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| Sortie des écoles rue Vysial |
Ce matin je me réveille vers 7h15. Véro est déjà levée, elle a passé une assez bonne nuit.
Je vais au pain.
Devant le petit autel à l'angle de la rue Montorsier,
une femme prie puis se signe.
Le marchand de lait est debout près de sa cagette de sachets de
lait.
Ibrahim store est ouvert.
Sur le haut mur qui précède
l'entrée du pensionnat des
filles du lycée Calvet un
homme nettoie la terrasse avec un transistor posé
sur le mur et qui déverse
sa musique dans l'ensemble de la rue.
Rue Petit Canal malgré l'heure tardive je ne vois
personne debout.
Rue Sainte Thérèse
la petite famille n'est plus là.
Quelques vélos d'écolières sont garés le long du mur de la maison de l'évêque,
ce sont les vélos des écolières qui vont à
l'école du sacré coeur de Marie en face. Je me
demande pourquoi il y a aussi peu de vélos alors que dans la journée c'est une centaine ou plus qui
sont garés là, partie sur le trottoir, partie
sur la rue.
C'est comme si certaines écolières avaient une situation particulière.
Des hommes et des femmes sortent de
la cathédrale mais il n'y a
pas de mendiantes sur les marches, elles sont un peu plus loin sur les
escaliers de Focus et sur les escaliers des autres magasins. On dirait, tête penchée et absorbées
qu'elles comptent les pièces
récupérées
à la sortie de la messe du
matin.
Les charrettes sur roue de vélo sont disposées du côté gauche
de la rue les unes derrières
les autres, les bananes encore recouvertes de leur bâche bleue.
Un watcher de la banque ING dans son
costume de parade, discute avec deux autres hommes.
Au début
de la rue Ranga Pillai sur la gauche il me semble reconnaître la femme que je voyais sur le trottoir à côté du Hot Bread. Elle se racle
bruyamment la gorge et crache.
Pazamuhir est ouvert.
Devant le Sun Park est garée une voiture blanche du
Karnataka.
Au croisement du quai les bouses se
font discrètes
et prennent ce matin la forme de petites perles qui s'étalent sur la route.
Au Hot Bread je prends un pain au
chocolat et une baguette.
En sortant je croise la belle
aide-caissière qui elle,
entre pressée comme une
employée qui serait en
retard.
Je rentre par le quai.
La femme qui dort avant la station
service est réveillée ce matin, elle est assise au
milieu de ses couvertures, les cheveux dressés,
elle regarde devant elle comme si elle redécouvrait
le monde dans lequel elle doit vivre.
Un transporteur de bouteilles de gaz rouges
se dresse sur les pédales
de son tricycle.
Le clochard jésus n'est pas à
sa place habituelle. Dans l'arrêt
de bus une étudiante est
plongée dans un ouvrage. Un
homme attend à ses côtés.
Un tempo est arrêté
au croisement de la rue Saint Ange, sa cargaison de passagers prend la
direction du pont sur le canal et peut-être
l'hôpital.
Un autre tricycle transporteur de
bouteilles de gaz rouges arrive, son conducteur essoufflé discute avec un cycliste qui reste à sa hauteur.
Je regarde le panneau sur lequel il
est écrit "Département de médecine et d'homéopathie" et tout à coup je tourne la tête et je vois sur l'autre côté
de la voie une silhouette qui ressemble à
celle du clochard jésus,
je le suis du regard mais je le vois de dos et j'hésite parce qu'il me semble que cette silhouette
marche avec beaucoup plus d'aisance que lui.
Je croise des élèves
infirmières qui traversent
le canal pour se rendre à l'hôpital.
Des hommes transportent des élèves
d'une école indienne sur
leur scoot. Elles sont vêtues
de bleue et de blanc.
Rue Capitaine Marius Xavier le
portail de la grande maison est ouverte. Je regarde les grosses voitures garées à l'intérieur.
Sur la droite des hommes discutent,
l'un est assis sur sa moto, un autre assis sur le trottoir tient un journal
ouvert devant lui et deux autres participent aussi à la conversation.
Les nettoyeuses de rue sont à
l'ouvrage rue Candappa.
On prend le petit déjeuner.
Un peu avant 10h Véro et moi on part pour aller
prendre des nouvelles de Pich. Il n'y a qu'une femme à la villa et elle dit à Véro
que ça va »little
good »,
il est toujours à l’hôpital à Chennai.
Véro
n'est pas satisfaite de cette réponse
et elle veut qu'on aille chez la soeur à
son magasin.
La vendeuse appelle le mari de Vassanty,
la soeur de Pichaya qui nous fait sortir du magasin par une porte au fond
dissimulée par des affaires
en tissus, pour nous faire entrer dans leur maison personnelle.
Il est très convivial et sympathique, il nous offre un thé en attendant sa femme qui est
occupée pour l'instant.
Il nous donne des informations qui ne
sont pas rassurantes et à la
fois un peu rassurante.
Pichaya a été
hospitalisé à Chennai dans un état critique au retour de sa soeur de
France, le jeudi veille de notre retour du trip. Pendant quelques heures personne
ne savait s'il allait s'en sortir.
