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jeudi 19 février 2015

Hier et aujourd'hui.

Sur la plage de Mahabalipuram



Ce matin je me réveille à 7h30, petit somme depuis deux heures du matin.
Véro est déjà levée.


Hier matin
Véro et Isa  préparent les cartes d'embarquement sur le site de la Lufthansa.

Je vais au pain.

Une femme et un conducteur de tracteur benne s'engueulent dans la rue Candappa.

Rue Mission,
Hier comme aujourd'hui, le marchand de lait est assis à côté de ses cagettes de sachets de lait.

Hier comme aujourd'hui, Ibrahim store est ouvert.

Hier toute la rue Mission était envahie par des femmes en saris multicolores.

Hier comme aujourd'hui rue Petit Canal les gens se mettent en route pour la journée, des femmes s'occupent de cuire le petit déjeuner.

Hier comme aujourd'hui la petite famille de la rue Sainte Thérèse est partie.

Hier, de l'autre côté de la rue Mission la femme vêtue de hardes raides de crasses prend le virage pour se rendre rue Petit Canal, elle a un sac en plastique dans une main et un bidon métallique comme un bidon de lait rond, mais moins long.

Hier, la rue Mission est toujours envahie par des femmes en saris, peu d'hommes. En me rapprochant de la cathédrale il y a de plus en plus de monde, de plus en plus de femmes, on croirait une dislocation de manif, ce sont des femmes qui sortent de la messe du matin.


Hier comme aujourd'hui les mendiantes et les mendiants ne sont pas sur les marches de la cathédrale.
Hier, je n'arrive pas à voir où elles sont passées, certains mendiants s'éloignent de la cathédrale pour prendre leur quartier pour la journée.


Aujourd'hui je les vois sur les marches devant la librairie Focus. Elles sont assises et prennent leur petit déjeuner.



Hier la petite marchande lait était au milieu de la foule des femmes à côté de sa pile de cagettes de sachets de lait.


Aujourd'hui elle est de l'autre côté de la rue avec un sari vert doré et toujours son fichu de laine  noir et jaune sur la tête.


Hier, je marche au milieu des femmes qui s'éloignent de la cathédrale.

Aujourd'hui, c'est plus calme.

Hier, le camion de Banana World est là à côté du Nilgiris.

Aujourd'hui, un marchand ambulant sur son chariot "4 saisons", a un client pour ses bananes.

Hier comme aujourd'hui au début de la rue Ranga Pillai la femme qui était sur le trottoir à côté du Hot Bread.
Hier, elle était debout une bouteille en plastique à la main.
Aujourd'hui, elle est assise toujours avec une bouteille plastique et manifestement me regarde passer.

Pazamudhir est ouvert.
Aujourd'hui il y a déjà les vélos et motos des employés et des clients garés juste devant.

Hier une voiture blanche du Karnataka devant le Sun Park Hôtel.

Aujourd'hui un bus et beaucoup de clients indiens devant le Sri Aurobindo autocares travels.

Au croisement du quai hier et aujourd'hui des restes de bouses séchées.
Hier et aujourd'hui le "Bon Bake" est ouvert.


Le Hot Bread, hier, un couple est attablé et je prends un pain au chocolat et une baguette, à la caisse il y a le petit homme avec son bonnet et sa moustache blanche qui examine avec attention la note qui lui a été remise.

Aujourd'hui, il y a plusieurs clients attablés et je prends ma boulish. Au comptoir le caissier appelle quelqu'un qui vient pour me la trancher.

Je repars par le quai.

Hier,  toujours cette mauvaise odeur poudrée qui me fait penser au parfum Shalimar pour la côté poudré pas pour le côté fragrance.

Aujourd'hui, même odeur, un peu moins violente, mais qui me poursuit jusque devant le portail de Cottage Industrie.

Aujourd'hui, un tracteur benne est stationné.

Avant la station service hier la femme est encore allongée et endormie, sa tête est découverte et ses bras aussi sont à l'air.

Aujourd'hui elle est assise sur une pierre, sa literie a disparu, elle a du la ranger, elle se frotte la tête et le visage pour essayer de se réveiller.


