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vendredi 1 février 2013

Camembert et saucisson

Gojojo

Les autres photos sont ici

On se lève de bonne heure ce matin après une bonne nuit et on va au pain.
Véro prend des photos tout le long du chemin.

Rue petit canal tout le monde est encore endormi. Quelques femmes se réveillent.

Les mendiants, le porteur de lait avec son énorme bidon métallique sur le porte-bagage et qui distribue au robinet du bidon la quantité de lait que les gens veulent. Il a pour ce faire des quarts des récipients de ½ litre ou de litre.

Rue Ranga Poullé un homme se rase sur le devant de sa maison en bordure de la rue.

Toujours l’odeur lorsqu’on arrive sur la voie du canal.

Hot Bread

Retour habituel par le canal.

On déjeune.

Je laisse la vaisselle à la petite bonne et je pars car il est 8h30, pour aller dire à F&D que nous serons un peu en retard sur l’heure de notre rendez vous parce que j’avais oublié mon rendez vous chez l’ostéo.

Il y a toujours du monde autour de la table du petit dèj chez Pitchaya. J’explique à F que nous serons un peu en retard et je file à l’autre bout de Pondy pour aller chez l’ostéo.

C’est l’heure de la rentrée des classes à l’école qui est près du stade et il y a beaucoup de monde sur la route. Un agent fait ce qu’il peut pour organiser la circulation, mais il ne peut pas grand chose.

Je remonte le canal jusqu’au niveau de la rue de Richemont. Je reconnais de l’autre côté du canal mon laveur de moto.

Je me gare devant le cabinet de l’ostéo. Finalement je suis en avance et le cadenas est encore mis sur le portail métallique.

A 9h ce n’est toujours pas ouvert. Comme je ne sais pas sur quel bouton appuyer pour sonner, je l’appelle au téléphone.

Il s’excuse parce qu’en principe le portail est ouvert.

Mais il me dit qu’il a répondu au téléphone non pas parce que son téléphone a sonné mais parce qu’il a vu qu’il s’allumait. Je l’appelle à nouveau et effectivement son téléphone ne sonne pas mais s’allume seulement.

On passe dans le cabinet.

Dans la pièce, il y a un squelette et des planches anatomiques accrochés aux murs.

Deux appareils un en demi-cercle sur lequel je me couche sur le ventre et ii y a un trou pour mettre le visage ce qui est pratique.
L’autre appareil est une table sur laquelle on se met sur le dos.


On commence toujours sur le ventre et il me mobilise l’épaule, c’est parfois très douloureux, mais petit à petit la douleur s’atténue. Ce qui est sympa c’est que lui aussi à mal à l’épaule et il va voir un ostéo qui lui fait du bien.

La différence avec moi d’après ce que je comprends c’est que lui souffre tout le  temps alors que moi ce n’est que lorsque je fais un faux mouvement et on ne fait pas régulièrement des faux mouvements.

Il me dit que l’épaule c’est quelque chose de très compliqué. Comme il est Aurovillien il me cite la « Mère » qui un jour a demandé à Dieu pourquoi il avait fait un être aussi compliqué et Dieu lui a répondu simplement qu’il avait fait ce qu’il avait pu.
Il faut donc souffrir mais il n’est pas pessimiste et pense que ça peut s’arranger le tout est de trouver la manipulation qui va permettre de sortir de la douleur. Conscient il me dit, l’ostéopathie ne peut pas tout. Je lui dis oui sinon on le saurait.

Je sors toujours de chez lui avec un certain bien être c’est déjà ça.

Je viens à l’appart récupérer Véro et on file chez Pichaya prendre F&D. On est obligé de s’arrêter pour boire le café, ce qui est toujours sympa.

On prend la route de Cuddalore parce que la personne qui les a invités a dit qu’elle habitait près des bacs waters. Je ne connais, dans cette direction, que Chunnambar Boat House.

Lorsqu’on y arrive, Véro montre l’adresse mais on nous dit que ce n’est pas là mais un peu avant au niveau du pont que nous avons traversé, après le pont il faudra prendre une route à gauche.

Demi-tour, on s’arrête après le pont et on redemande. Il faut remonter un peu et prendre la première route à gauche.

On arrive devant une école qui doit nous servir de point de repère. Mais il n’y a pas d’île sur laquelle serait construite la fameuse maison.

On téléphone c’est bien là. Une femme vient nous récupérer au bord de la route.

On descend un petit chemin vers la rivière, on passe un pont en forme de gué au dessus  d’un petit ruisseau et la maison est là.

On pénètre dans une maison de style indien nouveau riche qui a fait un mélange d’indianité et d’occident ce qui ne rime à rien et est d’un goût douteux.
On sent une certaine gène de la part de la personne qui ne pensait certainement pas nous voir lorsqu’elle nous a invités hier.
Le problème avec nous c’est que quand on nous invite on vient et F&D voulait à tout prix voir cette maison géniale auprès des bacs waters dont la femme nous parlait.

Une femme pêcheuse de crevettes dans la rivière est ravie de nous voir et elle vient vers chacun de nous, de ses deux mains elle nous prend le visage au niveau des joues puis elle retire ses mains et vite se frotte les tempes. Mine de rien elle vient de nous enlever le mauvais œil. On ne sera pas venu pour rien.