Il a été mis dans un service de soins
intensifs. Les médecins ont
diagnostiqué des problèmes dûs à son diabète, mais aussi des problèmes cardiaques, des problèmes pulmonaires, des problèmes rénaux,
enfin il nous dit que tout son corps était
en mauvais état, il avait
notamment une anémie très forte.
Il a été mis sous oxygène, il a eu des transfusions et
il est sorti du service de soins intensifs.
La soeur arrive et nous confirme tout
ça, elle nous dit que
l'inquiétude des médecins est sur l'origine de
cette anémie qui paraît inexplicable pour l'instant.
Son inquiétude à
elle est maintenant pour sa sortie, parce qu'elle le connaît, il ne semble pas capable de
reprendre une vie saine avec des repas à
heure régulière. Elle souhaiterait qu'il ne
s'occupe plus du Space et elle aimerait trouver un manager.
Mais elle connaît son frère et sait qu'il ne sera pas facile de lui faire
entendre raison, à moins
que cette fois-ci il n’ait senti le vent du
boulet.
On repart avec ses nouvelles à la fois alarmantes et
rassurantes.
On va rue Barathi chez
l'encadreur.
Tout est prêt mais on reste une bonne demi-heure pour que tout soit réellement prêt.
Tout est prêt mais on reste une bonne demi-heure pour que tout soit réellement prêt.
On revient à l'appart.
On retrouve nos amis qui ne sont pas
sortis.
On décide
d'aller à pied déjeuner à l'Indian Coffee.
On trouve une table juste devant
l'entrée et on prend des
byrianni veg et du riz à
la tomate. C'est toujours la même
ambiance sympathique et indifférente
à tout. Les serveurs sont
gentils et disponibles.
En ressortant on va au petit magasin à côté de l'entrée de l'Aristo et qui s'appelle
Shalimar. C'est une mine. Véro
tombe sur un bibliothèque
portable, c'est en fait deux serre livres en forme d'éléphants
montés sur deux planches
qui coulissent l'une dans l'autre et qui permet d'adapter la dimension de la
bibliothèque au nombre de
livres à mettre.
On revient à l'appart boire un café et se reposer.
Vers 15h on repart pour une promenade
qui doit nous mener dans la ville blanche, au parc Barathi, au temple de Ganesh
pour voir Lakshmi, puis rue Visyal et la galerie d'aquarelle où l'on a rendez vous à 16h avec Abel.
On prend la rue Surcouf et l'on va
jeter un coup d'oeil à Villa
Shanti où l'on n'a pas eu
le temps d'aller pour voir ce magnifique cadre rénové d'une manière moderne.
Ensuite on va au Dupleix pour jeter
aussi un coup d'oeil sur cette bâtisse
du XVIIIème siècle refaite à l'identique de l'original.
On prend la rue Romain Rolland en
admirant toujours au passage les belles construction et l'on se dirige vers
l'entrée du parc Barathy côté
promenade Goubert.
On traverse le parc et on prend la
rue du temple.
Il n'est pas encore 16h déjà
une foule de dévôts se presse devant la porte
d'entrée qui ouvrira dans 5
mn. C’est
un peu ambiance Soldes.
On travers sous les échafaudages qui ont maintenant
envahi tout le passage pour repeindre toutes les scènes du plafond.
On croise le plus grand débile de tout Pondy qui ne
cherche pas à s'arrêter pour nous dire quelque
chose, à peine un salut.
Lakshmi n'est pas encore arrivée. On continue sur la même rue, on passe devant l'Ashram.
On tourne à gauche dans la rue suivante et on traverse le
canal.
On est dans la rue Visyal qu'on
remonte en regardant les dernières
belles maisons tamoules qui y sont encore. Malheureusement ça risque de ne pas durer.
Arrivée
devant la galerie on va en face pour jeter un coup d'oeil sur l'hôtel restaurant qui s'appelle
aussi "La Maison Tamoule". C'est une très
belle maison avec une architecture proche de celle de la "Maison Pérumal". Deux magnifiques
maisons tamoules sauvées car
transformé en hôtel et en restaurant.
Lorsqu'on ressort Abel arrive.
On visite la galerie et on discute.
Rajkumar qui est là, nous dit que ce soir à la maison du Kerala à Auroville il y a le festival
annuel de danses du Kerala et que ça
va durer toute la nuit.
Sur le coup ça nous fait envie.
On laisse Abel qu'on reverra avant de
partir mi mars.
On va sur MG road et sur Nehru Street
le long du marché Goubert
pour trouver les boutiques qui font les calendriers.
On revient vers l'appart et on
retient un rickshaw pour aller au spectacle ce soir, on lui donne rendez-vous à 8h.
On rentre. Véro a son massage.
Pendant le dîner on se rend compte qu'il vaut mieux passer la
dernière soirée ensemble et éviter de la fatigue pour demain à Mahabalipuram et pour l'avion
du retour.
Le rickshaw arrive, on le décommande, il n'est pas très contant. Antoine le proprio
lui donne 20Rs qu'on lui rendra demain.
Salade de tomates et de concombres
avec fromage et persil, coquillettes avec knacki, bananes.

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