mais elle n’a pas le choix et on revient vite à l’appart avec nos poissons pour les mettre au frigo.

Finalement on reste à l’appart. On regarde les infos de télé-matin jusqu’à ce que la Française appelle pour dire qu’elle est chez Aroule.

Je pose d’un coup  de moto Véro à l’entrée du marché rue Barathi et j’essaye de garer la moto. Depuis que c’est interdit de garer les motos sur NS c’est de plus en plus difficile de trouver une place dans les rues perpendiculaires.

Je vais jusqu’à la rue Calathisyaran Koil et je trouve une place juste en tournant à droite dans la rue.
Je reviens à pied jusque chez Aroule où je retrouve Véro et la Française. Elle se fait faire par Aroule une chemise en tissu de turban un coton très fin et Véro se fait faire la même.

Ensuite on lui montre où se trouve notre tailleur et le Linen World. On la laisse et on va déjeuner à l’Aristo.

On rencontre à nouveau la cantatrice qui donne un concert demain matin à 10h dans une salle de l’Ashram, rue St Gilles, on lui dit qu’on viendra.

Retour à l’appart, café et repos.

Véro prépare son matériel pour retourner chez Pichaya lui montrer la technique de l’aquarelle.

On part vers 15h, mais à l’arrivée Pichaya est toujours en train de faire la sieste. Il faut le réveiller.
Tout le monde participe au cours, la femme de ménage, la cuisinière, une fillette qui appartient sûrement à quelqu’un, un homme de passage et la Française quand elle sort de sa chambre.
Pichaya est très heureux de voir tout ce monde et il ne lui vient même pas à l’idée que sa femme de ménage pourrait faire le ménage, s’occuper des chambres. Ici c’est comme ça chacun a une fonction mais quand c’est inopiné, c’est pour tout le monde.

Pichaya qui est peintre a vite compris ce qu’il pourrait faire avec l’aquarelle. Ce n’est pas un élève très attentif, mais intéressé par cette technique qu’il découvre et avec de l’aquarelle, il fait du Pichaya.

Puis il  part sur une autre idée, au bout d’une heure et demie tout le monde est fatigué et on le laisse en lui promettant de repasser après le trip.

On va se faire un petit 4h au Daily Bread, mousse au chocolat et jus de papaye. Ensuite on va chez le joaillier, mais il est fermé. Chez le tailleur, le pantalon est prêt mais pas la veste. Il faudra revenir lundi.

On rentre à l’appart. À peine arrivés coup de fil, c’est le tailleur pour dire qu’en fait les gars se sont trompés, la veste est prête. On revient. Le temps d’essayer le pantalon quand même, re-coup de fil du tailleur pour nous dire d’essayer le pantalon. C’est fait il va bien.

Retour chez le tailleur on récupère la veste. On le règle. Le joaillier est toujours fermé. On va chez Royal Emporium pour trouver un bout de tissus pour la vieille veste et lui donner notamment aux manches usées un nouveau look.

Véro prend un bout de tissu. On passe prendre de la bière et on va chez le photographe sur MGroad, une vieille histoire ,Véro a pris un vieil homme dans la rue Candappa et lui avait promis de lui donner la photo et on ne l’a pas encore fait. La photo sera prête lundi. Il va falloir y penser dans tout ce qu’on aura à faire lundi pour préparer notre départ.

On pense pouvoir rentrer à l’appart mais je me rappelle soudain qu’il y a le joaillier qu’on a oublié. On retourne, mais sa boutique n’est toujours pas ouverte. On demande au voisin qui dit que sa moto est là et qu’il ne va pas tarder à revenir. On s’assied sur les escaliers de la boutique en face dans la nuit car il n’y a pas d’électricité dans la rue et on attend. Le voisin qui nous dit wait and see depuis un moment finit par nous donner le n° de téléphone du joaillier, on l’appelle, il dit qu’il  arrive.

On attend encore un bon moment et il finit par arriver. Le travail est bien fait et on est content. On le règle et il s’excuse, il était en train d’acheter un sari à bobonne.

On rentre, Véro est crevé avec son rhume qui n’en finit pas de se déclarer. Elle prépare le repas et je continue le blog jusqu’à la coupure d’électricité qui dure maintenant depuis 1h et demie.

On a mangé, le poisson de Pichaya qui s’avère être du maquerau, avec du riz blanc, une salade composée et une tranche de papaye.

Et puis on attend. Grâce aux batteries de l’appart on a une lampe et un ventilo, au bout d’un moment je décide de prendre  l’ordi avec la batterie pour continuer le blog.

Voilà c’est fait, il est bientôt 21h et toujours pas d’électricité mais Véro va quand même pouvoir mettre en ligne, grâce à la batterie de l’ordi.

1 commentaire:

  1. C'est toujours avec plaisir que je suis vos aventures, même si je ne me manifeste pas souvent !

    Roland az

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