Pages

mercredi 27 février 2013

Les lumières de Kochin (saison 2)

Ce soir le soleil tombe dans les filets

Les autres photos sont ici

Lever 7h après une nuit courte mais bonne.

On monte sur le ferry qui dessert l’île de Vypeen, sur lequel passent voitures, camionnettes, motos et piétons.

La traversée est très rapide.

De l’autre côté une vie indienne sans touriste, nous étions d’ailleurs les seuls blancs sur le bac.

On s’attarde un peu sur le bord de l’ile qui est en face de Fort Kochin, des pêcheurs au filet chinois, des cueilleurs de noix de coco et des nettoyeurs de palmier qui font tomber les branches mortes.
Pour nous cette vie est proche de celle du Sri Lanka. Tout au long aussi l’architecture des maisons d’origines portugaises, est aussi semblable à celle du Sri Lanka.

On se retrouve pendant les 23km qui sépare le débarcadère de la plage de Cherai dans une ambiance populaire connue. Et on découvre un côté Porquerolles avec de magnifiques maisons résidences secondaires de riches Indiens.

On prend notre petit déjeuner au palace de la plage le Cherai Beach Resort. C’est un endroit magnifique entre océan et lagon. Le jardin dans lequel sont implantés des bungalow sur l’eau du lagon, sont bordés de palétuviers. Rien à dire sur ce magnifique cadre mais qu’est ce qu’on doit s’y faire chier.

Le petit-dèj est correct et à volonté, toujours la technique buffet.

Un couple de Français avec deux enfants nous font réaliser que les vacances de février on dû commencer en France.

Il faut traverser la route pour se rendre à la plage, escalader le digue de blocs de pierres par un escalier aménagé par l’hôtel et là il y a effectivement une magnifique plage de sable étroite et sur des km. Peu de gens dans l’eau, 4 ou 5 cinq, des enfants, pas de surveillance. Une petite dizaine d’adultes sont affalés sur des lits de plage, à l’ombre de parasols.

C’est tout, sur la droite on  aperçoit un bateau de pêcheurs qui évolue pas très loin du bord. On y va en marchant près de l’eau.

On le regarde manœuvrer et on se demande quelle est sa technique de pêche.

On revient à l’hôtel pour récupérer la moto et on repart par la petite route qui borde l’océan qu’on ne voit pas parce qu’il est partout dissimulé par la digue.

On évolue entre océan et lagon et on retrouve l’ambiance back water du Kérala, ce qui fait sa beauté et sa richesse. Les backwaters sont aussi beaux sur terre que sur l’eau. L’intérêt là c’est qu’on passe tout prêt de la vie des villageois et qu’on peut s’arrêter si l’on veut.

On franchit le lagon par une digue qui nous ramène sur la grande route.

On boit un coup et mangeons les biscuits au chocolat fondu que Véro avait acheté hier en prévision de ce matin. On en a plein les doigts mais j’ai aussi plein les poches les petites serviettes en papier de l’hôtel, bien pratique.

On est à peu près à mi-chemin du débarcadère. Lorsqu’on y arrive on prend la direction Ernakulam qui nous fait franchir un premier pont qui nous mène a l’île de Vallarpadam, sur laquelle il n’y a rien à voir. Ce qu’on voit ressemble à un immense chantier naval et chantier de construction, horrible.

On traverse le pont qui suit pour atteindre l’île de Bolgatty pour aller voir le Bolgatty Palace.

C’est une belle maison du XVIIIème siècle édifiée par les Hollandais.

L’accès nous est refusé une première fois par un gardien qui nous envoie ailleurs. On fait demi-tour et on demande à la population de Bolgatty qui nous confirme que c’est bien l’entrée du Palace. On revient le gardien nous baragouine que ce n’est pas permis d’entrer mais il nous laisse entrer, c’est normal en Inde.

On avance dans un magnifique jardin bordé d’un golf et la route mène à une maison qui gère la marina où sont accosté des bateaux privés.

