![]() |
| Trichy |
Ce matin Véro se lève
à 6h et met le blog d'hier
en ligne.
Je me lève
un peu plus tard et je vais au pain avec Isa.
Une femme en sari violet nettoie la
rue devant chez elle juste en face de chez nous.
Les cycliste matinaux découvreurs de Pondy sont prêts
au départ.
La fraîcheur
de la rue est toujours agréable
le matin.
Le marchand de lait de la rue
Montorsier est là.
Ibrahim store n'a pas encore ouvert.
A l'angle deux femmes discutent,
l'une d’entre
elles est une voisine qui promène
son chien qui n'est pas très
grand, les oreilles pendantes, de deux couleurs : marron et crème.
Derrière
nous marche une femme vêtue
d'un sari saumon j’entends ses chapals
qui claquent à chaque
pas sur la chaussée.
Rue Petit Canal une femme est levée, les autres dorment encore.
Rue Sainte Thérèse
la famille est encore endormie, la mère
commence à se réveiller. Le rickshaw est garé de l'autre côté
de la rue.
Déjà on entend les chants qui s'échappent de la cathédrale et qui deviennent de plus
en plus prenant au fur et à mesure
qu'on se rapproche.
La petite marchande de lait, debout
avec un sachet de lait à la main, les mendiantes
agglutinées à leur place habituelle.
Une femme jette un sac de poubelle
sur un tas de détritus qui
est au croisement de la rue Needarajpayar.
Mamalla protéine est ouvert, en face un chien sur le mur de l'école attend.
Le soleil vient éclairer le bout de la rue Ranga
Pillai et la lumière se
reflète sur des instruments
de cuisines en métal.
Pazamudhir est ouvert et les livreurs
entrent leurs marchandises dans le magasin.
Les bouses sont bien à l'angle avec le quai.
Au Coolcat les clients boivent leur
thé et lisent leur journal.
Personne au Hot Bread on prend le
pain et un pain au chocolat.
Les vitrines sont encore vides des pâtisseries fabriquées dans la salle vitrée juste derrière la caisse.
Le temps de faire trancher le pain et
on repart.
Le quai. Le dormeur avant la station
service est bien là endormi
aux roues de deux rickshaws. A la place
du second dormeur, dans l'anfractuosité
d'une sorte de boîte
en ciment en ruine il n'y a plus rien. Je me dis que ça devait bien être
un dormeur ou alors cet endroit a été nettoyé. Je ne sais pas peut-être que les prochains jours m'apporteront une
information plus précise.
Avant l'arrêt de bus jésus
le clochard n'est pas là. Il y a ses quelques haillons.
Je le vois qui traverse la rue comme s'il venait du pont sur le canal qui mène à l'hôpital.
On se regarde. Il est complètement paralysé par je ne sais quoi, sa fatigue
de la vie sans doute. Je lui tends le billet qu'il prend et comme à chaque fois il regarde précisément ce que je lui ai mis dans la main ou le
montant du billet. Je sens toujours une espèce
de raideur squelettique dans tout son corps au moindre de ses mouvements. J'espère qu'il ne mourra pas avant
notre départ, mais je pense
que l'an prochain je ne le reverrai plus, comme tant d'autres déjà.
Comme ce vieil homme qui vivait et
dormait au bord du canal à côté
d'un tas d'ordures, en face du lycée
français et qui se réveillait le matin lorsque je
passais, le corps tout raide et le geste lent. Et un matin il n'était plus à sa place habituelle. La vie
avait cédé la place à autre chose, à un vide pour moi et chaque
matin ce vide est là comme
une présence à l'endroit où il essayait de vivre.
Un tracteur benne et son équipe passe à côté de nous.
La rue Surcouf.
Dans la rue Capitaine Marius Xavier
le gardien de la belle maison est dans la rue et nous regarde passer. Il nous
salue parce qu'il voit qu'on regarde à
travers la grille pour voir la maison.
A l'angle avec la rue Candappa, les
balayeuses de rue on attaqué
leur travail. Elles forment de petits tas de détritus
qu'elles enlèveront un peu
plus tard pour les mettre dans la benne du tracteur.
La voisine du dessous boit son thé sur son balcon.
On prend le petit déjeuner.
Véro
et moi on file au marché Goubert
avec la moto pour acheter des crevettes pour ce soir. On y va de bonne heure
pour qu'elles gardent toute leur fraîcheur.
