![]() |
| Hier, au village des fondeurs de bronze. |
Les photos, ce sera pour demain...
Ce matin on se laisse dormir un peu et lorsqu'on sort à 8h30 la lumière ne convient déjà plus aux photos.
On boit un thé dans la rue et on mange une brioche chacun.
Lorsqu'on est allé voir le petit dèj du restau de l'hôtel on est reparti en courant ne nous sentant pas le courage d'attaquer un plateau garni de spécialités indiennes, sans aucun choix de notre part.
On fait quand même le tour du bassin sacré où des gens se baignent, c'est à dire se lavent et lavent leur linge.
Puis on prend la moto pour aller aux temples qui sont dans la rue principale qui vers l'ouest est en direction de Tanjore. Il y a deux grands temples qui sont dissimulés derrière de hauts murs peints avec des rayures verticales rouges et blanches.
Comme je ne suis pas le chemin par lequel nous sommes venus je me perds un petit peu dans le dédale des rues. On finit par ressortir sur l'axe principal au niveau d'un des deux temples. Il y a une petite entrée dans le mur, on gare la moto.
On entre et rapidement évidemment il faut laisser ses chaussures.
Lorsqu'on arrive dans la galerie principale on voit qu'il y a un éléphant. Nous même si on en a déjà vus on ne s'en lasse pas, la suite vous le prouvera.
On profite de l'éléphant qui se dandine d'un pied sur l'autre un peu comme ces malades qu'on voit se balancer d'avant en arrière.
J'ai un sentiment de malaise parce que je pense qu'il serait mieux ailleurs l'éléphant, mais ça fait sonner toutes les clochettes qui l'entourent et ça réjouit les fidèles.
Chacun y va de ses bananes, de son billet ou de sa pièce et même certains lui donnent des biscuits après avoir enlevé le papier.
On explore le temple qui comprend une grande allée, qui mène vers l'entrée principale et qui est de chaque côté bordée par de petites boutiques vendant des objets de piété mais aussi des objets du quotidien comme des instruments de cuisine et aussi certaines boutiques vendent des livres et se présentent comme des librairies.
Il y a même un petit bistrot.
Je laisse Véronique avec un rayon de lumière qui éclaire les passants et les passantes et je vais chercher nos chaussures qui sont resté à la porte secondaire. On s'est rendu compte que les dévots passent d'une porte à l'autre en tenant leurs chaussures à la main.
Au bistrot on boit un café et on mange une crêpe sans sucre.
On sort par l'entrée principale du temple qui est en pleine ville. Tout à côté il y a de petites constructions dans un style mi mogol mi hindou avec un toit rond et en hauteur comme une poire renversée.
On revient par la ville et on remonte le long du mur blanc et rouge jusqu'à la moto.
Comme on est arrivé par une rue que je ne connaissais pas je ne me souviens plus si c'est le premier temple lorsqu'on arrive de Tanjore ou le deuxième. Par sécurité on prend la direction de Tanjore jusqu'à ce qu'on s'aperçoive que l'on n'est pas dans la bonne direction.
On fait demi-tour on repasse devant le temple qu'on vient de visiter et on arrive au second qui est précédé d'un grand bassin et entouré lui aussi d'un grand mur rayé verticalement en rouge et blanc. Tout le long du mur sur notre gauche il y a des panneaux interdiction de stationner. On se gare en face sur la droite. Un homme, comme on va au temple nous conseille de nous garer de l'autre côté, les panneaux n'ont aucune importance. On préfère laisser la moto là ou l'on peut stationner.
On entre par une toute petite entrée qui en fait est l'entrée de la première enceinte, le temple est derrière une seconde enceinte toujours rouge et blanche. Je récupère les chaussures et l'on sort par une sortie plus importante qui donne sur une place où il y a plein de petits commerces en relation avec le temple.
C'est un temple dédié à Vishnou.
Il est en réfection, Véro une fois passé la porte se prend une ficelle de coco sur la tête, elle est tombée d'un échafaudage, c'est le genre de ficelle qui sert à fixer les longues tiges de bois qui font l'échafaudage. Sur le coup elle a pensé à un serpent.
