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mardi 24 février 2015

Un mardi à Pondichéry

Dans Nehru street


Je me lève vers 7h30 et Véro est déjà levée.

Elle me dit qu'elle a eu les remerciement de la fille des proprio pou les photos de ses parents, quelqu'un de bien élevé par des parents moins bien élevés.

Je vais au pain.

La voisine en face a fini de balayer et de laver la moitié de la rue devant chez elle et elle est en train de dessiner un kolam devant sa maison.

L'air est frais rue Mission. Je ne peux m'empêcher de comparer avec le Sahara, la chaleur du jour et le froid des nuits. En ce moment le temps est très sec et le ciel complètement découvert, on doit être dans une situation équivalente avec évidemment une température beaucoup moins basse la nuit, puisque au Sahara on frôlait souvent avec les 0° la nuit.

La marchande le lait et son pote sont encore là sur le trottoir à l'angle de la rue Montorsier.

Un camion livre deux gros sacs plastiques blanc devant une boutique à côté de celle d'Ibrahim Store et qui n'est jamais ouverte le matin et la journée je crois que c'est celle qui vend des pneus.
Comme je suis en retard, il y a un peu plus d'animation dans la rue. Les scoots et les auto-rickshaws qui portent les enfants à l'école.

Rue Petit Canal tout le monde est levé sauf un homme encore assis qui semble avoir des difficultés à sortir du sommeil.

Rue Sainte Thérèse la famille a disparu depuis quelques jours. Ils ont du changer de trottoir.

Devant le portail de la maison de l'archevêque un buffle s'est lâché, comme un gros dégueulasse et je suis sa trace ou leurs traces jusqu'à la cathédrale. Il n'y a qu'un mendiant ce matin, la petite marchande de  lait  est assise sur les marches et compte ses sous.

Les mendiantes comme d'habitude sont un peu plus loin vers la librairie Focus et déjeunent. Un corps est allongé tout emmitouflé sur les marches de  Church Gate.

A l'angle de la rue Needaradjapayar la marchande de noix de coco est installée comme commerçante et non plus comme pauvresse qui dormait sur le trottoir. Elle est debout, plantureuse, les mains sur les hanches, ses pieds nus posés sur un tapis fait d'un sac plastique blanc qui sert à porter d'énormes quantité de marchandises.

Les bouses continuent à marquer ma route dans la rue Mission.
Au bout il y a  le camion de World Banana.

Rue Ranga Pillai le soleil et à nouveau des bouses c'est certainement tout un troupeau qui est passé cette nuit.

Par contre sur le quai tout est propre et même l'odeur se fait discrète.

Comme il est un peu tard les consommateurs sont arrivés au Hot Bread et il y a la queue devant les étagères sur lesquelles sont disposées toutes les viennoiseries et le pain en self service. Comme je sais précisément ce que je veux ça me permet de doubler tout ce monde des nouveaux vacanciers qui sont arrivés avec la dernière tranche des vacances d'hiver.

Mon pain est tranché, et je paie.

Je remonte le quai inondé de soleil. Là aussi la circulation est plus dense, bus, tempo, auto-rickshaw apportent les travailleurs de la ville. Il y a  même quelques rickshaws qui amènent des personnes, femmes âgées, faire leurs courses au marché Goubert.

La dormeuse du quai est assise sur ses couvertures de lit de trottoir, elle discute avec une écolière en uniforme bleu et blanc assise dans le rickshaw garé à côté d'elle.

Le clochard jésus n'est pas à sa place avant l'arrêt de bus. Il est allongé sur le trottoir après l'arrêt les jambes repliées et un bras sur ses yeux.

A partir de cet endroit le quai est plus calme, comme si tous les moyens de transport s'arrêtaient là au niveau de l'hôpital.

Je vois les motos et les scoots qui débouchent de la rue Surcouf, coupent le quai et passent sur le pont qui enjambe le canal ce sont tous les parents qui amènent leurs enfants en uniforme de marques au lycée français.

Une énorme bétonneuse a pris place dans la rue Cpaitaine Marius Xavier entre les deux chantiers. Trois hommes discutent au bout de la rue, l'un d'entre eux tient un journal à moitié ouvert entre ses mains.

Deux femmes qui se donnent la main viennent de la rue Candappa et se dirigent rue Capitaine Marius Xavier, l'une d'entre elles est beaucoup plus âgée que l'autre. C'est peut-être une fille qui sort sa mère.

On prend notre petit déjeuner accompagné d''une papaye au citron et de bananes qui demandent encore un peu de temps pour être vraiment bonnes.

Véro procède à la réinstallation de toutes les aquarelles de l'appart et je l'aide.

A midi on va déjeuner à pied à l'Indian Coffee.
Toujours le même repas vegetable biryani toujours aussi bon, toujours aussi digeste. Je regarde la rue et je vois des touristes et ces derniers regardent à l'intérieur longuement comme s'ils étaient au zoo, en plus il n'y a pas de vitre et ils peuvent presque toucher les animaux que nous sommes avec les Indiens.

On revient par MG road. Cette rue est sans arbre et le soleil dans l'axe, ça tape dure sur nos têtes.

On se repose un peu puis on prend  le café,  derniers carrés de chocolat au lait et noisettes.

Vers 16h on va chez l'éditeur Kailash dans la rue de Bussy, pour essayer  de trouver un  bouquin de poésie tamoule avec sa traduction  mais ils n'ont pas. On regarde un peu les différents livres qu'ils proposent et qui sont tous en français.
Rien qui  nous accroche.
On revient en passant par Grand Bakery pour acheter du coca light et des brioches et petits gâteaux pour demain matin, car il sera trop tôt pour aller au pain.

Cette balade à Kumbakonam va nous changer les idées en nous éloignant un peu d'ici pour trois jours. On a besoin de retrouver la gentillesse de gens qui ne nous connaissent pas et d'oublier un peu la belle vie pondychérienne.

On passe aussi chez l'ancien Chocolat, Zuka pour prendre des pâtisseries parce que ce soir on est invité. On est content même si ça ne tombe pas très bien avec notre départ dès l'aube demain  matin.

La masseuse arrive et Véro s'y colle. J'ai du temps pour rédiger le blog.

Je pense qu'on va le mette en ligne ce soir avant de partir dîner.

Vous n'aurez peut-être pas de nouvelle demain bien que je pense que l'hôtel ait le Wifi.

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