Pages

mardi 17 février 2015

Le mardi c'est Knacki

Sortie des écoles rue Vysial

Ce matin je me réveille vers 7h15. Véro est déjà levée, elle a passé une assez bonne nuit.

Je vais au pain.

Devant le petit autel à l'angle de la rue Montorsier, une femme prie puis se signe.

Le marchand de lait est debout près de sa cagette de sachets de lait.

Ibrahim store est ouvert.

Sur le haut mur qui précède l'entrée du pensionnat des filles du lycée Calvet un homme nettoie la terrasse avec un transistor posé sur le mur et qui déverse sa musique dans l'ensemble de la rue.

Rue Petit Canal malgré l'heure tardive je ne vois personne debout.

Rue Sainte Thérèse la petite famille n'est plus là.

Quelques vélos d'écolières sont garés le  long du mur de la maison de l'évêque, ce sont les vélos des écolières qui vont à l'école du sacré coeur de Marie en face. Je me demande pourquoi  il y a aussi peu de vélos alors que dans la journée c'est une centaine ou plus qui sont garés là, partie sur le trottoir, partie sur la rue.
C'est comme si certaines écolières avaient une situation particulière.

Des hommes et des femmes sortent de la cathédrale mais il n'y a pas de mendiantes sur les marches, elles sont un peu plus loin sur les escaliers de Focus et sur les escaliers des autres magasins. On dirait, tête penchée et absorbées qu'elles comptent les pièces récupérées à la sortie de la messe du matin.

Les charrettes sur roue de vélo sont disposées du côté gauche de la rue les unes derrières les autres, les bananes encore recouvertes de leur bâche bleue.

Un watcher de la banque ING dans son costume de parade, discute avec deux autres hommes.

Au début de la rue Ranga Pillai sur la gauche il me semble reconnaître la femme que  je voyais sur le trottoir à côté du Hot Bread. Elle se racle bruyamment la gorge et crache.

Pazamuhir est ouvert.

Devant le Sun Park est garée une voiture blanche du Karnataka.

Au croisement du quai les bouses se font  discrètes et prennent ce matin la forme de petites perles qui s'étalent sur la route.

Au Hot Bread je prends un pain au chocolat et une baguette.

En sortant je croise la belle aide-caissière qui elle, entre pressée comme une employée qui serait en retard.

Je rentre par le quai.

La femme qui dort avant la station service est réveillée ce matin, elle est assise au milieu de ses couvertures, les cheveux dressés, elle regarde devant elle comme si elle redécouvrait le monde dans lequel elle doit vivre.
Un transporteur de bouteilles de gaz rouges se dresse sur les pédales de son tricycle.

Le clochard jésus n'est pas à sa place habituelle. Dans l'arrêt de bus une étudiante est plongée dans un ouvrage. Un homme attend à ses côtés.

Un tempo est arrêté au croisement de la rue Saint Ange, sa cargaison de passagers prend la direction du pont sur le canal et peut-être l'hôpital.

Un autre tricycle transporteur de bouteilles de gaz rouges arrive, son conducteur essoufflé discute avec un cycliste qui reste à sa hauteur.

Je regarde le panneau sur lequel il est écrit "Département de médecine et d'homéopathie" et tout à coup je tourne la tête et je vois sur l'autre côté de la voie une silhouette qui ressemble à celle du clochard jésus, je le suis du regard mais je le vois de dos et j'hésite parce qu'il me semble que cette silhouette marche avec beaucoup plus d'aisance que lui.

Je croise des élèves infirmières qui traversent le canal pour se rendre à l'hôpital.

Des hommes transportent des élèves d'une école indienne sur leur scoot. Elles sont vêtues de bleue et de blanc.

Rue Capitaine Marius Xavier le portail de la grande maison est ouverte. Je regarde les grosses voitures garées à l'intérieur.

Sur la droite des hommes discutent, l'un est assis sur sa moto, un autre assis sur le trottoir tient un journal ouvert devant lui et deux autres participent aussi à la conversation.

Les nettoyeuses de rue sont à  l'ouvrage rue Candappa.

On prend le petit déjeuner.

Un peu avant 10h Véro et moi on part pour aller prendre des nouvelles de Pich. Il n'y a qu'une femme à la villa et elle dit à Véro que ça va »little good », il est toujours à l’hôpital à Chennai.

Véro n'est pas satisfaite de cette réponse et elle veut qu'on aille chez la soeur à son magasin.

La vendeuse appelle le mari de Vassanty, la soeur de Pichaya qui nous fait sortir du magasin par une porte au fond dissimulée par des affaires en tissus, pour nous faire entrer dans leur maison personnelle.

Il est très convivial et sympathique, il nous offre un thé en attendant sa femme qui est occupée pour l'instant.

Il nous donne des informations qui ne sont pas rassurantes et à la fois un peu rassurante.

