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dimanche 25 mars 2012

Je décroche


Floral Inspiration
..thanks to Véronique Piaser-Moyen, a gorgeously talented watercolourist who’s flower peices have me floating! Her travels to Sri Lanka and India have inspired me to replicate my own experiences through art, once I return from my own travels next year. More of her beautiful images found here.
Love Dakota x
Trouvé ce soir en faisant mon "balayage" trimestriel sur Google. Lire qu'on inspire, voilà qui fait un bien fou !

Cette nuit dormi comme un bébé, je me lève même après Véro ce qui est exceptionnel. Il est 8h30.

Je vais chercher le pain, personne à la fontaine il est tard. Le lecteur de journaux a terminé de lire et ce matin il me voit et me dit bonjour. Plus loin sur Ellaman Kovil un homme pisse dans le caniveau. À côté un scoot rouge sur lequel il y a un autocollant « Jésus ».

Plus de pain de la première fournée je prends une baguette au céréales. Pour le dernier jour l’affiche de Véro est déployée dehors.

Je reviens, même parcours, les petits tas de pétales jaunes dans la rue Candappa..

On attaque la dernière semaine. Je crois qu’on est tous les deux contents de rentrer. Les enfants nous manquent. On va voir Gwen à Paris et puis Dylan et toute sa petite famille. On revient pour les vacances de Pâques et on va pouvoir prendre les petits.
Maria son cheval et son chat.

Ce matin l’ordi a pris une heure d’avance, passage à l’heure d’été en France. Sauf qu'il est à l'heure indienne …

Pour nous heureusement ça ne change pas vu qu’on n’est pas en avance sur notre journée bien qu’on n'ait rien à faire jusqu’à 19h, heure à laquelle on va décrocher chez BS.

Véro appelle C  car elle lui a dit qu’elle connaissait par une copine un coiffeur sur MG dont elle était contente.

On part donc à pied parce que ce n’est pas loin et parce que c’est Sunday market.

Evidemment ils peuvent prendre Véro tout de suite, c’est dimanche il n’y a personne. Véro se lance et a à faire avec un coiffeur qui semble comprendre ce qu’elle veut et effectivement à la sortie,  il a fait sur les conseils de Véro  ce qu’il était possible de faire pour rattraper sa coupe destroyed.

On remonte Sunday market, il fait chaud. On s’arrête chez le marchand de coquillages qui est toujours devant la Bank of India.
Il nous reconnaît.
Et quand il voit Véro il sait que ce qu’il expose ne convient pas. Alors de dessous sa table expo ils sort des cartons qui ont bien 20 ans d’âge. La première couche de carton a presque complètement disparu et on est à la couche carton ondulé qui commence elle aussi à avoir beaucoup souffert. Tout ça est fermé et tient avec un lien de plastique noir qui doit lui aussi avoir ses 20 ans d’âge. Il dénoue consciencieusement le  lien.

A l’intérieur tout est emballé dans des bout de papier. Pour les coquillages les plus précieux il y a même une couche supplémentaire de plastique bulle.
Et il étale devant nous tout ce qu’il a de plus beau.

Je ne connais pas les noms, mais certains sont magnifiques et ça se voit au premier coup d’œil et le prix va en augmentant avec ceux qui attirent le plus le regard. La gamme est large pour les  prix de 10 à 800R pour les plus gros.

Véro en choisit quelques-uns pour un montant de 440R et il nous fait un discount à 490R. C’est très sympa de sa part, mais on lui fait remarquer que le montant total est de 440. C’est vrai qu’avec la chaleur, ses calculs rapides, il doit baiser quelques touristes comme ça.
Il est très gentil et on n’a pas envie de s’engueuler mais on ne lâche pas et tout à coup il semble comprendre et nous propose un discount à 400R. On est d’accord. On paie.
Il nous propose encore deux coquillages qui font 800R pour seulement 600. C’est très intéressant mais il faut savoir s’arrêter sinon on achèterait tout.

On va boire un thé. Ils ont amélioré leur extérieur avec des tables hautes métalliques sur lesquelles on peut poser notre verre en restant debout.

Puis on va à Nilgiris acheter des pâtes pour ce soir parce qu’après le décrochage chez BS on n’aura peut-être pas le courage d’y retourner ni d’aller ailleurs pour dîner.

On revient à l’appart. Je dois monter une bombonne d’eau. C’est lourd mais encore faisable.

La machine a lavé le linge sans manifester de colère et sans s’arrêter avant le rinçage. On va l’étendre sur la terrasse.

On décide d’aller déjeuner au restaurant français près de Serenity Beach. Mais il est toujours en cours de reconstruction après le cyclone et ne fonctionne toujours pas. Ils veulent bien nous dépanner avec un riz aux légumes.

On s’installe et un Français que nous avons déjà rencontré la première fois que nous sommes venus s’installe à la table à côté et nous discutons.
En fait il a besoin de discuter parce qu’il vit ici dans une chambre du restaurant et ne doit pas voir grand monde avec qui parler. Il nous dit que ça fait une semaine qu’il n’y a pas eu un client.