A l'intérieur il y a des vaches, un élevage avec des étables, on peut acheter pour 6 Rs un bouquet d'herbes pour leur donner. Des veaux attachés sont couchés sur l'allée qui mène au temple.
Deux rangés de prêtres se font face et répètent sous l'autorité d'un autre des psaumes ou des mantras, je ne sais pas comment on dit pour les hindous.
On fait le tour et à l'opposé une sortie donne sur une petite rue qui sépare le temple du bassin.
Au milieu du bassin il y a un radeau, relié à cette entrée par une énorme corde. Sur le radeau 3 jeunes hommes sont plus préoccupés à plonger et se baigner qu'à travailler, car sur le monument au milieu du bassin il y a des échafaudages et un homme dessus travaille.
Au pied des escaliers une femme lave du linge dans le bassin.
On revient par la ville le long du temple et on s'arrête pour boire un coup à un restau avec une terrasse en plein air qui nous fait envie. La serveuse a peur de nous, elle ose à peine nous approcher comme si nous étions des martiens, c'est peut-être l'effet qu'on fait.
On entend le bruit d'un tambourin et une voix chantante portée par un haut parleur.
On regarde et on voit arriver l'éléphant du premier temple suivit d'une cinquantaine de tricycles à plateau fleuris et qui portent de petites statuettes de dieux.
On suis le cortège qui déambule en ville en créant un maximum d'embouteillage. Aucune organisation, seul devant l'éléphant et son cornac qui s'arrêtent souvent pour attendre la suite, pour deux raisons, l'animal de son pas débonnaire avance quand même très vite on s'en rend compte en le suivant, il faut marcher vite.
Et deuxième raison au niveau des tricycle et du chanteur, des croyants se font bénir par un prêtre qui a une tresse qui lui entoure la tête comme une auréole.
Pendant ses arrêts l'éléphants est aussi sollicité par des dévots qui quittent leurs chaussures sur la chaussée et lui donnent un billet ou des bananes ou autres gourmandises pour éléphant.
Je décide d'aller récupérer la moto car le cortège se dirige vers notre hôtel et surtout le bassin sacré. Je laisse Véro suivre l'éléphant c'est le meilleur moyen de se repérer.
Je vois un embouteillage phénoménal, voitures, bus, bloqués derrière les tricycles auxquels se sont joint des chars de dimension modeste poussés par des hommes.
Au retour à moto les choses sont plus simples pour moi et les autres motards, on peut se faufiler n'importe où, même sur la voie de droite.
Véro monte et nous allons garer la moto devant notre hôtel et nous les attendons. Bientôt nous apercevons l'éléphant qui ondule au-dessus de la circulation, énorme masse aquatique à la démarche lourde et rapide.
Puis on se rend compte que l'éléphant ne prend pas du tout la direction du bassin sacré, mais prend une rue qui le ramène vers le temple d'où il est parti.
On regarde passer tout le cortège. Certains indiens sont aussi intéressés que nous, d'autres cherchent la bénédiction de l'éléphant ou du prêtre, enfin le reste s'en fout complètement la circulation qui les cerne et les klaxons le prouvent.
Comme il est midi on va déjeuner au Grand Raya's d'un thali spécial fort copieux on n'en arrive pas à bout ni l'un ni l'autre.
On décide de retourner à l'hôtel au Raya's pour se reposer et surtout pour se rafraîchir avec la clim , car il fait une chaleur plus importante que celle de Pondy.
Ici les arrêts de bus vont par deux et surtout sont climatisés un pour les hommes et un pour les femmes. Ceux des femmes sont beaucoup plus pleins car les hommes ont leur moto, c'est comme les WC, une répartition égale du matériel.
