| Sur la plage de Karaikal |
(et j'ai mis plus d'une heure à tout télécharger, alors y'a pas de légendes car ça m'aurait pris encore au moins 1 heures vue la connexion ...)
Lever 7h30.
Le pain chez BS, toujours le même
prix et les niches ne sont pas éclairées.
On déjeune.
Dès 9h15 je vais chez le
repasseur. Il est là. On va ensemble dans une maison qui est juste à côté chez
M. Drapeau. Peut-être que si j'avais su j'aurais pu les récupérer hier soir.
On finit les sacoches et je
descends le chargement dans le hall.
Il y a la moto des voisins et on
pense qu'ils sont partis en vacances, la porte est fermée. Le proprio nous dit
que ce n'est que le lycée français qui est en vacances, les autres écoles
indiennes fonctionnent.
Ça nous fera moins de monde sur
la route.
Je ne peux pas ou je pourrais
difficilement conduire avec mon sac à dos sur le ventre et le sac de réservoir.
Véro a l'idée d'attacher nos sacs
à dos sur les sacoches avec les sangles que nous avons apportées.
Remontée dans l'appartement. Ces
deux étages c'est finalement un bon test, lorsque nous ne pourrons plus les
monter je ne vois pas l'intérêt de continuer de venir.
Les proprios nous regardent avec
étonnement. Ils ne doivent pas comprendre qui sont ces petits vieux retraités
qu'ils attendaient.
C'est parti. Il est 10h.
La moto est un peu plus lourde
mais ce n'est pas gênant. Le sac de réservoir change l'utilisation du guidon,
mais je vais m'y faire.
Pour rouler c'est plus agréable
d'avoir des sacoches qu'une valise et un sac sur le porte bagages.
Que dire d'autre, on connaît la
route jusqu'à Chidambaran.
Arrêt thé à Cuddalore.
Arrêt déjeuner à Chidambaran un
gâteau dans une pâtisserie et un quart de jus de pomme.
On repart à 12h20 on a pile fait les 60km annoncés. Pour
la suite ça varie de 180km depuis Pondy à 4h ou 3h de route c'est à dire 120 ou
90 km. Tout ça n'est pas très précis et change en fonction des interlocuteurs
et des documents.
Je préfère avancer en pensant que
4h devrait être le temps raisonnable, peut-être 5.
On s'arrête boire à notre
bouteille d'eau à 20km de Tranquebar comptoir danois.
Les panneaux indiquent que
Karaikal n'est qu'à 11km de Tranquebar on file donc sur Karaikal où l'on arrive
à 14h.
Toute cette route, toute cette
région nous ont fait penser à l'Est du Sri Lanka. Un vrai plaisir.
La sécheresse et l'eau de mer et
des rivières qui se mêlent et s'infiltrent dans les terres. Un paysage où les
éléments se mêlent.
On trouve assez facilement la rue
du Dr Ambedkar et l'hôtel Kumaran Résidency, C'est L qui nous l'a conseillé.
C'est un peu cher pour notre budget de routard 2000R, 30€, mais à notre âge on
a besoin de repos.
L'accueil est Indien,
c'est-à-dire une peu incompréhensible, mais il y a une chambre qui nous
convient. Comme on reste plusieurs jours ils veulent nous faire payer une
avance de 5000R. Je refuse je leur donne 2000R, comme ça nous sommes libres de
faire ce que nous voulons.
Une douche et la clim, TV5 pour
récupérer et la lecture du guide pour se remettre dans la tête ce qu'il y a à
voir ici.
Aucun des guides qu'on trouve en
France ne donne d'information sur Karaikal, c'est toujours notre guide de
Pondichery de Georgette David qui en parle. C'est aussi notre histoire.
On sort pour essayer de trouver
un endroit qui donne satisfaction à notre estomac. Il est 16h et le petit dèj
est loin. Il fait une chaleur limite du supportable, plus sèche qu'à Pondi, on
transpire moins.
On suit Church Street par
laquelle nous sommes arrivés et qui m'a semblé, bordée d'arbre et donc
ombragée.
On y rencontre un homme de type
indien mais qui parle parfaitement français pour la bonne raison c'est qu'il
est né en France.
