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samedi 3 mars 2012

Cap vers le sud

Sur la plage de Karaikal

(et j'ai mis plus d'une heure à tout télécharger, alors y'a pas de légendes car ça m'aurait pris encore au moins 1 heures vue la connexion ...)

Lever 7h30.
Le pain chez BS, toujours le même prix et les niches ne sont pas éclairées.

On déjeune.

Dès 9h15 je vais chez le repasseur. Il est là. On va ensemble dans une maison qui est juste à côté chez M. Drapeau. Peut-être que si j'avais su j'aurais pu les récupérer hier soir.

On finit les sacoches et je descends le chargement dans le hall.

Il y a la moto des voisins et on pense qu'ils sont partis en vacances, la porte est fermée. Le proprio nous dit que ce n'est que le lycée français qui est en vacances, les autres écoles indiennes fonctionnent.

Ça nous fera moins de monde sur la route.

Je ne peux pas ou je pourrais difficilement conduire avec mon sac à dos sur le ventre et le sac de réservoir.
Véro a l'idée d'attacher nos sacs à dos sur les sacoches avec les sangles que nous avons apportées.

Remontée dans l'appartement. Ces deux étages c'est finalement un bon test, lorsque nous ne pourrons plus les monter je ne vois pas l'intérêt de continuer de venir.

Les proprios nous regardent avec étonnement. Ils ne doivent pas comprendre qui sont ces petits vieux retraités qu'ils attendaient.

C'est parti. Il est 10h.

La moto est un peu plus lourde mais ce n'est pas gênant. Le sac de réservoir change l'utilisation du guidon, mais je vais m'y faire.

Pour rouler c'est plus agréable d'avoir des sacoches qu'une valise et un sac sur le porte bagages.

Que dire d'autre, on connaît la route jusqu'à Chidambaran.

Arrêt thé à Cuddalore.

Arrêt déjeuner à Chidambaran un gâteau dans une pâtisserie et un quart de jus de pomme.

On repart à 12h20  on a pile fait les 60km annoncés. Pour la suite ça varie de 180km depuis Pondy à 4h ou 3h de route c'est à dire 120 ou 90 km. Tout ça n'est pas très précis et change en fonction des interlocuteurs et des documents.
Je préfère avancer en pensant que 4h devrait être le temps raisonnable, peut-être 5.

On s'arrête boire à notre bouteille d'eau à 20km de Tranquebar comptoir danois.

Les panneaux indiquent que Karaikal n'est qu'à 11km de Tranquebar on file donc sur Karaikal où l'on arrive à 14h.

Toute cette route, toute cette région nous ont fait penser à l'Est du Sri Lanka. Un vrai plaisir.

La sécheresse et l'eau de mer et des rivières qui se mêlent et s'infiltrent dans les terres. Un paysage où les éléments se mêlent.

On trouve assez facilement la rue du Dr Ambedkar et l'hôtel Kumaran Résidency, C'est L qui nous l'a conseillé. C'est un peu cher pour notre budget de routard 2000R, 30€, mais à notre âge on a besoin de repos.

L'accueil est Indien, c'est-à-dire une peu incompréhensible, mais il y a une chambre qui nous convient. Comme on reste plusieurs jours ils veulent nous faire payer une avance de 5000R. Je refuse je leur donne 2000R, comme ça nous sommes libres de faire ce que nous voulons.

Une douche et la clim, TV5 pour récupérer et la lecture du guide pour se remettre dans la tête ce qu'il y a à voir ici.
Aucun des guides qu'on trouve en France ne donne d'information sur Karaikal, c'est toujours notre guide de Pondichery de Georgette David qui en parle. C'est aussi notre histoire.

On sort pour essayer de trouver un endroit qui donne satisfaction à notre estomac. Il est 16h et le petit dèj est loin. Il fait une chaleur limite du supportable, plus sèche qu'à Pondi, on transpire moins.

On suit Church Street par laquelle nous sommes arrivés et qui m'a semblé, bordée d'arbre et donc ombragée.

On y rencontre un homme de type indien mais qui parle parfaitement français pour la bonne raison c'est qu'il est né en France.
Il commence par nous raconter toute sa vie, il est avec sa femme et ses deux enfants, dévorés par les moustiques, ils habitent Grace près de Nice, ils voyagent en voiture avec un chauffeur super gentil, ils sont ici pour faire voir leur dernier enfant à sa mère qui habite Karaikal et qui est là, il nous la présente ainsi que sa tante qui est avec…
C'est la première fois qu'il vient en Inde et il a pris un coup sur la tête.

