| L'éléphant du Big Temple de Tanjore. Est ce la même que celui d'il y a 13 ans ? |
Trichy-Tanjor-Pondy
Lever
6h30 pour bien être à 7h au petit dèj.
On
a bien dormi malgré le matelas à ressort, qui transmet à l’autre chaque
mouvement et qui fait « boing » lorsqu’on s’assied dessus et la
vibration comme avec un xylophone passe de ressort en ressort..
On
peut prendre un petit-déjeuner à l’occidental mais c’est moins bien qu’au Star
Residency.
On
fait les bagages. Pendant que Véro règle la note à la réception je vais chercher la moto qui est dans le
garage à moto avec celles des employés. Une moto déparerait sur le parking des
belles voitures avec chauffeur.
Elle
démarre du premier coup ce qui me fait plaisir parce que depuis quelques jours
elle était un peu récalcitrante le matin.
Je
vais me ranger devant le hall d’entrée comme les voitures qui reculent si près
de la porte de la réception qu’on ne peut presque plus sortir.
Mais
le gardien me dit que je ne peux pas faire ça, je dois me mettre un peu à
l’écart. Je râle pour la forme contre les riches et leur grosse voiture.
Je
vais chercher les bagages et on commence notre installation qui attire beaucoup
de monde parce qu’il y a beaucoup de voitures du fait du mariage et donc
beaucoup de chauffeurs qui attendent. Il y a en plus un séminaire de Ramco.
Il
y a donc beaucoup de monde quand je m’apprête à démarrer la bike. C’est à ce
moment-là qu’elle décide de ne pas démarrer.
Je
me rends tout de suite compte que ce n’est pas comme les autres matins parce
que l’aiguille de pression ne bouge pas. Je pense à un problème de batterie.
Mon
diagnostic ne convainc pas l’entourage qui veut essayer. Plusieurs s’y collent
en vain. L’un d’entre eux avec les outils décide de vérifier la bougie. Ça ne
donne rien. Tout le monde s’en remet donc au diagnostic batterie. S’il faut
changer la batterie ça a un coût et aussi décide-t-on d’appeler Félix. Il
discute longuement avec celui qui fait autorité et il lui conseille
vraisemblablement de pousser la moto pour la faire démarrer et ensuite la
batterie se rechargera d’elle-même en roulant.
On
fait un essai en vain.
Un
chauffeur d’auto-rickshaw vient se mêler à la conversation pour dire qu’il
connaît personnellement un mécano Enfield mais il n’ouvre qu’à 10h. Il est 8h
mais si on veut on peut aller le chercher chez lui et le ramener.
Nous
voilà parti avec l’auto-rickshaw dans Trichy à la recherche du mécano. Le
chauffeur qui ne connaît pas précisément l’adresse demande sa route. On finit
par arriver chez le mécano. Il a une superbe Enfield grise ce qui nous rassure.
On passe à son garage, une pièce de 2m sur 3 avec deux Enfield à l’intérieur et
le tout super propre et super rangé, ça nous impressionne donc. C’est vrai que
sa Enfield a l’air neuve alors qu’il nous dit qu’elle a été fabriquée en
Angleterre et je sais que l’usine anglaise a fermé dans les années 1980. Un
maniaque de la Enfield.
Il
nous confie une batterie au moins pour faire démarrer la nôtre. Il ne faut que
deux heures pour recharger une batterie, mais en ce moment il n’y a pas
d’électricité.
Retour
à l’hôtel où la moto et les bagages étaient sous la surveillance du gardien,
sous le hall de réception.
Immédiatement
le mécano se rend compte que ce n’est pas la batterie car à ce niveau il y a du
jus. Par contre au niveau du cadran de l’aiguille de pression il n’y a pas de
jus conclusion il y a quelque chose qui a court-circuité. En effet le fusible
de protection a pété. Il enlève le fusible et fait un branchement direct il y a
toujours un problème. Il finit par le détecter au niveau de la tête de fourche
et il met en route la moto. Il faut cependant qu’on le suive jusqu’à son garage
pour traiter le problème. On paie le rickshaw man qui nous prend 150R, il se
gave un peu mais c’est le prix de l’assistance.
A
son garage le mécano change tout simplement les pièces qu’il faut changer la
connexion électrique et le fusible. Il vérifie le niveau d’huile et en rajoute
et nous conseille de vérifier les pneus, 25 de pression à l’avant, 35 à
l’arrière.
