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| Famille en promenade sur la Promenade |
Véro
se lève vers 6h30 et moi
vers 7h.
Je vais au pain.
La voisine en face balaie la moitié de la rue devant sa maison.
Elle est vêtue d'un sari
mauve.
Le soleil me frappe le visage dès que je suis dans la rue.
Rue Mission je sens que ce matin le
fond de l'air est tiède.
Le marchand de lait et son copain
discutent avec un troisième
homme.
Le magasin Ibrahim Store est ouvert.
Rue Savary une femme dessine un
kolam.
Rue Petit Canal un enfant se tient
debout près du pont, un peu
derrière lui une femme
s'occupe du feu, je perçois
encore quelques corps allongés,
mais là aussi le soleil
m'empêche de voir
pleinement la rue.
Rue Sainte Thérèse
la petite famille est endormie et les rickshaws sont garés un peu plus loin sur la droite.
Devant l'entrée de la maison de l'archevêque le gardien de nuit est assis sur un fauteuil de
jardin en plastique.
Les mendiantes sont installées à leur place habituelle sur les marches.
La petite marchande de lait est elle
aussi assise sur les marches, concentrée
sur son cahier de comptes.
Un corps endormi sur le seuil de Cute
Kitchen.
Une énorme
tranchée a été
creusée après la rue Needarajapayar elle continue sur le
trottoir juste là où se
tenait la marchande de noix de coco.
Un homme lit un journal sur les
marches de la banque ING.
Le soleil me frappe au visage dès que je prends la rue Ranga
Pillai, Pazarmudhir est ouvert, un chapelet de bouses séchées.
A l'angle de la rue Canteen un
chantier vient certainement de prendre fin, bien qu'il ne me semble pas
vraiment terminé, seulement
des murs qui sont peints en blanc, il y a une inauguration avec plusieurs
personnes à l'intérieur et des guirlandes
suspendues pour marquer la fête.
Un car est stationné devant le Sri Aurobindo
Autocares Service, il attend que le bureau ouvre et que les clients arrivent.
Il me semble que le gardien de l'hôtel Sun Park n'est pas celui que
je vois habituellement.
Au carrefour du quai, je vois que
"Bon Bake" est ouvert. Sur les marches avant le Hot Bread deux femmes
en sari sont assises, je ne les connais pas.
Hot Bread, quelques clients attablés et un devant moi qui prend des
croissants et les pose sur un plateau.
Je prends ma boulish et je vais à la caisse. Le client aux
croissants me rejoint et me passe devant en sa qualité d'Indien. Le caissier est un peu gêné,
il me regarde et me fait signe qu'il m'a vu. Dès
que l'autre a payé il me fait mon compte.
Je ressors, les deux femmes sont
toujours là. Je me dis
qu'elles doivent attendre un bus. Souvent un bus aux flancs chromés s'arrête à ce
niveau.
Devant le Cottage Restaurant des
nettoyeuses de rue s'activent, tout près
d'elles le tracteur benne.
La femme avant la station service
dort encore, les bras découverts,
son chien enchaîné la garde.
Je vois avant l'arrêt de bus que le clochard jésus est allongé, il dort encore me semble-t-il,
pas de trace du clochard judas d'hier. Peut-être
que si le clochard jésus me voit passer, il va être
un peu déçu d'hier
et d'aujourd'hui.
Ainsi il apprend qu'il faut ne jamais rien attendre des autres même si on est clochard et ainsi la vie est plus facile à vivre.
Ainsi il apprend qu'il faut ne jamais rien attendre des autres même si on est clochard et ainsi la vie est plus facile à vivre.
Des femmes et un homme attendent dans
l'arrêt de bus.
A l'angle de la rue Saint Ange, le
petit débit de thé est ouvert.
Je vois venir de loin le livreur de
bouteilles de gaz rouges, aujourd'hui il pousse son chargement. Je ne sais s'il
est seulement livreur de gaz ou aussi marchand ambulant de bouteilles de gaz rouges.
L'autre jour j'ai vu un homme à vélo avec un bouteille de gaz
rouge accrochée
verticalement à son porte-bagages,
s'arrêter près du livreur et lui échanger sa bouteille vide contre
une pleine et même une
deuxième pour équilibrer le poids et il est
reparti avec deux bouteilles de gaz rouges suspendues verticalement de chaque côté
de son porte-bagages.
Je croise deux élèves
infirmières dans leur tenue
blanche.
Je croise aussi le tempo bleu plein à craquer qui va aller déverser sa cargaison à l'angle de la rue Saint Ange et
les voyageurs vont se diriger à pied
du côté de l'hôpital de l'autre côté du canal.
Je vois arriver le deuxième livreur de bouteilles de gaz rouges,
lui est debout sur ses pédales
et reste toujours suspendu de toute sa hauteur lorsque que sous son pied la pédale est en haut.
