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| Le bouquet d'avant hier qui pour l'instant résiste encore à la chaleur. |
Pas d'autres photos !
Mauvaise nuit, la chaleur s’est
installée dans la chambre et du fait du rhume de Véro on n’a pas osé mettre la
clim.
Je me suis endormi vers trois
heures du matin et réveillé à 6h pendant les moments où la chaleur est la moins
forte.
Ce matin, il fait très beau et
déjà chaud lorsque j’arrive dans la rue Candappa. La bonne de la maison où il y des bergers allemands nettoie la rue
devant la porte. Sur la porte il y a une croix pour bien marquer leur
appartenance religieuse et une plaque sur laquelle il est inscrit « Beware
dogs ». C’est sûr que lorsqu’on a vu les chiens une fois, on fait gaffe.
Rue Petit-Canal l’homme n’est
plus sur le plateau de son tricycle, il n’a même plus le plateau tricycle. Il a
du trouver un travail. Par contre les femmes sont en train de se lever.
Sur les marches du parvis de la
cathédrale les mendiants on pris position pour la sortie de la messe.
Le soleil dans la figure rue
Ranga Pillai. Du monde au Cool Cat en face du Hot Bread, par contre personne
dans la salle du Hot Bread.
A la caisse, la panique, une
femme indienne ne veut pas régler ce qu’on lui demande. Le serveur et le
caissier ne sont sûr de rien. Echange de billets et de pièces dans les deux
sens. Dans ces cas d’autres Indiens arrivent avec leurs achats et évidemment me
passent devant. La femme part, on la rappelle, nouvel échange de billets.
L’Indien se retrouve maintenant dans la même situation il n’est pas d’accord
avec ce qu’on lui demande. Il donne 3 billets de 10 le caissier lui rend des
billets de 100. Je suis moi-même sidéré de ce qui se passe. Un autre Indien
profitant de la situation essaye de passer lui aussi. Je commence à montrer mon
mécontentement parce que depuis le début mon pain a été pris et personne ne
s’en occupe alors qu’ils sont trois à chaque fois pour essayer de résoudre les
problèmes. Ils s’excusent et me servent en m’expliquant qu’il y avait un
problème. J’avais compris.
Je remonte le quai d’Ambour.
Le mendiant du quai semble
toujours là. J’ai une hésitation parce qu’aujourd’hui ce qui surmonte le tas
d’immondices c’est un drap qui a dû être blanc un jour et non plus la
couverture verte habituelle. Compte tenu de la montée de la température il a
pris quelque chose de moins chaud dans sa lingerie.
Véro est levée, elle a déjà mis
en route la machine à laver le linge. Je prépare le café, le petit dèj.
Après la toilette du matin on
attend que la machine se termine et coupure d’électricité. Ça finit par être
énervant pour des gens qui se veulent organisés. Heureusement ça ne dure pas
longtemps.
La machine repart on attend
qu’elle se termine pour étendre le linge.
Dès que c’est fait on prend la
moto pour aller boire un thé. Ce matin c’est tout le processus de la
fabrication du thé qu’il faut subir.
Il fait déjà chaud.
Un Kéralais nous entreprend pour
des massages.
Enfin le thé est prêt. Il est
très chaud, ce qui ajoute à la chaleur du jour.
On va à l’Ashram, pour écouter la
cantatrice. C’est en face du lieu ou les deux escrocs reposent. Un bâtiment de
scolarité apparemment. On monte à l’étage et on s’installe dans une salle qui
donne sur la rue. On retrouve C la Belge qui est là et qui connaît aussi la
chanteuse pour qui elle va vendre les CD à la sortie.
On est dans le monde ashramesque.
Sur des fauteuils sont installés les vieux adeptes et sur les tapis toutes les
générations dans une position de Lotus pour mieux recevoir cette voix qui va
s’exprimer.
