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mercredi 13 février 2013

Cuddalore. Et alors ???


Dans le temple de Siva de Cuddalore
 
Les autres photos sont ici
  
Lever 6h, mais le beau temps n’est pas au rendez-vous et sur le chantier de construction navale, il n’y a pas de lumière.

J’ai oublié mon guide Georgette, j’essaye de me rappeler comment elle découpe Cuddalore en 4.

Une partie administration anglaise la rive droite de la Ponnaiyar juste après le premier pont, rien à voir.
Une deuxième partie sur la rive gauche de la Gadilan c’est-à-dire avant le deuxième pont là se trouvait le fort David. On le cherche et on se perd dans une Inde qu’on ne voit  pas depuis Pondy. De pauvres gens qui vivent dans des huttes et qui élèvent dans une décharge des vaches et des cochons.
On n’arrive pas à se faire comprendre malgré toute la gentillesse et toute la bonne volonté des gens qui nous proposent même leurs toilettes.
Le ciel s’est dévoilé et on retourne au chantier naval.
Le chantier naval est à Old Town (OT), la quatrième partie de Cuddalore selon le découpage Georgette
L’activité a démarré et un groupe d’enfants qui n’est pas à l’école nous accompagne.
On passe un bon moment à voir la magie des ces gens qui créent de magnifiques bateaux en bois pour transporter des marchandises.

On revient au niveau du deuxième pont, mais cette fois sur la rive droite de la Gadilan. C’est la troisième partie de Cuddalore. On veut aller voir le temple Jaïn qui a été très important autrefois, et le vieux temple de Siva qui est dans la même rue.
Mais la ville est coupée en deux, depuis deux ans, il faut faire un détour par un nouveau pont routier pour revenir sur nos pas dans cette partie de la ville. On reconnaît parce que nous sommes déjà venus mais on n’était pas à la bonne heure. Cette fois-ci il est 10h30 et on a jusqu’à midi.

Le temple Jaïn est tout en marbre blanc. Pour y pénétrer nous devons quitter nos chaussures et nous laver les pieds en versant un verre d’eau dessus. Nous devons aussi nous laver la bouche parce qu’ils ont vu qu’on mangeait des gâteaux avant d’entrer dans l’enceinte du temple.
Tout est très beau dans ce temple, beaucoup de finesse dans les sculptures en marbre. Décorations en jouant avec les couleurs différentes du marbre, mais le plus extraordinaire, la propreté, jamais dans aucun lieu depuis que nous venons et nous avons mêmes des expériences dans des cliniques, nous n’avions pensé que la propreté existait en Inde, elle existe ici. C’est en plus un lieu de calme pas de bruit, de la gentillesse le personnel est zen, et dans l’allée il y a des bancs en marbre pour se poser.
Du coup j’ai bien envie d’aller voir le temple Jaïn de Pondy pour voir s’ils sont tous semblables.

On va jusqu’au bout de la rue qui est barrée par le vieux temple de Siva.
Pour l’instant ce qui nous intéresse sur la gauche du temple c’est  une belle bâtisse verte d’un style qui nous fait penser à l’architecture du Chetinad.

On regarde d’abord l’extérieur, puis on s’avance dans la cour qui est devant l’entrée. Il y a des gens qui font la queue devant des guichets de chaque côté de la porte principale. Comme personne ne nous demande rien nous nous approchons de la porte principale. Là un homme nous demande ce que nous voulons. Véro lui dit qu’on trouve le bâtiment très beau et qu’on veut simplement entrer pour admirer l’architecture. Il nous laisse passer. La première grande pièce est divisée par des cloisons en bois qui forme des sortes de bureau qui me font penser de par leur disposition à un commissariat.
On demande alors quelle est cette administration qui loge ici, il nous dit que ce sont les services administratifs pour l’électricité. EDF quoi !
On traverse cette grande pièce, la suivante est une cour intérieure comme un patio avec un toit qui permet à la pluie de se déverser dans un bassin carré.
La pièce suivante correspond aux cuisines de la maison quand elle fonctionnait comme maison et tout à l’arrière une cour pour les animaux et les sanitaires.

On revient très content d’avoir visité le bâtiment de l’administration EDF qui n’est pas indiqué dans les guides.

Rassurez vous tout ce qu’on fait depuis ce  matin n’est pas indiqué dans les guides sauf bien sûr dans le guide Georgette.

Visite du temple de Siva. Il y a de magnifiques sculptures d’un seul bloc et des bas relief d’une très grande finesse, ce n’est pas si courant dans les temples.

Le temple est sombre et le fond empuanti par une odeur d’étable et de tout à l’égout. Là aussi les gens, les prêtres, les fidèles, les mendiants sont étonnamment gentils. Pour eux c’est nous qui leur offrons quelque chose par notre visite.

On continue par le deuxième temple accolé à celui-ci. Des sculpteurs sur bois taillent des jambes de chevaux pour remplacer celles qui se sont cassées lors d’une manifestation.
Le bois qu’il travaille n’est pas très beau. La fibre est grossière et sous le ciseau la matière est friable.

Il est 11h30, on décide d’aller déjeuner à l’hotel Devi. Quand on y arrive on s’aperçoit que ce n’est qu’à partir de 12h30.
Le matin si on veut aller aux toilettes ce n’est pas avant 11H, l’après midi si on veut boire un coup ce n’est plus possible après 15h. Finalement chaque fois qu’on vient ici on n’est jamais dans l’horaire.

On décide de filer vers le Sud et de trouver la route côtière qui mènerait de Cuddalore à Pichavaram.