Il commence par nous raconter
toute sa vie, il est avec sa femme et ses deux enfants, dévorés par les
moustiques, ils habitent Grace près de Nice, ils voyagent en voiture avec un
chauffeur super gentil, ils sont ici pour faire voir leur dernier enfant à sa
mère qui habite Karaikal et qui est là, il nous la présente ainsi que sa tante
qui est avec…
C'est la première fois qu'il
vient en Inde et il a pris un coup sur la tête.
On demande à la mère si elle
connaît une pâtisserie, il nous dit oui, ils y vont justement, hier soir ils
ont mangé un gâteau pâte feuilletée dans une très bonne pâtisserie, demain ils
partent pour le Kérala et ensuite Pondy, ils ont détesté Chennai, Air France
leur a perdu deux valises qu'ils ont retrouvées…
Il nous saoule, heureusement une
pâtisserie surgit dans la rue où l'on est avec eux. On leur dit que c'est bon,
on ne va pas plus loin ça ira pour nous.
Ouf le calme. On prend des parts
de tarte à pâte feuilletée fourrée de plein de choses bonnes et on se régale en
buvant en même temps un coca assis sur une chaise mise à disposition des
clients, pas de table.
On décide de revenir pour en
prendre pour notre petit dèj de demain matin parce que nous partirons vers 7h
et l'hôtel ne le sert qu'à partir de 8h.
On poursuit dans cette rue et je
vois un homme au look français mais avec une tête d'Indien, du coup je lui dis
bonjour et il s'arrête, il est de Marseille et parle français avec un accent
italien.
On en profite pour lui demander
où est la grande mosquée et le petit marché qui l'entoure. Il cherche à nous
expliquer et puis dit venez.
Il nous prend dans sa voiture
avec chauffeur et nous y dépose. En passant il nous montre le temple de la fête
de la mangue et nous fait promettre d'y aller aussi. Il est là pour des
affaires de famille.
On va voir la mosquée à
l'extérieur et le dargha qui lui fait face où est vénéré le 27ème
descendant du prophète qui finit ses jours ici en faisant de nombreux miracles.
Un petit marché jouxte ce dargha
mais il est trop tôt pou que tout soit ouvert, ici la vie reprend après 17h30.
On revient à l'hôtel pour prendre
la moto parce que Véro fatigue un peu, surtout son dos.
Je veux que nous fassions une
balade le long de rivière Arselar qui se jette dans l'océan au niveau de
Karaikal.
On a bien fait de prendre la
moto, le guide parle de promenade, mais ça fait bien 3km le long de la rivière.
Une fois passé le pont du chemin de fer, la rivière se transforme en port où
sont arrimées de grosse barques et de petits chalutiers qu'on voit entrer dans
l'estuaire et remonter la rivière dans la lumière du soir c'est un régal.
La promenade se termine et c'est
la plage immense. De grands panneaux publicitaires interdisent la baignade et
illustrent le danger en présentant les corps des noyés rejetés par la mer.
Dissuasif. Même information au sud de Pondichery à l'hôtel Kailash, c'est
courageux d'interdire à ses hôtes de se baigner. Au Sri Lanka l'océan est tout
aussi dangereux, mais aucune information n'est jamais faite, pour ne pas effrayer
le touriste. Pourtant les cas de mort existent, de personnes sauvées de
justesse, nous-même on peut en recenser une dizaine.
Comme tous les gens d'ici on va
au bord de l'océan et on s'assied en regardant l'eau. Des femmes et des enfants
se trempent les pieds dans l'eau.
On revient en ville pour voir le
petit marché près du dargha.
Véro prend des photos. Bien qu'il
y ait beaucoup de musulmans et de femmes voilées de noires, personne ne lui dit
rien pour les photos au contraire ils semblent contents.
On repasse à la pâtisserie
prendre notre petit dèj pour demain matin puis on rentre à l'hôtel où l'on va
dîner ce qui sera moins fatigant.
J'écris le blog en me dépêchant
parce que nous n'avons qu'un ordi et Véro attend pour voir ses photos et je
sais qu'elle est impatiente parce qu'elle sait qu'elle en a quelques unes de
réussies.
Elle écoute TV5 en attendant j'ai
l'impression que c'est une émission de Champs Elysées.
Je lui passe l'ordi je le
reprendrai peut-être si le repas nous réserve une surprise. Il paraît que
Karaikal est réputée pour sa
cuisine raffinée.
on prends plaisir à vous lire et les photos pour illustrer sont un régal sans parler des aquarelles celle de la mangrove est super...bon séjour
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