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| Je n'ai pas fait de photos, alors j'épuise celles que j'ai en stock en plus ... |
Je
n’ai pas très bien dormi.
Ce
matin il fait un peu moins étouffant qu’hier, le ciel est un peu mieux dégagé.
Des femmes lavent du linge à la fontaine, un homme fouille dans le container
des poubelles, une des femmes qui dorment sur le trottoir balaie l’espaces où
ils et elles dorment, comme si c’était devant chez elle.
Deux
voitures viennent d’être lavées et sont encore ruisselantes, ici ils ne savent
pas qu’il faut essuyer pour éviter les traces de calcaire. Ils font pareil pour
la moto et ça laisse plein de traces sur les chromes. Ils font pareil dans la
salle de bain, pour eux l’eau lave et il suffit d’asperger, ce qui donne des
salles de bain noires de calcaire.
Le
lecteur de journaux est en place.
J’entre
chez BS. J’attends derrière la caisse, un homme sort de la cuisine et je pense
que c’est pour me servir non, il promène un chien blanc.
Une
des femmes qui sert vient vers moi et me dit « c’est à vous » je
trouve ça drôle parce que je suis tout seul, mais pourquoi pas ils ont peut-être
décidé d’être poli et respectueux du rang d’arrivée. Je lui demande une
baguette.
Mais
non, elle me tend un paquet en me disant « c’est à vous ». Puis elle
me donne ma baguette. Je paie précisément mes 39 roupies.
Je
ne veux pas croire que le paquet qu’elle m’a remis contienne ce que je pense.
Je m’arrête en sortant et je tire une fiche. Je sens bien à l’épaisseur du
papier que c’est ce que je pense mais je ne veux pas le croire tant que je n’ai
pas lu ce qu’il y a sur le document.
C’est
bien ce que je pensais.
On
avait demandé à Véro de prévoir une fiche de présentation reprenant l’affiche
pour mettre à disposition des clients.
Durant
la première semaine nous avions vu que ces fiches étaient prises par les
clients.
Aussi
en partant pour Ramesvaram nous avons laissé au comptoir le reste des fiches en
demandant d’en remettre régulièrement lorsqu’il n’y en avait plus sur l’étagère
réservée à cet effet.
Aujourd’hui
je me rends compte que le paquet de fiches est intact. Lorsque nous sommes
revenus il n’y en avait plus sur l’étagère et Véro avait mis à la place des
flyers qui lui restaient pensant que toutes les fiches avaient été distribuées.
En
revenant je me demande si je ne vais pas tout jeter en bas dans poubelle parce
que je sais que ça va la blesser.
Aujourd’hui
on ne peut plus rien faire de toutes ces fiches sinon les jeter.
Je
les ramène quand même parce que je n’ai pas le courage de lui mentir par
omission et puis ainsi elle saura jusqu’où ces gens sont allés dans leur
hypocrisie faisant toujours croire qu’ils étaient concernés, s’en foutant
royalement, ne s’en préoccupant vraisemblablement jamais.
Avec
un peu d’humanité, ils auraient aussi pu les jeter puisque nous ne demandions
rien, non comme des salopards, ils donnent, je l’espère car on est encore là
jusqu’à lundi, un dernier coup de couteau à la victime pour être sûr que c’est
bien fini.
Ces
hypocrites, font en plus tous semblant de croire à une spiritualité
universelle, ils nous bassinent avec, ce qui leur permet de faire tous les
coups possibles et imaginables puisqu’ils ne sont que les instruments de cette
force.
Je
souhaite que cette puissance, puisqu’ils y croient leur fera un jour rendre
compte de toutes leurs minables hypocrisies.
Demain
j’irai prendre mon pain à Hot Bread même s’il est moins bon, il n’aura pas le goût du mépris.
J’avoue
ne pas avoir le courage d’annoncer
d’autres saloperies à Véro d’ici notre départ.
Après
avoir étendu le linge, on prépare et dispose dans la plus grande valise tout ce
que nous voulons envoyer par le transporteur qui est rue Montorsier.
Je
descends la valise et en bas il y a le proprio qui nous propose une balance
pour peser nos valises avant de partir afin d’être tranquille à
l’enregistrement.