Hier le clochard jésus n'est plus à sa place, il est assis sur le trottoir adossé au mur après l'arrêt de bus, je monte sur le trottoir et lui donne le billet de 10Rs.


Aujourd'hui, le clochard jésus n'est plus à sa place et je le vois assis dans l'arrêt de bus parmi d'autres personnes, je vais sous l'arrêt de bus et lui donne le billet de 10 Rs et je vois dans son regard un étonnement que je ne lui connaissais pas.
Je ressors de l'arrêt de bus et là je vois le clochard jésus assis sur le trottoir, adossé au mur comme hier.
Putain je me suis trompé de jésus !
Je passe et je vois son regard étonné, son incompréhension...
Je suis un peu perturbé, j'ai donné de l'espoir à un homme et tout à coup cet espoir est balayé. J'ai le sentiment que ce n'est pas rien pour lui ce manque, peut-être que je me fais des idées, demain j'essayerais de ne pas me tromper, mais c'est l'autre qui sera déçu, sauf que pour ce dernier c'est une erreur involontaire, alors que pour le "vrai" jésus quelque chose s'était tissé, du domaine de l'apprivoisement du Petit Prince

Hier et aujourd'hui les infirmières vêtues de blanc traverse le canal pour rejoindre l'hôpital.

A partir de là je mélange un peu mes souvenirs entre les hommes qui conduisent leurs enfants à  l'école à scoot. Des écolières vêtues de penjabi bleu et blanc.


Rue Capitaine Maurice Xavier, la rue est de plus en plus encombrée par les travaux de construction de nouveaux bâtiments de chaque côté de la rue, des tas de sable, de graviers, mordent sur le passage.

Hier et aujourd'hui les visiteurs de Pondy sur leur vélo du matin.

Hier et aujourd'hui les femmes nettoyeuses de rues.

On petit déjeune.

Hier nous sommes cinq.

Aujourd'hui nous sommes deux.

Hier c'est la fin de la préparation des bagages.
Hier on attend le chauffeur et la Toyota Innova. Véro et Isa vont faire imprimer chez French Connexion. Lorsqu'elles reviennent la voiture et le chauffeur ne sont toujours pas là.
Véro appelle Goby, le chauffeur arrive pour 10h30.
On attend.

Aujourd'hui à 10h du matin on étend une première lessive sur la terrasse, tandis qu'une seconde tourne.


Hier,
A 11h45 le chauffeur n'est toujours pas là, re-appel à Goby. Il s'excuse le chauffeur arrive dans 10mn.[1] 

Hier on descend les valises pour que tout soit prêt. Les valises sont légères par rapport aux nôtres lorsqu'on repart et encore pour nous il y a souvent un colis ou deux en plus.
Le chauffeur arrive et on part enfin pour Mahabalipuram.


Aujourd'hui on part régler Airtel notre fournisseur d'accès à Internet.
Puis on passe chez Vijay pour lui faire imprimer quelques fichiers. Comme tout est prêt il nous dit d'aller directement chez l'imprimeur qui est proche de la rue Lénine et de l'hôtel Bon Séjour. Je lui dis que je vois très bien ou c'est.

Il n'y a pas de problème pour l'impression et l'on revient à l'appartement pour tout déposer.
On ramasse la première lessive et on attend la fin de la seconde machine pour étendre le reste.


Hier on arrive à la Crocodile Farm.
La voiture n'est pas en très bon état et fonctionne mal, le moteur a des ratés ce qui nous fait une mauvaise sensation lors des dépassements.
C'est un endroit qui abrite des centaines de crocodiles, de toutes les espèces du monde et de toutes tailles.
On est très proche de ces animaux et c'est très impressionnant. Moi j'aime bien le bassin parc ou il y a des centaines de croco qui dorment les uns sur les autres, se déplacent en passant sans gêne sur ceux qui dorment et ceux qui sortent paresseusement de l'eau pour venir se faire bronzer sur la plage. Un côté Palavas au mois d'août, plus une seule place de libre sur la plage, ce n'est pas un problème le croco qui sort de l'eau se couche sur un autre qui ne dit rien, ne bronche pas.

