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dimanche 15 février 2015

Comment faire passer le temps à Pondy ? The Question !

 Trichy

Ce matin Véro se lève à 6h et met le blog d'hier en ligne.

Je me lève un peu plus tard et je vais au pain avec Isa.

Une femme en sari violet nettoie la rue devant chez elle juste en face de chez nous.

Les cycliste matinaux découvreurs de  Pondy sont prêts au départ.

La fraîcheur de la rue est toujours agréable le matin.

Le marchand de lait de la rue Montorsier est là.

Ibrahim store n'a pas encore ouvert.

A l'angle deux femmes discutent, l'une d’entre elles est une voisine qui promène son chien qui n'est pas très grand, les oreilles pendantes, de deux couleurs : marron et crème.

Derrière nous marche une femme vêtue d'un sari saumon j’entends ses chapals  qui claquent à chaque pas sur  la chaussée.

Rue Petit Canal une femme est levée, les autres dorment encore.

Rue Sainte Thérèse la famille est encore endormie, la mère commence à se réveiller. Le rickshaw est garé de l'autre côté de la rue.

Déjà on entend les chants qui s'échappent de la cathédrale et qui deviennent de plus en plus prenant au fur et à mesure qu'on se rapproche.

La petite marchande de lait, debout avec un sachet de lait  à la main, les mendiantes agglutinées à leur place habituelle.

Une femme jette un sac de poubelle sur un tas de détritus qui est au croisement de la rue Needarajpayar.

Mamalla protéine est ouvert, en face un chien sur le mur de l'école attend.

Le soleil vient éclairer le bout de la rue Ranga Pillai et la lumière se reflète sur des instruments de cuisines en métal.

Pazamudhir est ouvert et les livreurs entrent leurs marchandises dans le magasin.

Les bouses sont bien à l'angle avec le quai.

Au Coolcat les clients boivent leur thé et lisent leur journal.

Personne au Hot Bread on prend le pain et un pain au chocolat.
Les vitrines sont encore vides des pâtisseries fabriquées dans la salle vitrée juste derrière la caisse.
Le temps de faire trancher le pain et on repart.

Le quai. Le dormeur avant la station service est bien là endormi aux roues de deux  rickshaws. A la place du second dormeur, dans l'anfractuosité d'une sorte de boîte en ciment en ruine il n'y a plus rien. Je me dis que ça devait bien être un dormeur ou alors cet endroit a été nettoyé. Je ne sais pas peut-être que les prochains jours m'apporteront une information plus précise.

Avant l'arrêt de bus jésus le clochard n'est pas  là. Il y a ses quelques haillons. Je le vois qui traverse la rue comme s'il venait du pont sur le canal qui mène à l'hôpital.

On se regarde. Il est complètement paralysé par je ne sais quoi, sa fatigue de la vie sans doute. Je lui tends le billet qu'il prend et comme à chaque fois il regarde précisément ce que je lui ai mis dans la main ou le montant du billet. Je sens toujours une espèce de raideur squelettique dans tout son corps au moindre de ses mouvements. J'espère qu'il ne mourra pas avant notre départ, mais je pense que l'an prochain je ne le reverrai plus, comme tant d'autres déjà.
Comme ce vieil homme qui vivait et dormait au bord du canal à côté d'un tas d'ordures, en face du lycée français et qui se réveillait le matin lorsque je passais, le corps tout raide et le geste lent. Et un matin il n'était plus à sa place habituelle. La vie avait cédé la place à autre chose, à un vide pour moi et chaque matin ce vide est là comme une présence à l'endroit où il essayait de vivre.

Un tracteur benne et son équipe passe à côté de nous.

La rue Surcouf.

Dans la rue Capitaine Marius Xavier le gardien de la belle maison est dans la rue et nous regarde passer. Il nous salue parce qu'il voit qu'on regarde à travers la grille pour voir la maison.

A l'angle avec la rue Candappa, les balayeuses de rue on attaqué leur travail. Elles forment de petits tas de détritus qu'elles enlèveront un peu plus tard pour les mettre dans la benne du tracteur.

La voisine du dessous boit son thé sur son balcon.

On prend le petit déjeuner.

Véro et moi on file au marché Goubert avec la moto pour acheter des crevettes pour ce soir. On y va de bonne heure pour qu'elles gardent toute leur fraîcheur.

