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jeudi 21 février 2013

Mysore on t'adore

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Le Palais du Maharaja de Mysore
 
Les autres photos sont ici.
Il y en a beaucoup, je n'ai pas mis des légendes sur toutes, il y a le palais puis la ville et le marché.

 
Je nous laisse dormir jusqu’à 8h.

Il faut dire qu’on est très bien dans cette chambre, qui ne correspond pas du tout aux  lieux où nous nous logeons habituellement, mais on se donne pour excuse que c’est un ancien hôtel de routards rénové.

La chambre en elle même est en deux partie. Une première partie petit salon avec table, canapé, meuble buffet bas, frigo. Cette partie peut se séparer de la chambre proprement dite par un rideau.
La partie chambre deux super lits, table de nuit, coiffeuse, meuble  pour les bagages. Entre les deux parties dans le mur un placard fermé par une porte ajourée contenant des étagères et un coffre fort dont on peut changer à volonté la combinaison pour y laisser ses affaires personnelles.
Enfin la salle de bain, douche, toilette, lavabo.

La particularité de cet hôtel et donc de cette chambre c’est d’avoir essayé de penser à tout. C’est peut être un héritage routard.
De partout des recommandations sont affichées, la cabine d’ascenseur est tapissée d’informations concernant les bagages, la libération de la chambre etc.

Dans la chambre tout est prévue, dès l’entrée une lampe s’allume automatiquement, elle ne s’éteindra que lorsqu’il n’y aura plus de mouvement dans la pièce.
Chaque interrupteur porte l ‘indication de sa fonction. Vous savez qu’en Inde on n’a pas peur de mettre des interrupteurs, rappelez vous qu’on en a 90 dans notre appartement, ici c’est donc une véritable lecture qu’il faut faire pour savoir quel interrupteur fait quoi.

Après il y a des choses classiques comme le téléphone mais en plus il y en a un dans la salle de bain qui appelle automatiquement le téléphone de la chambre pour le cas où.

De l’humour aussi sur le grand miroir qui  permet de se voir en entier de la tête aux pieds cette phrase : « Am I smart ? ».

A l’arrivée comme en avion remise à chacun d’une petite trousse de toilette avec rasoir pour les hommes et crème à raser, brosse à dent, etc.

Voilà j’ai dû tout mettre, Véro qui dort après notre balade du matin me dira si j’ai oublié quelque chose.

Comme hier quand elle m’a dit tu as oublié de parler du mort sur la route, vraisemblablement un accident de moto. Comme je ne vous ai pas parlé de l’article d’Amnesty sur le Sri Lanka, ça fera peut-être réfléchir ceux qui trouvent ce pays merveilleux et il y en a beaucoup.

Bon je reprends donc ce matin petit dèj à l’hôtel Muesli au yogourt et salade de fruits et un café. Le garçon nous demande si on ne veut pas un jus de fruit. Ici au restau ils poussent un peu, hier soir ils insistaient pour qu’on prenne une bière, mais on fait ce qu’on veut.
Pas beaucoup de monde sur la terrasse. Pour nous c’est tard mais pour les autres touristes c’est tôt.

A 9h30 on se met en route pour le Palace. On se fait brancher par tous les chauffeurs de rickshaw qui campent devant l’hôtel mais qui sont devenus des copains depuis notre arrivée en Enfield. Ça a été catégorique de leur part, si vous rouler en Enfield c’est que vous êtres des gens biens.

Finalement pour 20 Rs on se fait emmener en rickshaw à l’entrée qui est à l’opposée de l’hôtel.

Je fais la queue pour le billet, le guichet délivre les billets avant 10h mais le  Palace ne fait entrer les gens qu’à 10h. 200Rs chacun.

On est parmi les premiers à entrer et il n’y a pas foule et nous sommes les seuls à partir dans le jardin parce que la  lumière est encore bonne et que Véro peut faire quelque chose de ce magnifique monument. Pendant une heure on arpente tout ce qui est possible de faire avec un appareil photo. On est toujours seul parce qu’il fait chaud et qu’on est en plein soleil. Vous allez voir les photos, cette chose est à couper le souffle, une merveille étonnante.

Quand on est sûr que plus rien n’a échappé à l’objectif de Véro, on vient déposer nos appareils pour pouvoir entrer dans le palais.
Tout se fait  simplement la consigne est gratuite autant pour les appareils que pour les chaussures.

La visite du palais c’est quelque chose qui nous ramène évidemment en plein romantisme, en plein dans les films indiens, on ne voit que des merveilles, la salle des mariages, la salle de réceptions, les mosaïques au sol, les faïences, les couleurs mêlant d’extraordinaires bleus et verts.
Malheureusement on ne peut pas faire de photo et je ne sais pas vous retranscrire tout ça.
On pense à Versailles pour les ors,  à Topkapi pour la richesse des ornements, tout ça nous dépasse par exemple une énorme porte en argent, des dessins incrustés dans de l’ivoire, des montant de porte en ivoire et bien sûr tout ce  qui n’est  pas or argent ivoire est en marbre.
Ensuite on visite le palais encore habité par l’héritier, mais c’est une autre visite et un autre prix 280Rs par personne.
C’est plus du quotidien par rapport à la grandeur de la première visite, des photos de famille, des objets du quotidien, des jouets d’enfants, du mobilier et aussi de belles pièces plus simples.
Un petit musée avec des armes d’époque.