On nous prépare un jus de papaye et un café pour D, puis on visite la maison, on monte sur la terrasse pour voir un paysage qui n’est pas terrible.

On redescend, la personne veut nous garder à déjeuner. On prétexte une invitation pour midi et on repart.

On a un peu perdu notre temps.

On laisse F&D chez Pichaya et ils vont déjeuner avec les deux cons d’hier.

On passe à l’appart pour reprendre la robe de Véro et on va à Flore of India, pour la faire reprendre. Il n’y a pas de problème sauf que le proprio part demain pour Calicut au Kerala et qu’il ne pourra porter la robe au tailleur, que lundi. Pour nous ça n’a pas d’importance on n’est pas pressé.

De là on passe voir Abel à la galerie. Il est seul, les autres sont partis avec W l’organisateur  de voyage en Inde pour une manifestation qui n’a lieu que tous les 12 ans près de Delhi.
Véro et moi nous avions bien vu cela, mais ça attire des milliers et des milliers de pèlerins et on n’avait pas envie de se retrouver dans cette masse humaine.

Tout semble bien engagé pour le livre de Véro, quand ça sera sûr, on entreprendra le reste cartes pro et cartes postales pour ne pas tout mélanger.

On sent qu’Abel n’est pas très à l’aise parce qu’il n’ose sans doute pas aborder avec Véro  le sujet qu’il a abordé avec C la Belge c’est-à-dire les problèmes qu’ils rencontrent en France maintenant.

Il doit nous appeler dès qu’il aura du neuf pour le livre.

On va déjeuner au Spot Surguru et on prend le thali du chef qui est un peu plus cher et qui est comme l’autre mais avec un petit potage en entrée et une glace en dessert. On se régale. Cette année comme on sait que tout est mauvais, on s’étonne du peu de choses qui sont bonnes et finalement ça passe mieux. L’inde fait des miracles.

On change de côté en allant rue NIdarajappayer, près d’Anna Salai chez Sony.

Chez Sony la première chose qu’on nous dit c’est asseyez vous, comme si on était chez le docteur des appareils Sony. Et comme chez le docteur on attend dans cette salle d’attente qui est près de la secrétaire où tout le monde vient parler, téléphoner, s’interpeller, des clients pour mieux comprendre sont couchés sur la banque comme s’lls voulaient se rapprocher le plus possible de la solution.
On attend, parfois il n’y a plus personne, parfois il y a deux secrétaires dont l’une louche d’une manière extraordinaire pire que Sartre, et se donne des airs de diva. Ce n’est plus l’œil qui est une coquetterie, mais tout son corps qui entoure  l’œil.

Enfin le caméscope arrive sur la banque. Personne n’est là pour me montrer ce qu’ils ont fait et que ça marche. C’est moi avec une batterie que j’ai apportée qui doit faire des essais. L’écran fonctionne bien. La prise de vue est bonne, la lecture est bonne aussi.

Je règle, je signe différents document, la secrétaire m’en remet un et on peut partir.

Retour à l’appart.

Café, récupération de la lessive et repos.

Vers 16h on repart pour l’Alliance Française, Véro a fini son bouquin sur Pondy qui s’appelle « Pondichéry » de Thierry Ardisson. On ne sait pas si c’est celui de la télé ou un autre. Si, Véro me dit que c’est celui de télé, celui aussi qui est royaliste.

A l’entrée le garde fait du zèle et veut qu’on justifie notre entrée, dommage qu’il ne nous demande pas notre carte, il veut simplement savoir si on est adhérent.

A la bibliothèque Véro demande où est la salle Kamban Kalai Arangam où doit se dérouler Urban Ballet demain soir à 19h30. Elle nous explique que c’est rue de Bussy en face de la station d’essence qui est près d’Anna Statue. Je vois bien où c’est on vérifiera quand même demain dans le journée.

On monte à l’étage en face de l’AF, à côté de Fab India, pour voir le magasion Play Clan que l’on ne connaît pas. Très moderne, très peu indien.

On revient par la promenade Goubert, qu’on quitte au niveau de Promenade. On traverse le parc Barathi et on prend la rue Ranga Poullé. Ça pue toujours autant au niveau du canal.
On prend des fruits dans le magasins de fruits et légumes sur la gauche avant MS, papaye, bananes, citron et sirop de dattes pour le yaourt du matin.

Dans MS on s’arrête à Church Gate. Magasin dans lequel on n’est jamais entré peut-être à cause du nom.
C’est un magasin plein de surprises, Véro craque pour un camenbert Président authentique et un saucisson Cochonnou de Carrefour et des olives pour la salade.

On revient chargé à l’appart. On rentre la moto. Je prends les papiers pour donner les informations à Dylan Enfield Bullet 350 Std Classic année 1987.

On est chez nous.

Véro prépare le repas avec ce qu’elle a trouvé, Salade de tomates aux œufs et olives, omelette au persil, saucisson cochonnou de Carrefour, camenbert avec un morceau de pain, fruits de la passion.

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