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dimanche 24 février 2013

Coimbatore ville étape

Ce matin la descente depuis Ooty
Les autres photos sont ici

Le calme s’installe dans l’hôtel à partir de minuit puis la vie indienne reprend dès 6h du matin, cris, conversations à voix haute, portes qui claquent, courses dans les couloirs, téléphones qui sonnent.
Donc on est réveillé dès 6h du matin on traîne un peu dans le lit pour rester au chaud après le coup de froid d’hier soir.
Le soleil est levé et ça réchauffe un peu.

On prépare tous les bagages et on va voir s’il y a un faiseur de thé ouvert parce qu’il n’y a rien à l’hôtel. Il y a une petite boutique ouverte avec sa salle pour s’assoir et boire le thé. On remarque que chaque Indien donne une pièce pour payer le thé, on en conclut que le thé est à 5Rs, mais lorsque je veux payer nos deux thés avec un billet de 10Rs, l’homme me demande 2Rs de plus.
Comme pour les sites les étrangers doivent payer plus que les Indiens.

On retourne à l’hôtel finir la préparation des bagages et on descend tout à côté de la moto. On est suffisamment organisé pour ne faire qu’un seul voyage avec tous nos paquets.

Je déverrouille la moto et je la tourne pour qu‘elle soit dans le sens du départ.

On charge, hier au marché on a acheté une petite ceinture en plastique pour fixer le sac de réservoir au guidon, par sécurité, jusqu’à présent on utilisait une ficelle. La ceinture est un peu courte et je dois percer un trou supplémentaire.

Les deux Bullet 500cc sont toujours là.

On a mis les pulls pour la route et ce n’est pas du luxe.
Dès la sortie de Ooty on voit sur la gauche une route pour Kotagiri qui n’est pas notée sur les cartes, j’avais vu que la route partait au niveau de Welligton.
Véro qui n’a pas du tout envie de revivre l’expérience d’hier en attaquant une petite route me dit qu’elle préfère descendre par la route normale c’est à dire par Coonoor et Muttuppalaiyam.

C’est ce qu’on fait et je me rends compte que c’est une bonne idée, car pour un vieux motard du dimanche comme moi je ressens dans les bras et les mains la fatigue d’hier. J’ai des sortes de crampes dans les mains qui m’empêchent de les fermer sur la poignée des gaz ou de serrer la manette de l’embrayage.

La  route est belle de par son revêtement et de par le cadre dans lequel elle se déroule. On descend lentement dans une sorte de vallée plateau flanquée de sommets de chaque côté et les champs de thé bordent la route. Le côté jardin japonais de la culture du thé est toujours d’une beauté qui apaise.

A Coonoor on prend le petit déjeuner et on repart vers 10h et on est bloqué par le passage à niveau, c’est le petit train à vapeur qui vient de Muttuppalaiyam qui passe devant nous et qui file à Ooty.

La descente sur Muttuppalaiyam est un peu plus raide mais bien sûr rien à voir avec la route d’hier. La vue de l’enchaînement des vallées dans la brume est magnifique. La végétation tropicale borde la route et en nous remonte des souvenirs du Sri Lanka, les cascades dans les virages et de Grenoble pour le côté belle route de montagne.

On arrive en plaine et maintenant la route est bordée d’arbres gigantesques qui l’ombragent et de forêts de palmiers étonnantes par leur densité.

Arrêt à Muttuppalaiyam à 11h30, pour reprendre des forces et pour enlever les pulls.
Le serveur du »bistrot » nous colle dans les mains des beignets aux pommes de terre, oignons et  piments, tout chauds dans du papier journal. On s’assied, il nous apporte deux thés. Puis on prend ce que Véro avait envie de prendre dès le début une sorte de petite galette sucrée qui fait penser à une galette des rois pas pour la pâte qui fait un peu crêpe de Sarrazin, ni pour l’intérieur qui cependant a la consistance de la frangipane mais pas du tout au goût. C’est très bon et on se régale après le beignet.