En descendant les escaliers pas éclairés avec mes lunettes de soleil, j'aperçois sur une marche un seau
blanc. Je pense qu'il a du être
oublié et je me dis qu'il
faut que j'avertisse Véro
et en même temps je sens
sous mes pieds quelque chose d'énorme
et de mou, je m'écarte et
descends quelques marches, à ce
moment je suis suffisamment bas pour que le voyant optique déclenche l'éclairage et je vois assise dans
l'escalier la nouvelle femme de ménage
qui a l'air affolé, dans le
noir elle nettoie la rampe d'escalier, ou elle se repose, je ne sais. Par
rapport à la précédente
on sent que cette nouvelle femme de ménage
n'a pas le même courage, ni
la même envie de bosser.
On remonte MG road sur laquelle les
marchands du Sunday Market s'installent. Il est encore tôt pour eux et ce n'est que le début des premières installations, on roule
facilement.
Véro
descend de la moto et entre dans le marché
aux poissons. Je gare la moto un peu plus loin et je la rejoins.
C'est une vraie folie à l'intérieur, l'odeur, le bruit, et la densité de gens, il faut se battre pour
se frayer un passage et même
ça ne sert à rien tellement il y a du monde.
J'arrive à rejoindre Véro
chez sa marchande de crevettes et je lui propose de ressortir en passant par
l'intérieur du marché c'est à dire en s'enfonçant
encore plus parce que la sortie poissons est inaccessible.
Véro
prend des citrons et on repart pour revenir à
l'appartement en passant par la rue Mission.
On boit un café pour se remettre de l'aventure.
A 10h je vais avec JJ d'un coup de
moto chez le money-changer. On est les premiers clients, ils sont encore en
train de laver le sol. Le change est à
70,5, ça fait
longtemps qu'il n'avait pas été aussi bien.
On revient et on part tous pour
Pothys. La famille SC en auto-rickshaw et nous à
moto.
Pothys c'est la caverne d'Ali Baba
sur cinq étages. Chaque étage est passé au peigne fin. Véro et moi en en sort à 13h15 et la famille SC beaucoup
plus tard.
Nous on est crevés et on se repose un peu avant
leur arrivée.
On part déjeuner au Surguru pour riches celui de la rue Nehru.
On déjeune.
On passe par la poste qui est ouverte le dimanche pour
acheter des timbres pour les cartes postales. Comme tout est simple en Inde
pour régler le prix de
l'envoi, 15 Rs par carte il faut coller sur chaque timbre 4 timbres.
Le pot de colle extérieur est vide, on revient à l'appart prendre un café et coller les timbres avec un
stick de colle blanche.
Vers 16h on part à pied faire la promenade Goubert
qui est envahie de monde parce que c'est dimanche.
On boit un coup au "Café".
Au pied de la statue de Ghandi il y a
un guitariste qui joue en même
temps de l'harmonica et chante du Bob Dylan en anglais et en français.
Véro
le prend en photo et il lui demande s'il peut avoir les photos. En fait c'est
un mec de Saint Orens à côté
de Toulouse qui est pour une année
en Inde. On note son adresse mail.
On coupe par Promenade et on va à la poste poster les cartes
postales. Puis par la rue Manakula Vinayagar Koil on va au temple de Ganesh
pour voir Lakshmi l'éléphante.
Elle n'est pas à sa place habituelle devant le
temple mais juste à côté
dans la rue Law de Laurisson.
On profite du magnifique spectacle de
cette magnifique bête tenue
en esclavage pour financer le temple et réjouir
les badauds et dévots. Son
oeil plein d'humanité semble
implorer notre pitié.
Comme on est à côté on va voir la maison des
escrocs de Pondy. Le circuit est très
organisé, on défile entre des centaines de
bouquets de fleurs et notamment des oeillets d'Inde pour passer devant leur
tombe ou une foule de gens se recueillent et méditent,
Indiens et Occidentaux. On ne peut pénétrer dans la maison parce qu'il
est 18h, l'heure de fermeture.
On ressort et on remonte la rue Nehru
jusqu'à Mission. Direction
l'appart avec un arrêt prévu à Fabindia.
Véro
Ugo et moi on continue. Véro
s'attaque au crevettes et moi au blog.
Lorsque tout le monde est de retour
on se prend un petit apéro
bière et noix de cajou.
Le repas est prêt, bravo aux cuisinières.
Crevettes, pâtes et aubergine, fromage, salade de fruits.
Après
le repas je descends jeter la poubelle pleine des déchets de crevettes dans le cercle de béton qui est au bout de la rue
Candappa.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Faites nous un petit coucou ici ! N'oubliez pas de mettre votre nom ...