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| Derrière le mur |
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Ce matin le réveil nous appelle à
6h30. Véro veut aller prendre des photos sur la promenade Goubert.
Malheureusement ce matin il y a
des nuages sur l’océan et la lumière est prisonnière.
La ville est vide de monde et la
promenade elle est envahie par une foule de gens d’ici qui manifestement font
de l’exercice.
Certains face à l’Océan regardent
le lever du soleil, d’autres marchent rapidement sur les pavés de la promenade
qui sont humides des embruns de la nuit. D’autres mais très peu, courent.
L’exercice le plus fréquent est
la marche simple avec des chaussures normales ou des tennis style Nike ou Adidas.
En marchant certains font des
exercices avec les bras, mouvement comme pour faire l’avion, des mouvements
avec les mains, position des doigts d’une manière précise comme pour une
méditation.
Il y a beaucoup plus d’hommes que
de femmes.
Parmi l’ensemble, peu semble être
des sportifs, je crois plutôt que ce sont des gens à qui leur médecin a
conseillé de marcher, pour perdre leur ventre, pour activer leur circulation,
pour avoir un peu d’activité physique.
On traverse le parc Barathy et là
aussi des gens font des exercices, utilisant les bancs comme des instruments
destinés aux élongations par exemple.
La promenade est encore fermée
aux véhicules, aucun marchand n’a commencé son activité et le seul bruit est
celui des vagues de l’océan, qui s’écrasent contre les rocs qui protègent la
rive.
On revient prendre notre petit
dèj.
La masseuse arrive.
Puis on étend la lessive. Véro
appelle Abel qui n’a pas rappelé, il nous dit de passer à la galerie. On part
boire notre thé.
On passe à la galerie, Abel nous
donne les coordonnées de la personne que nous devons aller voir et il nous
explique où ça se trouve sur le plan. C’est sur Karamaj Salai pas loin du Royal
Park Hotel.
On connaît le quartier, on
devrait trouver. C’est ce qui se passe.
Malheureusement ce n’est qu’un imprimeur et il n’y a pas de graphiste.
On a chacun oublié nos téléphones
et on retourne donc à la galerie pour en parler à Abel.
Là on décide de tout arrêter et
d’attendre le retour de Vijay qui s’est marié il y a maintenant un mois et qui
devrait avoir fini de faire le tour de sa famille et reprendre le boulot.
Abel l’appelle, il reprend lundi
on a donc rendez vous entre 10h et 10h30 lundi matin au bureau de Vijay.
Voilà un pb résolu jusqu’à lundi.
On retourne chez l’imprimeur pour
récupérer le modèle de bouquin qu’on lui avait laissé et on passe en revenant
chez Rexine sur Thirvalluvar Salai où Véro a acheté son casque pour lui demander
s’il ne vendrait pas des sacoches pour moto comme celles qu’on a sur la
Enfield. Non il ne fait pas du tout ça et nous envoie sur NS chez les marchands
de sacs.
Il est presque midi on décide
d’aller déjeuner à Tanto à Auroville comme ça on pourra reprendre du yaourt à
Farm Fresh.
Avant on s’arrête au magasin
Himalaya qui est sur la route pour reprendre du dentifrice.
En sortant un grand escogriffe
sympa nous demande si on est Français et il nous parle de la Enfield qui fait,
il faut le dire, l’unanimité.
Mais je sens qu’elle ne va peut
être pas vouloir démarrer tout de suite. Je le lui dis. Il n’est pas étonné que
la moto soit capricieuse comme il dit. J’essaie donc et elle démarre évidemment
pour le faire mentir.
On lui dit qu’on visite l’Inde
avec, il nous dit : avec ça ? En montrant la moto. Je sens bien qu’il
nous envie mais son statut d’homme bon chic bon genre doit l’empêcher de se
lancer dans l’aventure Enfield.
Sa bourgeoise aurait certainement
des difficultés à admettre une moto qui ne veut pas démarrer quand on veut.
