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vendredi 20 février 2015

Journée encadrement

Famille en promenade sur la Promenade
  
Véro se lève vers 6h30 et moi vers 7h.

Je vais au pain.

La voisine en face balaie la moitié de la rue devant sa maison. Elle est vêtue d'un sari mauve.

Le soleil me frappe le visage dès que je suis dans la rue.

Rue Mission je sens que ce matin le fond de l'air est tiède.

Le marchand de lait et son copain discutent avec un troisième homme.

Le magasin Ibrahim Store est ouvert.

Rue Savary une femme dessine un kolam.

Rue Petit Canal un enfant se tient debout près du pont, un peu derrière lui une femme s'occupe du feu, je perçois encore quelques corps allongés, mais là aussi le soleil m'empêche de voir pleinement la rue.

Rue Sainte Thérèse la petite famille est endormie et les rickshaws sont garés un peu plus loin sur la droite.

Devant l'entrée de la maison de l'archevêque le gardien de nuit est assis sur un fauteuil de jardin en plastique.

Les mendiantes sont installées à leur place habituelle sur les marches.

La petite marchande de lait est elle aussi assise sur les marches, concentrée sur son cahier de comptes.

Un corps endormi sur le seuil de Cute Kitchen.

Une énorme tranchée a été creusée après  la rue Needarajapayar elle continue sur le trottoir juste là où se tenait la marchande de noix de coco.

Un homme lit un journal sur les marches de la banque ING.

Le soleil me frappe au visage dès que je prends la rue Ranga Pillai, Pazarmudhir est ouvert, un chapelet de bouses séchées.

A l'angle de la rue Canteen un chantier vient certainement de prendre fin, bien qu'il ne me semble pas vraiment terminé, seulement des murs qui sont peints en blanc, il y a une inauguration avec plusieurs personnes à l'intérieur et des guirlandes suspendues pour marquer la fête.

Un car est stationné devant le Sri Aurobindo Autocares Service, il attend que le bureau ouvre et que les clients arrivent.

Il me semble que le gardien de l'hôtel Sun Park n'est pas celui que je  vois habituellement.

Au carrefour du quai, je vois que "Bon Bake" est ouvert. Sur les marches avant le Hot Bread deux femmes en sari sont assises, je ne les connais pas.

Hot Bread, quelques clients attablés et un devant moi qui prend des croissants et les pose sur un plateau.

Je prends ma boulish et je vais à la caisse. Le client aux croissants me rejoint et me passe devant en sa qualité d'Indien. Le caissier est un peu gêné, il me regarde et me fait signe qu'il m'a vu. Dès que l'autre a payé il me fait mon compte.

Je ressors, les deux femmes sont toujours là. Je me dis qu'elles doivent attendre un bus. Souvent un bus aux flancs chromés s'arrête à ce niveau.

Devant le Cottage Restaurant des nettoyeuses de rue s'activent, tout près d'elles le tracteur benne.

La femme avant la station service dort encore, les bras découverts, son chien enchaîné la garde.

Je vois avant l'arrêt de bus que le clochard jésus est allongé, il dort encore me semble-t-il, pas de trace du clochard judas d'hier. Peut-être que si le clochard jésus me voit passer, il va être  un peu déçu d'hier et d'aujourd'hui.
Ainsi il apprend qu'il faut ne jamais rien attendre des autres même si on est clochard et ainsi la vie est plus facile à vivre.

Des femmes et un homme attendent dans l'arrêt de bus.

A l'angle de la rue Saint Ange, le petit débit de thé est ouvert.

Je vois venir de loin le livreur de bouteilles de gaz rouges, aujourd'hui il pousse son chargement. Je ne sais s'il est seulement livreur de gaz ou aussi marchand ambulant de bouteilles de gaz rouges. L'autre jour j'ai vu un homme à vélo avec un bouteille de gaz rouge accrochée verticalement à son porte-bagages, s'arrêter près du livreur et lui échanger sa bouteille vide contre une pleine et même une deuxième pour équilibrer le poids et il est reparti avec deux bouteilles de gaz rouges suspendues verticalement de chaque côté de son porte-bagages.

Je croise deux élèves infirmières dans leur tenue blanche.

Je croise aussi le tempo bleu plein à craquer qui va aller déverser sa cargaison à l'angle de la rue Saint Ange et les voyageurs vont se diriger à pied du côté de l'hôpital de l'autre côté du canal.

Je vois arriver le deuxième livreur de bouteilles de gaz rouges, lui est debout sur ses pédales et reste toujours suspendu de toute sa hauteur lorsque que sous son pied la pédale est en haut.

Au croisement de la rue Surcouf 4 écolières d'une école indienne avec leur tenue bleu et blanche.

