Toujours sur la batterie, on économise à raison de 10mn de connexion par jour ...
Demain matin départ pour Madurai.
Tout va bien, on grille au soleil et on se remplit les yeux. (pas le ventre ...)
On espère récupérer une alim à notre retour !!!!!!!! On envoie toutes nos pensées positives à Eve pour qu'elle nous sauve.
| Le pont qui relie l'ile à l'Inde (plus de 2km) |
Lever
8h,
Petit-déjeuner
à l’hôtel 2 toasts chacun, du thé pas terrible mais passable.
Départ
9h. Ce matin le temps est couvert.
On
va au-delà du bain sacré de Agni Theertham, près de l’hôtel Tamil Nadu, voir le
bateau qui propose une promenade dans la baie.
Au
bain sacré, il y a beaucoup de monde.
Au
bateau, on nous dit que la marée est trop basse et que le bateau ne peut
approcher du ponton. Il y aura peut-être un départ cet après-midi.
On
revient à Agni Theertham regarder les groupes d’hindous venir se baigner.
On
voit nettement des différences entre les gens de différentes régions. Les
hommes sont habillés de manière plus authentique et moins occidentale. Les
femmes sont en saris mais le porte différemment. Jusqu’à leur port de tête et
de corps qui sont différents.
On
boit un thé au passage. Il y a aussi deux occidentaux qui semblent eux
complètement intégrés dans la population.
On
décide d’aller à la recherche d’un garagiste pour faire réparer le feu arrière
qui menace de tomber, une des vis qui le tient est partie.
Premier
arrêt chez un réparateur de pneumatique, ce n’est pas la bonne adresse et il
nous indique où trouver le mécanicien qui va réparer ça.
Demi-tour
une baraque avec une avancée de toit en palmes, sur la droite, on ne peut pas
le manquer. Facile comme description tout est comme ça ou presque. On le trouve
mais c’est fermé soit c’est un musulman on est vendredi, soit c’est trop tôt.
On
suit la route qui va en direction de notre hôtel et l’on trouve un garage
ouvert. C’est tout simple, il s’agit d’une vis à revissser.
On
se rend compte que si la vis s'est barrée, c’est parce que la partie dans laquelle la vis prend est
foirée, ça devient plus compliqué. On laisse l’homme de l’art à son œuvre et on s’éloigne de l’autre côté
de la route où l’on peut s’asseoir sur le trottoir à l’ombre.
Le
téléphone de Véro se met à sonner. C’est quelqu’un de Chennai qui a vu dans le
journal qu’elle exposait à Pondichery et qui voulait avoir des précisions sur
le lieu d’exposition.
Véro
lui explique où trouver BS.
Ce
coup de fil nous laisse un peu dubitatif. Véro appelle Abel pour savoir s’il
pourrait récupérer le journal dans lequel il y a cet article. Il s’en occupe.
La
réparation est terminée, 40R.
On
revient sur nos pas vers une pâtisserie qu’on a vue en passant afin de
compléter notre petit déjeuner.
On
prend des gâteaux secs et deux bouteilles de jus de mangue.
On
s’assied en face à l’ombre, sur les marches d’une boutique qui est encore
fermée, c’est une pharmacie.
À
peine sommes-nous installés que la boutique ouvre, on se pousse un peu pour
laisser l’accès libre à la porte. Les clients se pressent déjà.
On
décide d’aller voir le temple Gandha Mathana Parvatam qui est donné au nord
ouest de Rameswaram. On pense qu’il faut donc retourner sur la route par
laquelle nous sommes arrivés.
On
fait toute la route jusqu’au pont qui relie l’île à la terre à Pamban. Hier en
passant dessus on avait aperçu la petite ville et les bateaux posés sur la
plage dans les palmiers.
On
prend une route sur la gauche qui va sous le pont et là nous sommes dans l’Inde
profonde d’un village de pêcheurs sous les arches du pont, les huttes en
palmes, les bœufs qui tirent les chars aux roues en bois chargés de poissons. Une odeur de poissons séchés et
d’autres senteurs nauséabondes, la poussière de l’Inde tout ça nous saute aux narines et nous
engloutit dans un autre monde où l’air est devenu plus dense, plus chaud.
Véro
se force à avancer. On s’approche de la plage où il y a des bateaux et un peu
plus d’air et aussi des merdes de pêcheurs. On va sur la voie ferrée qui est
proche et au niveau de l’eau. On aperçoit pas très loin le pont levis qui
laisse passer les bateaux. Des hommes marchent sur la voie pourtant il n’y a
pas de bordures de chaque côté des rails, ils doivent connaître les horaires
des trains.
On
revient récupérer la moto qu’on a laissée en bordure avec beaucoup d’autres. Il
y a une foule compact qui défile dans la rue et ça ressemble à un enterrement
les hommes, puis les femmes. On laisse passer et on s’enfonce un peu plus dans
le village pour aller juqu’au bout. On arrive sur la plage où des pêcheurs à
l’ombre de grands arbres aux fleurs jaunes, réparent leur filet.
Véro
a une overdose d’odeur et on revient vers Rameswaram. Après avoir demandé on
finit par arriver à notre but le temple de Gandha Mathana Parvatam.
