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vendredi 22 février 2013

Mysore encore et encore

Les calèches dans Mysore

Les autres photos sont ici


Il est 8h je me lève. Véro dort encore. J’essaye de ne pas déclencher l’allumage automatique de la lampe qui est proche de la porte. Il ne faut pas que l’œil électronique me voit m’approcher de l’ordi.
En enjambant le canapé je réussis à mettre en route l’ordi et à consulter les mails, facebook et le nouvel obs dans le noir.

A 8h j’appelle Véro pour la lumière du jour.

On déjeune toujours de Muesli salade de fruits yogourt café, ce qui nous leste l’estomac pour la matinée.

Puis on part pour le marché. Mais il est trop tôt, à 9h45 la vie commerciale n’a pas encore vraiment commencé. Par contre dans les petites rues alentour c’est une très grande activité pour fournir le marché.
On zone donc dans ces rues, on y boit un thé ce qui étonnent le marchand et les voisins mais qui du coup sont ravis et très sympa avec nous et nous photographient.
On se perd dans une cour fermée sans véhicule, où il y a toutes les activités marchandes imaginables tout autour. Au milieu un petit jardin avec des vaches qui sont disproportionnées par rapport à l’espace de verdure. Une fontaine où des femmes viennent prendre de l’eau. On reste un moment, on ne dérange personne même si on n’est pas à notre place.

Vers 11h on revient à l’hôtel prendre les casques et la moto, pour aller à 13km à Chamundi Hill, une montagne qui domine la ville. Véro pense que ça va être fléché. On a déjà une idée de la direction et on suit des panneaux qui nous mènent au départ des 1000 marches qui  permettent d’accéder au temple qui est au sommet. Avec la moto c’est un problème.
On demande donc la route et petit à petit on arrive à être sur la bonne voie. On veut prendre une route sur la droite mais c’est la descente nous explique un chauffeur de rickshaw qui est là à discuter avec le patron d’un boutique. Il nous indique la route un peu  plus loin à droite.

Dès qu’on arrive sur la bonne route la moto chasse de la roue arrière. Je m’arrête pour constater que l’on a crevé.
On est un peu déconcerté. En face devant une petite maison il y a le chauffeur de rickshaw de tout à l’heure. Il nous dit de mette la moto sur sa béquille centrale devant la maison et il appelle un mécanicien. Il pense que quelqu’un peut venir de la ville comme il dit avec un rickshaw, prendre la roue, l’emmener pour la réparer, la rapporter, et la remonter. Ça ne lui semble pas compliqué mais on se rend bien compte qu’on en a pour deux heures.

Il y a dans la maison un canadien qui fait école à des enfants.

Au bout d’une heure après plusieurs coups de téléphone il faut bien se rendre à l’évidence le mécanicien ne vient pas. On est vendredi et c’est l’heure de la prière, tout le monde est à la mosquée. Ici la densité de musulman est importante.

Changement de programme je monte dans le rickshaw avec Samir c’est le nom du chauffeur et on va chercher un réparateur de pneus, pas très loin en fait.
Il vient avec quelques outils pour démonter la roue, mais ce ne sont pas les bons outils, l’écrou de la roue est usé et il n’y arrive pas.

Changement de programme comme ce n’est pas très loin et que ça descend un peu le mécano qui est tout léger monte sur la Enfield et se lance dans le descente, Véro et moi dans le rickshaw.

Avec le pneu à plat, la pente n’est pas suffisante, Samir tout en conduisant son rickshaw pousse la Enfield avec son pied droit. C’est très dangereux car le mécano fait des écarts pas possibles sur la route.
Je descend du rickshaw et propose de la pousser dans la pente. Au départ ça va, la pente facilite la tâche, mais la moto prend de la vitesse et je dois courir derrière car si j’arrête elle s’arrête. Puis tout à coup le route devient plate, je n’en peux plus. Samir me propose de conduire le rickshaw pendant qu’il poussera la moto, mais non je suis fatigué et je n’ai pas envie de me remettre au passage de vitesse à la poignée. Le mécano qui est descendu de la Enfield la pousse jusqu’à sa boutique qui est juste là maintenant.

Samir nous laisse, le mécano va faire le nécessaire, il nous donne rendez vous ce soir à 17h devant notre hôtel. Pendant que je poussais la moto il a proposé à Véro de  nous montrer des fabricants de beedees à la main, et des fabricants de bâtons d’encens.

La réparation est vite faite sans démonter la roue et on repart pour le sommet de Chamundi Hill, une heure et demie plus tard. C’est surtout un lieu de pèlerinage avec toute la vie qui va autour.
Première chose un restaurant, on mange des poori sortes de bugnes énormes et très  fines avec un goût de mie de pain rassie, on casse la croûte et on trempe dans de la sauce.

Samir qui a conduit le Canadien ici vient et passe le repas avec nous. Il me dit qu’il faut que je change l’écrou de la roue qui est en mauvais état, je suis d’accord et il promet de nous emmener chez un garagiste qui vérifiera l’huile et si tout va bien.