Sortie, des éléphants promènent des touristes.

On sort de l’enceinte du palais par Sayali Rad Road pour nous diriger  vers  l’autre palais celui de Jaganmoham.

En chemin on s’arrête au restaurant Sri Anapurna Hotel, un Surguru amélioré pour le décor.
On commande du palak paneer et des noodles ainsi on fait un mixte des deux et ça fait un plat différent.

Un groupe d’Américains amenés par leur chauffeur entre et s’installe. Ils veulent d’abord se mettre dans la salle AC mais je ne sais pas pourquoi ils reviennent dans la salle des indiens où nous sommes.
Les touristes qu’on rencontre, ils sont tous en voyage organisé soit en groupe soit avec des chauffeurs. Apparemment à part nous peu de routards ici.
Les Américains qui doivent avoir acquis une expérience se nourrissent en priorité de pains indiens des nans et commandent quelque chose à côté pour tremper le pain dedans.
L’a côté ne doit pas être très bien maîtrisé, une des femmes pleure et se mouche sans arrêt dès qu’elle commence son repas.

Nous le nôtre est bien avancé, une femme gentille débarrasse nos assiettes et couverts et veut aussi enlever nos verres métalliques qu’on n’a pas terminés et elle trempe ses doigts dedans, on lui dit qu’on veut les garder alors elle retire ses doigts.
Véro est un peu dégoûtée.
Pour rester un peu pour se reposer on commande des glaces à la pistache qui sont très bonnes.
Je sens que les Américains d’à côté nous envient mais ils doivent s’interdire de manger de la glace en Inde.

Enfin on commande un black Café pour terminer et on voit arriver des chopes à bière pleine de café à ras bord. La surprise passée, Véro éclate de rire mais ne peut boire son café dans une chope. Je bois une partie du mien c’est l’idée qu’on s’en fait finalement.

Vers deux heures on reprend le chemin du Jaganmoham Palace, c’est juste à côté.
Les marchands proposent des chapeaux comme celui que j’ai acheté à Pondy et que je n’ai pas pris, ce que je regrette.
Je demande le prix 50Rs, je l’ai payé 65Rs à Pothys et devant l’ashram ils sont vendus 100Rs.
Quelle arnaque à Pondy parce qu’ici ce genre de chapeau n’est vendu qu’aux touristes et je suppose que le prix est fait pour les touristes.
Mais c’est vrai que la vie semble moins chère ici. Le rickshaw de ce matin 20Rs le prix aurait été de 50Rs à Pondy compte tenu de la distance.

Le palace contient un musée avec des peintures et des instruments de musique, des objets en ivoire. La seule chose intéressante, des œuvres de Raja Ravi Varma peintre de la fin du XIXème siècle et début du XXème qui a été le premier peintre indien a faire de la peinture à l’huile. Les autres œuvres indiennes sont à l’aquarelle.

On revient à l’hôtel en faisant le tour du parc qui entoure le palais. Dans la rue des hommes tapent à la machine à écrire pour rédiger des courriers pour des gens ordinaires.

A l‘hôtel repos.
Véro dort et je commence la rédaction du blog. Puis à 16h30 je la réveille et on part en direction du marché.

C’est un marché immense magnifique pour les légumes et son authenticité vient du fait que c’est un vrai marché pour les gens et pas un souk pour touristes.

Au carrefour des policiers sont assis dans des espèce de boîte, des sortes de guérites et de là rien qu’en bougeant les mains, ils règlent la circulation, ici apparemment on ne plaisante pas. C’est sécurisant pour les piétons qui peuvent marcher sur de vrais trottoirs très larges et traverser des avenues larges comme Ana Salai sans risquer leur vie.

On se balade pour essayer de découvrir la ville. On achète deux oranges à un marchand ambulant et on les mange devant son chariot  à roulettes. 

Puis vers 17h on revient au à l’hotel New Shilpshri pour boire un bière pour deux en apéro et dîner.
Véro choisi un plat pas terrible, on ne comprend pas très bien de quoi il est composé. Moi ça va.

A côté de nous, deux françaises semble accorder plus d’importance à la bière qu’à l’Inde.

On revient à l’hôtel et j’attaque le blog, Véro met les infos et on apprend qu’il y a eu un très  grave attentat à Hyderabad, et que toutes les  grandes villes de l’Inde sont placées sous surveillance. Un problème vraisemblablement de musulman et d’hindouisme.

Ce n’est pas une note très positive pour terminer la journée, mais nous sommes loin de là et nous n’allons pas vers de grandes villes.

Les autres photos sont ici.
Il y en a beaucoup, je n'ai pas mis des légendes sur toutes, il y a le palais puis la ville et le marché.

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