On parle de chose et d’autres.
Notamment bien sûr de Royal Enfield parce qu’il nous a vu hier avec P&G avec les motos.
Il est intrigué par les grandes affiches qu’on voit et qui montrent des gens et des enfants torturés. Ce qu’il a appris c’est que c’était une campagne menée par le parti national tamoul et ça concerne le Sri Lanka. Les gens lui disent que ça se passe maintenant.

Il ne connaît pas le Sri Lanka on lui raconte ce qui se passait là bas il y a encore deux ans. On lui dit qu’on est surpris que ces scènes de tortures se déroulent maintenant. Mais c’est vrai que nous ne savons pas quoi penser non plus de ce qui se passe dans ce pays aujourd’hui qui est devenu une dictature soutenue par la Chine.
Malheureusement personne n’en parle et au contraire toute la presse dans sa rubrique voyage présente ce pays comme le nouvel endroit où il faut aller.

En fait il n’a pas loué de maison comme il en avait l’intention. Ici le loyer est de l’ordre de 7000R par mois, mais il faut verser une caution de 70000 et il ne s’est pas caché qu’il n’avait pas les moyens de le faire.

D’ici qui est à environ 5km de Pondy il va tous les matins prendre un petit dèj à Pondy à pied en passant par les petites rues comme on le fait maintenant.

Il va la plupart du temps au Hot Bread et quelquefois à Baker Street parce que c’est meilleur, mais beaucoup plus cher.
Il a vu l’expo de Véro qu’il a trouvé bien. Il ne comprend pas qu’on puisse l’enlever parce qu’il trouvait que ça allait bien, ça donnait une dimension posée à ce lieu de bouffe rapide.

On mange une crêpe à la banane.

Puis on le laisse ici et nous on revient à l’appart pour se reposer. On n’a pas envie de faire grand chose pour se garder des forces pour le décrochage.

Véro peint.

On regarde les infos de 18h sur TV5 et à 18h30 on se rend à BS. On peut attaquer il n’y a pas beaucoup de client.

Au niveau personnel il y a toujours ce gars intelligent et normal qui sert et qui nous dit « si vous avez besoin d’aide demandez moi »

Une autre personne nous dit mais qu’est ce que vous faites c’était très beau et on ne va plus rien à voir que les murs.
On lui dit qu’on aurait bien tout laissé mais on n’a pas eu de proposition en ce sens.
Elle n’était pas du tout au courant que nous devions enlever aujourd’hui comme les mêmes n’étaient pas au courant le jour de l’installation. On les a tenus à l’écart de tout ça.

E la responsable s’éclipse discrètement en faisant celle qui ne nous voit pas enlever les aquarelles.

Une Anglaise qui étudie l’aquarelle demande à Véro si ses danseuses sont bien peintes à l’aquarelle. Elle n’en revient pas et demande des conseils.

En une heure, tout est terminé.

Véro avant de partir veut dire au revoir à la responsable, mais on nous confirme qu’elle vient de partir. Qu’en penser ?  On peut tout imaginer, mais je crois qu’on avait forcé les portes de « son » entreprise et elle ne l’a jamais admis. C’était mal barré. Elle est enfin débarrassée de ces deux cons que son boss lui avait imposés pour changer la déco de « son » magasin pendant un mois. Elle ne reverra pas Véro et moi j’y vais trop tôt le matin pour la voir.

On prend un auto-rickshaw, on le charge et on lui fait déposer tout ça rue Candappa.
On décharge et on monte le tout au second étage. Souvent les gens me demandent si je fais du sport et je réponds « surtout jamais de sport ». Ils ne comprennent pas. Dix fois deux étage, c’est un peu comme 20 étages, ça suffit largement, pas besoin de rajouter autre chose.

Je suis content que cette histoire BS se termine. Il y avait quelque chose de malsain qui s’est traduit par des agressions sur le livre d’or.
Je redeviens un client anonyme de BS comme tout le monde jusqu’à lundi en huit. Véro n’y pense plus et on repart vers autre chose.

Repas du soir soupe de noodle et délicieuses mangues.

Ce soir rien à la télé, lecture.

3 commentaires:

  1. Salut les gojojo !
    Contente que vous soyez bientôt de retour.
    J'avais pas mal de retard sur le suivi de vos aventures.... J'ai bien rigolé quant à la naissance mystérieuse... c'était quoi finalement ? Un remake de Jurassic Park ?
    Bises et à bientôt,
    Sylvie et Jean-Claude

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  2. Salut Véronique !
    Merci pour l'adresse de ton blog.
    J'ai du plaisir à suivre vos aventures en Inde.
    A bientôt par E-mail, bon retour !

    Roland az

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  3. LouLou Misseï27 mars 2012 à 23:20

    "Des cigares, du whisky et surtout pas de sport." Voilà le secret d'une bonne santé selon Winston Churchill, interrogé à ce sujet au crépuscule de sa vie...

    Tu vois Jean-No, la sagesse la vraie elle est là !!!

    De mon point de vu, les cigares et le whisky, c'est bien mieux que les escaliers...

    Je vous embrasse,
    LouLou

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