| Dans le back water d'Alampara |
Le
réveil sonne à 6h et c’est dur de se lever mais il faut y aller.
Petit
déj et on va chercher chez eux P&G.
Lorsqu’on
arrive, ils nous attendent avec du café et du gâteau. On reprend un peu de
petit dèj mais pas trop parce qu’on a déjà le ventre plein.
Le
problème c’est que la bullet de Félix ne veut pas démarrer. Au démarreur
électrique elle ne veut rien savoir. J’essaye au kick et on n’a pas plus de
succès. Je la sors dans la rue en essayant de profiter de la pente pour la démarrer
en roulant mais rien à faire.
Je
m’escrime sur le kick et fatigué G prend le relai et à son premier coup de kick
elle démarre.
On
peut partir. Elle s’arrête mais redémarre sans problème.
On
part tous les trois el la bullet de Félix cale à nouveau. Elle n’est pas sur la réserve et je me dis que je
vais essayer de la démarrer en la mettant sur la réserve.
Elle
repart. Je la fais tourner parce que G n’a plus confiance dans cette moto.
On
décide quand même d’aller faire le plein à la station service qui est près du
restaurant La Terrasse.
La
bullet à l’air de marcher et recommence même à démarrer au démarreur
électrique.
On
s’offre le plaisir d’enfiler toute la promenade Goubert, il est 8h et il n’y a
personne.
On
sort de Pondy par Jipmer et on prend l’autoroute qui va à Tindivanam.
On
la parcoure sans problème jusqu’à la sortie pour Kiliyanur.
On
sort de l’autoroute par une série de gendarmes couchés qui se suivent à peu de
distance sur la route et qui font danser la moto comme si on était sur un manège.
A
Kiliyanur on s’arrête pour boire un thé et demander où commence la route que
nous voulons emprunter et que nous n’avons jamais prise. À gauche, puis encore
à gauche. P en profite pour acheter des foulards qui sont suspendus devant une
boutique.
On
suit les informations et on se retrouve sur la route que nous voulions suivre.
On
débouche sur la route Tindivanam Marrakanam et on prend à gauche pour nous
rendre au village de Tirumukale où il y a un temple chola fortifié sur une
colline à trois sommets, d’où son nom.
Le
décor n’a pas changé depuis l’an dernier et depuis le 4 février dernier, c’est
un paysage couvert par la poussière des carrières qui mangent la montagne au
trois sommets.
On
se gare au pied et on attaque l’escalade qui n’est pas très longue, surtout des
marches. A mi-pente un Indien nous rejoint et nous suit jusqu’au temple où il
ouvre pour nous les sanctuaires fermés à clé. On se balade sur ce plateau et on
voit autour d’un arbre un petit sanctuaire comme une termitière qui monterait
autour du tronc de l’arbre. P nous dit que dessous ce sont des Najas qui
dorment et que les gens viennent solliciter.
Du
haut, on aperçoit en bas un vieux temple en relation avec celui-là.
Un
immense paysage s'étale à l'infini et G et Véro certainement touchés par la
grâce de Shiva ou par le soleil de midi, nous donnent une définition de leur
Inde :
"Ici
rien ne me plait et pourtant je m'y plais".
Véro
va me rectifier si je n'ai pas traduit fidèlement leurs propos. Je précise donc
que je ne suis pas si catégorique, je dirais qu'ici tout ne me plait pas et que
pourtant je m'y plais.
On
redescend et on reprend les motos pour aller voir le vieux temple. Il est en
ruine et tout le monde y semble indifférent.
On
veut repartir mais la bullet de Félix ne veut plus démarrer avec le démarreur
électrique ou plutôt le démarreur semble mort, pas la moindre réaction.
On
la démarre au kick et on s’en va pour aller au fortin de d’Alambarai.
G
perd sa casquette en roulant.
On
fait un arrêt au petit village Kada Pakam, en bordure de l’ECR d’où part la
route en direction du Fortin.
On
prend un coca et un gâteau dans un pâtisserie. Je vais acheter des verres en
plastique dans une autre boutique.
On
boit à l’ombre et on se repose un peu.
Vers
13h on part voir le fortin.
Cet
endroit est toujours aussi beau, les dunes et les langues de sable qui
découpent l’océan.
Il
y a peu d’eau et on peut marcher dans la lagune puis sur la langue de sable qui
coupe l’océan.
P
sauve la vie d’un bernard-l’hermite.
On
revient par l’ECR jusqu’au bois sacré et de là on va jusqu’à Sérénity Beach
boire un coup au bistrot restaurant Bophi tenu par les Tibétains.
On
revient par la petite route en ville.
On
pose la bullet chez Félix.
P&G
on fait préparer par leur cuisinière Mary des sandwiches délicieux qui sont les
bienvenus après notre journée sans repas. Une bière et du très bon flan dont je
me régale.
On
rentre car il nous tarde à tous de quitter nos habits de sueur et de passer
sous la douche.
On
n’a pas d’autre nouvelle de Dylan, c’est que ça doit aller.
Ce
soit on va regarder on n’est pas couché malgré notre lever matinal. Onfray
parle de Camus une gourmandise peut-être.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...