Rue Capitaine Marius Xavier, la rue est de plus en plus étroite à cause des matériaux posés à même la rue des deux chantiers qui se font en vis à vis.

Rue Candappa, à l'angle les nettoyeuses de rues sont près de la poubelle en rond de ciment et elles ramassent les ordures qu'elles mettent dans le tracteur-benne arrêté à côté d'elles.
Cela me fait penser que jeudi dans la nuit lorsque nous sommes rentrés, vers deux heures du matin, il y avait dans la rue Mission un énorme camion benne et des femmes qui nettoyaient la rue. Cette année, chaque matin lorsque je vais au pain je suis étonné de la propreté de ces grands axes, Mission, Pillai, j'ai compris que la nuit aussi les nettoyeuses de rues sont en activité.

Une femme dessine un Kolam.

On prend notre petit déjeuner.

Véro a mis une lessive en route et pendant que la machine se fait, elle reprend toutes les aquarelles accrochées dans l'appartement pour les ré-encadrer et faire ré-encadrer certaines qui avaient un cadre blanc, par l'encadreur.

Etendage de la lessive sur la terrasse et un deuxième café du matin.

Véro et les aquarelles prennent un auto-rickshaw pour aller chez l'encadreur.
Tout sera prêt lundi.
Il nous informe que dimanche au parc Barathi il y aura une grande vente d'oeuvres d'artistes de 10h du matin à 18h.

On part à la recherche de boucles d'oreilles pour une commande. On va rue Mission chez un bijoutier qui  ne fait que du vieux. Il y a de belles choses, mais les prix ne correspondent pas au budget.

Gobi appelle, pour venir récupérer son argent. On lui dit qu'on l’appelera dès qu'on sera à la maison.

On va au magasin d'Auroville il ne font plus les bijoux en or. Ce domaine est devenu réservé à Matrigold qui squatte tous les lieux publics.

On revient Rue Mission un peu après le marché Goubert là où sont installés quelques grands bijoutiers qui vendent les bijoux en or au poids de l'or.
Un seul  fait de boucles avec des crochets faits pour des occidentales, c'est dire qui ne suppose pas un trou énorme dans l'oreille. L'or coûte 2600 Rs le gramme.

On va déjeuner à l'Indian Coffee,  biryani vèg et riz au citron.

On rentre à l'appart et on appelle Gobi qui arrive dans les 5 mn.

On lui raconte notre aventure de jeudi à l'aéroport.

On lui raconte aussi qu'au retour du trip le dernier restau nous a fait payer son repas alors qu'il avait reçu l'argent pour cela. Gobi n'en revient, il nous dit qu'il a payé son repas. Il se rappelait très bien ce qu'il avait pris et ce qu'on avait pris. Je crois que maintenant il va éviter ce restau, et qu'il va aller leur dire quelque chose.

On se repose et on boit le café.

Puis Véro se met aux photos et moi au blog.

Vers 16h on va chercher le linge sur la terrasse.

Puis on va faire notre tour habituel  sur la promenade, pour se dégourdir les jambes et maintenir notre forme de marcheurs.

Il fait très beau, il y a peu de monde sur la promenade.

Au pied de la statue de Gandhi des Indiens sont assis et peignent à l'aquarelle ce qu'il voit de ce point de vue.

Autour du Parc Barathi il y a une activité pour préparer la manifestation de dimanche. Un artiste a dessiné le visage d'un homme en très grand et colle sur le papier des petits morceaux de bois pour faire les moustaches et les sourcils. Je pense que ce sera terminé pour dimanche.

Maintenant qu'on le peut, on se paie une glace et un kulfi.

On revient par la rue Sufren parce que je veux aller voir au Café des Arts s'ils vendent toujours des T-shirts Royal Enfield. On en trouve un et un seul avec la bonne taille, de couleur mastique. Si j'en veux d'autres il faut les commander pour qu'ils les fassent faire pour la semaine prochaine. J'en commande deux un noir et un autre d'une couleur mastique un peu différente que le premier.

On rentre par la rue Surcouf.

Je rentre la moto.

On regarde les informations à la télé en buvant une bière comme apéro.  

On descend chez Antoine pour régler tout ce qu'on lui doit bière, eau, électricité, internet. Comme ça on y voit plus clair notamment pour le départ.

On remonte pour manger enfin notre soupe de noodles piquantes, avec fromage raisins et bananes.

En même temps on regarde le journal de 13h de France 2 et la dernière journée des motards  dans le Rajasthan. 2200km en 12 jours ça fait en moyenne 180km par jour ils doivent être crevés à l'arrivée même s'il n'ont pas à se préoccuper de porter leurs affaires ou de trouver des hôtels et des restaurants.


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