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| La manœuvre du bateau |
Il
a fait très chaud et la chaleur n’a pas quitté l’appartement de toute la nuit.
Je
me lève un peu plus tôt parce que ce matin je change de boulangerie et je ne me
rends pas bien compte du temps qu’il me faut pour aller à l’autre. On est un
peu coincé dans un horaire à cause de la masseuse et je dois réveiller Véro à
8h.
Je
marche dans la rue Mission et je me rends vite compte que même à l’air libre il
fait déjà chaud.
J’ai
l’impression de voir Pondy se réveiller. Des deux roues filent sur la rue et
semblent ne pas avancer. En fait ils roulent toujours à la même vitesse mais
comme il n’y a pas de circulation j’ai l’impression qu’ils se traînent.
Une
armée de femmes en tenue, veste verte sur leur sari, partent dans différentes
directions pour récupérer les ordures des rues. Certaines poussent de petite
remorques contenant des pots en plastique vides. D’autres traînent ces mêmes
pots sur un vélo remorque à plateau. J’ai l’impression qu’elles arrivent toutes
par la rue du petit canal.
Quelques-unes
sont déjà à l’ouvrage et certaines sont déjà en train de se reposer assises sur
le trottoir.
En
me rapprochant du centre je vois quelques hommes qui dorment encore sur le
trottoir où sur des tables.
Dans
Ranga Poule je vois passer Raj sur sa Bullet.
On
se retrouve à Hot Bread et il me demande quand nous partons. Je lui dis lundi
et il semble surpris. Il achète des viennoiseries pour sa petite famille.
Je
prends ma baguette qui est chaude et qui coûte 30 roupies. Le gars qui me sert
semble normal et me demande même si je veux la couper comme elle est un peu
longue. Je lui dis de me la couper en deux et il me met les deux morceaux dans
un sac.
Je
reviens par le même chemin. L’armada de femmes de ménage des rues a disparu.
J’ai dû les croiser juste au moment du démarrage de la journée.
Un
scooter side-car est garé dans la rue.
En
arrivant à l’appart je vois la Bullet de Raj devant la porte et le scoot du
proprio.
Véro
s’est levée ne tenant plus de chaleur dans le lit.
On
petit déjeune, la baguette est bonne ferme et craquante ce qui n’était pas
toujours le cas avant.
Véro
passe au massage pour la dernière fois cette année. Elle aime bien cette
masseuse qui masse comme à Bali, c’est à dire tout le corps et en sachant
précisément là où ça fait du bien.
On
fait le tour de l’appartement pour savoir ce que nous avons encore à envoyer.
Une pleine valise à nouveau, elle me semble peser un peu plus lourd que celle
d’hier.
Au
bout du compte c’est presque pareil, on garde des feuilles d’aquarelle qu’on va
essayer de mettre dans la valise.
Encore
un colis de 20kg qui part pour la France et qui devrait arriver après Pâques.
On
revient à l’appartement. Véro apprend par I qu’elle est sélectionnée pour Ste
Féréole en Corrèze au Sud Est de Limoges une expo d’aquarelle où il y aura I,
Abel et Ejoumalé.
On
va pouvoir organiser nos vacances avec les enfants. On devrait pouvoir comme
l’an dernier pouvoir aller passer une semaine du côté de Voiron.
On
va à l’Alliance Française rendre les derniers livres et récupérer les 600R de
caution.
On
passe à l’Orient pour avoir des précisions sur un spectacle de Baratanatyam.
Véro pensait que ce serait ce soir mais en fait c’est dimanche soir à 19h.
Comme
il est midi on va direct chez Pitch qui nous a invités à déjeuner avant notre
départ.
La
cuisinière nous dit qu’il est chez le marchand de café. On l’attend. Il fait
très très chaud chez lui. Pas d’air peu de ventilateur, on va s’installer sous
l’unique qui marche bien. Véro s’allonge sur un canapé et moi je suis à côté d’elle
sur un fauteuil. On se croirait chez le psy nous dira Pitch en rentrant.
En
attendant on l’attend, moi je m’endors à cause de la chaleur, c’est la sonnerie
du téléphone qui me réveille. Véro somnole sur son canapé.