Derrière la scène, le portrait de
la grenouille, avec ses maigres cheveux tirés en arrière, son front marqué de
trois rides, ses gros sourcils, épilés entre les yeux, à la naissance du nez,
ses yeux en forme de lune horizontale, ses cernes, que rehausse le fond de
teint clair qui barbouille son visage, son long nez qui relie le front à la
bouche dans ce visage ovale, les pommettes tombantes de vieille femme, enfin la
bouche serrée et souriante qui dissimule une vilaine implantation dentaire,
qu’on voit très bien sur les photos ou elle est plus jeune, mais avec l’âge,
malgré la sagesse, elle a gardé un brin de coquetterie féminine et c’est cette
bouche qui lui donne son air de grenouille.
Ce visage à la fois fermé et
ouvert semble regarder l’autre en l’accueillant tel qu’il est, c’est-à-dire
convaincu de sa sainteté à elle. Et elle dans son regard pétillant et fatigué
on peut lire de l’indifférence et de la déception de voir encore une fois, un
adepte ébahit qui ne voudra jamais croire qu’elle n’est rien. Alors elle essaye
d’être quelque chose, de répondre à son attente, son sourire hypocrite est
accueillant et sans illusion il laisse aux adeptes leurs propres égarements.
La chanteuse se met en route en
suivant un magnéto qui diffuse la musique.
Hier elle a demandé à Véro de
faire des photos, aujourd’hui Véro s’est présenté pour lui dire qu’elle était
là pour les photos et quand Véro commence à prendre des photos sans flash, la
chanteuse lui fait signe d’arrêter.
Au bout d’un moment dans cette
salle qui n’est pas du tout faite pour de la musique, on en a marre. Du coup ce
n’est pas terrible.
Même les lotusiens commencent à
se relâcher, ce qui leur permettra sûrement de reprendre un coup de gourou
parce qu’ils ne tiennent pas la distance. Certains boivent, d’autres pose leur
main sur le tapis comme des gens qui seraient assis dans l’herbe. Tout ça ne va
pas et en plus il fait chaud à crever.
Heureusement ça se termine. C la
Belge se précipite à l’extérieur dans la
rue pour vendre les CD parce qu’on n’a pas le droit de vendre dans les locaux
de l’Ashram.
On repart vers des choses plus
terre à terre acheter de quoi compléter notre apéro pour ce soir dans la
pâtisserie Adyar Ananda Bhavan dans NS.
Puis on passe à Hot Bread prendre
du pain de mie.
On revient à l’appart.
On décide d’aller déjeuner au
banana café parce que c’est le plus près de chez nous et que la bouffe est
complètement neutre. C’est pratique pour essayer d’éviter d’être malade avant
de partir.
Véro prend du gratin de brocolis
avec salade et pommes frites, moi je prends tarte provençale avec salade.
On revient prendre le café et
nous reposer.
Lorsqu’on se lève on entend un
drôle de bruit et on se demande l’un à l’autre ce que c’est.
On monte chercher le linge et là
on s’aperçoit que ce bruit de roulement de tambour, c’est un orage sur le Nord
Est de Pondy où le ciel est tout noir.
Sur la terrasse on trouve une
brosse et on en profite pour passer les sacoches de la moto à l’eau en les
frottant avec la brosse, ça enlève de la poussière, elles vont en prendre
suffisamment sur la route.
Véro se met à peindre le bouquet
de roses déjà peint par O et I, c’est comme un défi pour elle et elle se met la
pression.
La chaleur est insupportable, le
papier aquarelle ne sèche pas et reste tout mou comme lorsque nous étions au
SL.
On décide de mettre en route la
clim. Ça change tout, elle ne fonctionne pas trop fort et on est bien dans la
pièce mais lorsqu’on passe dans une pièce sans clim on a l’impression que le
chauffage est mis.
La clim du séjour fait beaucoup
de bruit, on demandera à A le proprio si c’est normal. Par sécurité on essaie
celle de la chambre, elle est bien elle fonctionne sans bruit.
P&C arrive pour l’apéro.
On passe un bon moment ensemble.

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