On reprend la route pour Coimbatore environ 50 km. C’est la plaine, la chaleur est revenue, la roue est moitié bonne, moitié mauvaise, des trous inattendus. Il y a aussi beaucoup de circulation peut-être parce que c’est dimanche ;

J’avais bien mémorisé le plan de Coimbatore pour trouver l’hôtel et à un moment il faut prendre un grand axe sur la gauche, mais le plan ne précisait pas que cet axe passait au-dessus de la route par laquelle on arrivait.

On s’en rend vite compte et on revient rapidement dans rue de l’hôtel après l’avoir fait dans un sens et dans l’autre on se renseigne et  les gens nous disent qu’ici il n’y a jamais eu d’hôtel Nilgiri’s Nest, merci le Lonely.

Heureusement un couple d’Indiens se propose de nous emmener dans le coin des hôtels. C’est amusant car la femme qui est intelligente et d’un certain milieu social nous demande ce que nous voulons faire à l’hôtel. Pour nous c’est plutôt rigolo comme question mais ici hôtel peut aussi bien vouloir dire restaurant que hôtel, il est 14h.

On va dans un premier hôtel devant la gare routière, l’accueil est tellement désagréable que nous repartons aussitôt.

On passe derrière la gare routière rue Nerhu, un deuxième hôtel bien, mais cher, enfin juste à côté un troisième hôtel donné par le Lonely, le Blue Star, très bien, merci le Lonely.

On s’installe et on se repose, puis vers 5h quand la lumière commence à être photographiable on sort.

Grosse chaleur mais sèche on n’a pas le temps de transpirer.

La ville ne  présente vraiment aucun intérêt. Véro décide alors de se faire laver les cheveux. Il y a beaucoup plus de salons pour hommes que pour femmes, mais à chaque fois Véro demande s’ils connaissent un salon pour femmes. De faux renseignements en bonnes adresses fermées parce que c’est dimanche on finit par demander à une femme qui pense que Véro cherche des toilettes, bien qu’elle montre ses cheveux. Enfin on va dans un grand hôtel qui propose des soins de beauté pour les femmes. A la réception ils nous envoient chez O’lé qui est juste à côté, un des gardiens nous y conduit. Et pour 50 Rs Véro ressort les cheveux lavés et séchés. Une corvée de moins pour ce soir car l’hôtel n’a de l’eau chaude que le matin. On explique qu’en moto, et sans moto d’ailleurs aussi, on se salit plus le jour que la nuit et qu’on a besoin de se laver le soir. Ils vont donc nous apporter un baquet d’eau chaude à l’heure que nous souhaitons. Nous souhaitons 20h.

On dîne au restaurant pour être sûre d’être là à 20h.

Les serveurs du restaurant veulent nous faire plaisir. On se sert et ils nous apportent toujours d’autres aliments supplémentaires pour nous faire goûter. Puis pour le dessert je prends du flan aux œufs comme on n’en fait plus en France et ils m’en servent à volonté si je veux. Je suis gourmand mais je me limite. Véro elle prend une glace, aucune inquiétude pour la glace en Inde, mais elle s’est levée pour voir et elle voit que pour la servir l’homme prend une cuillère qui trempe dans un pot contenant une eau couleur dégueu.
Elle mange sa glace en pensant à cette cuillère et elle me dit que ce soir elle va prendre un Smecta. Ça la rassure, c’est alors qu’elle voit passer sans sa presser sous les tables en face, une souris.
On règle et on se réfugie dans notre chambre. Il est 20h15 et le préposé à l’eau chaude demande une demie heure pour l’apporter.

Enfin l’eau arrive. Elle est très chaude et permettra de nous laver tout les deux au seau avec de l’eau chaude.

Voilà la journée est finie, Véro va mettre en ligne.

Demain Cochin. Le Kérala.

Les autres photos sont ici

1 commentaire:

  1. ben woui alors... vous deux... qu'est ce que vous allez faire à l'hôtel...
    MDR.............
    Christiane ALLENBACH
    (pour le profil wordpress je dois être connectée... )

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