En descendant les escaliers pas éclairés avec mes lunettes de soleil, j'aperçois sur une marche un seau blanc. Je pense qu'il a du être oublié et je me dis qu'il faut que j'avertisse Véro et en même temps je sens sous mes pieds quelque chose d'énorme et de mou, je m'écarte et descends quelques marches, à ce moment je suis suffisamment bas pour que le voyant optique déclenche l'éclairage et je vois assise dans l'escalier la nouvelle femme de ménage qui a l'air affolé, dans le noir elle nettoie la rampe d'escalier, ou elle se repose, je ne sais. Par rapport à la précédente on sent que cette nouvelle femme de ménage n'a pas le même courage, ni la même envie de bosser.

On remonte MG road sur laquelle les marchands du Sunday Market s'installent. Il est encore tôt pour eux et ce n'est que le début des premières installations, on roule facilement.

Véro descend de la moto et entre dans le marché aux poissons. Je gare la moto un peu plus loin et je la rejoins.

C'est une vraie folie à l'intérieur, l'odeur, le bruit, et la densité de gens, il faut se battre pour se frayer un passage et même ça ne sert à rien tellement il y a du monde.
J'arrive à rejoindre Véro chez sa marchande de crevettes et je lui propose de ressortir en passant par l'intérieur du marché c'est à dire en s'enfonçant encore plus parce que la sortie poissons est inaccessible.

Véro prend des citrons et on repart pour revenir à l'appartement en passant par la rue Mission.

On boit un café pour se remettre de l'aventure.

A 10h je vais avec JJ d'un coup de moto chez le money-changer. On est les premiers clients, ils sont encore en train de laver le sol. Le change est à 70,5, ça fait longtemps qu'il n'avait pas été aussi bien.

On revient et on part tous pour Pothys. La famille SC en auto-rickshaw et nous à moto.

Pothys c'est la caverne d'Ali Baba sur cinq étages. Chaque étage est passé au peigne fin. Véro et moi en en sort à 13h15 et la famille SC beaucoup plus tard.

Nous on est crevés et on se repose un peu avant leur arrivée.

On part déjeuner au Surguru pour riches celui de la  rue Nehru.
On déjeune.

On passe par la  poste qui est ouverte le dimanche pour acheter des timbres pour les cartes postales. Comme tout est simple en Inde pour régler le prix de l'envoi, 15 Rs par carte il faut coller sur chaque timbre 4 timbres.
Le pot de colle extérieur est vide, on revient à l'appart prendre un café et coller les timbres avec un stick de colle blanche.

Vers 16h on part à pied faire la promenade Goubert qui est envahie de monde parce que c'est dimanche.

On boit un coup au "Café".

Au pied de la statue de Ghandi il y a un guitariste qui joue en même temps de l'harmonica et chante du Bob Dylan en anglais et en français.
Véro le prend en photo et il lui demande s'il peut avoir les photos. En fait c'est un mec de Saint Orens à côté de Toulouse qui est pour une année en Inde. On note son adresse mail.

On coupe par Promenade et on va à la poste poster les cartes postales. Puis par la rue Manakula Vinayagar Koil on va au temple de Ganesh pour voir Lakshmi l'éléphante.
Elle n'est pas à sa place habituelle devant le temple mais juste à côté dans la rue Law de Laurisson.
On profite du magnifique spectacle de cette magnifique bête tenue en esclavage pour financer le temple et réjouir les badauds et dévots. Son oeil plein d'humanité semble implorer notre pitié.

Comme on est à côté on va voir la maison des escrocs de Pondy. Le circuit est très organisé, on défile entre des centaines de bouquets de fleurs et notamment des oeillets d'Inde pour passer devant leur tombe ou une foule de gens se recueillent et méditent, Indiens et Occidentaux. On ne peut pénétrer dans la maison parce qu'il est 18h, l'heure de fermeture.

On ressort et on remonte la rue Nehru jusqu'à Mission. Direction l'appart avec un arrêt prévu à Fabindia.

Véro Ugo et moi on continue. Véro s'attaque au crevettes et moi au blog.

Lorsque tout le monde est de retour on se prend un petit apéro bière et noix de cajou.

Le repas est prêt, bravo aux cuisinières.

Crevettes, pâtes et aubergine, fromage, salade de fruits.

Après le repas je descends jeter la poubelle pleine des déchets de crevettes dans le cercle de béton qui est au bout de la rue Candappa.


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