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| Bénédiction des échoppes du marché Goubert le matin. |
Reprise des habitudes, Véro se lève à 6h30
et moi peu après.
Je vais chercher le pain.
Le marchand de lait on son pote
clochard ont un client.
Je
croise la même femme
que les jours précédents qui doit revenir de la
messe, son chapelet entre les mains
Puis une autre aussi avec un
chapelet.
Rue Petit Canal un homme est assis
sur le parapet du pont, une femme est debout sur le quai, une moto roule sur
le quai et frôle les pieds des dormeurs.
Rue Sainte Thérèse
le rickshaw est garé un peu
plus loin sur la droite. La famille elle dort toujours sur le trottoir gauche
avec le chien pour les garder.
La petite marchande de lait vend un
sachet de lait derrière ses
cagettes. Les mendiantes sont regroupées
et pipelettes ce matin. Elles me laissent passer sans rien dire, je fais
maintenant parti du paysage.
Un indien passe sur un superbe scoot
jaune.
Rue Ranga Pillai le soleil est bien dans l'axe de la rue,
comme une aiguille sur un cadran. La saison change et la grosse chaleur va commencer
à revenir.
Devant l'hôtel Sun Parck, un bus blanc du Karnataka est garé, certainement des gens de
Bangalore.
Au tournant avec le quai les bouses
marquent le virage.
Le monde habituel au Cool Cat. Une
voiture et quelques motos sont arrêtées devant le Hot Bread.
Je prends mon pain, ils le slicent.
Il n'y a que le staff habituel, la jolie aide-caissière n'est pas là.
Je reviens par le quai.
Les deux auto-rickshaw sont garés juste avant la station service
de l'Ashram, le dormeur dort sous un drap blanc. Ce que je croyais être le deuxième dormeur est recouvert d'une
palme sèche.
Le clochard jésus a retrouvé
sa place avant l'arrêt
de bus. Il est allongé, le
torse appuyé contre le mur,
les yeux fermés.
Trois femmes attendent dans l'arrêt de bus.
Un tempo crème avec des bandes bleues est arrêté
au croisement de la rue Saint Ange. Le petit débit de thé
est ouvert. Assises sur le trottoir deux femmes boivent leur thé.
Rue Surcouf un scoot surgit de la rue
Capitaine Marius Xavier, c'est un homme qui amène
un scolaire au lycée français.
Rue Capitaine Marius Xavier un
gardien de nuit discute avec deux autres hommes. Des nettoyeuses de rue
discutent entre elles.
Petit déjeuner.
On n'est pas pressé ce matin parce qu'on veut aller
chez Aroule, marché Goubert
et il n'ouvre qu'à 10h.
Vers 10h on se met en route en
passant par le repasseur de la rue Montorsier qui va tout faire pour midi.
Comme on ne sera pas là, on
lui règle son travail et il
déposera le linge repassé à l'appartement. Il est habitué, il livre ses clients et il est
déjà venu nous rendre le linge lorsque parfois on
l'avait oublié.
On remonte la rue Laporte jusqu'à la rue Barathi et l'on file en
direction du marché.
En route on s'arrête dans une boutique qui expose
de la peinture de Tanjore connues pour la richesse des couleurs et une
iconographie divine.
Les prix semblent être fait à la tête
du client, c'est l'impression que l'on
a. On continue notre route avec un nouvel arrêt
chez l'encadreur pour présenter
Isa au patron.
Le marché Goubert, on entre par la rue Ranga Pillai en face
de la belle maison de Ranga Pillai toute défigurée par les horribles échoppes qui se sont installés devant.
On passe à côté des bouchers et on file au pied
de la tour de l'horloge où est
Aroule.
L'arrêt
est un arrêt de longue durée, on a le temps de boire le thé et moi d'aller acheter du café au torréfacteur du marché.
Cette fois-ci pas d'incident
particulier, simplement les choix des écharpes,
tuniques, pantalons, qui ne se fait pas facilement.