Le
temple est sur une colline et de la dernière terrasse on a une vue à 360°. Il
paraît même que la nuit du haut de cette terrasse on peut voir les lumières de
Jaffna.
Véro
est fatiguée, il fait une chaleur poisseuse, éprouvante.
On
revient à l’hôtel où malgré l’expérience désastreuse du dîner on décide de
déjeuner sur place pour pouvoir se reposer ensuite.
Malgré
le menu copieux et alléchant, il n’y a qu’un thali pour déjeuner.
On
s’en contente et ainsi à 13h on est dans la chambre avec la clim pour pouvoir
se reposer un moment.
Deux
heures plus tard je réveille Véro, grosse fatigue.
On
prend la route de Dhanushkodi pour aller voir un temple qui n’est qu’à 10km de
Rameswaram, le temple de Kathandara Swami. Ce n’est pas pour le temple, mais
c’est pour le cadre qu’on a aperçu hier qu’on y va. Une immense baie fermée par
des langues de sable.
A
l’arrivée il y a quelques voitures de pèlerin qui vont au temple. Nous on
repère tout de suite une petite plage avec des pêcheurs sans pèlerin. C’est là
qu’on se dirige immédiatement. On les regarde faire, ce sont des pêcheurs de
crabes qui sont fiers de nous montrer leurs prises.
Lorsqu’on
revient au temple, il y a foule, deux cars d’écolières et des voitures.
Toutes
les filles qui sont en train de sortir du car se précipitent à la boutique
ambulante du marchand de glaces. C’est la ruée. Véro qui voulait aussi s’offrir
une glace se jette dans la foule pour essayer d’en avoir une avant qu’il ne
soit dévalisé. Elle revient avec deux cônes un peu mous.
On
mange nos glaces. On fait le tour du temple qui ne présente aucun intérêt, seul
le cadre compte.
On
revient à Rameswaran et à 16h15 on prend nos tickets pour aller faire un tour
dans la baie, le bateau doit partir dans 10mn. Une demi-heure après il est
toujours à quai. On ressort parce que Véro veut prendre des photo du bain sacré
avec une bonne lumière et si on fait le tour prévu en bateau il sera trop tard.
En plus elle n’a pas très envie de faire du bateau sur cette vieille coque de
noix.
On
s’assied sur le mur qui borde le bain sacré et on regarde les groupes arriver.
Ce sont d’abord les hommes qui vont dans l’eau. Certain se déshabillent culotte
et marcel, d’autres y vont carrément pantalon et chemise à manches longues.
Ils
ressortent peu de temps après.
C’est
le tour des femmes. Elles ont peur de l’eau, mais finissent pas s’y mettre.
Pour se mouiller en totalité sinon ça ne marche pas, elles s’asseyent dans
l’eau et une copine leur verse de l’eau sur la tête soit avec petit récipient
soit avec les mains. Elles y prennent goût les coquines et les hommes doivent
les rappeler à l’ordre pour qu’elles sortent.
On
fait le tour du temple à la recherche de coquillages, mais les prix nous
semblent trop élevés et nous n’achetons rien.
Il
est 19h et nous allons dîner au Chola Hôtel, j’ai lu dans le Rough Guide que
c’était le seul endroit dans Rameswaram où l’on pouvait manger non végétarien.
Les autres guides nous disent que dans la ville sainte il n’y a aucun restau
qui peut vous servir de la viande.
C’est
propre et ce qu’on y mange un poulet noodles est très bon, en plus ils sont au
petits soins avec nous.
En
sortant on achète chez le pâtissier qui est à côté des gâteaux pour le petit
dèj de demain matin.
Il
fait nuit noire, pas d’éclairage public sur la route de l’hôtel. On va jusqu’à
la station service qui est à peu près en face. Je tourne trop tôt et me
retrouve dans le sable, je récupère sans problème la piste qui va à la station.
Le
plein fait on revient à l’hôtel. Ils nous donnent une adresse à Madurai, le
Star Résidency.
Véro
leur demande de l’eau chaude. Ils répondent que ce soir il y a de l’eau chaude
dans les chambres.
Aussitôt
dans la chambre Véro essaye, pas d’eau chaude, furax elle redescend leur dire.
Un manager monte et constate la même chose pas d’eau chaude.
On
nous amène un premier baquet d’eau bouillante, puis un deuxième un peu plus
tard.
Puis
le manager revient pour vérifier à nouveau, mais comme il me voit en sarong à
la porte il dit qu’il reviendra vérifier demain.
A
chaque fois, coupure total d’électricité parce que la clé de la porte est
attachée à un porte clé qu’on glisse dans une petite boîte qui fait
interrupteur général. A chaque fois on est dans le noir parce que à chaque fois
j’avais fermé sans imaginer qu’ils allaient revenir.
Après
toutes ces péripéties et après s’être lavée au baquet Véro essaye et il y a de
l’eau chaude à la douche.
Pas
vraiment parce que lorsque j’y vais l’eau chaude ne coule pas pendant très
longtemps.
J’utilise
les baquets.
Bon
tout est prêt pour le départ pour Maduraï
superbes images
RépondreSupprimerMamanlotus-AC