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| Aquarelle chez Pichaya |
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Mais comme tous les jours ou presque "La minute à Pondy" de Jno sur Facebook.
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Hier soir je me suis trompé je
croyais qu’on était jeudi et je pensais que nous aurions « Envoyé spécial »
sur TV5. En fait comme on était vendredi il y avait au programme « Faut
pas rêver » avec Tania Young que nous avions déjà vu, plutôt entendu en
début de semaine à 18h30.
Ici la télé nous sert beaucoup de
radio, car ce n’est pas désagréable en faisant autre chose d’entendre parler
français.
La chaleur est entrée dans
l’appartement. Il faut attendre environ deux heures du matin pour que le corps
ressente une différence de température et ça dure jusqu’à environ 6h du matin.
Ce matin tout est découvert et
une lumière dorée enveloppe déjà l’arbre devant le balcon.
Le petit marchand de lait discute
avec un mendiant. Des femmes s’activent à nettoyer la rue Montorsier.
Un scoot électrique passe sans
bruit.
Rue Petit canal l’homme est assis
sur son chariot et de l’autre côté plus étonnant des femmes sont encore
allongées.
Un tracteur benne passe à toute
vitesse avec son chargement d’employés, 4 femmes assises sur les ailes des
roues et une autre debout sur l’accroche de la benne. Un homme est aussi debout
dans la benne. Ils se rendent certainement sur le lieu de nettoyage qui leur
est affecté.
Devant la cathédrale la petite
marchande de lait toujours dans son cahier de comptabilité. Les mendiants en
ligne sur les marches.
Le soleil arrive juste en face
dans la rue Ranga Poullé, je suis obligé de marcher en baissant la tête car je
n’ai pris ni mon chapeau ni mes lunettes solaires.
Hot Bread,trois occidentaux
déjeunent.
Sur le quai d’Ambour, un tracteur
benne et son chargement d’employés.
Le mendiant est toujours sous sa
couverture verte comme un tas entouré d’amoncellement de choses diverses, le
tout ressemble à un ramassis d’immondices.
Le soleil arrive aussi
directement dans la rue Candappa et je vois ses rayons qui viennent lécher la
porte fenêtre de l’étage avant de pénétrer dans la pièce.
Je prépare le petit-dej. Véro se
lève et on prend notre petit déjeuner.
Après les remises en ordre du
matin pour nous et pour la maison, on part à moto boire un thé.
De là on veut aller chez Pichaya,
la moto y met de la mauvaise volonté, je m’escrime sur le kick et ça me
fatigue. Je me demande comment fait Félix pour sentir immédiatement qu’elle va
démarrer. Véro me dit qu’il est tombé dans la mécanique quand il était petit.
Elle démarre.
Chez Pichaya pour une fois on ne tombe que sur des gens sympathiques. Un couple
des environs de Brive, une femme qui fait du deal avec Aroule pour des
chemises, un parisien « Bounty » de Karaikal particulièrement simple
et gentil.
Pichaya est en forme aussi. Il
nous parle de Dylan et Géraldine qui sont toujours dans son cœur et il nous dit
aussi qu’il essaye d’oublier tout de suite tous ces gens qu’il rencontre et qui
partent parce que sinon c’est trop dur.
On se rend compte que cette
espèce d’ours du fait de sa condition de brahmane est d’une sensibilité qu’il
ne doit certainement pas avoir le droit de montrer.
Véro lui propose de venir lui
montrer la technique de l’aquarelle cet après-midi. C’est d’accord on revient
vers 15h. Pichaya hésitait parce qu’il voulait acheter ce qu’il fallait mais
Véro lui dit qu’elle lui fournira tout. Pichya est un Indien mieux élevé qu’un
élève de Véro qui venait sans se préoccuper qu’il utilisait le matériel de Véro
bien que celle-ci lui ait dit qu’il devait avoir le sien. Le savoir-vivre n’est
pas inné en occident, nous en avons malheureusement de nombreux témoignages.
Avant de partir Pichaya veut
qu’on prenne deux poissons qu’il vient d’acheter. Véro n’est pas très chaude
mais elle n’a pas le choix et on revient vite à l’appart avec nos poissons pour
les mettre au frigo.
Finalement on reste à l’appart.
On regarde les infos de télé-matin jusqu’à ce que la Française appelle pour
dire qu’elle est chez Aroule.
Je pose d’un coup de moto Véro à l’entrée du marché rue Barathi
et j’essaye de garer la moto. Depuis que c’est interdit de garer les motos sur
NS c’est de plus en plus difficile de trouver une place dans les rues perpendiculaires.