Une femme qui doit travailler ici nous montre le plus grand crocodile du parc, 7m de long. Tout à coup celui ci donne un coup de gueule dans l'air, ses mâchoires claquent bruyamment et tout le monde sursaute et ensuit éclat de rire général suite à la trouille rétrospective.
J'aime bien aussi une affiche pour expliquer qu'il ne faut pas leur jeter des pierres. Pas de discours, mais des hommes dessinés dans les bassins des crocos et des crocos spectateurs qui jettent des pierres sur les hommes.
Un des bassins dans une pente est vitré dans sa partie basse, ce qui permet de voir le croco comme dans un aquarium.

Il y a aussi quelques tortues, serpents, boa, varans rien d'exceptionnel.

On revient sur nos pas pour déjeuner à Mahabalipuram.


Aujourd'hui après avoir étendu  notre deuxième lessive on part pour aller déjeuner au Surguru de luxe rue Nehru.
On prend chacun un palak panneer et une parotta. Il est midi et demi on se dit que nos amis doivent atterrir à Francfort.


Hier au restaurant auquel nous arrête le chauffeur on prend des mini thalli et des talli meals.


Aujourd'hui au restau, on rencontre une  personne qui a suivi la démo de Véro. Cette personne arrivée après nous avec des copines nous a bien vus en entrant parce qu'il n'y avait plus de table libre. Lorsqu'on a fini on leur laisse notre table et c'est parce que Véro s'adresse à elle qu'elle nous dit bonjour.
Toujours cette impression étrange de n’appartenir à aucune communauté dans le monde des  Français installés ici. C’est aussi ce que nous aimons. Notre vie de solitaires sans jamais être seuls.


Hier, on dit au chauffeur de nous emmener sur le site des Five Rathas qui est un peu éloigné du centre de Mahamalipuram. Ce sont 5 temples taillés dans la pierre au 5 ou 6ème siècle en forme de char de procession.
Véro est super fatiguée et elle s'assied à l'ombre pour essayer de récupérer pour tenir jusqu'à ce soir.


Aujourd'hui, on revient à l'appart pour se reposer et pour boire un café, puis se mettre aux photos et au blog.


Hier, on se fait ramener par le chauffeur au niveau de ce qu'on traduit par "la descente du Gange", immense bas relief du 6ème au 8ème siècle, de 27m de long et 9m de haut, sculpté dans le flanc d'une colline de granit.

C'est un lieu envahi par les touristes et ce qui va avec les touristes c’est à dire les petits vendeurs accrocheurs  et même collants, ce qui n'existe nulle part ailleurs dans l'Inde du Sud.
Puis on se balade sur la colline sur laquelle se dressent un certains nombre de temples et l'on va ainsi jusqu'au phare.
A un moment Véro croit que son appareil a un problème, mais en fait c'est un vendeur accrocheur qui a du mettre se main sur l'objectif et il suffit de le nettoyer pour que tout rentre dans l'ordre.

On prend la petite rue qui mène à la gare de bus, puis on traverse la rue  principale et on suit la rue qui mène au temple nommé "Shore Temple".
On passe devant les sculpteurs de pierres qui présentent des oeuvres monumentales ou des petites sculptures.

C'est un des édifices les plus célèbres du Sud de l'Inde. Moi je l'aime bien parce que ses constructeurs, les Pallava, sont allés jusqu’à Bali apporter ce style de temple. Lorsque je regarde Shore Temple je pense à Bali.

On revient en passant par la plage. Après tout ces sites historiques sous la protection de l'Unesco, ça fait du bien de sortir du musée pour revenir dans la vie Indienne.

Ce n'est pas un jour particulier mais sur la plage en fin d'après midi, les Indiens en famille se retrouvent toujours.
Il y a l'océan et les bains habillés les pieds dans l'eau. Il y a des manèges d'enfant qui tournent à la force humaine, il y a des stands de tir à la carabine et il y a des chevaux indiens aux oreilles en forme de virgule inversée pour faire des balades à cheval sur la plage. Comme les Indiens ne sont pas des cavaliers confirmés le responsable de l'animal court à côté.