Vers 14h30 le corps revenu à une température normale, on prend la moto pour aller dans un village sur la route de Chidambaram qui s'appelle Tirubuvanam, un endroit important pour le tissage de la soie
Lorsqu'on y arrive le temple est encore fermée, il est trop tôt et l'allée qui mène au temple est bordée de boutiques de marchands de soie qui nous hèlent pour qu'on s'arrête. Ce n'est pas encourageant et on poursuit notre route pour aller à Tiruvidaimarudur où sur le guide indien il est noté que la particularité de ce temple est d'avoir trois "corridors". Comme on ne comprend pas bien cette traduction anglaise on veut voir.
La grande route traverse le village et ne nous encourage pas à nous arrêter. Je prends une rue sur la droite et tout de suite 4 constructions colorées avec la forme de celle de ce matin un carré surmonté d'un toit rond allongé en forme de poire. Devant la plus grande il y a un énorme char à transport de dieux. Une roue métallique doit bien faire 2,5m de rayon, il y a 6 roues quatre sur les côtés et deux au milieu. Ce truc est énorme.
Il y a une rue dans laquelle on voit le haut d'une grande maison qui nous fait penser à l'architecture du Chettinad.
Sur le bord de la rue à droite il y a un immense hangar fait de murs en tôle ondulée et le toit en tôle ondulée. Dehors on transpire à ne rien faire, dedans il y a des hommes qui sculptent des morceaux de bois qui sont des parties des chars transporteurs de dieux.
Un responsable nous explique que ces construction singulières que l'on voit souvent près des temples mais pas toujours, servent à monter le dieu sur son char. A monter par une échelle il serait ridicule, tandis que là on peut le monter en toute dignité dans la construction et le mettre aussi en toute dignité sur son char.
Il nous explique que mercredi prochain le 5 mars il va y avoir une répétition de déplacement des chars, mais avec un petite char en prévision de la grande sortie de janvier 2016, celle qu'on fait tous les 12 ans avec le bassin sacré de Kumbakonam.
On va voir dans la rue la maison qui nous attire. C'est une ancienne maison du XVIIIème siècle qui est aujourd'hui utilisé en école.
On y entre et ensuite on nous autorise à aller plus loin. C'est une belle maison tamoule avec une architecture intérieure qui fait penser à la Maison Perumal ou à la Maison Tamoule mais en beaucoup plus grande. Les pièces adjacentes servent de salle de classe. Les élèves sont assis sur le sol leur cartable à côté et leur cahier devant et la maîtresse est debout face à un tableau posé contre le mur.
Notre présence apporte un peu de distraction à tous, maîtres et responsable. Ce serait une grande école de mathématique, fondé ou dirigé ou sous l'obédience de son créateur mais c'est aujourd'hui le 24ème responsable qui gère l'école. Comme s'il y avait existé tout une dynastie depuis la création de cette école.
On va voir le temple. Un magnifique bassin devant la façade principale. A l'intérieur beaucoup de chèvres. On ne comprend pas bien l'histoire des "corridors", mais il faut revenir à cause de la lumière sur le bassin sacré.
Sur le bord de la route au niveau du village de la soie, on voit des hommes en train de préparer une immense chaine de tissage en soie pour les saris. La chaine est prévue pour tisser 7 saris, ce qui représente 50m de chaines.
Malgré la rapidité du retour, c'est fini pour la lumière dès qu'on arrive. Le monde s'éteint à 17h, c'est comme si il y avait une éclipse de soleil à cause d'un nuage noir il est vrai. On fait le tour à pied il y a des bus d'une équipe de cinéma qui va faire un movie shooting ce soir.
On retourne au temple de l'éléphant pour voir si les cérémonies durent encore. Il n'y a plus rien qu'une belle lumière qui baigne une petite porte qui donne sur la rue.
On revient à l'hôtel bien crevés et bien réchauffés.
On se repose et on va dîner au restau de l'hôtel qui est un bon restau apparemment très couru.
On apprend par un SMS de l'hôtel qu'on doit vider les lieux demain à 11h45 parce que la location est de 24h et qu'on est arrivé mercredi à 11h45.
Demain retour à Pondy en visitant un temple dont les eaux du bassin ont des propriétés miraculeuses, c'est à Vaithvisvarankoil pour ceux que ça intéresse.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...