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dimanche 1 février 2015

Vivement dimanche




Ce matin je vais au pain avec Véro.
Le temps est clair, il est 7h15 et le soleil est sorti du rouge matinal.

Elle prend en photo quelques personnages qui se trouvent le matin sur mon trajet et que vous verrez peut-être si les photos passent la sélection du soir.

Le marchand de lait de la rue Montorsier, puis les habitants de la rue Petit Canal qui dorment encore sauf une femme assez éloignée du  bord de la rue et qui démarre  un foyer entre des pierres.

Rue Sainte Thérèse le rickshaw et deux dormeurs.

Devant la cathédrale les mendiantes et la petite marchande de lait que Véro n'a pas prise en photo. C'est peut-être mieux.
Si vous l'imaginez en Perrette et le pot au lait, c'est son opposée.

Sa petite taille, sa maigreur, son teint gris malgré sa couleur et ses yeux aux cernes importantes, peuvent effrayer les âmes sensibles, mais je l'aime bien parce que cet ensemble morbide porte malgré tout ce qu'on appelle la vie.

Rue Ranga Pillai beaucoup de bouses au sortir des hôtels Kaarthic et Sun. La lignée se poursuit sur le quai.

Un peu de monde au Cool Cate c'est dimanche.

Seulement un couple de touriste. On prend le pain et ce matin il y a une nouvelle assistante caissière très jolie, j'espère qu'elle va rester.

Retour par la quai.

Deux rickshaws là ou dort la personne avant la station service et deux corps. Il me semble que ce n'est plus la dormeuse habituelle.

Le clochard  jésus n'est pas couché avant l'arrêt de bus. Il est debout près de l'angle avec la rue Saint Ange et Véro le prend en photo il se laisse faire gentiment et elle lui donne 10Rs pour aller boire un thé au petit estanco de l'angle, ce qu'il fait immédiatement.

Rue du Vicomte de Souillac Véro pense que ce qui se construit c'est une petite boutique pour vendre du thé. C'est possible mais ce sera réservé aux Indiens.

On rentre et on déjeune tous les trois.

On appelle Moïse qui n'est pas là à 9h. Il ne s'est pas encore remis de son allergie et n'a pas dormi de la nuit donc il ne viendra pas et reste pour la journée à se reposer.

On fait ensemble le Sunday Market. C'est bien pour les photos parce que pour les courses presque toutes les boutiques sont fermées et notamment celle du torréfacteur. On passe chez Aroul qui en principe est fermé, mais c'est ouvert. Il y a sa vendeuse principale. En fait elle est là parce qu'elle attend de gros client qui trafiquent pour faire faire de l'argent avec une de ces nombreuses association françaises que l'Inde fait vivre.
Véro en profite pour reprendre une écharpe en laine pour Maria.

Et en même temps un homme s'écroule devant la boutique en face. Gros attroupement. Véro et notre ami s'approchent pour voir, c'est quelqu'un de jeune, une trentaine d'année qui semble faire une crise d'épilepsie, sa femme dit que c'est la première fois que ça arrive. Véro veut le faire mettre en PLS, mais les Indiens s'y opposent, et lui colle un énorme sac d'oignons sous la tête comme un gros oreiller.
Puis au bout d'un moment comme ça dure, tout le monde s'en désintéresse en disant qu'il va revenir à lui.
Véro réalise que les secours ne vont pas arriver.

Notre ami et moi allons voir s'il y a un policier à l'extérieur. On en trouve un qui nous envoie au commissariat en face.
Notre ami leur explique et l'un d'entre eux se décide à venir voir. On ne comprend pas pourquoi il  passe par le garage à motos dans l'ancienne prison qui est en face, puis il nous suit à l'intérieur du marché.
Dès que nous arrivons sur place l'homme est assis sur une chaise, il a repris connaissance. Véro dit qu'il faudrait qu'il voit un médecin et elle lit l'inquiétude dans le regard de sa femme qui se demande combien tout cela va leur coûter.

On les laisse avec le policier et l'on traverse la rue Nehru pour nous rendre dans le quartier des bijoutiers. Là aussi beaucoup de boutiques sont fermées.

On descend la rue Nehru en direction de l'océan pour voir les peintres sur la promenade et voir s'il y a Abel.
On rencontre Ejoumalé qui est en train de réaliser une oeuvre à l'acrylique.

On revient chez nous par la promenade. On prend la rue Montorsier pour passer prendre un byrianni take away à un nouveau restaurant qui est là depuis cette année.
Il faut monter au deuxième étage et l'on découvre un petit restaurant, très neuf, très propre et l'on commande deux byriannis soit disant sans épices.

Arrivés à la maison on doit reconnaître que le byrianni sans épice, spécial pour les enfants nous avait dit le restaurateur, arrache.

On s'apaise l'intérieur de la bouche avec bananes, ananas, gâteaux.

Petite sieste pour récupérer.

Café

Notre ami part pour prendre des photos à l'église du Sacré Coeur et nous, nous retournons vers la statue de Rajiv Gandhi pour prendre pour Nicolas une affiche de cinéma avec un avion de la compagnie Condor qui est la low cost de Lufthansa.

Ensuite on revient vers la promenade et on tourne au nord vers le petit village de pêcheurs qu'on aime bien le dimanche car les gens jouent au frais assis dans les rue,  les femmes  jouent au Sokatan et les hommes aux dés.
La bullet fait un bruit de cliquetis, on verra demain avec Felix.
On revient par la promenade. Il y a beaucoup de monde,

Notre ami vient aussi de rentrer.

On attend la masseuse et à 19h c'est deux masseurs qui arrivent parce qu'on a eu le malheur mardi dernier de demander à Lakshmi un masseur pour homme pour notre ami.

Elle comprend bien apparemment masseur pour homme mais aussi plus de massage pour femme.
Donc depuis on attendait un masseur pour homme qui ne venait pas.

Mais ce soir on attendait une masseuse pour femme et ce sont deux hommes qui arrivent. Je descend, je leur dis non c'est fini les massages pour homme puisqu'ils ne sont jamais venus.
Ils ne veulent pas croire que je suis quelqu'un du deuxième étage. Je les fais monter pour qu'ils constatent que c'est bien de cet étage dont je leur parle.
Arrivés au second comme Véro et notre ami leur disent la même chose ils veulent monter au troisième, c'est la terrasse.

Maintenant ils peuvent nous écouter. Ils comprennent repartent et disent que Lakshmi viendra demain pour Véro alors qu'elle devait venir  hier, puis ce soir et ce sera "tomorrow".

On prend un coup d'apéro avec notre vin de malaga, de cinzano ou de porto et on va ainsi aller plus tôt manger notre pizza chez Giovanni.

Pizza chez Giovanni, bonne pizza et bonne soirée.

Des photos du jour ici et la suite demain !

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