On file à Tanto en passant par la
palmeraie, j’appelle ça comme ça parce que les palmiers de chaque côté de la
route se croisent au dessus de celle ci. C’est magnifique et lorsqu’on a
dépassé les champs de palmiers, la route ressemble plus à une piste bordée de
bougainvilliers de toutes les couleurs, rouge, rose, mauve, blanc, jaune. C’est
merveilleux un petit chemin de bonheur.
On mange une pizza à Tanto qui a
augmenté tous ses prix en fonction des vacances de février et de tous les
touristes qui vont arriver. 30Rs de plus par plat, 10Rs de plus sur les
desserts. A ces tarifs, Tanto commence à devenir un restau cher.
Arrêt à Farm Fresh pour le yaourt
et retour par la petite route des bougainvilliers et des palmiers.
Dans Pondy cette année, comme ils
n’ont pas été abîmés par le cyclone, c’est une pure merveille de voir tous ces
bougainvilliers qui tombent des toits comme des tapis multicolores et débordent
les murs des maisons jusqu’à la rue.
Café et repos.
En fait je n’arrive pas à me
reposer, mes jambes ne veulent pas et ne font que bouger. Je me lève et Véro
aussi qui n’a pas pu se reposer.
On décide d’aller faire un tour
marcher nous fera du bien ce qu’on n’a pas encore fait aujourd’hui à part ce
matin.
On part par MGroad pour aller
prendre des brioches chez le petit boulanger parce que demain on veut partir
tôt pour Cuddalore, Véro veut prendre des photos du chantier naval dans la
brume matinale. Puis on visitera Cuddalore et on cherchera la petite route qui
suit la côte.
On rencontre R sur son scoot, on
discute un peu.
On passe par les petites mosquées
mais la lumière n’est pas du bon côté. On traverse le canal. Le passage de l’AF
est fermé on va donc du coté du boulevard Sud pour rejoindre la promenade
Goubert.
La lumière n’est pas terrible et
on décide d’aller voir les joueurs de pétanque.
On revient par la rue de la
Caserne puis par la rue Dumas dans laquelle des hommes sont en train de peindre
les bords de trottoirs en noir et blanc. Ils veulent que Véro les prenne en
photo. La lumière n’est pas terrible mais Véro se prête au jeu. Après quelques
prises de vues un des hommes vient près d’elle pour lui montrer comment elle
devrait prendre les photos et lui donner des conseils de prise de vue. Véro
s’exécute en rigolant.
Les joueurs de pétanques nous
reconnaissent et on est tous plus à l’aise eux ne s’occupent pas de nous et on
peut prendre des photos et filmer.
On revient à l’appart par la rue
de Bussy.
Je laisse Véro rentrer et moi je
prends la moto pour mettre de l’essence pour demain et faire vérifier la
pression des pneus.
Je reviens c’est power cut, pas
d’électricité on vit dans le noir heureusement il y a les batteries. On monte
sur la terrasse pour ramasser le linge de la deuxième lessive de la journée.
Véro cuisine et je ne peux rien
faire parce que mon ordi n’a pas de batterie.
J’en profite pour reprendre le
guide Georgette et je m’aperçois qu’on pourrait proposer une sortie à G&P
pour samedi au Nord de Pondy pour essayer de trouver les ruines d’un fort.
Enfin la lumière revient et on
s’aperçoit qu’on a oublié d’acheter de la bière. C’est important pour Véro. Je
vais donc rue Montorsier acheter quelques bouteilles. Je fais la queue avec les
pochetrons qui achète de petites bouteilles d’arack vraisemblablement, qu’ils
vont boire dans le restaurant attenant ou qu’on leur met dans de petits sacs
comme ceux qu’on donne dans les magasins de produit de beauté lorsqu’une femme
achète une crème ou autre chose.
Je reviens et on mange soupe de
noodles, salade composée et pain, papaye et une bonne bière sur tout ça.
Voilà la journée se termine et on
a encore rien fait de racontable aux gens qui nous croient en vacances.
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