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vendredi 16 mars 2012

Programme sieste-plage

Le pêcheurs de Serenity Beach


Chaleur, un peu moins poisseuse et fournaise ce matin, un peu d’air frais mais tout au fond.
A la fontaine une femme se débat avec son sari pour essayer de le mettre, elle tient bras tendu, un grand bout de tissu et baisse la tête pour voir l’effet sur elle.

Les deux hommes assis sur le trottoir semblent désoeuvrés sans leur journal. Rue Malhamman un homme lave depuis hier matin son scoot rouge. Un autre pisse dans le caniveau.

L’école française a repris ses cours depuis hier matin et la rue de Bussy est un peu plus animée.

Des messages plus sympas sur le livre d’or de Véro à BS.

Petit dèj, comme dit Véro on transpire avant d’être habillé ce matin.

On part pour les courses, plus question de se déplacer à pied on prend la moto.

Thé

Et on attaque tubes d’aquarelles, vêtements pour les enfants, souvenirs pour les grands, etc. etc. Grinde pour quelques courses, la poste pour les dernières cartes postales peut-être, le cordonnier ce sera prêt ce soir, l’Alliance pour la bibliothèque, fermée du 15  au 19 mars ; gonflés cette année on aura payé pour n'y avoir accès qu’en mars et ils ferment. En plus un grand panneau noir est posé contre le tableau d’affichage des expositions ce qui le rend invisible et on paie pour afficher sur ce panneau.
L’Inde et je m’en foutisme de la France ça fait beaucoup.

Retour à l’appartement en achetant des bouteilles d’eau fraîche car celle de la bonbonne est à une température qui ne la rend plus  buvable.

On se pose un peu parce qu’on dirait qu’il fait presque frais dans l’appart, puis on décide d’aller déjeuner au Satsanga.

On arrive, on s’installe et on commande. Pas de steak aujourd’hui, c’est agréable alors que souvent on vient ici rien que pour ça et c’est dit sur un ton péremptoire par un petit bonhomme chemise rouge et pantalon noir qui semble ne rien avoir à foutre des clients.
On commande un rôti de veau purée et une brochette de poisson frites et une bouteille d’eau.
Il y a une dizaine de personnes sur deux tables à côté de nous le reste du restau est vide. L’eau arrive fraîche et bonne. On sait qu’il faut toujours attendre un peu et on ne se formalise pas davantage. On se dit qu’avec cette chaleur le mieux certainement n’est pas de venir ici où les fans font ce qu’ils peuvent, mais plutôt aller dans un restau avec une salle climatisée.
Le temps passe et notre bouteille d’eau diminue mais c’est bien un temps à boire nos deux litres d’eau.

Soudain on voit débarquer une cinquantaine de personnes de gros et grosses occidentaux. Les femmes sont curieusement vêtues pour l’Inde beaucoup de minijupes débordantes de fesses et débordées de bourrelets tout blancs.
On en profite doublement parce qu’à peine assis ils se relèvent tous pour les toilettes et les masses de chairs découvertes passent et repassent près de nous.

On se dit que ce sont certainement des gens qui arrivent par avion et par car. On se félicite d’avoir déjà commandé depuis un moment avant l’arrivée de ce groupe.

Mais rapidement on se rend compte qu’ils étaient attendus. Cartons de bière pour servir les tables, ramequins vraisemblablement de raïta. Tout le personnel est concentré sur le service du groupe. Certains gaçons courent même pour montrer qu’ils sont concernés et efficaces en traînant leurs chapals sur le sol et en n’avançant pas, évidemment.

On s’amuse du spectacle des uns et des autres et au bout d’un moment on demande s’ils ne nous ont pas oubliés. Ils ne nous ont pas oubliés mais ils nous ramènent la carte pour commander. On insiste sur le fait qu’on est là depuis bientôt une heure et qu’apparemment on ne va pas être servi de sitôt. Ils vont voir en cuisine.
Un autre moment passe, notre bouteille d’eau est vide on décide de partir. Je demande le prix du litre d’eau fraîche c’est d’abord 60, je m’étonne 50R.
Le staff du Satsanga nous prend pour des cons, alors qu’on vient régulièrement et qu’il nous connaît depuis le mois de janvier.

On part laissant notre commande et le staff au service du car qui doit rapporter beaucoup plus que des clients réguliers.

C’est fou cette forme d’indifférence à la clientèle de la part des Indiens, je vis ça tous les matins à BS, c’est comme si inévitablement le client va obligatoirement revenir parce qu’il n’a pas le choix.

Adieu définitif au Satsanga et publicité négative assuré auprès de tous les gens que nous rencontrons, bien que je pense que pour eux ça ne changera rien. D’autres porte-monnaies ambulants viendront quand  même.

On finit au Surguru de Mission street devant un thali, des parottas et une raïta.

On revient à l’appart. pour nous reposer et laisser passer la grosse chaleur. On va aller se baigner vers 16h.

On passe chez Félix pour voir s’il a une moto à louer pour P&G car nous allons faire une balade ensemble demain dans l’ouest de Pondy entre la route de Cuddalore et la route de Villupuram. Je ne connais pas toutes les routes mais suffisamment pour que nous puissions nous débrouiller.

A la plage on rencontre C&B que nous avions croisés chez Pitch. On a l’impression on ne sait pourquoi qu’ils font ceux qui ne nous reconnaissent pas. Ils sont avec un ami. Dans ces conditions on va leur dire bonjour pour en avoir le cœur net et on est accueilli par : vous êtes encore là ? dit sur un ton qui pourrait montrer combien on dérange. D’ailleurs l’ami ne s’y trompe pas et dit : vous n’êtes pas encore morts ?. Véro surenchérit pour dire que oui nous sommes encore là. Ce qui n’empêche pas à B de demander quand est-ce qu’on part et C de dire qu’on habite dans un appartement bloc chirurgical.
C’est vrai qu’on a l’art de se faire des amis.

La mer est chaude  et à part la mer Rouge on ne se rappelle pas d’avoir déjà eu une eau aussi  chaude

On se baigne les uns à côté des autres sans rien se dire jusqu’à ce que l’ami vienne demander à Véro si elle pourrait restaurer une toile qu’il a achetée et qui a un problème. C’est de la peinture à l’huile et Véro pense pouvoir lui donner le nom de quelqu’un qui habite Pondy et qui pourrait peut-être le faire.

On se sépare ils vont dans la maison louée par leur ami et B nous dit on se reverra peut-être sur la plage, et ils partent.

On profite de la lumière et du beau spectacle des pêcheurs qui mettent leur bateau à l’eau et qui partent pour la nuit sur un océan d’un bleu très profond.

Je n’arrive pas à démarrer la moto, c’est l’air de la mer décidemment c’est vrai qu’elle n’aime pas l’humidité. On me la démarre en poussant et puis après tout va bien. On va prendre de la confiture à Auroville et elle redémarre parfaitement.

On passe chez le cordonnier les ceintures de Véro sont prêtes. On passe chez le repasseur c’est prêt aussi.

On monte tout à l’appart et je repars aussitôt acheter de la bière, faire le plein de la moto pour demain, acheter des œufs au petit marché de Bussy street et MG road où je paie 20 eu lieu de 18 parce que soi-disant ils n’ont pas de monnaie.

Je reviens prendre la moto quand j’entends qu’on m’appelle par mon prénom, c’est K notre ancien proprio qui me demande des nouvelles de Véronique et quand on part et on ne s’attarde pas.

J’achète des petits pains et des biscuits et je rentre.

Je reviens à la maison pour aller sous la douche après Véro.

On dîne et Véro trouve que son repas était très bon.

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