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dimanche 17 février 2013

Journée étouffante

Le bouquet d'avant hier qui pour l'instant résiste encore à la chaleur.

Pas d'autres photos !

Mauvaise nuit, la chaleur s’est installée dans la chambre et du fait du rhume de Véro on n’a pas osé mettre la clim.
Je me suis endormi vers trois heures du matin et réveillé à 6h pendant les moments où la chaleur est la moins forte.

Ce matin, il fait très beau et déjà chaud lorsque j’arrive dans la rue Candappa. La bonne de la maison où  il y des bergers allemands nettoie la rue devant la porte. Sur la porte il y a une croix pour bien marquer leur appartenance religieuse et une plaque sur laquelle il est inscrit « Beware dogs ». C’est sûr que lorsqu’on a vu les chiens une fois, on fait gaffe.

Rue Petit-Canal l’homme n’est plus sur le plateau de son tricycle, il n’a même plus le plateau tricycle. Il a du trouver un travail. Par contre les femmes sont en train de se lever.

Sur les marches du parvis de la cathédrale les mendiants on pris position pour la sortie de la messe.

Le soleil dans la figure rue Ranga Pillai. Du monde au Cool Cat en face du Hot Bread, par contre personne dans la salle du Hot Bread.

A la caisse, la panique, une femme indienne ne veut pas régler ce qu’on lui demande. Le serveur et le caissier ne sont sûr de rien. Echange de billets et de pièces dans les deux sens. Dans ces cas d’autres Indiens arrivent avec leurs achats et évidemment me passent devant. La femme part, on la rappelle, nouvel échange de billets. L’Indien se retrouve maintenant dans la même situation il n’est pas d’accord avec ce qu’on lui demande. Il donne 3 billets de 10 le caissier lui rend des billets de 100. Je suis moi-même sidéré de ce qui se passe. Un autre Indien profitant de la situation essaye de passer lui aussi. Je commence à montrer mon mécontentement parce que depuis le début mon pain a été pris et personne ne s’en occupe alors qu’ils sont trois à chaque fois pour essayer de résoudre les problèmes. Ils s’excusent et me servent en m’expliquant qu’il y avait un problème. J’avais compris.

Je remonte le quai d’Ambour.

Le mendiant du quai semble toujours là. J’ai une hésitation parce qu’aujourd’hui ce qui surmonte le tas d’immondices c’est un drap qui a dû être blanc un jour et non plus la couverture verte habituelle. Compte tenu de la montée de la température il a pris quelque chose de moins chaud dans sa lingerie.

Véro est levée, elle a déjà mis en route la machine à laver le linge. Je prépare le café, le petit dèj.

Après la toilette du matin on attend que la machine se termine et coupure d’électricité. Ça finit par être énervant pour des gens qui se veulent organisés. Heureusement ça ne dure pas longtemps.

La machine repart on attend qu’elle se termine pour étendre le linge.

Dès que c’est fait on prend la moto pour aller boire un thé. Ce matin c’est tout le processus de la fabrication du thé qu’il faut subir.
Il fait déjà chaud.
Un Kéralais nous entreprend pour des massages.
Enfin le thé est prêt. Il est très chaud, ce qui ajoute à la chaleur du jour.

On va à l’Ashram, pour écouter la cantatrice. C’est en face du lieu ou les deux escrocs reposent. Un bâtiment de scolarité apparemment. On monte à l’étage et on s’installe dans une salle qui donne sur la rue. On retrouve C la Belge qui est là et qui connaît aussi la chanteuse pour qui elle va vendre les CD à la sortie.

On est dans le monde ashramesque. Sur des fauteuils sont installés les vieux adeptes et sur les tapis toutes les générations dans une position de Lotus pour mieux recevoir cette voix qui va s’exprimer.

Derrière la scène, le portrait de la grenouille, avec ses maigres cheveux tirés en arrière, son front marqué de trois rides, ses gros sourcils, épilés entre les yeux, à la naissance du nez, ses yeux en forme de lune horizontale, ses cernes, que rehausse le fond de teint clair qui barbouille son visage, son long nez qui relie le front à la bouche dans ce visage ovale, les pommettes tombantes de vieille femme, enfin la bouche serrée et souriante qui dissimule une vilaine implantation dentaire, qu’on voit très bien sur les photos ou elle est plus jeune, mais avec l’âge, malgré la sagesse, elle a gardé un brin de coquetterie féminine et c’est cette bouche qui lui donne son air de grenouille.

Ce visage à la fois fermé et ouvert semble regarder l’autre en l’accueillant tel qu’il est, c’est-à-dire convaincu de sa sainteté à elle. Et elle dans son regard pétillant et fatigué on peut lire de l’indifférence et de la déception de voir encore une fois, un adepte ébahit qui ne voudra jamais croire qu’elle n’est rien. Alors elle essaye d’être quelque chose, de répondre à son attente, son sourire hypocrite est accueillant et sans illusion il laisse aux adeptes leurs propres égarements.

La chanteuse se met en route en suivant un magnéto qui diffuse la musique.

Hier elle a demandé à Véro de faire des photos, aujourd’hui Véro s’est présenté pour lui dire qu’elle était là pour les photos et quand Véro commence à prendre des photos sans flash, la chanteuse lui fait signe d’arrêter.

Au bout d’un moment dans cette salle qui n’est pas du tout faite pour de la musique, on en a marre. Du coup ce n’est pas terrible.
Même les lotusiens commencent à se relâcher, ce qui leur permettra sûrement de reprendre un coup de gourou parce qu’ils ne tiennent pas la distance. Certains boivent, d’autres pose leur main sur le tapis comme des gens qui seraient assis dans l’herbe. Tout ça ne va pas et en plus il fait chaud à crever.
Heureusement ça se termine. C la Belge se  précipite à l’extérieur dans la rue pour vendre les CD parce qu’on n’a pas le droit de vendre dans les locaux de l’Ashram.

On repart vers des choses plus terre à terre acheter de quoi compléter notre apéro pour ce soir dans la pâtisserie Adyar Ananda Bhavan dans NS.
Puis on passe à Hot Bread prendre du pain de mie.
On revient à l’appart.

On décide d’aller déjeuner au banana café parce que c’est le plus près de chez nous et que la bouffe est complètement neutre. C’est pratique pour essayer d’éviter d’être malade avant de partir.

Véro prend du gratin de brocolis avec salade et pommes frites, moi je prends tarte provençale avec salade.

On revient prendre le café et nous reposer.

Lorsqu’on se lève on entend un drôle de bruit et on se demande l’un à l’autre ce que c’est.

On monte chercher le linge et là on s’aperçoit que ce bruit de roulement de tambour, c’est un orage sur le Nord Est de Pondy où le ciel est tout noir.

Sur la terrasse on trouve une brosse et on en profite pour passer les sacoches de la moto à l’eau en les frottant avec la brosse, ça enlève de la poussière, elles vont en prendre suffisamment sur la route.

Véro se met à peindre le bouquet de roses déjà peint par O et I, c’est comme un défi pour elle et elle se met la pression.

La chaleur est insupportable, le papier aquarelle ne sèche pas et reste tout mou comme lorsque nous étions au SL.

On décide de mettre en route la clim. Ça change tout, elle ne fonctionne pas trop fort et on est bien dans la pièce mais lorsqu’on passe dans une pièce sans clim on a l’impression que le chauffage est mis.
La clim du séjour fait beaucoup de bruit, on demandera à A le proprio si c’est normal. Par sécurité on essaie celle de la chambre, elle est bien elle fonctionne sans bruit.

P&C arrive pour l’apéro.

On passe un bon moment ensemble.


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