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| Kumbakonam. Procession derrière l'éléphant du temple |
Ce matin
on se laisse dormir jusqu'à 7h30
car malgré la douche du
proprio à
4h30, les cloches de l'église
à 5h, le muezzin à 5h30 et les croassements des
corbeaux sur la terrasse juste au-dessus de notre tête, ça
ne fera jamais le bruit d'un klaxon de bus sous nos fenêtres.
Il fait
chaud dans l'appartement dès
le matin.
Je vais
au pain.
Cinq
balayeuses de rue sont assises sur le trottoir juste avant Mission street.
C'est la première fois que
je les vois dans cette situation.
Le
marchand de lait est encore là et
une femme sort d'une porte pour venir vers lui.
Rue
Petit Canal tout le monde est debout et une femme accroupie s'occupe du foyer.
Devant
la cathédrale qui est fermée la petite marchande de lait
discute avec un homme qui doit être
le conducteur de l'auto-rickshaw qui est stationné
juste devant eux.
Six
mendiantes sur la pente, je ne sais ce qu'elles attendent puisqu'il n'y a rien à la cathédrale.
Un homme
se réveille sur les marches
de Church Gate et juste à côté
sur les marches de Cute Kitchen un autre est encore endormi.
La
marchande de noix de coco est installée
assise sur son tapis en plastique blanc, à
côté d'elle un énorme tas de noix de coco.
Il y a
le camion de Banana World et juste en face un autre camion qui est marqué "A.Barath"
Rue
Ranga Pillai, Pazamudir est ouvert et j'entends l'horrible bruit de
l'instrument qui permet de faire les jus de fruits.
Devant
Sri Aurobindo autocare service des gens attendent, et le bus qui va les emmener
attend lui aussi.
Les
gardiens de l'hôtel
Karnathik et du Sun Parck sont en grande
discussion.
Pas de
bouse en arrivant sur le quai et l'impression que tout a déjà
été nettoyé. La femme au visage rond que je
ne voyais plus depuis quelque temps est là
assise sur le trottoir avant Hot Bread.
Presque
toutes les tables sont occupées
ce matin par des clients occidentaux ce qui provoque une queue à la caisse car il y a aussi les
serveurs qui amènent les
factures avec le règlement
pour le "change".
A la
caisse il y a la jolie caissière
avec ses lunettes rectangulaires sur le nez. Je trouve qu'elles ne lui vont pas
très bien. Elle encaisse,
rend la monnaie c'est elle qui tient la caisse aujourd'hui, même si c'est un responsable qui
tape sur la caisse enregistreuse.
Mon pain
est tranché je repars.
La femme
sur le trottoir n'est plus là.
La femme
qui dort à côté
d'un rickshaw avant la station service n'est plus là non plus, mais le rickshaw est
là.
Le
clochard jésus dort en
chien de fusil juste avant l'arrêt
de bus.
A l'angle
de la rue Sainte Ange une marchande de noix de coco s'est installée avec une charrette de 4 saisons sur laquelle sont posées les noix.
Le petit
débit de thé est lui aussi ouvert.
Plus
loin à l'angle de la rue
Vicomte de Souillac le comptoir qui avait été détruit
est dissimulé derrière des bâches publicitaires certainement récupérées.
Une énorme bouse dans son état originel est posée à l'angle de la rue Laporte.
Je
prends la rue Candappa et j'arrive.
On déjeune.
On récapitule ce que nous avons à faire.
Première chose aller prendre des
nouvelles de Pichaya.
En
descendant on dit aux proprios que la machine à
laver fuit. C'est elle qui sort depuis l'histoire de l'aquarelle posée derrière un fauteuil on ne voit plus son mari.
Pichaya
est seul devant sa table en train de dessiner avec les pastels gras que Véro lui avait achetés pour son premier séjour à l'hôpital.
Il n'a
pas l'air d'aller très
fort.
Il nous
dit qu'à l'hôpital il avait des tas de
projets, mais que revenu ici il se rend compte qu'il a un tas de soucis avec
son guest, avec le space, et comme tout le monde, avec le quotidien de la vie.
Il aime
parler de ce qui le préoccupe.
Je crois qu'il a confiance en nous, parce qu'il sent que comme lui on essaie d'être sincères et de ne pas se dissimuler derrière des masques pour faire
semblant d'être ce qu'on
n'est pas.
Il
revient sur sa vie. Il aimerait faire des choses pour aider les autres, pour
aider des artistes, de jeunes artistes qui ne pourraient pas se payer des études artistiques.
