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| Dans le temple de Siva de Cuddalore |
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Lever 6h, mais le beau temps
n’est pas au rendez-vous et sur le chantier de construction navale, il n’y a
pas de lumière.
J’ai oublié mon guide Georgette,
j’essaye de me rappeler comment elle découpe Cuddalore en 4.
Une partie administration
anglaise la rive droite de la Ponnaiyar juste après le premier pont, rien à
voir.
Une deuxième partie sur la rive
gauche de la Gadilan c’est-à-dire avant le deuxième pont là se trouvait le fort
David. On le cherche et on se perd dans une Inde qu’on ne voit pas depuis Pondy. De pauvres gens qui vivent
dans des huttes et qui élèvent dans une décharge des vaches et des cochons.
On n’arrive pas à se faire
comprendre malgré toute la gentillesse et toute la bonne volonté des gens qui
nous proposent même leurs toilettes.
Le ciel s’est dévoilé et on
retourne au chantier naval.
Le chantier naval est à Old Town
(OT), la quatrième partie de Cuddalore selon le découpage Georgette
L’activité a démarré et un groupe
d’enfants qui n’est pas à l’école nous accompagne.
On passe un bon moment à voir la
magie des ces gens qui créent de magnifiques bateaux en bois pour transporter
des marchandises.
On revient au niveau du deuxième
pont, mais cette fois sur la rive droite de la Gadilan. C’est la troisième
partie de Cuddalore. On veut aller voir le temple Jaïn qui a été très important
autrefois, et le vieux temple de Siva qui est dans la même rue.
Mais la ville est coupée en deux,
depuis deux ans, il faut faire un détour par un nouveau pont routier pour
revenir sur nos pas dans cette partie de la ville. On reconnaît parce que nous
sommes déjà venus mais on n’était pas à la bonne heure. Cette fois-ci il est
10h30 et on a jusqu’à midi.
Le temple Jaïn est tout en marbre
blanc. Pour y pénétrer nous devons quitter nos chaussures et nous laver les
pieds en versant un verre d’eau dessus. Nous devons aussi nous laver la bouche
parce qu’ils ont vu qu’on mangeait des gâteaux avant d’entrer dans l’enceinte
du temple.
Tout est très beau dans ce
temple, beaucoup de finesse dans les sculptures en marbre. Décorations en
jouant avec les couleurs différentes du marbre, mais le plus extraordinaire, la
propreté, jamais dans aucun lieu depuis que nous venons et nous avons mêmes des
expériences dans des cliniques, nous n’avions pensé que la propreté existait en
Inde, elle existe ici. C’est en plus un lieu de calme pas de bruit, de la gentillesse
le personnel est zen, et dans l’allée il y a des bancs en marbre pour se poser.
Du coup j’ai bien envie d’aller
voir le temple Jaïn de Pondy pour voir s’ils sont tous semblables.
On va jusqu’au bout de la rue qui
est barrée par le vieux temple de Siva.
Pour l’instant ce qui nous
intéresse sur la gauche du temple c’est
une belle bâtisse verte d’un style qui nous fait penser à l’architecture
du Chetinad.
On regarde d’abord l’extérieur,
puis on s’avance dans la cour qui est devant l’entrée. Il y a des gens qui font
la queue devant des guichets de chaque côté de la porte principale. Comme
personne ne nous demande rien nous nous approchons de la porte principale. Là
un homme nous demande ce que nous voulons. Véro lui dit qu’on trouve le
bâtiment très beau et qu’on veut simplement entrer pour admirer l’architecture.
Il nous laisse passer. La première grande pièce est divisée par des cloisons en
bois qui forme des sortes de bureau qui me font penser de par leur disposition
à un commissariat.
On demande alors quelle est cette
administration qui loge ici, il nous dit que ce sont les services
administratifs pour l’électricité. EDF quoi !
On traverse cette grande pièce,
la suivante est une cour intérieure comme un patio avec un toit qui permet à la
pluie de se déverser dans un bassin carré.
La pièce suivante correspond aux
cuisines de la maison quand elle fonctionnait comme maison et tout à l’arrière
une cour pour les animaux et les sanitaires.
On revient très content d’avoir
visité le bâtiment de l’administration EDF qui n’est pas indiqué dans les
guides.
Rassurez vous tout ce qu’on fait
depuis ce matin n’est pas indiqué dans
les guides sauf bien sûr dans le guide Georgette.
Visite du temple de Siva. Il y a
de magnifiques sculptures d’un seul bloc et des bas relief d’une très grande
finesse, ce n’est pas si courant dans les temples.
Le temple est sombre et le fond empuanti
par une odeur d’étable et de tout à l’égout. Là aussi les gens, les prêtres,
les fidèles, les mendiants sont étonnamment gentils. Pour eux c’est nous qui
leur offrons quelque chose par notre visite.
On continue par le deuxième
temple accolé à celui-ci. Des sculpteurs sur bois taillent des jambes de
chevaux pour remplacer celles qui se sont cassées lors d’une manifestation.
Le bois qu’il travaille n’est pas
très beau. La fibre est grossière et sous le ciseau la matière est friable.
Il est 11h30, on décide d’aller
déjeuner à l’hotel Devi. Quand on y arrive on s’aperçoit que ce n’est qu’à
partir de 12h30.
Le matin si on veut aller aux
toilettes ce n’est pas avant 11H, l’après midi si on veut boire un coup ce
n’est plus possible après 15h. Finalement chaque fois qu’on vient ici on n’est
jamais dans l’horaire.
On décide de filer vers le Sud et
de trouver la route côtière qui mènerait de Cuddalore à Pichavaram.
Je vais dans la rue qui mène à la
construction navale. Elle est parallèle à la grande route qui mène à
Chidambaran. Les rivières sont dans notre dos. On suit cette route plein Sud.
