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| Ce soir le soleil tombe dans les filets |
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Lever
7h après une nuit courte mais bonne.
On
monte sur le ferry qui dessert l’île de Vypeen, sur lequel passent voitures,
camionnettes, motos et piétons.
La
traversée est très rapide.
De
l’autre côté une vie indienne sans touriste, nous étions d’ailleurs les seuls
blancs sur le bac.
On
s’attarde un peu sur le bord de l’ile qui est en face de Fort Kochin, des
pêcheurs au filet chinois, des cueilleurs de noix de coco et des nettoyeurs de
palmier qui font tomber les branches mortes.
Pour
nous cette vie est proche de celle du Sri Lanka. Tout au long aussi
l’architecture des maisons d’origines portugaises, est aussi semblable à celle
du Sri Lanka.
On
se retrouve pendant les 23km qui sépare le débarcadère de la plage de Cherai dans
une ambiance populaire connue. Et on découvre un côté Porquerolles avec de
magnifiques maisons résidences secondaires de riches Indiens.
On
prend notre petit déjeuner au palace de la plage le Cherai Beach Resort. C’est
un endroit magnifique entre océan et lagon. Le jardin dans lequel sont
implantés des bungalow sur l’eau du lagon, sont bordés de palétuviers. Rien à
dire sur ce magnifique cadre mais qu’est ce qu’on doit s’y faire chier.
Le
petit-dèj est correct et à volonté, toujours la technique buffet.
Un
couple de Français avec deux enfants nous font réaliser que les vacances de
février on dû commencer en France.
Il
faut traverser la route pour se rendre à la plage, escalader le digue de blocs
de pierres par un escalier aménagé par l’hôtel et là il y a effectivement une
magnifique plage de sable étroite et sur des km. Peu de gens dans l’eau, 4 ou 5
cinq, des enfants, pas de surveillance. Une petite dizaine d’adultes sont
affalés sur des lits de plage, à l’ombre de parasols.
C’est
tout, sur la droite on aperçoit un
bateau de pêcheurs qui évolue pas très loin du bord. On y va en marchant près
de l’eau.
On
le regarde manœuvrer et on se demande quelle est sa technique de pêche.
On
revient à l’hôtel pour récupérer la moto et on repart par la petite route qui
borde l’océan qu’on ne voit pas parce qu’il est partout dissimulé par la digue.
On
évolue entre océan et lagon et on retrouve l’ambiance back water du Kérala, ce
qui fait sa beauté et sa richesse. Les backwaters sont aussi beaux sur terre
que sur l’eau. L’intérêt là c’est qu’on passe tout prêt de la vie des
villageois et qu’on peut s’arrêter si l’on veut.
On
franchit le lagon par une digue qui nous ramène sur la grande route.
On
boit un coup et mangeons les biscuits au chocolat fondu que Véro avait acheté
hier en prévision de ce matin. On en a plein les doigts mais j’ai aussi plein
les poches les petites serviettes en papier de l’hôtel, bien pratique.
On
est à peu près à mi-chemin du débarcadère. Lorsqu’on y arrive on prend la
direction Ernakulam qui nous fait franchir un premier pont qui nous mène a
l’île de Vallarpadam, sur laquelle il n’y a rien à voir. Ce qu’on voit
ressemble à un immense chantier naval et chantier de construction, horrible.
On
traverse le pont qui suit pour atteindre l’île de Bolgatty pour aller voir le
Bolgatty Palace.
C’est
une belle maison du XVIIIème siècle édifiée par les Hollandais.
L’accès
nous est refusé une première fois par un gardien qui nous envoie ailleurs. On
fait demi-tour et on demande à la population de Bolgatty qui nous confirme que
c’est bien l’entrée du Palace. On revient le gardien nous baragouine que ce
n’est pas permis d’entrer mais il nous laisse entrer, c’est normal en Inde.
On
avance dans un magnifique jardin bordé d’un golf et la route mène à une maison
qui gère la marina où sont accosté des bateaux privés.
