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jeudi 7 février 2013

Coupures d'électicité, coupure d'internet

Jno et la vache


Les autres photos sont ici

Je me lève comme d’habitude. La fatigue d’hier s’est dissoute dans la nuit.
Il fait un peu plus frais, depuis deux ou trois jours on vivait dans une moiteur un peu tropicale.

Hier soir après le blog on est allé voir pour la connexion internet, Véro avait un doute. On a bien fait parce que ce n’était pas fait bien qu’on ait payé le matin même 1300Rs.
Il va le faire demain matin avant 11h.
J’espère qu’il va tenir parole parce que ce matin nous avons une connexion de merde.

Ce que je voulais surtout dire c’est que hier soir vers 19h MG road était éventrée, avec plein de tuyaux à mettre. A 21h tout était rebouché, il ne manquait que le goudron, impressionnant.

Ce matin MS il n’y a personne mais une voiture passe en klaxonnant et je trouve ça fatigant ce bruit  pour rien.
Le petit marchand de lait, Ibrahim store, rue Petit-Canal, je vois une femme sortir de la rue traverser MS et passer de l’autre côté de rue petit canal. En marchand elle noue ses cheveux. Elle s’arrête de l’autre côté de la route et c’est le bruit qui attire mon attention, je regarde et je vois qu’elle est en train de pisser debout, comme si de rien n’était.
Je me dis qu’il y a un côté de MS pour vivre rue petit canal et l’autre côté pour faire ses besoins, ce que je trouve bizarre c’est que pour les besoins c’est en amont. C’est le genre d’interrogation qu’on n’a pas ici, et puis l’amont, l’aval … quand il n’y a pas d’eau…

Devant le chantier une équipe se lance toujours des briques pour les monter à l’étage. Le bâtiment prend forme je remarque qu’ils ont mis les encadrements de fenêtre.

De la cathédrale sort un groupe d’écolières, la petite marchande de lait est toujours dans ses cahiers et carnets, les mendiantes à leur poste.

Rue Ranga Poulé une femme jeune, blonde enfermée dans un sari rouge. Il n’y a pas à dire il manque quelque chose aux femmes occidentale. À côté une Indienne superbe dans un sari violet le corps altier la tête haute. Il n’y a pas, il manque à la femme blonde ce port du corps qui fait la beauté du sari, en plus elle marche la tête baissée.

Sur le canal toujours l’odeur que je commence à trouver difficile à supporter.

Un couple d’hommes à Hot Bread dévalise la vitrine des viennoiseries, qu’ils empilent sur un plateau, je sens chez eux le besoin d’Occident.

Retour par le canal. Beaucoup de bus qui semblent venir de l’extérieur et apportent leur lot de travailleurs de la ville.

Au début de la rue Candappa un tracteur benne et des femmes qui vident un réceptacle à ordures en béton à l’aide de pelle recourbée.

J’aperçois au loin au  niveau de MS une silhouette que je reconnais.
Un homme grand, légèrement voûté au niveau des épaules, la tête haute, droite et mobile. Il a une T-shirt marron, un short rigolo à rayures verticales rouge et blanche comme un caleçon, au pied des chaussures de sport pour le jogging.
Je m’approche c’est bien lui, il discute avec deux hommes dont l’un est sur un scoot il s’est arrêté pour lui parler.
Je lui dis bonjour, il me sert la main, la sienne immense est mouillée de sueur et il me fait son sourire accueillant qui vient heureusement adoucir toute la force farouche qu’on sent en lui.
Je l’aime bien parce que c’est un passeur. Il vit entre deux mondes, entre deux civilisations qu’il essaye de toute sa volonté de faire communiquer.
Il aide les gens et c’est déjà beaucoup.


Je prépare le petit dèj, Véro se lève, met la machine à laver en route, va à la salle de bain.

On décide d’aller boire un thé et revenir à Pothys où il y a toujours quelques courses à faire, et puis à cette heure ci il n’y a vraiment personne, le personnel se met  juste au boulot.

