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vendredi 8 février 2013

INTERNET !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ce soir en passant par le village des pêcheurs

 Les autres photos sont ici

Il est 20h et je commence seulement le blog. Ce n’est pourtant pas qu’on fait grand chose.

Depuis ce matin plus de connexion Internet.

On sait qu’on ne peut rien faire avant 10h, parce que la boutique du mec n’ouvre pas avant.

Petit déjeuner et on attend un peu découragé.

On écrit des cartes aux enfants et on va les poster.

Avant on passe par le thé du matin et on fonce à la poste. Une manif se prépare devant la poste. Les gendarmes m’empêchent de me garer à l’ombre, je dois me mettre de l’autre côté. De l’autre côté ils barrent la route.

Je rejoins Véro à l’intérieur de la poste, il y a une queue pas possible pour acheter des timbres, c’est la première fois que ça se produit.

Collage des timbres sur les cartes avec la colle dans sa boîte à l’extérieur.

Il n’est pas encore 10h mais on passe quand même devant le 418 MG road la boutique de Gandhi qui est fermée.

On revient à l’appart prendre nos maillots parce que comme il n’y a pas d’Internet on va aller à  Prince Park pour la journée.

La boutique du 418 MG road est toujours fermée. Le patron de l’Internet à côté, qui parle bien français ne comprend pas. La garagiste du 416 nous dit  qu’il est en congé.
Le patron d’Internet nous dit que s’il le voit il va lui dire que nous sommes passés.

On file au Prince Park pour penser à autre chose parce qu’on commence sérieusement à penser qu’on s’est fait avoir hier soir.
Le copain de Gandhi, Ramen qui parle français avec un fort accent parisien comme celui de I, ça ne me dit rien qui vaille.
Comme I le fait, je pense que ces gens se vengent sur les touristes des humiliations qu’ils ont certainement subies en France. Ramen avec son discours je vous rembourse mais vous n’aurez pas Internet pour autant, c’est un pb technique chez Relience nous a bien eus.

A Park Prince des cris dans la piscine. On s’approche pour s’apercevoir qu’il y a 5 ou 6 femmes Russes, dans la piscine, moches comme des Russes moches, des grosses vieilles et des jeunes squelettiques, pas une pour sauver l’autre et qui poussent des cris d’orfraies en se bousculant dans l’eau.
Malgré leur volume elles n’hésitent pas à faire ensemble des exercices de natation synchronisée. Marche militaire sur le bord et saut dans l’eau.

Ça n’est pas fait pour nous remonter le moral. Les Russes sont décidément partout où il y a de l’eau.
Des Russes comme Anya et Alexandre ne faisaient pas parti de cette catégorie de nouveaux riches incultes pour lesquels la culture c’est l’exercice physique, les jeux olympiques sont plus spectaculaires que les Prix Nobel.

On se baigne en nous comportant normalement et petit à petit je ne sais si c’est par gène ou par fatigue mais les cris infantiles diminuent.

On sort on s’installe sur le lit de plage pour bouquiner. Petit à petit le silence se fait, puis une Russe fait la lecture aux autres, mais le calme est revenu.

On va déjeuner et lorsqu’on revient les Russes partent. La piscine est à nous.

Véro s’endort et je termine le roman de Joël Deker « La vérité sur l’affaire Harry Quebert » que je recommande vivement parce qu’on n’a pas envie que ça s’arrête et ça ne s’arrête pas et parce qu’on a envie de savoir et l’on n’arrive jamais à savoir. Un bon bouquin qui embarque bien et nous emmène de surprise en surprise.

Vers 15h arrive à travers le grillage qui n’est pas encore mis un Indien qui on le voit tout de suite à une haute idée de ce qu’il est. Il pose ses affaires sur un lit de plage, pas de bonjour évidemment.

Il s’apprête pour aller se baigner.

On entend sur le parking une bullet qui arrive. Puis par les marches qui mènent à la piscine un homme vient avec une petite fille qui est peut-être sa fille.
Apparemment l’homme est un Frog parce qu’il nous connaît nous dit bonjour à minima, c’est vrai qu’on ne le reconnaît pas vraiment.

Il s’installe sur un lit de plage assis et se plonge immédiatement dans des dossiers.

La petite fille se débrouille et elle va se changer dans le bâtiment où l’homme arrivé au début, est aussi entré peu avant.

Véro et moi on est un peu perturbé de voir cette situation mais l’homme (le papa ? ) reste plongé dans ses dossiers.

La petite fille ressort en slip-maillot et teeshirt et se met à l’eau.

