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mardi 26 février 2013

Les lumières de Kochin

Quand Cochin se met à ressembler à Venise

Les autres photos sont ici
  
Ça y est on prend un peu de repos, il est 15h et on s’est levé à 7h  pour voir le lever de soleil sur les filets chinois, mais le soleil ne se lève pas sur les filets chinois.

On ne regrette pas car ce matin si tôt la ville est rendue aux Indiens qui ont déjà repris leur activité alors que tous  les touristes sont encore au lit.
C’est super, on est les seuls à profiter du fonctionnement des filets chinois car ce matin c’est pour de la «  bon » et pas comme le soir pour les touristes.

On parcourt tout le bord de mer et Véro doit s’arracher pour ne pas continuer à photographier. Elle vient  de saturer sa carte de 8G depuis le début du Trip. Elle en a une de 4G de dépannage dans son sac.

Tout à l’heure après s’être reposée elle va vider la 8G sur le disque dur portable qui nous suit lui aussi.

On revient dans la rue du Teapot après en avoir pris plein les yeux.

On commande un petit dèj qui est cher mais qui promet et qui tient ses promesses.

Entre les œufs « scramble » aux haricots et les tartines un grand bruit dans le resto. Un homme a eu un malaise et est tombé en renversant sa chaise, le bruit c’est vraisemblablement sa tête sur le sol.

Véro en secouriste avertie se précipite. C’est apparemment un malaise vagal, relevage des jambes puis elle commande une bouteille d’eau fraîche et une serviette. Tout le monde autour est dans une immobilité désarmante, mais c’est peut-être mieux ainsi. La femme du tombé est accroupie aussi et décontenancée.

L’homme qui n’a pas perdu connaissance revient petit à petit à un état normal. Ses yeux regardent normalement à droite et à gauche, mais traduisent de l’inquiétude. Ce sont des Allemands et ils rentrent demain.

L’homme finit par s’asseoir le dos appuyé contre un mur et il remonte petit à petit et en prenant son temps. Il boit beaucoup.

Véro revient à table et on finit tartines et salade de fruits.

Pendant ce temps l’homme s’est remis debout et sort pour monter dans un rickshaw.

Fort début de matinée. On revient à l’hôtel pour récupérer la moto et pour chercher un mécano pour une petite révision.

On va de mécano en mécano en demandant s’il existe un mécano pour Enfield. On finit par nous en indiquer un, il s’appelle Johnson et est à la junction. On n’est pas très sûr d’avoir compris entre Johnson et junction mais c’est bien ça.

Dans le garage il y a bien des Enfield en réparation, mais Johnson n’est pas là, il revient dans 5 ou 10 mn, ce qui ne veut rien dire mais qui veut quand même dire qu’il va revenir.

Il y a une mamie au fond du garage et je lui demande si Johnson va revenir bientôt elle ne sait pas quoi dire parce qu’elle ne comprend pas. Véro dit à des jeunes qui sont là que je crois que c’est elle le mécano et ça les fait écrouler de rire, le contact est établi.

Johnson arrive avec un jeune homme. On ne sait pas bien des deux qui est le patron, à force on finit par penser que c’est le père et le fils compte tenu de leurs rapports qui n’ont rien de hiérarchique.

On se met d’accord sur une vidange et c’est le jeune qui s’y colle.

Une heure et demi après on est arrivé au bout après vidange, démontage du carter, examen des freins et de l’embrayage, changement du filtre à huile et du filtre à air, nettoyage de la bougie, essai. 1280Rs (17€). On est tranquille du moins on l’espère pour Périllar, Munnar, Kodaikanal, du moins on l’espère.
Comme on est à notre point le plus à l’ouest la route à venir est considérée comme du retour.

Il 12h30 on décide d’aller manger à Mattancherry (et pas ma tante chérie) dans le quartier juif.

On commence par visiter la synagogue qui est la plus vieille de l’Inde, construite au XVIème siècle. C’est un lieu paisible avec au sol un magnifique carrelage bleu peint à la main et provenant de Canton en chine.

On déniche un petit restau qui fait de tout, peintures, souvenirs, parfums, change. La cuisine est home made, pour nous elle est surtout complètement neutre ce qui est important, on prend un byriani de poisson et un cake pain d’épices.

Puis on va visiter le palais de Mattancherry, construit lui aussi au XVIème siècle par les portugais et qui sert de musée à présent mais qu’on visite pour les extraordinaires peintures murales très bien conservées et qui illustrent le Ramayana et le Mahabharata.
Pour le reste ce sont des portraits à l’huile des différents souverains, des photos, des vêtements illustrant les tenues des différentes époques, des palanquins, les plafonds sculptés.