Au croisement de la rue Surcouf 4 écolières d'une école
indienne avec leur tenue bleu et blanche.
Rue Capitaine Marius Xavier, la rue
est de plus en plus étroite
à cause des matériaux posés à même la rue des deux chantiers qui
se font en vis à vis.
Rue Candappa, à l'angle les nettoyeuses de rues sont près de la poubelle en rond de
ciment et elles ramassent les ordures qu'elles mettent dans le tracteur-benne
arrêté à côté d'elles.
Cela me fait penser que jeudi dans la
nuit lorsque nous sommes rentrés,
vers deux heures du matin, il y avait dans la rue Mission un énorme camion benne et des femmes
qui nettoyaient la rue. Cette année,
chaque matin lorsque je vais au pain je suis étonné de la propreté de ces grands axes, Mission,
Pillai, j'ai compris que la nuit aussi les nettoyeuses de rues sont en activité.
Une femme dessine un Kolam.
On prend notre petit déjeuner.
Véro
a mis une lessive en route et pendant que la machine se fait, elle reprend
toutes les aquarelles accrochées
dans l'appartement pour les ré-encadrer
et faire ré-encadrer
certaines qui avaient un cadre blanc, par l'encadreur.
Etendage de la lessive sur la
terrasse et un deuxième café du matin.
Véro
et les aquarelles prennent un auto-rickshaw pour aller chez l'encadreur.
Tout sera prêt lundi.
Il nous informe que dimanche au parc
Barathi il y aura une grande vente d'oeuvres d'artistes de 10h du matin à 18h.
On part à la recherche de boucles d'oreilles pour une
commande. On va rue Mission chez un bijoutier qui ne fait que du vieux. Il y a de belles
choses, mais les prix ne correspondent pas au budget.
Gobi appelle, pour venir récupérer son argent. On lui dit qu'on l’appelera
dès qu'on sera à la maison.
On va au magasin d'Auroville il ne
font plus les bijoux en or. Ce domaine est devenu réservé
à Matrigold qui squatte tous les lieux publics.
On revient Rue Mission un peu après le marché Goubert là où
sont installés
quelques grands bijoutiers qui vendent les bijoux en or au poids de l'or.
Un seul fait de boucles avec des crochets faits pour
des occidentales, c'est dire qui ne suppose pas un trou énorme dans l'oreille. L'or coûte 2600 Rs le gramme.
On va déjeuner
à l'Indian Coffee, biryani vèg
et riz au citron.
On rentre à l'appart et on appelle Gobi qui arrive dans les 5
mn.
On lui raconte notre aventure de
jeudi à l'aéroport.
On lui raconte aussi qu'au retour du
trip le dernier restau nous a fait payer son repas alors qu'il avait reçu l'argent pour cela. Gobi n'en
revient, il nous dit qu'il a payé son
repas. Il se rappelait très
bien ce qu'il avait pris et ce qu'on avait pris. Je crois que maintenant il va éviter ce restau, et qu'il va
aller leur dire quelque chose.
On se repose et on boit le café.
Puis Véro
se met aux photos et moi au blog.
Vers 16h on va chercher le linge sur
la terrasse.
Puis on va faire notre tour
habituel sur la promenade, pour se dégourdir les jambes et maintenir
notre forme de marcheurs.
Il fait très beau, il y a peu de monde sur la promenade.
Au pied de la statue de Gandhi des
Indiens sont assis et peignent à l'aquarelle
ce qu'il voit de ce point de vue.
Autour du Parc Barathi il y a une
activité pour préparer la manifestation de
dimanche. Un artiste a dessiné le visage d'un homme en très grand et colle sur le papier
des petits morceaux de bois pour faire les moustaches et les sourcils. Je pense
que ce sera terminé pour
dimanche.
Maintenant qu'on le peut, on se paie
une glace et un kulfi.
On revient par la rue Sufren parce
que je veux aller voir au Café des
Arts s'ils vendent toujours des T-shirts Royal Enfield. On en trouve un et un
seul avec la bonne taille, de couleur mastique. Si j'en veux d'autres il faut
les commander pour qu'ils les fassent faire pour la semaine prochaine. J'en
commande deux un noir et un autre d'une couleur mastique un peu différente que le premier.
On rentre par la rue Surcouf.
Je rentre la moto.
On regarde les informations à la télé en
buvant une bière comme apéro.
On descend chez Antoine pour régler tout ce qu'on lui doit bière, eau, électricité,
internet. Comme ça on y
voit plus clair notamment pour le départ.
On remonte pour manger enfin notre
soupe de noodles piquantes, avec fromage raisins et bananes.
En même
temps on regarde le journal de 13h de France 2 et la dernière journée des motards
dans le Rajasthan. 2200km en 12 jours ça
fait en moyenne 180km par jour ils doivent être
crevés à l'arrivée même
s'il n'ont pas à se préoccuper de porter leurs affaires
ou de trouver des hôtels et
des restaurants.

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