Je vais jusqu’à la rue
Calathisyaran Koil et je trouve une place juste en tournant à droite dans la
rue.
Je reviens à pied jusque chez
Aroule où je retrouve Véro et la Française. Elle se fait faire par Aroule une
chemise en tissu de turban un coton très fin et Véro se fait faire la même.
Ensuite on lui montre où se
trouve notre tailleur et le Linen World. On la laisse et on va déjeuner à
l’Aristo.
On rencontre à nouveau la
cantatrice qui donne un concert demain matin à 10h dans une salle de l’Ashram,
rue St Gilles, on lui dit qu’on viendra.
Retour à l’appart, café et repos.
Véro prépare son matériel pour
retourner chez Pichaya lui montrer la technique de l’aquarelle.
On part vers 15h, mais à
l’arrivée Pichaya est toujours en train de faire la sieste. Il faut le
réveiller.
Tout le monde participe au cours,
la femme de ménage, la cuisinière, une fillette qui appartient sûrement à quelqu’un,
un homme de passage et la Française quand elle sort de sa chambre.
Pichaya est très heureux de voir
tout ce monde et il ne lui vient même pas à l’idée que sa femme de ménage
pourrait faire le ménage, s’occuper des chambres. Ici c’est comme ça chacun a
une fonction mais quand c’est inopiné, c’est pour tout le monde.
Pichaya qui est peintre a vite
compris ce qu’il pourrait faire avec l’aquarelle. Ce n’est pas un élève très
attentif, mais intéressé par cette technique qu’il découvre et avec de
l’aquarelle, il fait du Pichaya.
Puis il part sur une autre idée, au bout d’une heure
et demie tout le monde est fatigué et on le laisse en lui promettant de
repasser après le trip.
On va se faire un petit 4h au
Daily Bread, mousse au chocolat et jus de papaye. Ensuite on va chez le
joaillier, mais il est fermé. Chez le tailleur, le pantalon est prêt mais pas
la veste. Il faudra revenir lundi.
On rentre à l’appart. À peine
arrivés coup de fil, c’est le tailleur pour dire qu’en fait les gars se sont
trompés, la veste est prête. On revient. Le temps d’essayer le pantalon quand
même, re-coup de fil du tailleur pour nous dire d’essayer le pantalon. C’est
fait il va bien.
Retour chez le tailleur on
récupère la veste. On le règle. Le joaillier est toujours fermé. On va chez
Royal Emporium pour trouver un bout de tissus pour la vieille veste et lui
donner notamment aux manches usées un nouveau look.
Véro prend un bout de tissu. On
passe prendre de la bière et on va chez le photographe sur MGroad, une vieille
histoire ,Véro a pris un vieil homme dans la rue Candappa et lui avait promis
de lui donner la photo et on ne l’a pas encore fait. La photo sera prête lundi.
Il va falloir y penser dans tout ce qu’on aura à faire lundi pour préparer
notre départ.
On pense pouvoir rentrer à
l’appart mais je me rappelle soudain qu’il y a le joaillier qu’on a oublié. On
retourne, mais sa boutique n’est toujours pas ouverte. On demande au voisin qui
dit que sa moto est là et qu’il ne va pas tarder à revenir. On s’assied sur les
escaliers de la boutique en face dans la nuit car il n’y a pas d’électricité
dans la rue et on attend. Le voisin qui nous dit wait and see depuis un moment
finit par nous donner le n° de téléphone du joaillier, on l’appelle, il dit
qu’il arrive.
On attend encore un bon moment et
il finit par arriver. Le travail est bien fait et on est content. On le règle
et il s’excuse, il était en train d’acheter un sari à bobonne.
On rentre, Véro est crevé avec
son rhume qui n’en finit pas de se déclarer. Elle prépare le repas et je
continue le blog jusqu’à la coupure d’électricité qui dure maintenant depuis 1h
et demie.
On a mangé, le poisson de Pichaya
qui s’avère être du maquerau, avec du riz blanc, une salade composée et une
tranche de papaye.
Et puis on attend. Grâce aux
batteries de l’appart on a une lampe et un ventilo, au bout d’un moment je
décide de prendre l’ordi avec la batterie
pour continuer le blog.
Voilà c’est fait, il est bientôt
21h et toujours pas d’électricité mais Véro va quand même pouvoir mettre en
ligne, grâce à la batterie de l’ordi.

C'est toujours avec plaisir que je suis vos aventures, même si je ne me manifeste pas souvent !
RépondreSupprimerRoland az