![]() |
| Le temple de Swamimalai |
Notre superbe hôtel Raya's est situé près de la gare des bus et jour et nuit le chauffeur de
chaque bus qui part, se croit obligé
de le signaler par un coup de klaxonne à
réveiller un mort,
alors un dormeur.
Lorsqu'on a visité la chambre j'ai tout de suite
vu la rue et la gare des bus mais à
l'heure où l'on est
arrivé il y avait un calme
apparent. Comme la chambre était
climatisée nous pensions
que les fenêtres fermaient
efficacement. Sur la façade
de l'immeuble il y a en déco
comme des colonnes mais qui sont en fait des triangles. Certainement pour ne
pas rompre l'unité de la façade l'architecte ou quelqu'un
d'autre a dû décider
que les fenêtres suivraient
la forme triangulaire de la déco
de la façade.
Il ne savait certainement pas comme
nous l'avons appris à nos dépends qu'il ne faut jamais
demander à un Indien de
faire quelque chose qu'il ne sait pas faire. Autant ils savent faire des choses superbes lorsqu'ils ont appris à les faire, autant ça peut-être catastrophique s'ils ne l'ont jamais fait. Le
problème c'est que comme
tout asiatique ils disent toujours oui.
Les fenêtres
donc, en partant certainement d'une fenêtre
classique à deux battants,
les châssis laissent passer
un grand jour de chaque côté du mur et les battants ne se joignent
pas. Pour la clim ce n'est pas vraiment notre problème si l'on peut dire, c'est comme les robinets qui
fuient toute la journée
malgré les problèmes d'eau…
On n'a compris qu'ensuite qu'il ne
fallait pas compter sur les fenêtres
pour assourdir les bruits et en Inde c'est important, et bien qu'on soit au 3ème étage le bruit monte.
C'est con parce que tout le reste est
bien dans cet hôtel.
Tout ça
pour dire que ça nous a
rappelé un séjour au Caire à la fin des années 80.
Mais par contre ici, contrairement au
Caire, ou à Pondy, ou à Bali pas de chant du coq le
matin, que le hurlement inhumain des bus.
A 6h30 on est donc bien réveillés.
On descend dans la rue profiter en
plus du trafic des bus pour que ce soit complet. On boit un thé et on mange une brioche dans
une gargote qui borde la gare des bus.
Il y a des nuages dans le ciel et la
lumière n'est pas au top.
On fait le tour du bassin sacré par l'extérieur des grilles qui l'entourent.
Des gens ont déjà commencé leur toilette et leur lessive.
Sur le bord opposé il y a une colonie de prêtres en dhoti blanc qui font
leurs ablutions et même de
la natation, crawl tête
hors de l'eau sur 10m. Apparemment ce ne sont pas de grands nageurs même en piscine sacrée.
On s'y rend.
Tout le long il y a des toilettes,
des lessives, mais aussi des cérémonies sur le bord du bassin.
Nos prêtres
ne semblent pas du tout gênés
par notre présence. Il y a
chez eux quelque chose qui relève
de la séduction, la manière dont ils se peignent, comme
ils s'apprêtent en jetant toujours
un regard pour savoir où Véro en est de la photo.
On reste un grand moment à les regarder, certains se
mettent en slip d'autres sont en caleçon,
d'autres gardent leur dhoti qui moule savamment leurs petites fesses lorsqu'il
est mouillé.
Un homme vient nous parler, ils sont
tous venu de Chennai pour une cérémonie qui a lieu 15 jours après la mort de quelqu'un dont on
ne comprend pas bien qui c'est. Il nous présente
son neveu, le fils de sa sœur, est-ce elle qui est morte ?
On les laisse à leurs ablutions, après
ils vont certainement aller au temple.
On continue notre tour du bassin sacré, mais par l'intérieur cette fois. A certains
endroits sous les monuments et dans les angles il nous faut descendre sur les
dernières marches hors
d'eau.
On passe encore un grand moment à regarder tout ce petit monde.
Tout à
coup c'est un car entier qui débarque
dans le bassin. Les gens viennent toucher l'eau s'asperger en se jetant des
poignées d'eau par dessus
la tête. Puis aussi vite
ils repartent.
Un groupe de femmes fait une cérémonie
sous le guide d'un prêtre
qui lit dans un livret pour leur indiquer ce qu'elles doivent faire sur le bord
du bassin. Ce qu'on voit avec nos yeux de naïf
c'est qu'elles mettent des pétales
de fleur sur l'eau.