Au
bout d’une heure Pitch arrive. On le connaît, c’est normal, c’est l’Inde.
Pendant ce temps la cuisinière a préparé tout le repas. Des petits poissons
grillés, du riz blanc et du riz au citron, une ratatouille d’aubergines, une
salade oignons tomates et des champignons poêlés.
On
se régale parce que ça n’a pas le goût indien de massala à tous les niveaux
comme dans tous les restaurants indiens.
Pitch
doit venir à Bordeaux le 9 mai pour une fête indienne. Il va nous envoyer le
programme. Il doit être à Bruxelles le 13 et il nous dit qu’entre les deux il
ferait bien un passage par Toulouse pour voir Dylan, Géraldine, leurs enfants
et aussi Maria. Il voyage en train. On lui dit que c’est possible, comme il est
possible que nous venions à la fête indienne.
Il
nous dit qu’il ne fréquente pas les Franco-pondichériens et que s’il n’y avait
pas ce passage chez lui des gens qui viennent dans sa guest house il
s’ennuierait.
Pitch
veut offrir à Véro une des œuvres en remerciement de celles que Véro lui a
offertes. On passe de l’autre côté de la rue dans la maison qui lui sert
d’atelier et il sort comme il fait toujours tout ce qu’il a peint et qu’il
a pour la plupart oublié.
Véro
choisit une peinture sur papier. Pitch veut la lui signer et c’est compliqué
parce qu’il ressort sa palette pour reprendre de la peinture et faire sa
signature.
On
le quitte on le remercie et on lui dit à bientôt à Bordeaux ou à Toulouse.
On
est abattu par la chaleur. Je dis à Véro il n’y a qu’une chose à faire : passer
à la maison poser la peinture, prendre les maillots et filer à l’océan.
Il
est 15h.
On
passe devant le marchand de pièces détachées spéciales Enfield et on lui achète
un catadioptre pour changer celui qui est cassé. 110R le prix est marqué dessus
et on apprend que ce n’est pas celui d’origine. En revenant de la plage on
passera chez Félix pour le lui faire mettre, comme ça il verra qu’on veut que
sa moto soit en état. On paye la pièce et il ne fait pas payer son travail,
c’est un bon deal pour une location.
Arrivé
à la plage il n’y a personne dans l’eau. Sur la plage seulement une
occidentale.
L’océan
est houleux, mais les vagues ne sont pas puissantes même si elles montent haut
devant nous.
On
reste un grand moment dans l’eau jusqu’à ce que d’autres occidentaux arrivent.
Le
soleil commence à baisser, on voit sur l’horizon monter les nuages qui vont
empêcher cette nuit toute fraîcheur comme la nuit dernière.
Des
pêcheurs arrivent et sortent leur bateau de l’eau en le faisant monter sur la
plage en soulevant l’avant, puis l’arrière et ainsi de suite et de travers en
travers ils arrivent jusqu’à nous pour que l’embarcation ne soit pas touchée
par les vagues.
On
revient doucement par la petite route qui traverse tout le quartier musulman.
Comme hier c’est l’heure du retour des troupeaux de moutons et de chèvres. Les
moutons n’ont pas de laine sur le dos et Véro se demande si c’est bien des
moutons. Par contre ils bêlent comme un mouton laineux. On en conclue que ni
les uns ni les autres n’ont de poils sur les cordes vocales.
Plus
près du centre ce sont les vaches et les veaux. Les petits semblent exténués
par la chaleur et déshydratés.
Arrêt
chez Grinde pour acheter des soupes chinoises pour ce soir, parce qu’on n’a pas
le courage de ressortir.
Arrêt
chez Félix qui replace le catadioptre et on se met d’accord pour lui rendre la
moto le lundi 2 à 9h30
On
passe par l’arrière du marché Goubert parce que Véro a envie d’une pastèque.
Puis on rentre chez nous par la rue Barathi.
On
se pose et on essaye de faire le maximum de courant d’air.
Douche,
Véro improvise un repas soupe chinoise, fromage et salade de fruits.
La
journée se termine, plus que deux jours à passer ici.

Vous êtes dans la chaleur et moi je fais de la raquette en montagne ! Chacun son truc !
RépondreSupprimerAllez, bon retour !
Roland