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| Dans Nehru street |
Je me lève
vers 7h30 et Véro est déjà
levée.
Elle me dit qu'elle a eu les
remerciement de la fille des proprio pou les photos de ses parents, quelqu'un
de bien élevé par des parents moins bien élevés.
Je vais au pain.
La voisine en face a fini de balayer
et de laver la moitié de la
rue devant chez elle et elle est en train de dessiner un kolam devant sa
maison.
L'air est frais rue Mission. Je ne
peux m'empêcher de comparer
avec le Sahara, la chaleur du jour et le froid des nuits. En ce moment le temps
est très sec et le ciel
complètement découvert, on doit être dans une situation équivalente avec évidemment
une température
beaucoup moins basse la nuit, puisque au Sahara on frôlait souvent avec
les 0°
la nuit.
La marchande le lait et son pote sont
encore là sur le trottoir à l'angle de la rue Montorsier.
Un camion livre deux gros sacs
plastiques blanc devant une boutique à
côté de celle d'Ibrahim Store et qui
n'est jamais ouverte le matin et la journée
je crois que c'est celle qui vend des pneus.
Comme je suis en retard, il y a un
peu plus d'animation dans la rue. Les scoots et les auto-rickshaws qui portent
les enfants à l'école.
Rue Petit Canal tout le monde est levé sauf un homme encore assis qui
semble avoir des difficultés
à sortir du sommeil.
Rue Sainte Thérèse
la famille a disparu depuis quelques jours. Ils ont du changer de trottoir.
Devant le portail de la maison de
l'archevêque un buffle
s'est lâché, comme un gros dégueulasse
et je suis sa trace ou leurs traces jusqu'à
la cathédrale. Il
n'y a qu'un mendiant ce matin, la petite marchande de lait est assise sur les marches et compte ses sous.
Les mendiantes comme d'habitude sont
un peu plus loin vers la librairie Focus et déjeunent.
Un corps est allongé tout
emmitouflé sur les marches
de Church Gate.
A l'angle de la rue Needaradjapayar
la marchande de noix de coco est installée
comme commerçante et non
plus comme pauvresse qui dormait sur le trottoir. Elle est debout, plantureuse,
les mains sur les hanches, ses pieds nus posés
sur un tapis fait d'un sac plastique blanc qui sert à porter d'énormes
quantité de marchandises.
Les bouses continuent à marquer ma route dans la rue
Mission.
Au bout il y a le camion de World Banana.
Rue Ranga Pillai le soleil et à nouveau des bouses c'est
certainement tout un troupeau qui est passé
cette nuit.
Par contre sur le quai tout est
propre et même l'odeur se
fait discrète.
Comme il est un peu tard les
consommateurs sont arrivés
au Hot Bread et il y a la queue devant les étagères sur lesquelles sont disposées toutes les viennoiseries et
le pain en self service. Comme je sais précisément ce que je veux ça me permet de doubler tout ce
monde des nouveaux vacanciers qui sont arrivés
avec la dernière tranche
des vacances d'hiver.
Mon pain est tranché, et je paie.
Je remonte le quai inondé de soleil. Là aussi la circulation est plus
dense, bus, tempo, auto-rickshaw apportent les travailleurs de la ville. Il y
a même
quelques rickshaws qui amènent
des personnes, femmes âgées, faire leurs courses au marché Goubert.
La dormeuse du quai est assise sur
ses couvertures de lit de trottoir, elle discute avec une écolière en uniforme bleu et blanc assise dans le
rickshaw garé à côté
d'elle.
Le clochard jésus n'est pas à
sa place avant l'arrêt
de bus. Il est allongé sur
le trottoir après l'arrêt les jambes repliées et un bras sur ses yeux.
A partir de cet endroit le quai est
plus calme, comme si tous les moyens de transport s'arrêtaient là
au niveau de l'hôpital.
Je vois les motos et les scoots qui débouchent de la rue Surcouf,
coupent le quai et passent sur le pont qui enjambe le canal ce sont tous les
parents qui amènent leurs
enfants en uniforme de marques au lycée
français.
Une énorme
bétonneuse a pris place
dans la rue Cpaitaine Marius Xavier entre les deux chantiers. Trois hommes
discutent au bout de la rue, l'un d'entre eux tient un journal à moitié ouvert entre ses mains.
Deux femmes qui se donnent la main
viennent de la rue Candappa et se dirigent rue Capitaine Marius Xavier, l'une
d'entre elles est beaucoup plus âgée que l'autre. C'est peut-être une fille qui sort sa mère.
On prend notre petit déjeuner accompagné d''une papaye au citron et de
bananes qui demandent encore un peu de temps pour être vraiment bonnes.
Véro
procède à la réinstallation de toutes les aquarelles de l'appart
et je l'aide.
A midi on va déjeuner à
pied à l'Indian
Coffee.
Toujours le même repas vegetable biryani toujours aussi bon,
toujours aussi digeste. Je regarde la rue et je vois des touristes et ces
derniers regardent à l'intérieur longuement comme s'ils étaient au zoo, en plus il n'y a
pas de vitre et ils peuvent presque toucher les animaux que nous sommes avec
les Indiens.
On revient par MG road. Cette rue est
sans arbre et le soleil dans l'axe, ça
tape dure sur nos têtes.
On se repose un peu puis on
prend le café, derniers
carrés de chocolat au lait
et noisettes.
Vers 16h on va chez l'éditeur Kailash dans la rue de
Bussy, pour essayer de trouver un bouquin de poésie
tamoule avec sa traduction mais ils
n'ont pas. On regarde un peu les différents
livres qu'ils proposent et qui sont tous en français.
Rien qui nous accroche.
On revient en passant par Grand
Bakery pour acheter du coca light et des brioches et petits gâteaux pour demain matin, car il
sera trop tôt pour aller au
pain.
Cette balade à Kumbakonam va nous changer les idées en nous éloignant un peu d'ici pour trois
jours. On a besoin de retrouver la gentillesse de gens qui ne nous connaissent
pas et d'oublier un peu la belle vie pondychérienne.
On passe aussi chez l'ancien
Chocolat, Zuka pour prendre des pâtisseries
parce que ce soir on est invité.
On est content même si ça ne tombe pas très bien avec notre départ dès l'aube demain
matin.
La masseuse arrive et Véro s'y colle. J'ai du temps pour
rédiger le blog.
Je pense qu'on va le mette en ligne
ce soir avant de partir dîner.
Vous n'aurez peut-être pas de nouvelle demain bien
que je pense que l'hôtel
ait le Wifi.

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