Ici
c’est pas pour les motards ni pour les routards, un hôtel n’avait déjà pas
voulu de nous à Coimbator. Il ne suffit pas d’amener des roupies encore faut-il
que l’argent arrive dans de belles voitures, ça fait moins je ne pense qu’au
pognon, on l’habille de standing.
On
s’en fou on gare la moto sur le parking. Le gardien du parking nous tolère
parce qu’on dit qu’on va manger et boire un coup et comme il y a un restaurant,
il ne peut rien dire.
A la
réception glaciale du fait de la clim on explique qu’on veut boire un coup tout
simplement et on nous dit qu’ici on ne sert que de la bière et du vin. Devant
notre tête étonnée, parce qu’il y a encore des choses qui nous étonnent comme
celle là, on nous dit qu’on peut aussi nous servir des sodas.
On
passe la réception et on est maintenant à l’intérieur de l’hôtel c’est aussi
l’extérieur car on est devant une magnifique piscine.
On
sait que maintenant on peut faire ce qu’on veut, personne n’aura le courage de
quitter son poste pour nous dire quoi que ce soit.
On
va donc voir cette belle maison du XVIIème qui rappelle les belles maisons
hollandaise du Sri Lanka et notamment celles de Galle avec leurs énormes
piliers ronds.
Les
alentour au delà de l’océan ce sont les activités portuaires de la ville, des
grues, des citernes énormes, des bateaux qui passent.
Ça
me fait penser qu’il y a eu un reportage montrant l’idée géniale d’un
architecte qui construits des immeubles d’habitations, de très beaux hôtels
dans l’enceinte d’un port où l’activité portuaire continue. Rien de génial le
mec parce qu’ici c’est fait, à moins qu’il ne soit venu à Kochin.
Des
Indiens comme nous visitent, sans autorisation. On discute et quand on leur dit
qu’on voyage en moto ils nous disent que c’est fatigant. Ça on le savait.
On
revient vers la salle de restaurant pour boire un coup. Ici ils ne servent que
du vin ou de la bière et effectivement des clientes occidentales boivent une
bière. Mais dans la salle à côté ils ont des sodas.
En
fait dans cet hôtel de grand standing on demande un coca et on veut nous vendre
une bouteille en plastique de 2 litres de coca. On a soif mais quand même …
pour le reste une sorte de soda hyper sucré, alors on ne boit rien.
On
retourne au bâtiment de la marina car j’ai vu qu’il était marqué Coffee Salon.
C’est fermé. Véro profite des toilettes, et on finit notre bouteille d’eau
qu’on a dans notre sac.
On
reprend la moto et on retourne à l’embarcadère.
On
passe rapidement il y a beaucoup moins de monde que ce matin où tout le monde
se rendait au boulot.
On
se gare devant notre guest Sonnetta Residency parce qu’il y encore une voiture
stationnée devant le garage bien que ce soit interdit.
On
va en face pour boire un coca au Old Harbour. On croise le couple Français
d’hier soir A&F qui en sorte, ils viennent d’y prendre une glace. Ils on
loué deux vélos mais il y en a un qui ne roule pas on va le leur réparer et ils
ne l’auront que demain en attendant ils s’apprêtent à visiter Fort Cochin avec
elle sur le porte bagage.
La
glace a fait envie à Véro, il n’y a personne au service. On demande à l’accueil
si on peut avoir une glace et un coca. Oui, mais ce n’est pas dans le même lieu
et ce n’est pas la même caisse.
On
nous conseille donc de prendre nos glaces, de les régler et de venir ensuite
avec les glaces là où l’on sert du coca.
C’est
ce qu’on fait, on s’installe à une table au bon endroit et on commande du coca.
Il n’y a plus de coca. On est déconcerté et on ne sait plus quoi faire, un responsable
vient et nous propose un lime soda. On dit oui de guerre lasse et de soif
inassouvie.
Enfin
on traverse pour venir au Sonnetta et le patron du Sonnetta nous dit de ne pas
laisser la moto en plein soleil, l’essence s’évapore. Je pousse la moto de
l’autre côté de la rue à l’ombre mais un vélo me gêne. Véro vient m’aider prend
le vélo par la selle et le guidon et la selle lui reste dans les mains. On est
écroulé de rire. On remet la selle et on vient se reposer.