La totalité des achats est mise dans un grand cabas de toile
au nom de Aroule, nous on n'a jamais eu droit à
un sac pareil.
On traverse le marché pour sortir rue Barathi, et
prendre la rue Thiyagu Mudali qui est une petite rue de dinandier, toujours
saturée de motos et de
gens.
Arrêt
pour des achats d'inox.
Au bout on prend la rue Sinna Subraya
Pillai pour le plaisir de passer sous le temple très spectaculaire qui enjambe la rue entre Nehru
street et Ambalati Adiyar Madam.
Par la rue Ambalati Adiyar Madam on
retrouve la rue Barathi dans laquelle on
revient pour traverser l'îlot
des petits bijoutiers, qui vendent, nettoient, plaquent, réparent.
Achat d'une gourmette. Véro essaye des boucles d'oreille
en or mais toujours le même
problème de taille de l'axe
creux qui doit pénétrer dans le trou des oreilles
occidentales, qui est beaucoup plus petit et cet axe ne passe malgré
toute la bonne volonté que
chacun y met.
On débouche
sur Nehru street et on pénètre dans l'ancienne prison
transformée en parking
motos, seulement pour se faire une idée
de la quantité de motos que
cet espace peut contenir.
Retour sur Nehru Street et on file vers le restaurant
Aristo où l'on a décidé de déjeuner.
Véro
et Isa font un tour dans un petit magasin qui propose des miniatures de peintures
de Tanjore.
A l'Aristo sur la terrasse
chacun trouve ce qu'il veut manger, c'est un peu long parce que la
préparation se fait après la commande.
En revenant vers l'appart on s'arrête à Pazamudhir pour faire le plein de légumes et de fruits.
Retour à
l'appart et pas vraiment de repos.
Café.
Préparation
de la salade de fruits pour demain matin et demain soir, ce soir on a décidé de fêter
la Saint Valentin au Satsanga. Nous sommes invités.
Récupération de la lessive sur la
terrasse.
On repart vers 16h en moto et auto-rickshaw
pour la fabrique de papier de l'Ashram.
On a la chance de tomber avec un
groupe de touristes de Bangalore et on peut profiter grâce à eux
d'une visite rapide et sur comment on fabrique le papier à partir de chiffon.
La visite au magasin est beaucoup
plus longue.
On va toujours en moto et en
auto-rickshaw rue Canteen pour visiter et dévaliser
le fournisseur beaux arts de Pondy, puis on passe par Fior d'India et enfin par
un magasin qui vend des bijoux en argent.
Ensuite comme on est dans le coin on
va à Casablanca, et on achète des cartes postales.
On termine par Focus. Ici les gens
sont de plus en plus incompétent
impossible d'avoir une information ou de trouver quelque chose. Véro cherche le journal qui publie
un article sur son expo ils ne l'ont pas et ne savent pas ou le trouver. Le
hasard fait qu'on trouve un livre de poésie
tamoule avec la traduction en français,
mais c'est dans un ensemble pour apprendre le Tamoul. On demande s'ils
n'auraient pas simplement que le livre à
vendre mais ils ne savent rien et ne cherchent même pas comme c'était
dans une méthode pour
apprendre le Tamoul, ils ne nous proposent que des méthodes d'apprentissage du Tamoul. Impossible pour
eux de comprendre ce que l'on cherche.
On revient à l'appart.
Lakshmi la masseuse arrive bien à 18h30 et c'est Véro qui y passe aujourd'hui.
J'appelle le Satsanga pour retenir
une table pas de problème.
Lorsque le massage est terminée on va au Satsanga. Comme
toujours la table est retenue, puis plus retenue, puis retenue à nouveau.
On fait un bon repas, comme il y a énormément de monde on attend un peu. Des Français s'impatientent et partent.
Ils n'ont pas encore compris que le temps n'était
pas le même en Inde.
Retour à
la maison.
Blog, photos...

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