On
le remercie beaucoup pour son dépannage et on lui règle les 350 roupies qu’il
nous demande.
Cette
aventure qui se termine bien nous aura coûté 500R et fait perdre deux heures
sur notre horaire.
A
la première station service je fais le plein et fais vérifer la pression. Je
m’aperçois que c’est pour toutes les motos pareil : 25 et 35.
On
trouve assez facilement la route pour Tanjore notre prochaine étape.
C’est
une bonne route, mais en route on prend la pluie. Quelques gouttes pas très
abondantes mais qui durent pendant tout le trajet.
A
l’entrée de Tanjore tout est bien indiqué et l’on fait un arrêt thé, avant de
se lancer dans l’aventure de la ville. Malgré notre retard on a envie de revoir
le big temple que nous l'avons vu il y a 13 ans avec Maria et il nous avait
beaucoup marqué parce que c’était notre premier contact avec cette architecture
Chola très belle avec des pierres blondes.
On
suit les indications et on y arrive facilement. Comme on rentre sur le site, en
sort toujours le même groupe de français que l’on suit peut-être depuis Madurai
mais sûr depuis Trichy. Évidemment avec nos deux heures de retard, ils ont pris
de l’avance sur nous.
Il
y a un gardien de parking pour les motos. On lui donne 10R au lieu de 3 le
tarif normal, mais on lui demande de surveiller les bagages.
On
pénètre dans le site du temple qui est en fait une vaste étendue de 240m sur
120m. L’éléphant est toujours à la même place mais on sent la main mise de
l’UNESCO, tout est beaucoup plus clean et l’ensemble est clos. On ne peut plus
aller au-delà du temple voir les villageois qui habitaient là.
On
fait notre visite sous la pluie,
un peu rapidement mais c’était juste pour le plaisir de retrouver des
sensations d’il y a 13 ans.
On
reprend la moto qui avait été bien gardée et on va en direction du palace,
parce qu’on ne le connaît pas.
Là
on confie la garde de la moto à un petit marchand de boissons auquel on achète
du coca, une bouteille de coca indien qui vaut bien le gazous algérien des
années 80 et une bouteille de soda citron pour Véro.
Le
groupe vient d’arriver. Mais ils restent finalement peu de temps sur les sites
et se cantonnent ici du moins à quelques pièces que leur fait voir le guide.
Ils ne montent pas dans la tour comme nous. Ils semblent d’ailleurs beaucoup
plus fatigués que nous.
Le
palais est beau par son architecture, chaque pièce est différente. Les
collections de bronzes de dieux indiens est très importante en quantité et en
qualité, mais on est trop inculte par rapport à cette mythologie pour en
apprécier la beauté. Il y a un bouddha qui semble un peu perdu mais pas forcément.
Il
est 13h, on repart en même temps que le groupe. Il pleut moins. La route est
moins bonne aussi. Comme on en avait marre des autoroutes indiennes malgré tout
leur charme, on a décidé de passer par Kumbakonam pour rejoindre Chidambaran.
Comme
j’en ai marre des gens en face qui doublent n’importe comment, je roule en
phare, au moins je suis vu par tout le monde j’élimine donc ceux qui doublaient
parce qu’ils ne m’avaient pas vu, pour les autres rien à faire. Ça nous vaut
évidemment plein d’appels de phare, de gestes de la main, de coups de klaxon
pour nous dire que nous roulons avec les phares alors qu’il fait jour.
À
partir de Chidambaran je sais que nous sommes à deux heures de la maison.
On
fait d’une seule traite les 46km qui séparent Tanjore de Kumbakonam. La route
est difficile mais il ne pleut plus.
Arrêt
pour déjeuner à Kumbakonam. La première pâtisserie, puis on boit un thé, puis
Véro s’achète un Kulfi et moi une nouvelle pâtisserie.
On
repart vers 14h30 jusqu’à ce qu’une indication nous donne Chidambaram 67km. Je
ne sais pas si Véro l’a vu mais ça
lui plombe le moral. Vers 15h30 on fait un nouvel arrêt au milieu de nulle
part, un petit village. Véro pense qu’on n’y arrivera pas et qu’il faudra sans
doute s’arrêter pour dormir à Chidambaran.
Il
ne pleut pas, mais il fait toujours frais grâce à un ciel couvert et l’on voit
aux grandes flaques d’eau le long de la route que la pluie nous a précédés.