C’est
alors que Véro se rend compte qu’après nos 50km sans casque et sans foulard
elle a le visage d’un ramoneur. Horreur !
Après
le repos on part pour aller voir sous une bonne lumière l’église St Francis. On
fait une halte au Teapot pour un 4h cheese cake et lassy. On paie en regardant
le prix sur la carte, car ils n’arrivent pas à nous apporter l’addition en
moins d’une demi-heure et la lumière baisse sur la façade de l’église.
Ouf,
on y arrive à temps à la fois pour la lumière et pour la fermeture, Construite
au XVIème siècle c’est la première église chrétienne d’Inde, elle a servi un
moment de tombeau pour Vasco de Gamma dont le corps a ensuite été rapatrié au
Portugal. Autrement ça ne casse pas des barres. Sauf peut-être le système de
ventilation qui consistait en des longues bandes de tissu tendu et suspendu de
chaque côté de la nef et auxquelles on appliquait un mouvement horizontal qui
brassait l’air.
On
revient vers les filets chinois, par un détour par Fabindia, et en empruntant
la balade de la digue qui part au niveau du cimetière hollandais.
Photos,
photos jusqu’au dernier rayon de soleil car ce soir il ne se couche pas dans la
brume.
Les
bateaux de pêcheurs apportent tout ce
qu’ils ont pêché, à la criée. Des hommes vident les embarcations avec des
paniers. Le panier est mis aux enchères et dès qu’il est vendu, recouvert de
glace et chargé dans de petites camionnettes.
Les
embarcations arrivent de l’océan et les premières vidées, s’éloignent en se
dirigeant vers la passe entre Vypeen et Vallarpadam.
En
passant devant la guest, on rentre la moto.
Puis
on va chez un petit libraire qui vend des cartes routières de la région car je
n’ai rien en ce qui concerne le Kerala.
On
discute des Oscars car il vend le roman dont est tiré le film « Life of
Pi ». Le livre est en Anglais on va voir si on peut l’avoir pour le Kindle
et s’il y a une traduction française, sinon on le lira en Anglais parce qu’il
parle de Pondicherry et de Munnar.
Véro
est couverte de bouton, suite à des piqûres vraisemblablement depuis hier
soir . Le libraire nous indique une pharmacie qu’on ne trouve pas mais on
fini par en trouver une. Ils ont sûrement le générique de la Claritine, 35Rs la
plaquette, soit ½ euro, (en France 20 fois plus) ceux qui sont concernés
apprécieront l’humanité des laboratoires pour se faire du pognon avec la santé
des gens.
Véro
voit un tailleur et lui demande s’il peut réparer ou lui passer une aiguillée
de fil pour réparer mon foulard de moto dont la partie métallique s’est
décousu.
En
plus il n’y a plus d’électricité.
Il
refuse obstinément et nous envoie promener. Comme dit Véro, ils sont gentils
mais quand ils sont cons, ils sont cons. C’est un peu commun à tous les pays.
On
mange dans un restau Italien le « Upstairs ». On prend des
tagliatelles carbonara c’est très, très bon, un peu cher mais rien à dire et le
patron très préoccupé de ses clients.
Au
début on crève de chaud car c’est toujours power cut, puis enfin l’électricité
revient.
Retour
au guest, c’est power cut, Véro demande s’ils ont une aiguille et du fil. Ils
vont nous monter tout ça à 20h30 après power cut. L’électricité revient et toujours
pas d’aiguille et de fil.
Je
passe l’ordi à Véro qui a du boulot.
Demain
on attaque notre retour en passant par
Allepey et ensuite Péryar et Munnar où on rejoint le trajet prévu.
Les autres photos sont ici

Merci de nous faire partager tout cela. C'est toujours aussi beau le Kérala et on dit toujours que le Sri Lanka est un morceau qui s'est détaché du Kérala...Les photos et commentaires sont sympa, surtout quand Jno marche sur la plage.
RépondreSupprimerBises
à vous deux.
Christine