On demande à la mère si elle connaît une pâtisserie, il nous dit oui, ils y vont justement, hier soir ils ont mangé un gâteau pâte feuilletée dans une très bonne pâtisserie, demain ils partent pour le Kérala et ensuite Pondy, ils ont détesté Chennai, Air France leur a perdu deux valises qu'ils ont retrouvées…

Il nous saoule, heureusement une pâtisserie surgit dans la rue où l'on est avec eux. On leur dit que c'est bon, on ne va pas plus loin ça ira pour nous.

Ouf le calme. On prend des parts de tarte à pâte feuilletée fourrée de plein de choses bonnes et on se régale en buvant en même temps un coca assis sur une chaise mise à disposition des clients, pas de table.

On décide de revenir pour en prendre pour notre petit dèj de demain matin parce que nous partirons vers 7h et l'hôtel ne le sert qu'à partir de 8h.

On poursuit dans cette rue et je vois un homme au look français mais avec une tête d'Indien, du coup je lui dis bonjour et il s'arrête, il est de Marseille et parle français avec un accent italien.

On en profite pour lui demander où est la grande mosquée et le petit marché qui l'entoure. Il cherche à nous expliquer et puis dit venez.

Il nous prend dans sa voiture avec chauffeur et nous y dépose. En passant il nous montre le temple de la fête de la mangue et nous fait promettre d'y aller aussi. Il est là pour des affaires de famille.

On va voir la mosquée à l'extérieur et le dargha qui lui fait face où est vénéré le 27ème descendant du prophète qui finit ses jours ici en faisant de nombreux miracles.
Un petit marché jouxte ce dargha mais il est trop tôt pou que tout soit ouvert, ici la vie reprend après 17h30.

On revient à l'hôtel pour prendre la moto parce que Véro fatigue un peu, surtout son dos.
Je veux que nous fassions une balade le long de rivière Arselar qui se jette dans l'océan au niveau de Karaikal.
On a bien fait de prendre la moto, le guide parle de promenade, mais ça fait bien 3km le long de la rivière. Une fois passé le pont du chemin de fer, la rivière se transforme en port où sont arrimées de grosse barques et de petits chalutiers qu'on voit entrer dans l'estuaire et remonter la rivière dans la lumière du soir c'est un régal.

La promenade se termine et c'est la plage immense. De grands panneaux publicitaires interdisent la baignade et illustrent le danger en présentant les corps des noyés rejetés par la mer. Dissuasif. Même information au sud de Pondichery à l'hôtel Kailash, c'est courageux d'interdire à ses hôtes de se baigner. Au Sri Lanka l'océan est tout aussi dangereux, mais aucune information n'est jamais faite, pour ne pas effrayer le touriste. Pourtant les cas de mort existent, de personnes sauvées de justesse, nous-même on peut en recenser une dizaine.

Comme tous les gens d'ici on va au bord de l'océan et on s'assied en regardant l'eau. Des femmes et des enfants se trempent les pieds dans l'eau.

On revient en ville pour voir le petit marché près du dargha.
Véro prend des photos. Bien qu'il y ait beaucoup de musulmans et de femmes voilées de noires, personne ne lui dit rien pour les photos au contraire ils semblent contents.

On repasse à la pâtisserie prendre notre petit dèj pour demain matin puis on rentre à l'hôtel où l'on va dîner ce qui sera moins fatigant.
J'écris le blog en me dépêchant parce que nous n'avons qu'un ordi et Véro attend pour voir ses photos et je sais qu'elle est impatiente parce qu'elle sait qu'elle en a quelques unes de réussies.
Elle écoute TV5 en attendant j'ai l'impression que c'est une émission de Champs Elysées.

Je lui passe l'ordi je le reprendrai peut-être si le repas nous réserve une surprise. Il paraît que Karaikal  est réputée pour sa cuisine raffinée.


1 commentaire:

  1. on prends plaisir à vous lire et les photos pour illustrer sont un régal sans parler des aquarelles celle de la mangrove est super...bon séjour

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