Toujours en mode économie mais lundi à Pondy, nous récupérerons la connexion normale car Eve nous a sauvés en trouvant l'alim à Chennai !!!!!!!!!!!! Merci Eve.
Belle journée à Madurai, contents d'y être revenus car le souvenir que nous en gardions n'était pas bon, mais 13 ans plus tard tout nous a semblé plus humain.
Demain, Trichy.
| Devant le temple de Meenakshee |
Départ
7h et arrêt immédiat au bus stand pour boire un thé et manger une pâtisserie.
Après
la route. Pas de problème, on avance vite et bien.
8h15
premier arrêt thé dans un village.
9h30
deuxième arrêt thé dans une petite boutique en bois au bord de la route. Il y a
une petite fille avec un poussin vert qui court entre nos pieds et il vient
même sous la moto au moment du départ.
La
route à nouveau avec les bus ou des barjos en face qui doublent sans nous laisser la place,
habituel.
Mais
pour la première fois on nous fait le coup sur un pont et là pas de bas côté
comme échappatoire, finalement c’est passé. On ne s’en remet quand même pas
facilement.
Un
peu de pluie rend la route glissante, ça ne dure pas.
Arrivée
sur Madurai, grande ville et galère pour se repérer et repérer notre hôtel.
Surtout des sens uniques partout et malgré les explications on se perd et on se
perd encore plus ne pouvant pas faire demi tour. On se perd encore plus en
faisant pleins de détours pour revenir au bon endroit.
On
est fatigué. Ça fait 4h qu’on roule, le dernier coup je remonte le sens unique
et je viens me mettre dans la file d’attente de la rue à côté.
C’est
la bonne direction, un km à faire et sur notre droite le Star Résidency.
On
gare la moto.
Il
ne reste que des chambres de deuxième catégorie à 3500R, c’est cher mais on est
trop fatigué on prend, ce n’est que pour une nuit.
A
chaque fois on nous demande si on a des bagages et quand ils voient la moto les
gens du service sont décontenancés.
Dans
la chambre c’est le vrai confort et tout qui marche sans avoir besoin de rien
réclamer.
Il
est midi, on décide d’utiliser le room service pour déjeuner les prix sont
normaux et ainsi pouvoir nous reposer jusqu’à 13h30.
On
va tout faire en rickshaw pas question de se relancer dans la circulation de
Madurai.
On
se douche ce qui nous enlève déjà une partie de la fatigue. On déjeune dans la
chambre en regardant à la télé un jeu américain débile. Le plus amusant c’est
de voir des Américains et au moment des pub de revenir en Inde. Le contraste
est saisissant, ce sont tout à coup deux mondes qui se cotoient.
On
prépare notre après-midi. 14h le musée Gandhi qui est tout proche de l’hôtel,
puis le Nayak Palace qui ferme à 17h, et enfin le temple qui ferme beaucoup
plus tard.
On
prend un rickshaw devant l’hôtel et je trouve que le prix qui nous est demandé
est très correct par rapport aux tarifs prohibitifs de Pondy.
30R
pour aller au musée on nous aurait demander 100 à Pondy compte tenu de la
distance.
Véro
voulait revoir ce musée qu’on avait déjà visité il y a 13 ans, c’était dans une
maison modeste en bord de route. Là c’est dans un beau bâtiment blanc,
d’architecture coloniale. Le musée a donc déménagé.
C’est
le rappel de la colonisation anglaise, puis le démarrage de la lutte pour
l’indépendance. Ensuite les salles suivantes sont plus centrées sur la vie de
Gandhi et illustrent son évolution. Il y a aussi dans la dernière salle ses
effets personnels, comme ses lunettes, ses chapals, ou le dothi dans lequel il
a été assassiné.
Enfin
des photos illustrent sa rencontre avec Martin Luther King dans les années
trente.
C’est
à Madurai que Gandhi a pris la décision d’abandonner les vêtements riches ou
occidentaux pour ne plus se vêtir du que dothi qui est l’habit des gens du
peuple.
De
là on prend un autre auto rickshaw pour le Nayak Palace. Le prix demandé
confirme la première impression et pourtant ils doivent certainement nous
arnaquer.
Nous
n’étions jamais venu au Nayak Palace. C’est une belle surprise. Ce qui reste du
bâtiment de style indo-mauresque est magnifique et donne envie d’y tourner des
films.
Des
scènes amusantes, un groupe d’ados qui veulent que nous nous joignons à eux
pour une photo. Une femme voyant qu’on est d’accord dès que le groupe d’ados
nous lâchent, vient s’asseoir à côté de nous pour que son mari la prenne avec
nous.
Des
groupes de touristes occidentaux toujours un peu décalé. Dans un groupe, une
femme la cinquantaine bien sonnée, passe dans une tenue transparente qui laisse
voir toute sa culotte noire. Deux jeunes hommes, assis pas très loin de nous
s’en aperçoivent en même temps que nous et leurs yeux s’exorbitent.