On attend près de l’ascenseur où il y a la pointeuse et les personnes vienne pointer en mettant leur index sur la vitre d’un lecteur, un petit son est émis par le lecteur et les gens vont au boulot.
Pas mal pour  un pays sous-développé, qu’il faut aider !

En sortant de Pothys au sommet de la pente qui mène au garage, là où ils ont éprouvé le besoin de mettre des barrières pour faire une petite chicane, une nana s’amène en scoot en pleine droite. Elle ne peut pas s’arrêter je suis donc obligé de m’arrêter en catastrophe, la moto cale, avec une tête affolée la nana descend dans le garage sans demander son reste.

Impossible de redémarrer immédiatement. Tous les gardiens sont massés autour de moi. Ils sont gentils et voudraient certainement bien m’aider. L’un d’entre eux veut même me pousser dans la pente, mais je n’arrive même plus à enclencher la seconde.
A force de ténacité, la moto fini par redémarrer. Je nous lance dans la pente et elle cale à nouveau. Je suis devant Pothys, contre les escaliers et je recommence à me démener sur le kick. Mon équipe d’admirateurs m’a suivi, l’un d’entre eux m’indique même qu’il y a un mécanicien pas très loin. Je la mets sur la béquille centrale et elle finit par redémarrer. Bonne petite transpiration.
Retour à l’appart où j’ai besoin de boire un grand verre, d’eau fraîche.

On étend le linge.

On repart chez Félix en passant par la galerie d’aquarelle qui est toujours fermée. On file chez Félix que j’ai oublié de payer pour le mois de février.
Je lui dis que j’ai fait plus de 500km et il vérifie le niveau d’huile. Autrement tout va bien, je lui explique mes problèmes de démarrage. Il me remontre la technique du piston qui doit remonter et après il faut appuyer sur le kick. Cette année j’ai bien compris mais la pratique ce n’est pas encore ça.

Véro essaye d’appeler Abel, mais il ne répond pas.

On décide d’aller sur Kamaraj Salai pour voir chez le fournisseur d’accessoires pour moto s’ils vendent des casques.

On galère un peu pour retrouver le magasin, mais on y arrive. C’est chez Rexine, ils nous disent que pour les casques c’est dans leur magasin qui est sur Thirvalluvar Salai. On laisse la moto où elle est garée et on y va à pied. Effectivement c’est une belle construction qui s’appelle Rexine House.

Je me remets au blog parce qu’on a eu pendant deux heures une coupure d’électricité et je n’ai pas de batterie sur cet ordi.

Il y a tout un mur avec des étagères et des casques  posés dessus.

Véro explique qu’elle veut un jet. Le vendeur nous en présente 5 ou 6. On écarte vite ceux qui n’ont pas la bonne taille et il en reste trois, puis deux.

Les casques ressemblent beaucoup à ceux qu’on trouve en Europe sauf pour ce qui est de la mousse intérieure. Une toile et un tout petit rembourrage recouvrent simplement la partie dure.
Véro essaye de fixer le casque sur sa tête. Parmi l’un des deux il y en a un dont la mentonnière est beaucoup trop grande même au minimum.
Il n’en reste qu’un noir qui n’a pas de boucle pour le verrouiller à la moto mais on va trouver une solution.
930Rs le casque un peu moins de 15€ j’espère qu’il sera efficace en cas de nécessité mais surtout je vais tout faire pour qu’il n’y ait pas besoin de vérifier ses capacités au choc.

On revient récupérer la moto qui est garée dans Kamaraj Salai.