On va visiter la première salle de la première biennale de Kochin. C’est assez concept, des installations, dans une salle une machine à écrire sur laquelle le visiteur est invité à écrire le mot « justice » et sur le papier se frappe le mot « outrage ».

On ira voir à l’occasion les autres lieux dans la ville.

On revient à l’hôtel il est 15h. Véro met à tremper nos foulards moto de protection pour les dégagements des véhicules. Depuis Ooty en les mettant on respire une odeur d’essence.

Puis elle s’endort et j’en profite pour m’avancer sur le blog parce qu’on va repartir et qu’on ne sait pas lorsqu’on va revenir.

A 16h30 on va au Teapot pour goûter parce que Véro y a vu d’excellents gâteaux. Les gâteaux sont bons mais ça prend des plombes pour se faire servir et payer.
Il fait beaucoup moins chaud mais apparemment ils ne sont pas encore bien réveillés de  la sieste.

Du coup on est en retard sur la lumière et on ne va pas voir l’église St Francis qui ne peut-être photographiée que l’après-midi. On retourne directement à Mattancherry côté Jetty boat pour Ernakulam. On laisse la moto et on marche dans la rue du Bazar ou Jetty road en direction du quartier juif.

Le soleil est un peu bas, mais on peut aller au bord de l’eau voir les bateaux à quai et ceux qui passent dans le bras de mer entre Kochi et Willingdon Island.

Puis en revenant sur la rue on voit sur une terrasse au quatrième étage une agitation anormale. On se dit que puisqu’il y a tant de monde là-haut on devrait pouvoir s’y faire une petite place.
On demande aux gens au pied de l’immeuble comment on peut monter là-haut.

Ils nous montrent l’entrée dans une rue adjacente. On entre dans une pièce noire où l’on distingue un escalier en bois assez large et qui a dû être un bel escalier, qui l’est toujours mais vermoulu.

En montant les étages la lumière éclaire un peu les marches. Au premier des femmes, qui nous ont vus depuis le balcon donnant sur la rue nous attendent. Elles voudraient nous inviter mais nous leur faisons signe que nous allons plus haut. Deuxième, troisième et la terrasse.

Sur la terrasse vient de se terminer un tournage de film, tout le monde est encore là et les machinos commencent leur boulot de démontage.
Véro prend les acteurs, le photographe de plateau, l’homme aux claps. Tout le monde nous accepte, on ne dérange pas.

D’ici la vue sur Kochin est magnifique dans la lumière du soleil qui baisse.

On n’abuse pas de la situation, on redescend en suivant bien la rampe de bois lisse, ornée d’une énorme boule aux étages.

Nous continuons un peu dans la rue puis nous faisons demi-tour parce qu’il est déjà tard et qu’il y a du boulot pour le blog.

On est ralenti par Véro qui ne peut s’arrêter de prendre des photos. Du balcon les femmes nous invitent à nouveau à venir chez elle mais on n’a pas le temps. Derrière les  murs des maisons sur la rue, il y a des espaces de vie, des cours intérieures qui donnent sur d’autres maisons. Il faudrait venir au grand jour et avoir le culot ou la simplicité d’entrer pour voir ces gens.

Dans la rue c’est l’heure où les femmes sortent pour emplir au robinet public des récipients d’eau qu’elles emmènent ensuite dans leur maison.

La moto est toujours à sa place.

On revient par l’église St  Francis et on voit qu’il faut bien la photographier en fin d’après-midi, mais là il est trop tard on reviendra demain.


On est tout à côté du marchand qui a vendu ce matin une robe à Véro, elle veut maintenant acheter un pantalon pour pouvoir le mettre sous la robe si elle veut mettre sa robe ici.

On revient rue Princesse. On ne peut pas rentrer la moto dans le garage, car une voiture s’est garée devant la porte.

On monte à la chambre. Véro télécharge ses photos.

A  19h30  on part pour dîner. On va au Kashi Art Café qui est tout prêt, mais ils nous disent qu’ils sont fermés. On va donc au Krishna Kripa Seafood. On mange des macaronis au poisson pour moi et au poulet pour Véro.

On rencontre un couple A&F qui sont de Marseille et qui sont venus passer trois mois en Inde en allant de guest pas cher en guest pas cher. Je les trouve courageux. La semaine dernière ils étaient à Pondy, dans un guest près d’Auroville.
Ils sont sympas et on discute un moment.

Puis on rentre, il est 21h30 et il faut faire le blog.

On s’y met et vous allez bientôt avoir le résultat.

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