Ce n’est pas toujours évident et lorsqu’on demande, les habitants veulent
toujours nous envoyer sur la grande route. On arrive parfois à leur faire
comprendre qu’on ne veut pas main road mais beach road. Ils nous prennent pour
des fous mais on y arrive. La route est petite mais en bon état. Pas très loin
de Cuddalore on passe un pont au dessus d’une rivière qui n’est sur aucune
carte. La route se poursuit dans les dunes de chaque côté du sable. La plupart
des carrefours sont en T et l’on choisit souvent la voie de gauche pour garder
le cap au Sud.
Ainsi on arrive dans un village
où il y a un temple en ruine et qui se trouve à 2km de Alappakam. Croisement en
T il faut prendre à gauche. A partir de là on commence à reconnaître des choses
que nous avions vues l’an dernier par exemple les énormes cuves d’une
raffinerie.
La route se rapproche de l’océan
qu’on voit depuis la moto. L’air dans ce décor de dune est chaud à droite vers
la terre et frais à gauche vers l’océan et on avance dans des bouffées de chaud
et de froid.
On reconnaît un temple qui était
en construction sur la droite.
On traverse des villages de
pêcheurs qui ont des voies qui pénètrent jusqu’à la plage. Je veux aller
jusqu’à une ville dont je vois le nom marqué sur les bornes et qui n’était qu’à
15km depuis que nous avons pris cette route. Elle s’appelle Parangipattai et du
fait que son nom commence par P je me demande si on ne pourrait pas la
rapprocher de Porto Novo, ancien port Portugais, qui a une université de la mer
et que nous avons visité l’an dernier ainsi que son cimetière hollandais.
On arrive vers 13h à
Parangipettai on roule depuis 1h30 et on est fatigué. Première chose on se fait
indiquer un restau local. Byriani poulet, ça nous va, on à faim. En plus il y a
un beau foyer aux flammes abondantes juste devant nous. On fait l’attraction
avec nos couverts Nature et Découverte mais ça passe vite. Il faudra quand même
qu’on signale à Nature et Découverte que la lame du couteau avec la partie
cuillère ça pose un problème pour découper le poulet dans la mesure où le riz
Byriani se mange difficilement avec une fourchette. Conclusion on s’en met
quand même plein les doigts.
Le repas fini on demande s’il y a
un lien en Parangipettai et Porto Novo. C’est la même ville Parangipettai est
le nouveau nom qui a remplacé Porto Novo.
Deux écoliers à vélo nous guident,
nous sommes à pied pour aller jusqu’à l’Université dans un but qui n’est pas
culturel mais pratique on sait ou se trouvent les toilettes.
Les mômes qui ont vu notre moto,
sont étonnés qu’on marche à pied et nous demandent pourquoi on ne prend pas
notre « Bike cc ».
On arrive aux bâtiments de
l’université par l’arrière qui est une zone abandonnée entre la ville et
l’océan.
Dans l’enceinte de l’université
on pénètre sans problème car il n’y a
pas de clôture. Il y a des gens qui circulent et il y a aussi des chèvres qui
paissent. Un responsable s’adresse gentiment aux enfants, ce que je trouve
sympa, ces écoliers sont à l’aise dans ce lieu qui fait parti du village.
L’homme nous demande ce qu’on cherche et Véro lui dit, les toilettes. C’est
simple, direct, efficace. On a des progrès à faire en France. Il nous laisse
aller.
Les enfants nous laissent devant
l’entrée. Il est 13h30 passé ils ont du se mettre en retard.
On entre dans le bâtiment qui sert
aussi de muséum et l’on va aux toilettes sans que personnes ne nous demande
rien.
On revient en ville par un autre
chemin. On achète chacun un cône glacé et on va se laver les mains au
restaurant. La moto est garée devant, on reprend la route du retour.
Tout se passe bien, on s’arrête
pour voir l’océan qui est calme, les vagues défilent comme s’il n’y avait pas
de fond.
Le retour se complique pour
accéder à la partie qu’on a découverte ce matin parce que les croisements en T
de ce matin se présentent maintenant dans un sens où l’on a tendance à aller
tout droit plutôt que de tourner à droite.
On se perd une fois, on se
retrouve dans des dunes denses autour de la route et avec la lumière on
pourrait se croire dans la neige. On s’est trompé, demi-tour, on retrouve la
bonne route et on arrive à Cuddalore.
On veut s’arrêter à l’hotel Devi
mais ce n’est plus l’heure.
On remonte par la grande route et
on décide en passant à Ariamkupam de s’arrêter chez J&L qui m’ont gentiment
donné leur adresse lors de la sortie Frog.
Je connais Ariamkupam parce que
nous sommes déjà allés à la recherche du site d’Arikemedu, port de commerce qui
existait avant l’ère chrétienne.
Avec les explications, nous
arrivons directement dans la bonne rue. J’ai oublié le n°, mais les voisins
savent ou l’on va et nous indiquent la maison.
On boit un coca avec L le temps
que J arrive, mais dès qu’il est là son fils l’appelle sur son portable il
vient d’avoir un accident juste avant le pont qui mène à Ariankupam. On les
laisse, ils partent vite pour aller sur les lieux de l’accident. Ce qui les
rassure c’est que c’est lui qui a appelé.
Lorsqu’on passe à leur niveau
tout à l’air d’aller, il y a du monde, on appellera ce soir pour avoir des
nouvelles.
Retour à la maison on est crevé
encore une fois. On va peut-être ne rien faire jusqu’à mardi prochain date
prévue pour notre trip dans les Nilgiris.
Ce soir soupe de noodles, salade
composée, papaye, bière.
Comme dit Véro, exactement comme
hier soir.
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