Je vais dans la rue qui mène à la construction navale. Elle est parallèle à la grande route qui mène à Chidambaran. Les rivières sont dans notre dos. On suit cette route plein Sud. Ce n’est pas toujours évident et lorsqu’on demande, les habitants veulent toujours nous envoyer sur la grande route. On arrive parfois à leur faire comprendre qu’on ne veut pas main road mais beach road. Ils nous prennent pour des fous mais on y arrive. La route est petite mais en bon état. Pas très loin de Cuddalore on passe un pont au dessus d’une rivière qui n’est sur aucune carte. La route se poursuit dans les dunes de chaque côté du sable. La plupart des carrefours sont en T et l’on choisit souvent la voie de gauche pour garder le cap au Sud.

Ainsi on arrive dans un village où il y a un temple en ruine et qui se trouve à 2km de Alappakam. Croisement en T il faut prendre à gauche. A partir de là on commence à reconnaître des choses que nous avions vues l’an dernier par exemple les énormes cuves d’une raffinerie.
La route se rapproche de l’océan qu’on voit depuis la moto. L’air dans ce décor de dune est chaud à droite vers la terre et frais à gauche vers l’océan et on avance dans des bouffées de chaud et de froid.

On reconnaît un temple qui était en construction sur la droite.

On traverse des villages de pêcheurs qui ont des voies qui pénètrent jusqu’à la plage. Je veux aller jusqu’à une ville dont je vois le nom marqué sur les bornes et qui n’était qu’à 15km depuis que nous avons pris cette route. Elle s’appelle Parangipattai et du fait que son nom commence par P je me demande si on ne pourrait pas la rapprocher de Porto Novo, ancien port Portugais, qui a une université de la mer et que nous avons visité l’an dernier ainsi que son cimetière hollandais.

On arrive vers 13h à Parangipettai on roule depuis 1h30 et on est fatigué. Première chose on se fait indiquer un restau local. Byriani poulet, ça nous va, on à faim. En plus il y a un beau foyer aux flammes abondantes juste devant nous. On fait l’attraction avec nos couverts Nature et Découverte mais ça passe vite. Il faudra quand même qu’on signale à Nature et Découverte que la lame du couteau avec la partie cuillère ça pose un problème pour découper le poulet dans la mesure où le riz Byriani se mange difficilement avec une fourchette. Conclusion on s’en met quand même plein les doigts.

Le repas fini on demande s’il y a un lien en Parangipettai et Porto Novo. C’est la même ville Parangipettai est le nouveau nom qui a remplacé Porto Novo.

Deux écoliers à vélo nous guident, nous sommes à pied pour aller jusqu’à l’Université dans un but qui n’est pas culturel mais pratique on sait ou se trouvent les toilettes.
Les mômes qui ont vu notre moto, sont étonnés qu’on marche à pied et nous demandent pourquoi on ne prend pas notre « Bike cc ».
On arrive aux bâtiments de l’université par l’arrière qui est une zone abandonnée entre la ville et l’océan.

Dans l’enceinte de l’université on  pénètre sans problème car il n’y a pas de clôture. Il y a des gens qui circulent et il y a aussi des chèvres qui paissent. Un responsable s’adresse gentiment aux enfants, ce que je trouve sympa, ces écoliers sont à l’aise dans ce lieu qui fait parti du village. L’homme nous demande ce qu’on cherche et Véro lui dit, les toilettes. C’est simple, direct, efficace. On a des progrès à faire en France. Il nous laisse aller.

Les enfants nous laissent devant l’entrée. Il est 13h30 passé ils ont du se mettre en retard.

On entre dans le bâtiment qui sert aussi de muséum et l’on va aux toilettes sans que personnes ne nous demande rien.

On revient en ville par un autre chemin. On achète chacun un cône glacé et on va se laver les mains au restaurant. La moto est garée devant, on reprend la route du retour.
Tout se passe bien, on s’arrête pour voir l’océan qui est calme, les vagues défilent comme s’il n’y avait pas de fond.

Le retour se complique pour accéder à la partie qu’on a découverte ce matin parce que les croisements en T de ce matin se présentent maintenant dans un sens où l’on a tendance à aller tout droit plutôt que de tourner à droite.

On se perd une fois, on se retrouve dans des dunes denses autour de la route et avec la lumière on pourrait se croire dans la neige. On s’est trompé, demi-tour, on retrouve la bonne route et on arrive à Cuddalore.

On veut s’arrêter à l’hotel Devi mais ce n’est plus l’heure.
On remonte par la grande route et on décide en passant à Ariamkupam de s’arrêter chez J&L qui m’ont gentiment donné leur adresse lors de la sortie Frog.
Je connais Ariamkupam parce que nous sommes déjà allés à la recherche du site d’Arikemedu, port de commerce qui existait avant l’ère chrétienne.

Avec les explications, nous arrivons directement dans la bonne rue. J’ai oublié le n°, mais les voisins savent ou l’on va et nous indiquent la maison.

On boit un coca avec L le temps que J arrive, mais dès qu’il est là son fils l’appelle sur son portable il vient d’avoir un accident juste avant le pont qui mène à Ariankupam. On les laisse, ils partent vite pour aller sur les lieux de l’accident. Ce qui les rassure c’est que c’est lui qui a appelé.

Lorsqu’on passe à leur niveau tout à l’air d’aller, il y a du monde, on appellera ce soir pour avoir des nouvelles.

Retour à la maison on est crevé encore une fois. On va peut-être ne rien faire jusqu’à mardi prochain date prévue pour notre trip dans les Nilgiris.

Ce soir soupe de noodles, salade composée, papaye, bière.

Comme dit Véro, exactement comme hier soir.

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