| Le pêcheurs de Serenity Beach |
Chaleur,
un peu moins poisseuse et fournaise ce matin, un peu d’air frais mais tout au
fond.
A
la fontaine une femme se débat avec son sari pour essayer de le mettre, elle
tient bras tendu, un grand bout de tissu et baisse la tête pour voir l’effet
sur elle.
Les
deux hommes assis sur le trottoir semblent désoeuvrés sans leur journal. Rue
Malhamman un homme lave depuis hier matin son scoot rouge. Un autre pisse dans
le caniveau.
L’école
française a repris ses cours depuis hier matin et la rue de Bussy est un peu
plus animée.
Des
messages plus sympas sur le livre d’or de Véro à BS.
Petit
dèj, comme dit Véro on transpire avant d’être habillé ce matin.
On
part pour les courses, plus question de se déplacer à pied on prend la moto.
Thé
Et
on attaque tubes d’aquarelles, vêtements pour les enfants, souvenirs pour les
grands, etc. etc. Grinde pour quelques courses, la poste pour les dernières
cartes postales peut-être, le cordonnier ce sera prêt ce soir, l’Alliance pour
la bibliothèque, fermée du 15 au
19 mars ; gonflés cette année on aura payé pour n'y avoir accès qu’en mars et
ils ferment. En plus un grand panneau noir est posé contre le tableau
d’affichage des expositions ce qui le rend invisible et on paie pour afficher
sur ce panneau.
L’Inde
et je m’en foutisme de la France ça fait beaucoup.
Retour
à l’appartement en achetant des bouteilles d’eau fraîche car celle de la
bonbonne est à une température qui ne la rend plus buvable.
On
se pose un peu parce qu’on dirait qu’il fait presque frais dans l’appart, puis
on décide d’aller déjeuner au Satsanga.
On
arrive, on s’installe et on commande. Pas de steak aujourd’hui, c’est agréable
alors que souvent on vient ici rien que pour ça et c’est dit sur un ton
péremptoire par un petit bonhomme chemise rouge et pantalon noir qui semble ne
rien avoir à foutre des clients.
On
commande un rôti de veau purée et une brochette de poisson frites et une
bouteille d’eau.
Il
y a une dizaine de personnes sur deux tables à côté de nous le reste du restau
est vide. L’eau arrive fraîche et bonne. On sait qu’il faut toujours attendre
un peu et on ne se formalise pas davantage. On se dit qu’avec cette chaleur le
mieux certainement n’est pas de venir ici où les fans font ce qu’ils peuvent,
mais plutôt aller dans un restau avec une salle climatisée.
Le
temps passe et notre bouteille d’eau diminue mais c’est bien un temps à boire
nos deux litres d’eau.
Soudain
on voit débarquer une cinquantaine de personnes de gros et grosses occidentaux.
Les femmes sont curieusement vêtues pour l’Inde beaucoup de minijupes
débordantes de fesses et débordées de bourrelets tout blancs.
On
en profite doublement parce qu’à peine assis ils se relèvent tous pour les
toilettes et les masses de chairs découvertes passent et repassent près de
nous.
On
se dit que ce sont certainement des gens qui arrivent par avion et par car. On
se félicite d’avoir déjà commandé depuis un moment avant l’arrivée de ce
groupe.
Mais
rapidement on se rend compte qu’ils étaient attendus. Cartons de bière pour
servir les tables, ramequins vraisemblablement de raïta. Tout le personnel est
concentré sur le service du groupe. Certains gaçons courent même pour montrer
qu’ils sont concernés et efficaces en traînant leurs chapals sur le sol et en
n’avançant pas, évidemment.
On
s’amuse du spectacle des uns et des autres et au bout d’un moment on demande
s’ils ne nous ont pas oubliés. Ils ne nous ont pas oubliés mais ils nous
ramènent la carte pour commander. On insiste sur le fait qu’on est là depuis
bientôt une heure et qu’apparemment on ne va pas être servi de sitôt. Ils vont
voir en cuisine.