Comme il n'y a que des femmes sauf le
prêtre on se demande si
cette cérémonie est liée à
celle des prêtres
hommes qu'on a vu précédemment.
Petit à
petit le bassin sacré se
vide. On part nous aussi et on va boire un café
au grand Raya's parce qu'on pense y trouver de la clim. Véro est en nage, après le bassin ça pourrait paraître normal, mais il fait déjà
tellement chaud, le ciel s'est dégagé, que des gouttes de sueur lui
tombent dans les yeux.
Malheureusement pas de clim efficace
au grand Raya's, des ventilos. On boit notre café.
On retourne à l'hôtel
dans la clim efficace malgré les
fenêtres, pour préparer
nos bagages et prendre le chemin du retour.
On a déjà fait un bout de cette route
hier pour aller au temple, on continue. C'est une très belle route pas toujours en très bon état mais entouré
d'une végétation luxuriante et bordée de rizières et de réservoirs
d'eau recouverts de fleur de lotus.
Il y a beaucoup de vie car beaucoup
de petits villages et plein de gens dans les rues.
Après
une heure on s'arrête dans
la ville de Mayiladdduturai pour boire un thé.
On arrête la moto au bord
de la route. Véro descend
et je pense que le sol est suffisamment dur pour mettre la moto sur la béquille centrale. Mais le sol est
trop mou et la béquille
s'enfonce. Je veux donc la retirer en la poussant avec mon pied mais elle est
bien enfoncée et je ne suis
que sur une jambe et je force avec le
pied de l'autre jambe, la moto soudain se déséquilibre
et commence à pencher du côté
opposé à moi, trop tard, elle m'entraîne, je la retiens au maximum
pour qu'elle se couche en douceur et je tombe dessus et m'éclate le tibia sur une partie métallique. Je n'ai pas le temps de me relever que déjà
4 ou 5 Indiens m'ont remis la moto debout, m'aide à enlever la béquille centrale pour la mettre
sur la béquille de côté.
Ceci fait ils retournent à leurs
activités et j'ai à peine le temps de leur dire
merci. Mais ça fait plaisir
cette solidarité spontanée.
J'ai mal au tibia, c'est le coup,
c'est toujours douloureux un coup sur le tibia, la peau est à peine abîmé et ce soir je n'ai plus aucune
douleur.
On boit quand même notre thé et on mange aussi une brioche.
Le proprio est inquiet pour ma jambe, je m'assieds un moment, puis on repart.
Toujours la même route très
sympa et on arrive à Vaithisvarankoil,
là où il y a un bassin avec une eau qui a des vertus
curatives et miraculeuses.
Devant le temple, à côté d'une débitrice de thé
on gare la moto. La mère
nous prépare un thé, tandis que son fils un grand
ado nous dit qu'il aura l'oeil sur la moto. On lui fait confiance, on n'a pas
le choix. Je prends avec moi la sacoche de réservoir
dans laquelle on a mis tout ce qui est précieux.
Restent quand même dans une
sacoche l'ordi et Ipad.
On découvre
qu'il y a dans ce village un ashram avec un gourou qui peut tout pour nous. On
nous remet même un document
qui cite tout ce qu'on peut obtenir avec un peu de finances.
Notre horoscope ou celui de tous les
membres de notre famille ainsi que les prédictions
sur l'avenir.
L'argent, les maladies, la maison,
les voitures, les terrains et les plaisirs. les problèmes des femmes sans enfant et de l'adoption. Le
mariage et la position des planètes
pour la future mariée. La
longévité, les accidents, les dangers qui
nous guettent. La chance. Les prédictions
pour un futur job. La possibilité d'un
second mariage.
Il y a trois gourous et chacun a sa
spécialité, l'un est plus branché péchés, l'autre sur la prévision
des troubles apportés par
des gens malveillants, enfin le dernier sait comment s'y prendre avec les
longues maladies, il a la méthode.
On décline
l'offre et on dit comme des imbéciles
qu'on n'est pas intéressés.
On pénètre dans une partie qui précède
le temple et qui est bordée
par les marchands du temple.
Puis on passe le gopuram d'entrée. C'est un très vieux temple, très grand et qui est encore dans
son jus d'époque avec des
couleurs extraordinaires de roses et de bleus passés. Il est à
la fois sombre dans certaines parties comme un vieux temple et très lumineux dans d'autres.
