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vendredi 9 mars 2012

Deuxième jour à Rameshwaram

Toujours sur la batterie, on économise à raison de 10mn de connexion par jour ...
Demain matin départ pour Madurai.
Tout va bien, on grille au soleil et on se remplit les yeux. (pas le ventre ...)
On espère récupérer une alim à notre retour !!!!!!!! On envoie toutes nos pensées positives à Eve pour qu'elle nous sauve.

Le pont qui relie l'ile à l'Inde (plus de 2km)

Lever 8h,
Petit-déjeuner à l’hôtel 2 toasts chacun, du thé pas terrible mais passable.
Départ 9h. Ce matin le temps est couvert.

On va au-delà du bain sacré de Agni Theertham, près de l’hôtel Tamil Nadu, voir le bateau qui propose une promenade dans la baie.

Au bain sacré, il y a beaucoup de monde.

Au bateau, on nous dit que la marée est trop basse et que le bateau ne peut approcher du ponton. Il y aura peut-être un départ cet après-midi.

On revient à Agni Theertham regarder les groupes d’hindous venir se baigner.
On voit nettement des différences entre les gens de différentes régions. Les hommes sont habillés de manière plus authentique et moins occidentale. Les femmes sont en saris mais le porte différemment. Jusqu’à leur port de tête et de corps qui sont différents.

On boit un thé au passage. Il y a aussi deux occidentaux qui semblent eux complètement intégrés dans la population.

On décide d’aller à la recherche d’un garagiste pour faire réparer le feu arrière qui menace de tomber, une des vis qui le tient est partie.

Premier arrêt chez un réparateur de pneumatique, ce n’est pas la bonne adresse et il nous indique où trouver le mécanicien qui va réparer ça.
Demi-tour une baraque avec une avancée de toit en palmes, sur la droite, on ne peut pas le manquer. Facile comme description tout est comme ça ou presque. On le trouve mais c’est fermé soit c’est un musulman on est vendredi, soit c’est trop tôt.

On suit la route qui va en direction de notre hôtel et l’on trouve un garage ouvert. C’est tout simple, il s’agit d’une vis à revissser.
On se rend compte que si la vis s'est barrée,  c’est parce que la partie dans laquelle la vis prend est foirée, ça devient plus compliqué. On laisse l’homme de l’art à son  œuvre et on s’éloigne de l’autre côté de la route où l’on peut s’asseoir sur le trottoir à l’ombre.

Le téléphone de Véro se met à sonner. C’est quelqu’un de Chennai qui a vu dans le journal qu’elle exposait à Pondichery et qui voulait avoir des précisions sur le lieu d’exposition.
Véro lui explique où trouver BS.

Ce coup de fil nous laisse un peu dubitatif. Véro appelle Abel pour savoir s’il pourrait récupérer le journal dans lequel il y a cet article. Il s’en occupe.

La réparation est terminée, 40R.

On revient sur nos pas vers une pâtisserie qu’on a vue en passant afin de compléter notre petit déjeuner.
On prend des gâteaux secs et deux bouteilles de jus de mangue.

On s’assied en face à l’ombre, sur les marches d’une boutique qui est encore fermée, c’est une pharmacie.
À peine sommes-nous installés que la boutique ouvre, on se pousse un peu pour laisser l’accès libre à la porte. Les clients se pressent déjà.

On décide d’aller voir le temple Gandha Mathana Parvatam qui est donné au nord ouest de Rameswaram. On pense qu’il faut donc retourner sur la route par laquelle nous sommes arrivés.

On fait toute la route jusqu’au pont qui relie l’île à la terre à Pamban. Hier en passant dessus on avait aperçu la petite ville et les bateaux posés sur la plage dans les palmiers.
On prend une route sur la gauche qui va sous le pont et là nous sommes dans l’Inde profonde d’un village de pêcheurs sous les arches du pont, les huttes en palmes, les bœufs qui tirent les chars aux roues en bois chargés de poissons.  Une odeur de poissons séchés et d’autres senteurs nauséabondes, la poussière de l’Inde tout ça  nous saute aux narines et nous engloutit dans un autre monde où l’air est devenu plus dense, plus chaud.
Véro se force à avancer. On s’approche de la plage où il y a des bateaux et un peu plus d’air et aussi des merdes de pêcheurs. On va sur la voie ferrée qui est proche et au niveau de l’eau. On aperçoit pas très loin le pont levis qui laisse passer les bateaux. Des hommes marchent sur la voie pourtant il n’y a pas de bordures de chaque côté des rails, ils doivent connaître les horaires des trains.

On revient récupérer la moto qu’on a laissée en bordure avec beaucoup d’autres. Il y a une foule compact qui défile dans la rue et ça ressemble à un enterrement les hommes, puis les femmes. On laisse passer et on s’enfonce un peu plus dans le village pour aller juqu’au bout. On arrive sur la plage où des pêcheurs à l’ombre de grands arbres aux fleurs jaunes, réparent leur filet.

