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| Avec Vijay, le graphiste retrouvé. |
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Ce matin je ne vais pas au pain
car il reste du pain d’hier soir.
Le temps est toujours couvert
mais heureusement l’air est plus frais.
Hier en dehors des pièces avec
clim on avait l’impression d’entrer dans un four.
Petit dèj, masseuse, puis on part
à moto vers 10h pour aller voir le graphiste.
Arrivés dans la rue, Abel nous
informe qu’il n’y a personne.
Véro vient avec moi chez Félix
pour poser la moto pour une révision
générale avant le départ demain.
Puis on va boire un thé au bout
de la rue Barathi juste au bord d’Anna Salai. On revient dans la rue du
graphiste et on monte dans son bureau. Il n’est pas là, mais il y a une
personne qui l’appelle, il va venir plus tard.
A pied on entreprend un certain
nombre de choses à faire. Retour à côté du Nilgiris pour Véro qui veut se faire
épiler avant de partir. Ils peuvent la prendre tout de suite.
Pendant ce temps je vais à la
poste pour envoyer les cartes postales que nous avons écrites hier.
Toujours le même rythme,
l’employé n’a pas les cinq roupies à me rendre, mais finalement en cherchant
bien elle les trouve. La colle bleue est à l’extérieure et je colle les timbres
au mieux. Il y a différentes techniques, soit tremper le dos du timbre
directement dans la colle, c’est technique car il faut juste effleurer la colle
et mettre le timbre là où la colle est la plus molle, ça demande une grande
expérience. Il est aussi possible de prendre de la colle sur le bout du doigt
et de l’étaler sur le dos du timbre mais en en mettant le moins possible et se
débarrasser ensuite de ce qui reste sur le doigt soit contre le bac de colle,
soit sur le rebord de la table, soit sur l’écorce d’un arbre à proximité. Moi
j’imite quelqu’un que j’ai vu faire c’est à dire que je cherche une petite tige
dans les environs de la boîte de colle. Un petit rejet qui a perdu sa feuille
sur une branche d’un arbuste. Je prends un peu de colle dans la boîte et je
l’étale sur la carte sur une surface correspondante à la surface du timbre, un
peu moins si possible. Ensuite je pose le timbre et je le frotte un peu sur la
carte pour qu’il prenne bien la colle. Si, sur les côtés, il y a un léger
débordement j’essaye de l’enlever avec la tige.
Je reproduis l’opération pour
chaque carte.
A la fin je vérifie que le timbre est bien collé et que
la colle ne déborde pas.
Je les mets enfin dans la boîte
aux lettres.
Je retourne chercher Véro et je
l’attends dans la salle d’attente.
Lorsqu’elle a terminé on va chez
Bata pour acheter une paire de tongues pour les salles de bain des hôtels qu’on
va trouver.
NS est barrée devant Bata pour
empêcher les gens d’aller vers le canal. C’est une manif contre les violences
policières. Les manifestants portent des drapeaux noirs ce qui fait bizarre
mais qui ici est un moyen d’exprimer qu’on est contre une décision.
On regarde cette manif qui se
déroule bien avec beaucoup de forces de l’ordre quand même. Certains
commerçants ont baissé leur rideau de fer. On aime toujours voir cette forme
d’expression des démocraties.
Véro trouve ses tongues. Puis on
va dans le magasin Jokey pour que je fasse provision de slips pour le trip.
Comme il est midi on décide
d’aller déjeuner au Kawa qui a remplacé le Vietnam rue Aurobindo. Mais on passe
devant le magasin Diva et nous n’y sommes pas encore entrés depuis notre
arrivée. Véro y trouve un chapeau et un T-shirt.
Au Kawa on déjeune de
saucisses et de frites le tout à la
moutarde, on goûte aussi le gâteau au chocolat qui est délicieux et le café
expresso qui est très bon. Le tout pour moins de 500Rs.
Deux écoliers, 10,11 ans, entrent
dans le resto et commandent un gâteau que le garçon coupe en deux et ils en
mangent chacun un morceau, puis ils repartent. On est un peu étonné par la
scène. On imagine mal la même chose en France.
Il est 13h et on retourne chez
Félix pour récupérer la moto. Félix n’est plus là mais il y a son mécano qui
nous dit que la moto est prête. Félix a mis des câbles de rechange.
On décide de passer voir Abel à
la galerie parce qu’on n’a toujours pas de nouvelles du graphiste. La galerie
est fermée. On décide malgré tout de repasser au bureau du graphiste et là bonne surprise il y a Abel
et le graphiste, qui ont commencé à regarder le CD. Comme c’est l’heure du
repas et de la sieste on se fixe rendez-vous à 17h30 pour que Véro précise certains
points et lui laisse aussi les projets de cartes professionnelles.
On passe chez Pothys faire les
dernières courses pour le trip et on revient à la maison.
Ramassage du linge et on étend la
dernière lessive.
Un café et repos, pas très
longtemps parce que C va passer récupérer des fichiers.
Elle vient et nous souhaite un
bon voyage.
On prépare nos affaires pour
essayer des les faire entrer dans les sacoches ce soir.
Récupération du linge qui sèche
sur la terrasse et récupération du linge chez le repasseur.
Avec la moto, on va chez Xérox
rue Laporte faire imprimer les fiches du parcours. Ensuite chez le photographe
pour récupérer les photos du papi de la rue Candappa. On revient pour les lui
donner. Il est très content, il nous dit que son père a fait la guerre de
14-18. On lui fait cadeau des photos, on lui doit bien ça.
Nilgiris pour acheter un pulvérisateur odomo
anti-moustiques, car il n’y en avait plus chez Pothys et ils sont très pratiques.
Rien à Nilgiris, on va à Grinde et Véro trouve un pulvérisateur écolo et ayurvédique
à base d’herbes anti-moustiques, on verra bien.
Il est l’heure d’aller voir le
graphiste Vijay qui a dû avoir le temps de remplir une nouvelle fois son devoir
conjugal. Car ici une fois marié il est indispensable de faire le bébé, si on
veut être considéré. D’où le mois de congés pour se donner à fonds jusqu’à ce
que ça marche et là il doit continuer matin, sieste et soir. Et en plus il
reprend le boulot.
Une fois que ce sera parti il
aura pour deux ans de calme avant de recommencer s’il veut garder son rang dans
la société.
Abel lui, nous dit que deux
filles ça suffit et qu’il ne tentera pas le garçon.
Véro et Vijay travaillent sur les
projets de livre et de cartes de visite. Il n’y a pas de problème les délais
seront tenus.
On passe à la station service
faire le plein, vérifier la pression des pneus.
On revient, la proprio nous
attendait car la petite bonne n’a fait que la vaisselle après elle se sentait
fatiguée et elle n’a pas continué. A le proprio lui aussi est malade, mal de
gorge comme Véro, une saloperie doit traîner dans le secteur.
On remonte à l’appart et on
commence à se dire qu’il ne faut rien oublier.
Véro prépare le repas.
On emmène un ordi et la clé 3G je
pense qu’on pourra donner des nouvelles régulièrement.
Ce soir repas copieux Véro passe
les restes mais délicieux par exemple pommes de terre sautées à la graisse de
canard, poulet, salade composée et un énorme morceau de papaye fabuleux.
Heureusement que les papayes sont dévalorisées ça permet de les avoir meilleur
marché que les mangues.
Voilà, reste à faire tout entrer
dans les sacoches. C’est pas gagné mais à ce niveau aussi Véro fait des
miracles.
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