Ici c’est pas pour les motards ni pour les routards, un hôtel n’avait déjà pas voulu de nous à Coimbator. Il ne suffit pas d’amener des roupies encore faut-il que l’argent arrive dans de belles voitures, ça fait moins je ne pense qu’au pognon, on l’habille de standing.

On s’en fou on gare la moto sur le parking. Le gardien du parking nous tolère parce qu’on dit qu’on va manger et boire un coup et comme il y a un restaurant, il ne peut rien dire.

A la réception glaciale du fait de la clim on explique qu’on veut boire un coup tout simplement et on nous dit qu’ici on ne sert que de la bière et du vin. Devant notre tête étonnée, parce qu’il y a encore des choses qui nous étonnent comme celle là, on nous dit qu’on peut aussi nous servir des sodas.

On passe la réception et on est maintenant à l’intérieur de l’hôtel c’est aussi l’extérieur car on est devant une magnifique piscine.

On sait que maintenant on peut faire ce qu’on veut, personne n’aura le courage de quitter son poste pour nous dire quoi que ce soit.

On va donc voir cette belle maison du XVIIème qui rappelle les belles maisons hollandaise du Sri Lanka et notamment celles de Galle avec leurs énormes piliers ronds.

Les alentour au delà de l’océan ce sont les activités portuaires de la ville, des grues, des citernes énormes, des bateaux qui passent.
Ça me fait penser qu’il y a eu un reportage montrant l’idée géniale d’un architecte qui construits des immeubles d’habitations, de très beaux hôtels dans l’enceinte d’un port où l’activité portuaire continue. Rien de génial le mec parce qu’ici c’est fait, à moins qu’il ne soit venu à Kochin.

Des Indiens comme nous visitent, sans autorisation. On discute et quand on leur dit qu’on voyage en moto ils nous disent que c’est fatigant. Ça on le savait.


On revient vers la salle de restaurant pour boire un coup. Ici ils ne servent que du vin ou de la bière et effectivement des clientes occidentales boivent une bière. Mais dans la salle à côté ils ont des sodas.

En fait dans cet hôtel de grand standing on demande un coca et on veut nous vendre une bouteille en plastique de 2 litres de coca. On a soif mais quand même … pour le reste une sorte de soda hyper sucré, alors on ne boit rien.

On retourne au bâtiment de la marina car j’ai vu qu’il était marqué Coffee Salon. C’est fermé. Véro profite des toilettes, et on finit notre bouteille d’eau qu’on a dans notre sac.

On reprend la moto et on retourne à l’embarcadère.

On passe rapidement il y a beaucoup moins de monde que ce matin où tout le monde se rendait au boulot.

On se gare devant notre guest Sonnetta Residency parce qu’il y encore une voiture stationnée devant le garage bien que ce soit interdit.

On va en face pour boire un coca au Old Harbour. On croise le couple Français d’hier soir A&F qui en sorte, ils viennent d’y prendre une glace. Ils on loué deux vélos mais il y en a un qui ne roule pas on va le leur réparer et ils ne l’auront que demain en attendant ils s’apprêtent à visiter Fort Cochin avec elle sur le porte bagage.

La glace a fait envie à Véro, il n’y a personne au service. On demande à l’accueil si on peut avoir une glace et un coca. Oui, mais ce n’est pas dans le même lieu et ce n’est pas la même caisse.
On nous conseille donc de prendre nos glaces, de les régler et de venir ensuite avec les glaces là où l’on sert du coca.

C’est ce qu’on fait, on s’installe à une table au bon endroit et on commande du coca. Il n’y a plus de coca. On est déconcerté et on ne sait plus quoi faire, un responsable vient et nous propose un lime soda. On dit oui de guerre lasse et de soif inassouvie.

Enfin on traverse pour venir au Sonnetta et le patron du Sonnetta nous dit de ne pas laisser la moto en plein soleil, l’essence s’évapore. Je pousse la moto de l’autre côté de la rue à l’ombre mais un vélo me gêne. Véro vient m’aider prend le vélo par la selle et le guidon et la selle lui reste dans les mains. On est écroulé de rire. On remet la selle et on vient se reposer.