On croise le Canadien qui repart. Je n’arrive pas à trouver normal ces occidentaux qui voyagent seul et qui s’occupent d’enfants.
Par lui et Samir on a eu des informations concernant Goa parce qu’il s’est fait voler sont portable Blueberry dans sa chambre, l’un et l’autre sans qu’on leur demande rien nous disent que c’est plein de Russes et qu’il n’y a que l’argent qui compte en plus rien n’est sûr et qu’il faut toujours être sur ces gardes, qu’il y a des mafias qui gèrent l’économie. Le Canadien nous dit aussi que Bangalore pose aussi des problèmes, il a eu une tentative d’arrachage de son sac dans lequel il y avait son iPad.

On fait un tour au sommet voir le temple qui est très beau différent de ceux du Tamil Nadu.

Puis on redescend par la petite route en sens unique pour voir Nandi, un vache sculptée au XVIIème siècle, d’une modernité étonnante dans un seul bloc de roc..

En revenant on voit un garage  moto ouvert. On s’arrête car comme on est vendredi, il vaut mieux tenir que courir.
Le garage est ouvert, une Yam à moitié démontée, mais le mécano n’est pas là. Les gens autour nous disent qu’il est parti manger et qu’il sera de retour dans 10mn. On décide de l’attendre, il vaut mieux tenir que courir. C’est un endroit en pleine ville ou il y a de nombreuses vaches et des hommes en train de les traire.

Le mécano arrive. Il vérifie le niveau d’huile, il est plus bas que bas, en dessous du minimum, un peu d’huile apparaît au bout de la tige. C’est l’autoroute et la montagne qui ont bouffé toute cette huile.

Il complète, huile aussi le levier du frein arrière, constate que la chaîne n’est pas assez tendue et lorsqu’il veut défaite l’écrou de la roue constate aussi qu’il est en mauvais état.
Il peut le changer et nous laisse au garage et part à une centaine de metres acheter un écrou.

Quand tout est fini, il veut essayer le moto pour être sûr que tout va bien, Véro pense qu’il mourrait d’envie d’essayer une Bullet.
Lorsqu’il revient il nous dit qu’elle marche très bien. On le règle 350Rs. L’huile est chère et doit bien valoir 250Rs, on peut dire qu’il ne nous a pas volé.

A l’hôtel je dépose Véro pour qu’elle se repose et je pars faire le plein d’essence et faire vérifier la pression des pneus pour attaquer la route demain. Deux jours sans moto ça nous a fait du bien et on est content de la reprendre.
A la station service je dis que je veux 500Rs d’essence et je fais signe 5 avec main en montrant mon billet de 500. Le pompiste comprend que je veux 5l. Après il fait tout ce qu’il peut pour que j’ai le sentiment de ne  pas être volé.

Je reviens à l’hôtel, Véro se repose et j’installe l’ordi parce qu’on l’enlève ne partant pour ne pas tenter les gens du ménage, mais en deux jours ils ne sont jamais venus faire le ménage ni la chambre, ce qui n’est pas plus mal au fond parce que comme ça personne n’est entré dans la chambre.

Véro regarde ses mails, et puis je commence le blog du jour.

A 5h on descend, un Indien nous dit que Samir va arriver il lui a téléphoné. En effet il arrive peu après. On lui dit que pour la moto c’est bon il n’y a plus à s’en occuper.

On file dans le vieux Mysore, des quartiers pauvres et musulmans.

Dans une maison à l’étage, des hommes roulent des beedees, ils en roulent jusqu’à 5000 par jour. Ils sont assis en tailleur à même le sol, le buste droit et prennent une feuilles d’eucalyptus dans laquelle il roule le tabac, ils entoure le beedees d’un fil et la mette dans un récipient qui contient les beedees terminées. J’imagine à la fin de la journée la douleur aux épaules.
Le feuille d’eucalyptus et le tabac viennent du Nord de l’Inde.

Puis on passe dans une autre maison pour voir faire des bâtons d’encens. Une tige de bambou sur laquelle est roulée une pâte de charbon qui sera séchée pendant trois jours et ensuite trempée dans le parfum désiré.

Il y a aussi des huiles essentielles qui  peuvent nous guérir de tout.

C’est très cher. On va dans une autre maison un peu moins cher et Véro se laisse tenter par une huile essentielle de lotus.

Enfin on termine le parcours chez un marchand de soie.

Le Samir nous a fait faire le parcours touristique des touristes classiques, ce que nous ne sommes plus, mais on lui devait bien ça compte tenu du dépannage de ce matin.
Ce qu’il y a aussi c’est qu’il est vraiment très serviable et que partout où nous sommes allés personne ne nous a forcés d’une manière ou d’une autre d’acheter quoi que ce soit. Donc pour ceux que ça intéresse et qui passerait par Mysore vous pouvez faire le 8904025971 et demander Samir, il peut vous faire visiter beaucoup de choses dans Mysore.

On dîne à l’hôtel.

On attaque le blog. Véro prépare les photos pendant que je vais sous la douche et lorsqu’elle a fini je prends la relève.
Véro a eu le temps de  prendre sa douche et je termine, je lui repasse la main pour qu’elle mette tout en ligne.

Demain Mysore-Ooty, vous aurez des nouvelles si nous avons Internet.

Les autres photos sont ici 

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