Chez
Subam Cargo l’employé jette un coup d’œil à ce qu’il y a dans la valise et
prend le carton adéquat. Celui de 20kg évidemment et c’est presque bon à 1kg
près. Comme on n’a pas tout mis on
reviendra demain faire faire un colis plus petit. Je l’espère.
On
revient à l’appart pour reposer la valise et boire un coup car ce n’est pas la
peine de faire tout ça pour transpirer. On boit un coup d’eau et on repart à la
papeterie de l’Ashram pour prendre quelques derniers objets en papier.
On
revient par MG road pour voir au carrefour avec Nehru street un marchand
de malles métalliques pour mettre
dedans ce qu’on laisse.
Il
nous montre tout ce qu’il a et on va même en face au dessus de Goubert market
pour voir les plus grands modèles. Dans l’escalier il y a un grosse merde et le
vendeur fait bien attention qu’on ne mette pas les pieds dedans sinon sa vente
est foutue.
On
se décide pour un modèle moyen parce les autres sont vraiment trop gros à
transporter.
On
charge dans un rickshaw à pédale et il nous amène tout ça jusqu’à la rue
Candappa. On le précède avec la moto pour lui montrer le chemin qu’il doit
connaître. Quand même on aura réussi a en faire travailler un sans être
derrière à le voir souffrir en appuyant sur ses pédales. En route sa chaîne
saute, on l’attend.
Avec
Véro, on monte la malle au deuxième étage, vide ça va, mais pleine je ferais
appel à G.
On
décide d’aller déjeuner à l’Aristo.
Il
n’y a personne sur la terrasse. A l’intérieur que des Indiens. On dirait que
nous sommes les derniers à Pondy.
Véro
prend un poulet au citron avec de la ratatouille. Elle trouve ce plat très bon.
On
revient prendre la moto qui est garée sur NS et je m’aperçois que je me suis
fait éclater le feu arrière. Il était tout neuf, je n’ai plus qu’à le changer.
Les ampoules elles fonctionnent toujours.
On
passe prendre de la bière, les 4 dernières bouteilles. Puis on va chez
l’encadreur chercher des passe partout que Véro lui a commandés.
Avec
ça je crois qu’on va avoir tout ce qu’il faut pour finir notre prochain envoi.
On
se repose un peu non par fatigue, mais à cause de la chaleur le mieux est de ne
rien faire.
Puis
Véro se met à peindre tandis que
je rédige.
On
part à la plage vers 16h.
Les
vagues sont grosses et douces et on en profite. Nous sommes 4 occidentaux sur
la plage.
Lorsque
nous sortons quelques autre arrivent avec des planches et s’essayent dans la
vague. On les regarde en séchant. Le soleil baisse plus vite comme si les jours
diminuaient.
On
va boire un pot chez Bodhi il y a toujours l’énorme cachalot tibétain couché
sur un canapé sur la terrasse. C’est lui qui est le chef et prend les
commandes.
On
doit attendre qu’il se lève et décide de venir après avoir déployé son calepin
de commandes.
On
prend deux jus de papaye.
Il
fait monter un larbin pour aller au rez-de-chaussée faire les jus. L’homme un
Indien nous sert.
Ensuite
il faut paye au cachalot qui fait la gueule parce qu’on n’a pas la monnaie.
On
ne reviendra pas.
On
rentre, on fait des courses à Grinde. Il y a le Nouvel Obs qui parle des
pervers narcissiques. Je pense que ceux qui devraient le lire ne le liront
malheureusement pas.
On
fait du drive in bananes, Véro n’a
même pas besoin de descendre de la moto.
On
rentre à l’appart et on prend une douche. Véro prépare le repas dans la
chaleur, encore quelques instants et on va aller s’enfermer dans la chambre
avec la clim.

déçevantes, certaines mentalités.
RépondreSupprimerSnif...
Mamanlotus-AC
Je vous souhaite un bon voyage retour sur Toulouse à tous les deux,
RépondreSupprimermerci pour ces bons moments de lecture !
Pour nous les choses se confirment, nous partons sur Bangalore en reconnaissance pendant la semaine de Pâques et le départ officiel est annoncé pour le 1er juillet pour 2-3 ans, je vais enfin retrouver ma copine E ! Elle manque beaucoup à ses copines en France !
Bon retour,
Sophie