En fait
on ne se quitterait pas tellement on de choses en commun à échanger.
Heureusement
ou malheureusement il y a toujours une autre visite qui nous chasse. Des gens
qui viennent pour lui parler d'eux et qui ne l'écoutent
pas. D'ailleurs dans ce cas Pichaya se tait et écoute.
Une amie
dit à Véro que son nom a une
signification. Il est l'aîné de la famille mais avant lui il
y avait eu d’autres enfants qui étaient
mort et son nom à lui est
comme une prière au ciel
pour dire celui-là, laisse
le moi, ne me le prend pas.
Et nous
aussi on dit au ciel "Pichaya" c'est à
dire aie pitié, ne
nous le prend pas tout de suite, on a encore besoin de lui pour revenir à Pondy et profiter de cet Homme
et de toute son humanité.
Pothys,
c'est un autre monde, mais pourquoi pas, il faut bien que le quotidien
s'assume.
Retour à l'appart pour tout poser.
La
proprio nous dit qu'un homme va venir à
13h pour la machine à laver
et qu'elle a tout nettoyé.
Cordonnier
rue Saint Ange pour recoller les chaussures de Véro
qui se sont décollées à un autre endroit et pour faire recoudre mon sac.
Ensuite
on va au Café des Arts chez
qui la semaine dernière on
a commandé deux T-shirt Enfield.
Personne ne s'en souvient plus, mais ils seront prêts mercredi prochain. A mon avis on ne les aura pas
avant notre départ qui
s'approche.
On avait
décidé de manger ici mais compte tenu
de leur sérieux on préfère
aller ailleurs.
Direction
le Surguru des riches rue Nehru. Arrivée
devant Véro a envie de déjeuner à l'hôtel
du Parc qui est juste en face. On n'y est jamais allé c'est une occasion.
La salle
de restaurant est très bien
et même le garçon tire la chaise de Véro pour qu'elle puisse
s'asseoir, c'est tellement étonnant
ici qu'elle s'assied sur une autre chaise et c'est moi qui ait droit à la chaise tirée.
Un
groupe de Français arrive, à l'accent ils sont du Sud Ouest,
certains vers Cahors, d'autres vers Auch d'après
ce qu'on comprend de leur conversation qui tourne autour du rugby et du match
de ce soir, ils vont tous se retrouver dans une chambre pour suivre le match
sur TV5 Monde, ce que je ferai peut-être
d'ailleurs maintenant que j'ai l'information.
La bière ne leur fait pas peur, mais
l'anglais les fuit.
On
rentre à l'appart, il est
près de 14h et personne
n'est venu pour la machine à laver.
On se
repose et on boit notre café.
Vers 16h
on décide d'aller faire un
tour à pied à la promenade.
Dans la
partie de la rue Candappa on se fait héler
par quelqu'un d'une terrasse et on reconnaît
des amis qui n'habitent pas ici mais qui sont chez des amis à eux pour un anniversaire.
Ils nous
disent de monter.
C'est
inattendu parce que cette maison c'est celle du frère de Mohamed qui nous à loué notre
premier appartement à Pondy
et on y était venu pour un
problème me semble-t-il de
contreplaqué, pour faire
une planche pour peindre.
On
apprend que depuis deux ans il loue sa
maison à des gens
qui sont arrivés à Pondy et c'est donc chez eux
qu'on est invités à monter
sur la terrasse.
Il y a
beaucoup de personnes que l'on connaît
parce que Pondy est un petit monde. Ainsi on peut discuter le coup avec nos
amis et participer à l'anniversaire
c'est à dire boire un coup
et manger du gâteau.
Un homme
qui habite à côté
dans un collectif neuf raconte qu'il avait des notes d’électricité d'un montant étonnant.
A force de chercher il est allé voir
au niveau du compteur pour constater que d'autres personnes s'étaient branchées sur son compteur en faisant
sauter le sceau.
Je crois
qu'il a été obligé de payer quand même,
c'est vrai que ça ne fait
jamais des sommes phénoménales en comparant avec la
France. Certains Indiens sont sans scrupules pour entuber un occidental.
Du coup
on ne fait pas notre promenade, on ne va pas chercher les cadres chez
l'encadreur, on revient à la
maison parce que la masseuse vient pour 18h.
Elle
arrive sur nos pas et même
directement dans l'appart parce que la grille d'en bas était ouverte et la porte de notre appart n'est
jamais fermée.
Ce soir
salade composée, banane et
raisins.

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