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lundi 2 février 2015

C'est quoi le titre pour ce soir ????

Les pêcheurs du nord de Pondy


Je me lève un peu avant 7h

Véro est déjà levée depuis longtemps, elle ne va pas très fort.

Je vais au pain.

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai l'impression que les rues sont vides ce matin. Il est pourtant la même heure que d'habitude.
Le marchand de lait discute avec un homme qui est devant lui sur un scoot. Il semble avoir des difficultés à faire démarrer son engin. J'entends le bruit grinçant du démarreur.

Ibrahim store n'est pas encore ouvert pourtant il est 7h passé.

Rue Petit Canal c'est le sommeil total, personne n'est encore levé, que des corps recouverts de couvertures sur les berges du canal.

Rue Sainte Thérèse le rickshaw et seulement un corps allongé et emballé.

Par contre ce matin il y a beaucoup de voitures garées depuis la maison de l'archevêque jusqu'à la cathédrale. Je me demande si c'est un jour particulier parce que je me rappelle que ce matin déjà le muezzin ne s'arrêtait  pas de hurler.
Dans les voitures les chauffeurs attendent. Est-ce parce qu'ils ne sont pas chrétiens ou est-ce simplement pour garder la voiture ?

Plus j'avance plus j'entends des chants liturgiques qui débordent sur la rue. La petite marchande de lait est là debout derrière ses cagettes vides. Ce matin son visage me semble moins sombre que la description que j'en ai faite hier.
Toujours la même vingtaine de mendiantes.

Sur la murette de l'école publique en face de la boutique de poulets Mamala Protéines, un chien allongé attend en ne  perdant pas de vue la boutique.

Des bouses dès le début de la rue Ranga Pillai, devant la boutique de légumes et de fruits Pazhamudir dont les grilles sont encore fermées, les livreurs ont déposé leur chargement de fruits et de légumes.

Des hommes ont fait un petit feu à même la chaussée pour détruire quelques détritus.

Une bouse marque le croisement avec le quai et une autre m'indique ma direction.

La femme qui dort sur les marches un peu avant Hot Bread est là, mais sans enfant et sans couverture, elle est simplement assise sur les marches.

J'entre dans Hot Bread il n'y a pas de clients aux tables. Devant moi un occidental remplit un grand sac plastique de croissants.
La belle aide-caissière d'hier n'est pas là ce matin.

Je paie et prend mon pain tranché.

Je ressors et suit le quai. La femme assise sur le trottoir  n'est plus là.

Deux rickshaws sont garés à côté de la femme qui dort avant la station service, le chien est là aussi.

Le clochard jésus est allongé juste avant l'arrêt de bus, il est réveillé et me regarde passer.

Je me dis que sous la halle qui est au-dessus du canal il y a moins de familles installées, ce matin il n'y a qu'une seule femme debout.

Lee gardien de nuit est assis dans son fauteuil de jardin en plastique orange devant le département de l'hôpital publique homéopathique.

Il n'y a qu'une seule infirmière tout en blanc qui attend devant le portail de leur pensionnat.

Au début de la rue Candappa, un tracteur benne est garé, mais la poubelle en rond de ciment et  tous les détritus autour ne sont pas ramassés et il y n'y a ni le conducteur du tracteur ni les femmes qui nettoient.

Je remonte à l'appart et on prend le petit déjeuner.

Notre ami part avec son chauffeur pour la journée.

Véro et moi nous allons au Red Lotus pour voir s'il y a du nouveau et dire que nous enlèverons les aquarelles jeudi.

Les proprios ne sont pas là, mais il y a le nouveau manager qui dit à Véro que sont travail est très bien et qu'il ne faut pas exposer ici, ce n'est pas un lieu où les gens viennent voir. Il a déjà contacté la personne qui permet à Véro de faire son expo à Promenade pour lui demander si elle connaît le travail de Véro.
Il prend des cartes de Véro et des invitations pour Promenade. Il aimerait que Véro puisse, une prochaine fois, exposer dans un lieu digne de son travail.

La vie nous envoie parfois de la part d'inconnus des signes spontanés d'amitiés qui sont réconfortants et rassurants.

Ensuite on va chez Félix parce que depuis hier la moto fait un cliquetis côté chaîne et je pense que c'est effectivement la chaîne qui a du se détendre.
Félix nous confirme le diagnostic et garde la moto.

On repart à pied. Passage au marché Goubert pour acheter du café. Puis on va chez un marchand d'instruments de cuisine à l'angle avec Nehru pour acheter des cuillères à riz ou à servir car on est un peu démuni dans ce domaine à l'appartement.

Ensuite on va au magasin Casablanca pour trouver un étui pour le téléphone portable de Véro. Mais ils n'en vendent pas.

On reprend la rue Mission jusqu'à chez Focus, Véro veut acheter un cahier.
Elle leur fait remarquer qu'ils n'ont pas accroché l'affiche qu'ils ont prise au début de l'expo au Red Lotus. Le patron baisse la tête et ne répond pas.

On revient à l'appart.

On déjeune des restes de notre byriani d'hier, banane, raisin.

Puis repos parce que Véro en a besoin et café.

Ensuite Véro s'occupe de ses photos et moi du blog.

Vers 16h on part  à pied pour récupérer la moto. On remonte la rue Candappa et on enfile toute la rue Barathi. En passant on salue le patron de la boutique d'encadrement qui nous dit que la commande de Véro pour les "passes" suit son cours.
Puis ensuite on prend la rue Kama Chiamman Koil en direction de Ana Salai et on arrive au garage de Félix.

Félix n'est pas là mais la moto est prête.

On prend la direction de la promenade et la moto n'a plus le cliquetis. On la  laisse dans la rue de Bussy près de la Promenade Goubert.

On remonte la promenade en direction du Nord. Au niveau de la statue de Gandhi il y a un tournage de film bolliwood. Pour le tournage, on été enlevées toutes les petites boutiques roulottes et le bord de l'océan est vide depuis  la statue de Gandhi jusqu’au Café. C'est assez curieux car sur le coup on se demandait ce qui était différent jusqu'à ce qu'on réalise. On se demande aussi ce qu'ils ont pu faire de toutes ces boutiques à roulettes qu'on ne voit pas.

Pendant qu'on regarde le tournage, passe une vingtaine de motos qui n'ont rien à voir et qui ne s'arrêtent  pas. Ce sont des japonaises et tous les pilotes portent un casque blanc. Un petit camion les suit  sur  la bâche duquel  il est marqué "Rally Coast Gard". Ils disparaissent côté Sud de la Promenade Goubert.

On revient jusqu'à la moto et on rentre rue Candappa.

Dans le hall il y a Antoine qui nous attend, puis sa femme Sylvie sort de chez elle avec un plateau sur lequel il y a trois récipients contenant de la crème aux oeufs spécialité d'Antoine qui dans sa jeunesse a été apprenti pâtissier. C'est notre dessert pour ce soir nous disent-ils.

Cette journée gentillesse, le manager inconnu ce matin et Antoine et Sylvie ce soir, rattrape bien des choses.

On remonte, notre ami est rentré et il nous raconte sa journée et nous lui racontons la nôtre. Il a acheté des coca light que Véro adore et qui nous rafraîchissent bien. Il les trouve au "Grand Baker" qui est dans la rue de Bussy pas très loin de chez nous.

Véro se met aux photos et à la cuisine et moi au blog.

La masseuse Lakshmi arrive bien à l'heure, elle a fini par comprendre.

Ce soir salade de tomates et de concombre avec nuggets de KFC et crème aux oeufs.


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