Aujourd'hui Trichy. Visite de temples, le rock fort, pas le fromage ...
Demain soir on sera à Pondy et on se reconnectera sur le secteur !!!!!!!!!!!!
Restera plus qu'à vider les photos, les trier et rattraper le retard du blog.
Et se reposer ...
| Dans le temple de Sirangam |
Lever
6h30, le petit-dèj ne commence qu’à 7h.
La
nuit n’a pas été terrible parce qu’ils ont des matelas à ressorts qui vibrent
de partout au moindre mouvement. C’est-à-dire que si tu bouges l’autre bouge
bien que le matelas fasse au moins 2m de large.
On
prépare les sacs et on descend.
Dans
l’ascenseur montent avec nous un
couple d’Indien et une femme plus âgée la belle mère. On est proche les uns des
autres et ça nous fait un peu bizarre que ces trois-là aient vraisemblablement
couché dans le même lit.
Il
y a déjà quelques Indiens et aussi quelques occidentaux.
Le
buffet est correct ; toasts, beurre, confiture, salade de fruits ou petit dèj
indien si on veut mais nous on ne veut pas.
Les
occidentaux trois femmes et un couple semblent être des Anglais. On trouve
curieux de les voir dans cet hôtel assez loin du centre ville.
On
remonte dans la chambre pour terminer les bagages.
On
règle la note et on sort pour charger la moto.
Nous
avons toujours autour de nous des gens étonnés qui nous regardent comme si on
était des extra-terrestres.
Ce
matin il y a même un prêtre qui officie dans un petit temple juste à côté de
l’hôtel. Il s’approche de nous et semble très content que nous parcourions
ainsi les routes de l’Inde comme il dit.
Il
me passe une guirlande de fleurs autour du cou. Ce devait être une offrande
faite au dieu. Avec ça on est tranquille pour la route ; C’est presque
aussi sûr que Mondial Assistance.
Les
Occidentaux qui sont en voyage organisé s’arrêtent longuement pour nous
regarder avant de monter dans leur car.
La
moto démarre avec un peu de difficultés. Elle me fait ça depuis quelques jours
mais après il n’y a plus de problème.
Je
demande au gardien de l’hôtel pour la route de Trichy, c’est facile, à gauche
au bout de la rue puis tout droit.
Enfin
tout droit jusqu’au carrefour suivant où on redemande notre chemin. À partir de
maintenant c’est vrai c’est tout droit.
Je
m’arrête rapidement pour faire le plein et ne plus avoir à y penser.
On
roule sur une autoroute indienne qui fait Madurai Chennai.
Sur
cette autoroute la vitesse est limitée à 80 km/h que personne sauf moi ne
respecte. Certaines voitures doivent nous doubler à 150km/h.
A
proximité des villages ou dans les villages ou aux carrefours la vitesse est
limitée à 50km/h.
Heureusement
que je m’y tiens parce qu’une bonne femme vient se jeter sous les roues de la
moto, tout ça parce qu’elle voyait son bus de l’autre côté. Exercice de
plateau, on l’évite de justesse quand même.
Autrement
c’est le train-train de l’autoroute, traversée de villages, troupeaux de vaches
et de chèvres qui broutent sur le bord sur la BAU et sur le terre plein
central.
Tout
véhicule quel qu’il soit coupe allègrement l’autoroute parfois en franchissant
aussi le terre plein central par des endroits aménagés en cassant le béton qui
fait comme un petit mur.
Un
homme en mob avec un passager roule dans le même sens que nous mais sur la voie
qui va dans l’autre sens. Une voiture entre par la bretelle de sortie. Des
camions se spécialisent pour une conduite sur la file de droite et n’en
dérogent pas ce qui fait qu’on se trouve parfois en situation de slalom entre
ceux qui roulent à gauche et ceux qui roulent à droite. Des tracteurs, des
moissonneuses roulent dans les deux sens.
Bref
c’est un vrai sport de conduire sur une autoroute indienne et c’est d’autant
plus dangereux qu’ils vont vite et qu’on va vite.
Heureusement
pour se détendre il y a tout au long de l’autoroute des « restau
routes » sauvages installés n’importe où et n’importe comment, où l’on
peut s’arrêter et boire un thé. Une baraque en bois et deux fauteuils et un
tabouret et on est comme en terrasse sur le bord de la rocade à boire notre
thé.
On
avance vite. Le paysage change vite un peu de relief apparaît. A mi chemin on quitte
la zone sèche pour pénétrer dans une zone plus verte de rizières et de
cultures.
Vers
l’arrivée, on a quelques difficultés pour comprendre lorsqu’il faut quitter
l’autoroute. On sort trop tôt on re-rentre, plus loin un autre panneau nous
invite à sortir et un autre semble donner une information contradictoire. En
fait le premier panneau est bien celui qui indique de quitter l’autoroute et le
deuxième indique que sur la route sur laquelle on va se trouver il faudra
prendre à droite pour Trichy.
On
s’en sort. Trichy n’est plus qu’à 7km. On y arrive vers 11h. On se retrouve
assez facilement dans la zone des hôtels et on trouve l’hôtel Ashby recommandé
par le Rough Guide qui est principe un guide un peu plus select que le Routard
ou le Lonely, mais là le Ashby est à chier.
