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vendredi 2 mars 2012

Veille de départ en trip

Une aquarelle de mangrove

Je ne réveille qu’à 8h, l’heure à laquelle Véro voulait que je l’appelle. Je file chercher le  pain. Sur les marches de la rue le proprio arrose une merde d’oiseau qu’il frotte ensuite avec son pied.

À la fontaine, une femme se baigne dans le bac de 10cm de haut.

Au pain pas de nouveaux messages désagréables, les niches ne sont pas éclairées, Véro maintenant s’est faite à l’idée et puis on part.

Au moment de payer, on me montre l’écran pour me dire que le prix du pain est passé à 39R que finalement on a arrondi les 38,50 de la caisse à 39R. Jusqu’à ce jour on m’avait dit 38 et j’avais bien redemandé le jour où j’avais eu un doute en voyant le ticket de caisse. J’avais trouvé sympa d’avoir fait un geste le client supportait 3R de taxe et eux à 0,50.
Aujourd’hui c’est 39. Je n’ai que 38 et je donne donc 40, on a la monnaie pour me rendre 1R.

Autant dire que la baguette est passée à 40R et peut-être un bonbon comme à Nilgiris.

En revenant je me dis que j’avais décidé en janvier de payer 35R avec des billets pour qu’ils me rendent 5R que je donnerai tous les jours à un mendiant. J’avais donc décidé que la baguette me coûtait 40R.
Puis avec la taxe, la part du pauvre s’est réduite à 2R et aujourd’hui à 1R.

Je fais le café et réveille Véro. On a juste le temps de déjeuner et la masseuse arrive.

Je débarrasse tout et je file à la Karnatak Bank pour y être bien à 9h30.

La banque est juste en face du loueur de motos et de scoots devant le temple sur Mission street.

Le personnel est bien à l’heure. Le lourd rideau de fer est décadenassé, puis la grille déverrouillée et on peut entrer, d’abord les employés et à leur suite les clients.

Nous sommes trois à rester devant la banque tandis que les employés passent de l’autre côté et se dirigent vers leur bureau.
Il fait chaud dans ces locaux, ils mettent tout de suite l’éclairage et la clim mais il faut un petit moment pour qu’on la sente. Je suis assis sur une banquette faite d’une sorte de velours rouge devant la caisse. A côté de moi il y a une occidentale qui ne parle que anglais et je me demande si ce n’est pas l’Irlandaise que nous avions rencontré dans la maison voisine lors de l’inauguration et qui serait une amie de Y&P.

L’employée qui a vu Véro hier s’installe à son bureau, elle a plusieurs sacs et sort de l’un des pochettes et des documents ainsi que des tampons qu’elle essaye.

Passe devant moi l’Occidentale, qui semble avoir un document périmé valable 6 mois. Mais l’employée fait le nécessaire pour que ça marche. L’occidentale ressort sourire aux lèvres en remerciant beaucoup l’employée pour son efficacité.

C’est mon tour, j’ai juste à signer le chèque qu’elle passe à un collègue à la table à côté qui enlève une vieille machine à écrire pour dégager une imprimante. Je perds de vue ce qu’il fait avec le chèque, il me semble qu’il rentre des informations sur un clavier et écran d’ordinateur.

Petit à  petit d’autres femmes et d’autres hommes sont arrivés.
Un homme en dhoti blanc est un client comme moi et les autres des employés qui s’occupent à diverses tâches pour remettre le bureau en route.

Deux femmes parlent avec l’employée qui s’est occupée de moi je ne sais pas si ce sont des collègues ou des clientes. Je vois qu’elles parlent de boucles d’oreilles et qu’elles se racontent des histoires du quotidien certainement concernant leur vie, leurs enfants.

La caisse est toujours fermée. Un homme apporte des choses derrière  ce bureau, peut-être des liquidités.

Maintenant toute la banque est en état de fonctionner. Une femme vient se mettre derrière le guichet de la caisse. L’homme à qui l’employée avait remis le chèque m’appelle pour me donner un jeton et me fait signe que c’est pour la caisse.

L’homme en dhoti est déjà devant la caisse et il lui est remis des billets, puis c’est le tour d’une des femmes qui discutaient et qui appelle vraisemblablement son mari et lui fait signe trois avec les trois doigts, l’index, le majeur, l’annulaire. Ici le pouce ne compte pas quand on veut préciser un chiffre avec la main.

Après c’est mon tour, je donne le jeton à la caissière, puis un moment après elle m’en montre deux et me demande lequel est le mien. Ce sont les mêmes à première vue. Elle décide d’en choisir un. Je regarde que ça correspond bien au chèque de K qui vient de lui être donné par un sort de passe-plat entre l’employée et elle.