C’est alors que Véro se rend compte qu’après nos 50km sans casque et sans foulard elle a le visage d’un ramoneur. Horreur !

Après le repos on part pour aller voir sous une bonne lumière l’église St Francis. On fait une halte au Teapot pour un 4h cheese cake et lassy. On paie en regardant le prix sur la carte, car ils n’arrivent pas à nous apporter l’addition en moins d’une demi-heure et la lumière baisse sur la façade de l’église.

Ouf, on y arrive à temps à la fois pour la lumière et pour la fermeture, Construite au XVIème siècle c’est la première église chrétienne d’Inde, elle a servi un moment de tombeau pour Vasco de Gamma dont le corps a ensuite été rapatrié au Portugal. Autrement ça ne casse pas des barres. Sauf peut-être le système de ventilation qui consistait en des longues bandes de tissu tendu et suspendu de chaque côté de la nef et auxquelles on appliquait un mouvement horizontal qui brassait l’air.

On revient vers les filets chinois, par un détour par Fabindia, et en empruntant la balade de la digue qui part au niveau du cimetière hollandais.

Photos, photos jusqu’au dernier rayon de soleil car ce soir il ne se couche pas dans la brume.

Les bateaux de pêcheurs apportent  tout ce qu’ils ont pêché, à la criée. Des hommes vident les embarcations avec des paniers. Le panier est mis aux enchères et dès qu’il est vendu, recouvert de glace et chargé dans de petites camionnettes.

Les embarcations arrivent de l’océan et les premières vidées, s’éloignent en se dirigeant vers la passe entre Vypeen et Vallarpadam.

En passant devant la guest, on rentre la moto.

Puis on va chez un petit libraire qui vend des cartes routières de la région car je n’ai rien en ce qui concerne le Kerala.
On discute des Oscars car il vend le roman dont est tiré le film « Life of Pi ». Le livre est en Anglais on va voir si on peut l’avoir pour le Kindle et s’il y a une traduction française, sinon on le lira en Anglais parce qu’il parle de Pondicherry et de Munnar.

Véro est couverte de bouton, suite à des piqûres vraisemblablement depuis hier soir . Le libraire nous indique une pharmacie qu’on ne trouve pas mais on fini par en trouver une. Ils ont sûrement le générique de la Claritine, 35Rs la plaquette, soit ½ euro, (en France 20 fois plus) ceux qui sont concernés apprécieront l’humanité des laboratoires pour se faire du pognon avec la santé des gens.

Véro voit un tailleur et lui demande s’il peut réparer ou lui passer une aiguillée de fil pour réparer mon foulard de moto dont la partie métallique s’est décousu.
En plus il n’y a plus d’électricité.

Il refuse obstinément et nous envoie promener. Comme dit Véro, ils sont gentils mais quand ils sont cons, ils sont cons. C’est un peu commun à tous les pays.

On mange dans un restau Italien le « Upstairs ». On prend des tagliatelles carbonara c’est très, très bon, un peu cher mais rien à dire et le patron très préoccupé de ses clients.

Au début on crève de chaud car c’est toujours power cut, puis enfin l’électricité revient.

Retour au guest, c’est power cut, Véro demande s’ils ont une aiguille et du fil. Ils vont nous monter tout ça à 20h30 après power cut. L’électricité revient et toujours pas d’aiguille et de fil.

Je passe l’ordi à Véro qui a du boulot.

Demain on attaque  notre retour en passant par Allepey et ensuite Péryar et Munnar où on rejoint le trajet prévu.

Les autres photos sont ici

1 commentaire:

  1. Merci de nous faire partager tout cela. C'est toujours aussi beau le Kérala et on dit toujours que le Sri Lanka est un morceau qui s'est détaché du Kérala...Les photos et commentaires sont sympa, surtout quand Jno marche sur la plage.
    Bises
    à vous deux.
    Christine

    RépondreSupprimer

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...