On repasse par la galerie qui est toujours fermée. Véro appelle à  nouveau Abel et pas de réponse, on commence à s’inquiéter.
On revient par MG road pour voir notre fournisseur internet Reliance qui s’appelle Gandhi.
Gandhi nous dit que ça marchera dans une heure. Il est midi, on va déjeuner au Surguru. On prend des noodles végétariennes et envahies de poivrons. Le poivron ainsi que les germes de soja sont devenus les deux accompagnements des cuisines du monde. C’est pire que Mac Do.
Je m’arrête devant Focus pour acheter des cartes pour les enfants et je trouve un atlas routier de l’Inde qui donne des informations beaucoup plus précises que toutes les cartes que j’ai vues jusqu’à présent.
Sous format d’un livre j’ai donc toutes les routes pour le trip et le plan de beaucoup de villes.

Au Surguru on mange un plat de noodles. Aujourd’hui il n’y a personne pour prendre la commande et pour venir prendre l’addition, mais entre temps ils nous ont bousculés pour enlever notre assiette.

On revient par la petite rue qui donne dans NS au niveau de la prison et dans laquelle se trouve quantité de couturiers et réparateurs de sacs pour voir s’il peuvent mettre une boucle au casque. Ils nous envoient à la Metal House qui est juste à côté et où l’on trouve un anneau brisé qu’on va pouvoir glisser au niveau d’une couture et qui permettra de passer l’antivol.
On se dit que le voleur ne viendra jamais regarder qu’il peut lui aussi enlever l’anneau.

On repasse à MR road, Reliance est fermé maintenant.

A l’appart on s’aperçoit qu’il n’a pas tenu parole.

On équipe le nouveau casque de Véro , on boit un café et on se repose un peu, malgré deux coups de fil, l’un d’Abel, l’autre de C la Belge.

On décide de retourner voir si Reliance est à nouveau ouvert, mais c’est fermé. On remonte la rue Candappa car au 80 et au 94, dans son guide, Georgette signale deux belles maisons. Au 80 la maison n’est plus qu’un terrain vague sur lequel une classe fait de la gymnastique avec des cerceaux. Au 94 la façade est conservée pour l’instant, mais derrière une construction nouvelle est en cours. Certainement deux témoignages de l’histoire de Pondy, livrés aux promoteurs.

On revient à la maison pour attendre Abel qui doit passer.

Coupure d’électricité. Je m’arrête et j’essaye de repérer dans les guides les hôtels pour Yercaud et Mysore. Je n’ai pas le temps d’aller plus loin, Abel arrive.

On renonce au graphiste de Coimbatore qui est très bon mais ne s’est pas encore manifesté depuis 3 semaines et nous on attend pour valider.
On essaye de tout reprendre sur Pondy. Abel s’en charge.

On discute des difficultés qu’ils rencontrent en France avec les autres aquarellistes.

Mais c’est à eux de trouver la solution.

Abel part et souhaite qu’on aille ensemble chez Félix pour louer une Royal Enfield. Je lui dis, pas de problème dès qu’il nous rappelle pour le graphiste on fixe un jour.

On décide de retourner voir Reliance, mais la boutique est fermée, elle doit ouvrir à 19h, on reviendra donc à 19h.

On revient à l’appart, nouvelle coupure de courant.

Vers 19h retour chez Reliance avec l’ordi. Le responsable n’est pas là. Il y a quelqu’un qui parle français et qui nous rassure sur le fait que c’est bien un problème technique et non pas une arnaque du responsable. Ce pb nous dit-il arrive régulièrement avec Reliance, ça prend deux ou trois jours.

On reviendra voir le gars tout à l’heure. Il n’y a toujours pas de courant ça ne concerne que la rue Candappa. Dans les rues voisines il y a de la lumière.

Je rentre la moto. Dans le noir je n’arrive pas à voir l’aiguille de compression et bien sûr elle ne démarre pas.
Je la pousse pour la monter dans  le garage. Je cale sur la fin, heureusement Antoine est sortie et me donne un coup de main.
Il me dit qu’il n’y en plus que pour une demie heure de coupure.

En effet nous nous apprêtons à dîner et la lumière revient.

Soupe de noodles, salade composée, salade de fruit.

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