On va au bassin et je me mets les
pieds dans l'eau sur la première
marche recouverte, glissante de vase verte. Je m'asperge comme tout le monde,
je n'en mets pas dans ma bouche comme font les vrais dévots. Ils ne la boivent pas, ils la recrachent.
Véro
fait comme moi.
J'espère
que ça va nous apporter
beaucoup et notamment pour mieux accepter ce monde dans lequel on semble être des étrangers, et mieux comprendre les gens qui ne nous
aiment pas et font pourtant semblant, on ne sait pas pourquoi.
On se dit que si demain on a la figure
pleine de boutons c'est que ça
a marché.
On passe notre temps à visiter et à observer parce que vraiment ce
temple a quelque chose. Par
exemple une vieille femme se trouve mal, quelqu'un la porte à l'air, et comme il voit qu'on
s'y intéresse il nous dit
que c'est parce qu'elle manque de sucre, hypoglycémie.
En Inde, on croit rêver.
Près
du lieu de prière où
des dizaines de petites lampes à huile
illuminent un peu l'obscurité, une femme est allongée à
même le sol. Sur son
ventre une autre femme pose des offrandes et une petite lampe à huile dont la mèche est allumée. Les yeux de la femme allongée s'ouvrent et se ferment, elle
doit recevoir un soin.
On repart avec la fermeture et l'on
va déjeuner dans un hôtel comme on en trouve sur la
route pour les touristes indiens.
On est les premiers, mais on est bien
vite rejoint par plusieurs familles d'indiens qui viennent aussi pour déjeuner.
La carte est simplifiée au maximum, il n'y a que du
thali. Le cadre est pourtant beau, il y un bâtiment
avec des chambres et une piscine, ils pourraient faire un effort pour attirer
des occidentaux
Lorsqu'on se sent suffisamment reposé on repart.
On est vite sur la grande route de
Chidambaram, on peut rouler vite mais c'est le seul intérêt.
Sur cette route arrivent sur la
droite d'autres routes qui viennent de la côte.
A l'une d'entre elles, il y a des
barrières comme d'habitude
ax croisements, et en face arrive une voiture tout phare allumé ce qui attire mon regard,
jusqu'à ce que je me rende
compte qu'un motard qui vient de la route perpendiculaire a coupé la route devant la voiture éclairée et comme il sait qu'il a fait une connerie il ne
regarde que la voiture et vient directement contre moi, heureusement comme il
prend la même direction que
nous il redresse sa moto, moi j'ai déjà commencé à freiner et je me déporte
et me mets parallèle à lui,
c'est à ce moment
qu'ils nous découvrent, moi je suis sur mon freinage et lui
toujours sur sa lancé, il
passe donc devant nous puis s'arrête
au bord de la route et nous fait des signes pour s'excuser. I
l vient de réaliser à quoi il a échappé, en voulant faire le malin et passer sous le nez de la voiture.
l vient de réaliser à quoi il a échappé, en voulant faire le malin et passer sous le nez de la voiture.
Je m'en veux de m'être laissé distraire par les phares de la voiture et de ne
pas avoir vu le motard arriver plus tôt.
Pourtant c'est le B A ba du motard à
une intersection d'anticiper ce qui arrive.
On repart Véro a peur sur cette route où je crois que tous
les connards en face de nous on fait le maximum pour que nous roulions en mode expert. Même à l'arrivée
dans Pondy au niveau du départ
pour Paradise Beach, un bus complètement
à droite, il a fallu sauter
dans le contre bas qui a une certaine hauteur à
ce niveau et au moment de remonter un autre bus fait la même chose mais laisse quand même un peu de place sur le
goudron pour une moto. On n'est pas les seuls motards à faire ce numéro.
On a fait un arrêt à
Cuddalore à l'hôtel Devi pour boire un coup.
On arrive un peu avant 4h rue
Candappa.
On range tout. Véro fait une machine à laver, la machine marche et
elle ne fuit plus.
Puis elle attaque ses photos et moi
le blog.
Ce soir il était prévu
soupe de noodles, mais en notre absence les fourmis se sont introduites dans
les sachets non encore ouverts, fermeture scellée
à l'indienne. Véro balance les soupes de noodles
et ce sera donc coquillettes, saucisson et fromage, le repas diététique
français.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...