On
va voir au Femina qui est juste à côté de l’autre côté du bus stand. C’est un
vrai hôtel.
Il
ne reste que des chambres de deuxième catégorie l’hôtel est plein il y a un
mariage et un séminaire.
A
la réception on remplit les formalités, et on récupère les bagages sur la moto.
Toujours les mêmes regards étonnés. Je dois vite enlever la moto de devant
l’entrée principale parce que ça ne fait pas chic et je dois aller la garer
avec les motos des employés et pas sur le parking des voitures avec chauffeur.
Douche
pour s’enlever la fatigue et la crasse de la route. Il est 12h on va déjeuner à
pied à un restau qu’indique le Routard qui est à 5mn à pied dans un ensemble
appelé TAB.
Le
restau qui est là ne s’appelle pas TAB du tout mais en y entrant on retrouve la
description du Routard restau en sous sol, sombre ça correspond bien, mais on
n’est sûr de rien.
Ce
qu’on mange on se rend compte que c’est très bon mais arrache gueule au
possible. Véro a des aphtes dans la bouche et les lèvres brûlées. Heureusement
pour se rafraîchir ils ont de vrais kulfis dans un pot en terre, ça calme un
peu.
On
revient à l’hôtel pour se reposer.
Pendant
la sieste on sonne. C’est une personne de l’hôtel qui veut savoir si on a
besoin de papier toilette ou de serviettes.
A
15h on part pour aller voir le temple Sriramgam qui est à 8km d’ici. On galère
un peu pour trouver le bon chemin.
Les
Indiens sont très sympas dès qu’on s’arrête pour regarder le plan il y a
toujours un motard indien pour nous faire signe et venir nous demander ce qu’on
cherche et nous renseigner.
Il
faut passer le pont au-dessus de la rivière Cauvery dont nous avons traversé le
delta à l’aller.
On
y arrive. On gare la moto près de l’entrée Nord et on franchit la première
enceinte. Il y en a 7 pour arriver au Golden Temple où nous ne pourrons pas
entrer parce que nous ne sommes pas de religion hindouiste, mais ça on s’en
fout.
Ce
que je trouve sympa ici c’est que les marchands ne sont pas dans le temple
comme à Madurai ou ailleurs. Derrière cette première enceinte du temple il y a
la ville dans le temple et ainsi jusqu’à la 4ème enceinte on aurait
pu venir à moto jusqu’à cette enceinte.
On
achète des morceaux de pastèques pour se rafraîchir. Les gens ne veulent pas
qu’on les mange debout et nous font asseoir à l’ombre sur un bout de trottoir.
À
la quatrième enceinte commence le sanctuaire. Il faut se déchausser. On monte
sur une terrasse pour voir l’étendue de cette ville temple avec ses 21 gopurams
et ses 7 enceintes. Un groupe de français suit un guide, il me semble les avoir
déjà vus à Madurai. Ils s’émerveillent de tout, du saint du saint, comme s’ils
étaient concernés.
On
va jusqu’au Mandapa au mille colonnes.
Il
est 16h30, on décide de se rendre au Rock Temple.
Véro
se souvient de cet endroit il y a 13 ans moi je n’ai aucun souvenir. On se tape
en y allant des embouteillages monstrueux et incompréhensibles.
Le
Rock Temple est bâti sur un énorme rocher qui est dans la ville, on le repère
facilement et c’est facile d’y arriver.
La
rue qui mène à l’entrée est en sens unique et un policier garde l’entrée. Il
nous conseille de laisser la moto là, de bien la verrouiller et d’y aller à
pied l’entrée est à 200m.
On
remonte la rue commerçante envahie de monde et de pèlerins.
L’entrée
sur la gauche est à peine visible de la rue.
On
laisse nos chaussures et on attaque les 417 marches. On monte assez vite parce
que Véro à peur qu’il ne soit trop tard pour la lumière, en fait il est déjà
trop tard parce qu’il y a beaucoup de nuages ce soir.
Nous
profitons quand même de la vue extraordinaire que nous avons ici sur la ville
et la campagne environnante.
On
redescend on achète des pâtisseries pour se réconforter, on retrouve le groupe
de Français dans la rue, ils ne sont pas montés.
On
revient à l’hôtel en passant devant l’église Notre Dame de Lourdes qui est de
style neo-gothique.
On
se repose un peu dans la chambre et vers 19h on va dîner à pied au Breeze
Residency. On passe en y allant devant l’hotel Tamil Nadu et Véro reconnaît cet
hôtel où on a couché il y a 13 ans, mais moi je ne me souviens toujours pas.
Maria se souviendrait peut-être mieux.
Au
restau c’est un buffet qui est bon pour un prix plus que raisonnable dans un
des plus grands hôtels de la ville.
D’abord
il n’y a que des hommes puis arrive un couple de musulmans avec un enfant, la
femme toute en noire mais pas voilé. Puis arrive aussi un couple d’Occidentaux
qui semblet un peu perdus par cette formule de buffet.
On
rentre à l’hôtel le mal de dos de Véro s’est réveillé avec cette petite marche.
Repos
pour aujourd’hui, demain on couche chez nous à Pondy.
On
a 220km à parcourir par des petites routes, on a renoncé à prendre l’autoroute
trop dangereuse, on n’aurait pourtant eu que 190km à faire mais on n’aurait pas
pu passer par Tanjore.
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