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| Entrée du marché Goubert |
Ce matin je me suis laissé dormir
jusqu’à 8h.
Je vais au pain évidemment ce
n’est plus tout à fait le même spectacle la ville s’est éveillée et la
circulation est animée, travailleurs, écoliers, arrivent par bus, rickshaws
collectifs bourrés, auto-rickshaws plein d’écolières et d’autres plein
d’écoliers. Motos et scoots tranportent leur conducteur à sa destination.
Rue Petit Canal le dormeur sur
plateau de son tricyle s’est assis et a une jambe qui pend preuve qu’il est
tard et qu’il ne va pas tarder à se lever.
Les deux marchands de lait en
sachet plastique ne sont plus en place, leur journée est finie.
Au retour je vois le mendiant du
bord du quai qui s’anime sous sa couverture verte.
Rue Capitaine Marius Xavier en
face de la rue Montorsier il y a une ribambelle de mendiants assis sur le bord
du trottoir, c’est la première fois que je les vois là.
Petit dèj.
La petite bonne arrive de bonne
heure ce matin, Véro se lave les cheveux.
On décide de renoncer à une
journée piscine parce que le temps est encore très couvert.
On part à moto faire encadrer une
aquarelle et ensuite boire un thé. Un marchand ambulant de fruits passe dans la
rue, Véro lui achète des bananes qu’on laisse sur l’escalier pour ne pas remonter les deux étages.
On fait un tour chez Aroul Véro
lui achète deux pantalons bon marché pour le trip.
On passe aussi à Metal Ware house
pour acheter un crochet mousqueton pour accrocher mon chapeau à la moto afin
qu’il soit à l’extérieur des sacoches pour ne pas se déformer.
On va chez Felix pour lui dire
qu’on part mardi et savoir quand on peut amener la moto pour une révision
générale. On l’apporte lundi matin vers 10h. Ill va y avoir beaucoup de chose
lundi, la masseuse à 8h30, Félix et Vijay le graphiste vers 10h tous les deux.
Je poserai d’abord Véro chez le graphiste et je porterai ensuite la moto chez
Félix et je reviendrai à pied de chez Félix au début de la rue Muthu Mariammann
Kovil, par la rue Barathi.
On fait un détour par Himalaya,
on revient par le boulevard pour aller chez Pothys prendre du matériel pour
partir. Petit tube de mousse à raser, lame de rasoir, petit pot de crème pour
la peau, petit déodorant, brosses à dents, savon. On fait aussi quelques
courses, jus de fruit, spaghettis, soupes de noodles.
La caisse, retour au sous sol par
l’ascenseur, et on revient à l’appart pour poser le tout.
On rencontre A le proprio qui
nous ouvre la porte du bas. Véro lui demande si elle lui laisse des aquarelles
encadrées si il les accrocherait. Il dit oui et semble tout à fait content de
la proposition. On a une vingtaine de cadres qui attendent dans la petite
chambre que Véro peigne des aquarelles.
On étend la lessive du matin,
coupure d’électricité ce qui met en panne la lessive de l’après-midi.
On va déjeuner au Café Express 3
rue Dumas qui a ouvert récemment et qui est tenu par quelqu’un que connaît C la
Belge. Elle nous en a dit que du bien.
Il y a là aussi la coupure
d’électricité et le responsable nous avertit immédiatement que nous ne pourrons
pas avoir d’expresso, car en principe les gens viennent chez lui que pour ça.
Mais nous on vient pour déjeuner
et la cuisine comme partout se fait au gaz.
Il fait sombre et chaud mais le
décor est accueillant, les meubles assez confortables ce qui est rare.
Je prends une crêpe aux légumes
et Véro une parotha aux champignons.
Pour moi ça fait très indien et
assez épicé. Pour Véro c’est une bonne surprise, ça à la forme d’une pizza mais c’est de la
parotha fourré au champignon qui se mange avec du fromage blanc ou une sauce
pimenté mais pas trop piquante. J’en goûte parce que l’assiette est copieuse.
Lorsqu’on a fini, je vois dans la
rue passer P en moto, dans un sens, puis immédiatement après dans l’autre sens
et comme il reconnaît la moto il s’arrête devant la porte du restaurant.
On sort pour lui dire bonjour. Il
tourne avec une équipe de TV5 Monde un film sur Pondy, on voit l’équipe un peu
plus loin, en face de l’église Notre des Anges. Il les rejoint et on entre dans
le restaurant pour régler notre repas.
On s’arrête près de l’équipe de
tournage qui interviewe P, V veut prendre des photos.
Les gens sont gentils. Ils
arrivent de Chennai où il tombe des cordes paraît-il.
D’ailleurs un peu de pluie
commence à tomber ici aussi et on part tous chacun de notre côté pour se mettre
à l’abri.
La moto se montre récalcitrante
mais finit comme toujours par démarrer. Toujours le problème de sentir la monté
du piston, que je n’arrive pas toujours à sentir.
On revient sous une faible pluie
à l’appart, du coup on rentre la moto à l’abri.
On prend le café et on se repose.
Véro termine son livre qu’on va pouvoir aller rendre à l’AF ce soir comme ça
pour le trip on emporte que les kindle.
Véro peint et je prépare des
minutes à Pondy.
Et on attend un appel de Paris
sur skype pour voir Ryan.
Ça y est, on voit pour la
première Ryan en live, c’est émouvant de voir ce bébé qui ressemble à Gwen dans
ses attitudes de bébé.
Bon maintenant il ne nous reste
plus qu’à la voir en vrai ce sera pour la mi-avril.
Véro a fini son livre on va à
moto à l ‘AF pour le rendre.
Puis on passe chez Pitchya, Véro
lui a promis de lui montrer comment faire de l’aquarelle. Il n’y a personne au
guest, on y retournera demain.
Véro en profite comme nous sommes
là pour acheter du poulet à côté du Volontariat chez Tripty.
On va se garer rue Barathi devant
la boutique de l’encadreur.
L’aquarelle de fleurs est
encadrée, on ne la prend pas tout de suite pour aller acheter des fleurs au
marché Goubert. Véro prend des photos dans la lumière du crépuscule.
On revient chez l’encadreur
récupérer l’aquarelle encadrée et on revient chez nous.
Pas de chance on constate dès
notre arrivée que l’électricité est encore coupée. Il faut prendre notre mal en
patience parce qu’à cette heure-ci je n’ai plus de micro et je ne peux pas lire
parce qu’il fait sombre dans l’appartement.
Véro utilise les batteries pour
éclairer la cuisine.
Heureusement l’électricité ne
tarde pas à revenir.
Ouf, c’est mieux avec. Vivement
que Hollande vende des centrales nucléaires à l’Inde pour que nous puissions vivre
selon nos habitudes.
Je me demande sans être pour le
nucléaire à tout prix, la tête que feraient en France, les écolos s’il fallait
comme ici couper régulièrement l’électricité pour l’économiser, alors que tout
le monde laisse construire des logements tout électrique.
Ici on sait encore utiliser le
gaz pour tout ce qui est cuisson et aussi le charbon de bois, mais nous pauvres
civilisés, que devient-on sans électricité, qu’est devenu notre liberté ?
Nous avons sacrifié beaucoup à
EDF et beaucoup plus encore, aux distributeurs d’eau, mais ça on ne s’en
aperçoit pas encore.
Voilà comme chaque soir la
journée s’achève avec un bon repas : poulet spaghettis, raisins, bière.
Peut-être qu’il va y avoir
« Envoyé spécial » sur TV5.
Ben non ! Vero me dit qu'on est vendredi ...
Les autres photos sont ici

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