Pichaya a été hospitalisé à Chennai dans un état critique au retour de sa soeur de France, le jeudi veille de notre retour du trip. Pendant quelques heures personne ne savait s'il allait s'en sortir.
Il a été mis dans un service de soins intensifs. Les médecins ont diagnostiqué des problèmes dûs à son diabète, mais aussi des problèmes cardiaques, des problèmes pulmonaires, des problèmes rénaux, enfin il nous dit que tout son corps était en mauvais état, il avait notamment une anémie très forte.
Il a été mis sous oxygène, il a eu des transfusions et il est sorti du service de soins intensifs.

La soeur arrive et nous confirme tout ça, elle nous dit que l'inquiétude des médecins est sur l'origine de cette anémie qui paraît inexplicable pour l'instant.
Son inquiétude à elle est maintenant pour sa sortie, parce qu'elle le connaît, il ne semble pas capable de reprendre une vie saine avec des repas à heure régulière. Elle souhaiterait qu'il ne s'occupe plus du Space et elle aimerait trouver un manager.
Mais elle connaît son frère et sait qu'il ne sera pas facile de lui faire entendre raison, à moins que cette fois-ci il n’ait senti le vent du  boulet.   

On repart avec ses nouvelles à la fois alarmantes et rassurantes.

On va rue Barathi chez l'encadreur.  
Tout est prêt mais on reste une bonne demi-heure pour que tout soit réellement prêt.

On revient à l'appart.

On retrouve nos amis qui ne sont pas sortis.

On décide d'aller à pied déjeuner à l'Indian Coffee.

On trouve une table juste devant l'entrée et on prend des byrianni veg et du riz à  la tomate. C'est toujours la même ambiance sympathique et indifférente à tout. Les serveurs sont gentils et disponibles.

En ressortant on va au petit magasin à côté de l'entrée de l'Aristo et qui s'appelle Shalimar. C'est une mine. Véro tombe sur un bibliothèque portable, c'est en fait deux serre livres en forme d'éléphants montés sur deux planches qui coulissent l'une dans l'autre et qui permet d'adapter la dimension de la bibliothèque au nombre de livres à mettre.

On revient à l'appart boire un café et se reposer.

Vers 15h on repart pour une promenade qui doit nous mener dans la ville blanche, au parc Barathi, au temple de Ganesh pour voir Lakshmi, puis rue Visyal et la galerie d'aquarelle où l'on a rendez vous à 16h avec Abel.

On prend la rue Surcouf et l'on va jeter un coup d'oeil à Villa Shanti où l'on n'a pas eu le temps d'aller pour voir ce magnifique cadre rénové d'une manière moderne.

Ensuite on va au Dupleix pour jeter aussi un coup d'oeil sur cette bâtisse du XVIIIème siècle refaite à l'identique de l'original.

On prend la rue Romain Rolland en admirant toujours au passage les belles construction et l'on se dirige vers l'entrée du parc Barathy côté promenade Goubert.

On traverse le parc et on prend la rue du temple.

Il n'est pas encore 16h déjà une foule de dévôts se presse devant la porte d'entrée qui ouvrira dans 5 mn. C’est un peu ambiance Soldes.

On travers sous les échafaudages qui ont maintenant envahi tout le passage pour repeindre toutes les scènes du plafond.

On croise le plus grand débile de tout Pondy qui ne cherche pas à s'arrêter pour nous dire quelque chose, à peine un salut.

Lakshmi n'est pas encore arrivée. On continue sur la même rue, on passe devant l'Ashram.

On tourne à gauche dans la rue suivante et on traverse le canal.

On est dans la rue Visyal qu'on remonte en regardant les dernières belles maisons tamoules qui y sont encore. Malheureusement ça risque de ne pas durer.

Arrivée devant la galerie on va en face pour jeter un coup d'oeil sur l'hôtel restaurant qui s'appelle aussi "La Maison Tamoule". C'est une très belle maison avec une architecture proche de celle de la "Maison Pérumal". Deux magnifiques maisons tamoules sauvées car transformé en hôtel et en restaurant.

Lorsqu'on ressort Abel arrive.

On visite la galerie et on discute.

Rajkumar qui est là, nous dit que ce soir à la maison du Kerala à Auroville il y a le festival annuel de danses du Kerala et que ça va durer toute la nuit.
Sur le coup ça nous fait envie.

On laisse Abel qu'on reverra avant de partir mi mars.

On va sur MG road et sur Nehru Street le long du marché Goubert pour trouver les boutiques qui font les calendriers.

On revient vers l'appart et on retient un rickshaw pour aller au spectacle ce soir, on lui donne rendez-vous à 8h.

On rentre. Véro a son massage.

Pendant le dîner on se rend compte qu'il vaut mieux passer la dernière soirée ensemble et éviter de la fatigue pour demain à Mahabalipuram et pour l'avion du retour.

Le rickshaw arrive, on le décommande, il n'est pas très contant. Antoine le proprio lui donne 20Rs qu'on lui rendra demain.


Salade de tomates et de concombres avec fromage et persil, coquillettes avec knacki, bananes.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...