L’Indien ressort aussi il est en maillot de bain sorte de Bermuda collant noir et porte sur la tête un bonnet de bain rouge et des lunettes.

Véro et moi on est écroulé intérieurement.

Il va chercher une plaque flottante qu’il jette à l’eau et il plonge comme un nageur ordinaire. Par contre je me rend bien compte que son crawl n’est pas terrible et qu’il frime un peu.

C’est maintenant qu’on comprend la situation, c’est le maître nageur de la petite. Il lui fait faire différents exercices d’échauffement puis il la fait nager.
Véro n’est pas très à l’aise de voir cet adulte toucher cette enfant dont la culotte rendre dans les fesses, au prétexte de lui indiquer la bonne position.

L’homme assis est toujours plongé dans ses dossiers et semble complètement indifférent à ce qui se passe dans la piscine.

Véro n’en peut plus, on s’en va.

Sur le parking je reconnais la Enfield, c’est bien un Frog.

Véro me fait part de ses sentiments, elle ne comprend pas qu’on puisse laisser cette petite fille seule entre les mains d’un adulte.

On file à Auroville se faire un petit 4h au Visitors Center. Puis on prend un fromage blanc et de la confiture au Farm Fresh.

On rentre sur Pondy et on revient à l’appart.

Nouvelle vérification Internet. Rien plus de connexion.

Bien qu’on ait rentré la moto on décide d’en avoir le cœur net et d’aller voir chez Relliance Pondy ce qu’il en est de cet Internet qui ne fonctionne pas. On a vu le bâtiment en cherchant le casque de Véro on le situe donc bien.

Avant on s’arrête au 418 MGroad chez Gandhi pour savoir si le magasin est ouvert. C’est fermé. On s’arrête quand même pour aller voir le patron de l’Internet juste à côté et qui doit être au même n° car le garage moto est le 416 et le magasin de légumes épicerie à côté est le 420.

La patron nous dit qu’il a vu Gandhi à midi et qu’il lui a dit qu’on cherchait à le voir. On lui explique qu’on veut récupérer notre argent. Il va le lui dire à nouveau s’il le voit.

On file chez Reliance. Là, on nous dit que c’est normal que nous n’ayons plus de connexion parce que nous n’avons plus de crédit. Les 1300Rs n’ont jamais été validés. Si on leur donne 1300Rs, ça va marcher.

Il est 18h15, on revient chez Gandhi au 418 Mgroad, c’est toujours fermé. On appelle P au secours qui peut joindre Gandhi qui promet de rendre l’argent.

On retourne chez Reliance qui recharge et on essaie directement chez eux ça marche.

On revient au 418 MGroad chez Gandhi pour voir s’il a ouvert, c’est fermé. On va acheter de la bière parce que ce soir on a besoin de se réconforter et de fêter notre connexion.

On revient par le 418MGroad chez Gandhi c’est toujours fermé. Il est près de 19h30 et on attend car le patron d’Internet nous a promis d’être là à 19h30 pour nous aider à dire à Gandhi son fait.

Comme c’est fermé, on revient à l’appart.

On dîne spaghettis indiens au pesto, saucissons, salade composée, raisin.

Il est 21h et nous décidons de retourner au 418 MGroad chez Gandhi, c’est ouvert, il y a quelqu’un qu’on ne connaît pas qui nous attend, Bonsoir Madame, Bonsoir Monsieur, on lui a même appris quelques mots en français. Il appelle pour dire ils sont là. Puis il nous donne 1500RS et je lui en rend 200.
Au revoir Madame au revoir Monsieur.

On a maintenant une certitude ces types Gandhi et Ramen ne sont pas clairs.
Gandhi est un petit magouilleur qui nous faisait payer 1300 et nous mettait la connexion à 800 et se faisait ainsi 500 tous les mois sur des gens comme nous. J’en mettrai ma main au feu.
L’autre par contre, le Ramen, avec son accent parisien, c’est certainement une tout autre envergure, et pas de la magouille à 500Rs.

Véro pressent beaucoup ce genre de situation et elle n’était pas bien depuis hier, elle revivait les magouilles faites par les magouilleurs du Sri Lanka.

Voilà on a Internet, on sait maintenant où il faut aller payer pour ne pas trop se faire entuber.

Tout ça est un peu fatigant, on aimerait tellement vivre dans un monde honnête mais l’exemple hélas vient de haut.
Ce qui est sûr c’est, n’allez pas prendre une clé 3G au 418 MRroad chez Gandhi.
Quand on sait le coût d’une connexion 3G en France, on se dit que Gandhi ce n’est qu’un petit malfrat, par rapport aux opérateurs français.


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