Elle compte le montant qu’elle fait ensuite vérifier deux fois par une machine. C’est bon. Je peux repartir avec l’argent. Tout ça a pris une demi-heure.

Véro n’a pas fini son massage. La femme de ménage arrive. Je range tout.

Le massage se termine.

On va mettre le linge à sécher sur la terrasse

On passe chez Focus acheter des cartes postales pour les enfants et on les écrit à la poste. Véro se trompe et écrit sur la partie adresse. On va acheter des enveloppes qu’il faut découper au format de la carte et que je collerai avec la colle de la poste.

Je pose Véro chez l’ostéo et je vais à la poste. Je note l’adresse sur les enveloppes et je vais au guichet pour acheter des timbres. Il y a devant moi des Françaises qui achètent une quantité de timbres impressionnante pour toutes les cartes postales pour les copines.
Au guichet ce n’est plus la demoiselle des postes, mais un homme très aimable et qui prend les Françaises et moi-même mon tour venu, en considération.

En repartant je vois les deux couples de Français léchant leur cinquantaine de timbres sans colle. Ils doivent être de passage et ne savent pas que la colle est à l’extérieur.

Il y a une personne près du pot de colle bleue. Ce doit être un habitué car je remarque qu’il a une bonne technique pour prendre ce qu’il faut de colle et pas plus et au bon endroit là ou elle est encore bien fraîche. Ensuite il frotte longuement sur la partie à encoller, c’est une enveloppe comme moi. Il se nettoie le doigt en le frottant contre le rebord de la table métallique, puis il reprend un peu de colle pour le timbre.

Après l’avoir bien observé j’applique sa technique qui est très efficace. Je peux repartir avec presque pas de colle sur les doigts et des timbres collés et des enveloppes fermées proprement.

Je les glisse dans la boîte rouge. Je reprends la moto et je reviens à l’appart en attendant que Véro ait terminé.

Lorsque j’arrive devant l’ostéo elle vient de sortir. Il est 12h30 et nous décidons d’aller manger à l’Atithi.

On fait un bon repas de crudités, de légumes et de fruits puisque c’est un restau végétarien. Pour le moment c’est vraiment la meilleure adresse pour manger des légumes.

Véro salue l’ostéo qui vient aussi manger normalement ici.

Lorsque nous partons un car de touristes français s’installe dans la salle du restaurant, on est heureux de quitter l’endroit.

On revient à l’appart, on boit un bon café et on se repose comme un vieux couple de lions repus dans la chaleur de la savane.

On décroche le linge et on porte ce qui est à repasser chez le petit repasseur de la rue Montorsier qui va nous faire ça pour 19h.

On fait un saut à la bibliothèque de l’Alliance Française, qui a rouvert hier suite aux dégâts du cyclone.
C’est un endroit plaisant. Il y a beaucoup de livres, c’est la plus grande bibliothèque de livres français d’Inde.

On va manger une glace rue Ranga Pillai près du canal en sous sol. Ça ne fait pas très envie lorsqu’on rentre d’autant que personne ne s’occupe de nous parce qu’il y a un match de cricket Sri Lanka contre Australie.
La glace est bonne quand même et même très bonne.
On revient à l’appart pour préparer notre bagage pour le départ demain matin à l’aube.
On va avoir deux sacoches, un sac de réservoir et nos deux petits sacs à dos. J’espère que ça ne posera pas de pb avec le mien que je porte sur l’avant et le sac de réservoir.

On verra bien.

On fait un dernier tour à BS  pour voir si tout va bien et laisser des flyers et leur dire qu’on part. ça ne semble pas poser de pb.

On fait éditer chez Xérox le topo que j’ai fait sur le circuit.

On revient à l’appart. Véro monte et je vais faire le plein d’essence.

Je reviens on dîne et soudain Véro se souvient qu’on a oublié le repasseur. Il est 8h, j’y fonce, mais il n’est plus là. J’essaye de savoir s’il habite dans le coin mais non. Il faut revenir demain à 9h30.

Ce n’est pas grave, on partira plus tard.

À partir d’aujourd’hui je ne sais si vous aurez cette relation régulièrement mais on essayera.

1 commentaire:

  1. une demi-heure pour chercher les sous, alors le pays a vachement progressé, en 1995 je me suis retrouvée SEPT HEURES dans la file d'attente d'une poste pour un chèque de voyage...

    Très belle aquarelle.
    BON WEEK END

    BIZ
    Mamanlotus-AC

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