Mon
idée est d’arriver à Chidambaran. J’essaye de rouler vite dès que c’est
possible et le plus prudemment possible dès que nous rencontrons de la
population. Sur une portion de route j'arrive à rouler à 80km/h.
À
l’approche de Chidambaran se présente une déviation, sorte de rocade, qui évite
Chidambaran. J’hésite et Véro me dit va tout droit on ne va pas passer par
Chidambaran, je comprends qu’elle a admis qu’on pouvait rentrer ce soir. Il est
16h30 et on est à deux heures donc nuit noire à partir de 19h, on a des chances
d’y arriver si tout se passe bien.
Je
m’arrête dans une station service et je reprends pour 300R d’essence ce n’était
certainement pas nécessaire mais je préfère ne pas prendre le risque depuis
Trichy l’étape est de 220km ce que je dois pouvoir faire avec le plein de ce matin mais je veux éviter ce risque.
On
mange nos dernières pâtisseries, on vide notre bouteille d’eau et on repart.
Tout
va bien jusqu’à Cuddalore. La traversée avec une route partiellement inondée
par la pluie est un peu sportive. Il faut se battre pour rouler au sec. Les
Indiens nous laissant volontiers l’eau. Cette traversée de Cuddalore est
toujours un moment difficile, périlleux et inévitablement chiant.
Après
le problème c’est la route pourrie et les trous. On en évite et même certains
par miracle, ce qui nous fait rire après coup, mais on en prend d’autres bien sentis dans le dos de Véro.
On n’a pas le choix la circulation est dense et les trous surgissent de
derrière des voitures qui nous précèdent.
Véro
reconnaît le croisement qui mène au petit temple aux mille statues. Puis le
croisement pour l’hôtel Keylash. Grâce à ces indications je sais que nous ne
sommes plus qu’à 10km de Pondy.
Les
deux grands virages d’Ariankoupam et c’est l’entrée dans Pondy. Prendre la
route sur la droite au premier feu et puis faire attention pour bien tourner à
gauche dans la rue du Dr Ambedkar. Garder la position dans la file de droite
malgré les klaxons de tout ceux qui veulent passer.
Je
ne manque pas l’intersection et là je relâche les gaz, je relâche la pression,
je roule en seconde, je laisse la fatigue prendre sa place dans mon corps.
On
rejoint le canal tout doucement, la rue de Bussy à traverser et la prochaine à
droite la rue Candappa. Première et seconde, on coupe Mission street, 30m je
peux me garer. Il est 18h30. J’ai ramené la moto, Véro et moi-même, tous
entier. Ce n’est jamais évident quand on part avec la moto même pour un petit
trajet alors là 1440km au compteur et une dernière journée de plus de 10h dont 2 heures de
réparation, 8 sur la route et 6
sur la moto.
Le
proprio est là devant sa porte et curieusement il ne vient pas nous voir mais
laisse quand même la porte ouverte ce qui va nous éviter la gymnastique du
cadenas.
On
monte les affaires et on n’a qu’un préoccupation, passer sous la douche et se
changer. Il reste dans le frigo une dernière bière, miracle de la bière sur les
corps fatigués et assoiffés.
Véro
cherche à joindre E pour que nous puissions passer prendre l’alimentation du
Mac et la rembourser. Ça ne répond pas. Elle met un SMS pour dire que nous
sommes là.
On
reprend la moto et on va manger chez l’Italien une pizza au jambon tout
simplement délicieuse avec une bière.
Ce
soir il n’y a personne au restaurant. Les vacances des Français sont terminées
et nous sommes sur la fin de la saison.
A
la fin du repas Véro reçoit un SMS de E qui dit qu’on peut passer.
On
passe donc chez elle. Elle est installée avec sa sœur M qui est venu la voir.
Elles boivent une bière et nous en proposent, pour moi ça suffit, je veux
rentrer la moto.
On
récupère l’alim qui est dans sa boîte Apple et on discute un moment ensemble.
On
rentre et Véro déballe tout de suite l’alim. Tout va bien sauf la prise secteur
qui est une prise américaine. Mais chez Mac tout est bien fait et on peut
mettre à la place notre prise française, car ici dans la maison, il n’y a
aucune prise qui corresponde.
Tout
marche donc parfaitement et on peut se coucher pour récupérer de notre fatigue.
magnifiques photos ainsi que le blog qui permet de vous suivre, mais quel périple
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