Véro a une overdose d’odeur et on revient vers Rameswaram. Après avoir demandé on finit par arriver à notre but le temple de Gandha Mathana Parvatam.

Le temple est sur une colline et de la dernière terrasse on a une vue à 360°. Il paraît même que la nuit du haut de cette terrasse on peut voir les lumières de Jaffna.

Véro est fatiguée, il fait une chaleur poisseuse, éprouvante.

On revient à l’hôtel où malgré l’expérience désastreuse du dîner on décide de déjeuner sur place pour pouvoir se reposer ensuite.
Malgré le menu copieux et alléchant, il n’y a qu’un thali pour déjeuner.

On s’en contente et ainsi à 13h on est dans la chambre avec la clim pour pouvoir se reposer un moment.

Deux heures plus tard je réveille Véro, grosse fatigue.
On prend la route de Dhanushkodi pour aller voir un temple qui n’est qu’à 10km de Rameswaram, le temple de Kathandara Swami. Ce n’est pas pour le temple, mais c’est pour le cadre qu’on a aperçu hier qu’on y va. Une immense baie fermée par des langues de sable.

A l’arrivée il y a quelques voitures de pèlerin qui vont au temple. Nous on repère tout de suite une petite plage avec des pêcheurs sans pèlerin. C’est là qu’on se dirige immédiatement. On les regarde faire, ce sont des pêcheurs de crabes qui sont fiers de nous montrer leurs prises.

Lorsqu’on revient au temple, il y a foule, deux cars d’écolières et des voitures.
Toutes les filles qui sont en train de sortir du car se précipitent à la boutique ambulante du marchand de glaces. C’est la ruée. Véro qui voulait aussi s’offrir une glace se jette dans la foule pour essayer d’en avoir une avant qu’il ne soit dévalisé. Elle revient avec deux cônes un peu mous.

On mange nos glaces. On fait le tour du temple qui ne présente aucun intérêt, seul le cadre compte.

On revient à Rameswaran et à 16h15 on prend nos tickets pour aller faire un tour dans la baie, le bateau doit partir dans 10mn. Une demi-heure après il est toujours à quai. On ressort parce que Véro veut prendre des photo du bain sacré avec une bonne lumière et si on fait le tour prévu en bateau il sera trop tard. En plus elle n’a pas très envie de faire du bateau sur cette vieille coque de noix.

On s’assied sur le mur qui borde le bain sacré et on regarde les groupes arriver. Ce sont d’abord les hommes qui vont dans l’eau. Certain se déshabillent culotte et marcel, d’autres y vont carrément pantalon et chemise à manches longues.
Ils ressortent peu de temps après.
C’est le tour des femmes. Elles ont peur de l’eau, mais finissent pas s’y mettre. Pour se mouiller en totalité sinon ça ne marche pas, elles s’asseyent dans l’eau et une copine leur verse de l’eau sur la tête soit avec petit récipient soit avec les mains. Elles y prennent goût les coquines et les hommes doivent les rappeler à l’ordre pour qu’elles sortent.

On fait le tour du temple à la recherche de coquillages, mais les prix nous semblent trop élevés et nous n’achetons rien.

Il est 19h et nous allons dîner au Chola Hôtel, j’ai lu dans le Rough Guide que c’était le seul endroit dans Rameswaram où l’on pouvait manger non végétarien. Les autres guides nous disent que dans la ville sainte il n’y a aucun restau qui peut vous servir de la viande.

C’est propre et ce qu’on y mange un poulet noodles est très bon, en plus ils sont au petits soins avec nous.

En sortant on achète chez le pâtissier qui est à côté des gâteaux pour le petit dèj de demain matin.

Il fait nuit noire, pas d’éclairage public sur la route de l’hôtel. On va jusqu’à la station service qui est à peu près en face. Je tourne trop tôt et me retrouve dans le sable, je récupère sans problème la piste qui va à la station.

Le plein fait on revient à l’hôtel. Ils nous donnent une adresse à Madurai, le Star Résidency.
Véro leur demande de l’eau chaude. Ils répondent que ce soir il y a de l’eau chaude dans les chambres.

Aussitôt dans la chambre Véro essaye, pas d’eau chaude, furax elle redescend leur dire. Un manager monte et constate la même chose pas d’eau chaude.

On nous amène un premier baquet d’eau bouillante, puis un deuxième un peu plus tard.
Puis le manager revient pour vérifier à nouveau, mais comme il me voit en sarong à la porte il dit qu’il reviendra vérifier demain.

A chaque fois, coupure total d’électricité parce que la clé de la porte est attachée à un porte clé qu’on glisse dans une petite boîte qui fait interrupteur général. A chaque fois on est dans le noir parce que à chaque fois j’avais fermé sans imaginer qu’ils allaient revenir.

Après toutes ces péripéties et après s’être lavée au baquet Véro essaye et il y a de l’eau chaude à la douche.

Pas vraiment parce que lorsque j’y vais l’eau chaude ne coule pas pendant très longtemps.

J’utilise les baquets.

Bon tout est prêt pour le départ pour Maduraï


1 commentaire:

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