Un
autre moment passe, notre bouteille d’eau est vide on décide de partir. Je
demande le prix du litre d’eau fraîche c’est d’abord 60, je m’étonne 50R.
Le
staff du Satsanga nous prend pour des cons, alors qu’on vient régulièrement et
qu’il nous connaît depuis le mois de janvier.
On
part laissant notre commande et le staff au service du car qui doit rapporter
beaucoup plus que des clients réguliers.
C’est
fou cette forme d’indifférence à la clientèle de la part des Indiens, je vis ça
tous les matins à BS, c’est comme si inévitablement le client va
obligatoirement revenir parce qu’il n’a pas le choix.
Adieu
définitif au Satsanga et publicité négative assuré auprès de tous les gens que
nous rencontrons, bien que je pense que pour eux ça ne changera rien. D’autres
porte-monnaies ambulants viendront quand
même.
On
finit au Surguru de Mission street devant un thali, des parottas et une raïta.
On
revient à l’appart. pour nous reposer et laisser passer la grosse chaleur. On
va aller se baigner vers 16h.
On
passe chez Félix pour voir s’il a une moto à louer pour P&G car nous allons
faire une balade ensemble demain dans l’ouest de Pondy entre la route de
Cuddalore et la route de Villupuram. Je ne connais pas toutes les routes mais
suffisamment pour que nous puissions nous débrouiller.
A
la plage on rencontre C&B que nous avions croisés chez Pitch. On a
l’impression on ne sait pourquoi qu’ils font ceux qui ne nous reconnaissent
pas. Ils sont avec un ami. Dans ces conditions on va leur dire bonjour pour en
avoir le cœur net et on est accueilli par : vous êtes encore là ? dit sur un
ton qui pourrait montrer combien on dérange. D’ailleurs l’ami ne s’y trompe pas
et dit : vous n’êtes pas encore morts ?. Véro surenchérit pour dire que oui
nous sommes encore là. Ce qui n’empêche pas à B de demander quand est-ce qu’on
part et C de dire qu’on habite dans un appartement bloc chirurgical.
C’est
vrai qu’on a l’art de se faire des amis.
La
mer est chaude et à part la mer
Rouge on ne se rappelle pas d’avoir déjà eu une eau aussi chaude
On
se baigne les uns à côté des autres sans rien se dire jusqu’à ce que l’ami
vienne demander à Véro si elle pourrait restaurer une toile qu’il a achetée et
qui a un problème. C’est de la peinture à l’huile et Véro pense pouvoir lui
donner le nom de quelqu’un qui habite Pondy et qui pourrait peut-être le faire.
On
se sépare ils vont dans la maison louée par leur ami et B nous dit on se
reverra peut-être sur la plage, et ils partent.
On
profite de la lumière et du beau spectacle des pêcheurs qui mettent leur bateau
à l’eau et qui partent pour la nuit sur un océan d’un bleu très profond.
Je
n’arrive pas à démarrer la moto, c’est l’air de la mer décidemment c’est vrai
qu’elle n’aime pas l’humidité. On me la démarre en poussant et puis après tout
va bien. On va prendre de la confiture à Auroville et elle redémarre
parfaitement.
On
passe chez le cordonnier les ceintures de Véro sont prêtes. On passe chez le
repasseur c’est prêt aussi.
On
monte tout à l’appart et je repars aussitôt acheter de la bière, faire le plein
de la moto pour demain, acheter des œufs au petit marché de Bussy street et MG
road où je paie 20 eu lieu de 18 parce que soi-disant ils n’ont pas de monnaie.
Je
reviens prendre la moto quand j’entends qu’on m’appelle par mon prénom, c’est K
notre ancien proprio qui me demande des nouvelles de Véronique et quand on part
et on ne s’attarde pas.
J’achète
des petits pains et des biscuits et je rentre.
Je
reviens à la maison pour aller sous la douche après Véro.
On
dîne et Véro trouve que son repas était très bon.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...