Véro
est tellement gênée par cette démonstration qu’elle serait prête à aller lui
dire. Je lui dis que si tous les gens de son groupe ne lui ont rien dit, ce
n’est peut-être pas à elle de le faire.
Les
yeux des Indiens sont toujours rivés sur la culotte. C’est tellement grotesque
que Véro est prise de fou rire. Les Indiens s’en aperçoivent et comprennent et
sont eux aussi pris d’un fou rire. Puis la culotte s’éloigne collée au cul de
sa propriétaire.
Décidément
les femmes occidentales font le spectacle et réservent toujours des surprises.
On
reste un moment après la visite assis à l’intérieur du palace pour attendre que
la chaleur tombe avant de repartir à pied pour le temple Sri Meenakshi.
On
reprend une bouteille d’eau au passage parce qu’on a déjà bu la bouteille que
nous avions achetée en entrant.
En
route on boit un jus d’orange. Il faut bien tout ça pour marcher sous le soleil
qui balaie la rue sans laisser une trace d’ombre.
Près
du temple, on s’arrête près d’un marchand ambulant. Les Indiens s’y arrêtent
pour se faire couper des tranche d’une sorte de bûche blanche qu’ils mangent en
marchand. On s’en fait couper chacun une tranche c’est du cœur de palmier
d’environ 10cm de diamètre. C’est bon.
On
ne reconnaît pas les alentours du temple qui ont été interdits à la circulation
de tout véhicule, et c’est respecté. Pour nous piétons c’est très agréable. Il
y a 13 ans c’était des embouteillages à n’en plus finir.
On
entre par l’entrée Sud et pour être libre de sortir où on veut Véro met les
chaussures dans son sac.
Lorsqu’on
pénètre dans l’enceinte du parc il faut passer un contrôle. On ouvre les sacs
et Véro est obligée de ressortir pour aller poser les chaussures à l’endroit
prévu à cet effet.
Le
bassin de Lotus est en travaux. La terre du fond est remontée jusqu’à la rue.
Ce
sont des femmes qui se chargent en parti de ce travail.
La
terre est mise dans de petites cuvettes plates qu’elle portent sur la tête. La
première équipe va de l’extraction à l’escalier qui monte au niveau de la rue,
le bassin est très profond. Une deuxième équipe d’hommes prend les charges sur
leur tête et monte l’escalier jusqu’au bord du bassin. Là une troisième équipe
de femmes prennent le relais et vont jusqu’à la rue où elles vident les
cuvettes dans des bennes de camion.
Cette
dernière équipe fait l’objet de toutes les attentions des touristes pour les
prendre en photo. Elles passent très droites et dignes dans la lumière du
soleil de fin d’après midi et elles sourient à l’objectif. Elles sont très
belles, mais la fatigue se lit dans leur regard.
On
traverse le temple depuis le temple de la déesse Meenakshi où il y a une queue
immense de dévots qui veulent se recueillir devant la statue de la déesse au
trois seins à laquelle le temple de Madurai est dédié.
On
passe devant un gigantesque Ganesh qui est bombardé de ghee et dont on change
chaque jour le dothi.
Le
temple de Shiva, qui ayant épousé Meenakshi lui a permis de perdre son
troisième sein et de redevenir normal, même pour une déesse l’apparence a son
importance. On arrive au Mandapa au mille colonnes où il y sous les colonnes
comme un petit musée de sculptures de dieux et de déesses.
On
revient par le même chemin.
On
récupère nos chaussures et on fait le tour en direction de l’entrée Est pour
aller au Pudu Madapam, un marché de plus 300 tailleurs, encadré par une allée
concernant des ustensiles en métal et en cuivre et une autre allée pour la
parfaite petite couturière avec galons et boutons.
On
finit notre tour du temple en passant par le Nord et l’Ouest.
Mais
avant on s’assied sur un petit mur parce que Véro veut regarder son téléphone.
On est le samedi 10 et c’est le jour où E est à Chennai pour essayer de trouver
notre alim.
Sur
le téléphone il y a un SMS de E : « Mission accomplie » Elle a
trouvé l’alim on va pourvoir se reconnecter dès lundi.
Véro
l’appelle pour la remercier, on est ravi de cette nouvelle.
Un
auto rickshaw nous ramène à l’hôtel.
Le
conducteur a un comportement un peu particulier qui consiste à considérer que
la rue lui appartient. Il ne doit pas conduire si mal puisqu’il est toujours en
vie. Ce qui est sûr c’est que tout en faisant n’importe quoi il engueule comme
du poisson pourri conducteurs de vélo, de moto ou autres auto rickshaw. Il fait
sa loi en quelque sorte.
Il
est 19h on ne va pas ressortir et on va encore utiliser le room service pour
profiter au maximum de la chambre. Au menu évidemment il n’y a pas ce qu’on
voulait on prend donc ce qu’il y a.
je lis toujours avec avidité vos récits... et les photos sont magnifiques. Merci pour le partage.
RépondreSupprimerMamanlotus-AC