Aujourd'hui on va faire une balade sur la promenade pour se dégourdir les jambes après cette journée de voiture.
On revient par le Promenade où rien ne se passe. On continue la rue Ranga Pillai jusqu'au Pazamudhir pour faire le plein de fruits, car ce soir on a salade de pâtes.
On passe aussi chez l'autre marchand qui est à côté du Nilgiris et on revient à l'appart par la rue Mission.
On marche avec les écolières toutes vêtues de blanc sauf le voile noir qui leur dissimule la tête mais pas le visage, comme nous elles vont en direction du quartier musulman.
Rue Petit Canal la femme aux haillons raides de crasse nous demande une petite pièce, mais elle sent tellement mauvais qu'on n'a nulle envie de s'arrêter.
Rue Candappa on croise Antoine et sa femme qui partent en scoot.

On monte les affaires, puis on ramasse la dernière lessive sur la terrasse et je redescends pour rentrer la moto.

Puis on regarde les info de 18h sur TV5 monde.


Hier, la nuit arrive on va boire un pot en ville.
Là c'est un autre décor, une petite ville de bord de mer avec toutes ses boutiques de souvenirs, tenues la plupart du temps par des Cachemiris immigrés ici du fait de la guerre.

On va boire une bière au restaurant "Le Nautilus" tenu par un Français depuis des années. Si on la boit en terrasse la bière est servie dans un service à thé, à l'intérieur on peut la boire dans un verre à condition de cacher la bouteille sous la table. On choisit l'intérieur. On discute avec le patron qui nous demande combien on paie la bière à Pondy, nous chez nous c'est 55Rs, ça va de 100 à 200Rs au restau. Ici le patron l'achète au départ 130Rs et nous la vend 230Rs. C'est le cadeau de la France aux Indiens de ne pas avoir mis trop de taxes sur l'alcool. Le loby du vin et de l'alcool en France a des effets jusqu'ici. Le dimanche tout ceux qui habitent aux environs de l'Etat de Pondicherry viennent ici pour se bourrer la gueule. C'est ce qui reste du patrimoine français et personne ne  le conteste et je pense même que certains le défendent.

On continue en suivant la petite route jusqu'à l'océan puis on revient au restaurant hôtel le Mamalaa Héritage pour dîner. On monte les trois étages qui mènent à la terrasse et on fait tous ensemble un dernier repas qui ressemble beaucoup à un repas français poissons et poulets grillés avec frites, tomates, haricots, sauf pour Véro qui a pris un poulet chettinad.
Il fait très bon sur la terrasse et même un peu frais.

On fait la cérémonie d'adieu à nos amis avec le châle sur les épaules et on redescend pour récupérer le chauffeur à qui on a fixé rendez vous ici à 8h30.
Quand il se rend compte qu'on a dîné il file dans un restau indien pour dîner lui aussi ce qui laisse à Isa&JJ le temps de faire une dernière course.

Lorsque le chauffeur revient on va à la voiture pour qu'ils se changent et se mettent en tenue d'hiver.
On s'éloigne de la voiture pour les laisser et montrer au chauffeur qu'il peut en faire autant, mais non lui, il reste à côté d'eux.

Aujourd'hui, nos amis doivent s'apprêter à prendre l'avion qui fait Francfort Toulouse.

Aujourd'hui, on a terminé de dîner salade de pâtes, saucisson, fromage, raisin.

On regarde le journal de 13h de France 2, les motards dans le Radjasthan, un peu mensonger, faire 300km en 6h sur une route défoncée c'est de la folie pure et dure, d'ailleurs il y en a un qui se viande. Je pense qu'il faut au moins 8h sans mollir.  Je n'en crois pas mes oreilles lorsqu'ils arrivent à Jodhpur, d'entendre dire qu'ils n'ont jamais roulé dans une ville indienne. Je pense que l'organisateur ne pense qu'à l'argent et pas du tout à la sécurité des motards. Quant à celui qui prend en photo des enfants miséreux en faisant 300km en 6h, j'aimerai bien voir quand il peut le faire ?

Nos amis doivent embarquer dans l'avion de Toulouse.

Hier,
Dernier trajet jusqu'à l'aéroport. Il n'est pas encore tard et la circulation est dense dans la nuit noire avec des éclairages aveuglants ou absents, des imbéciles au volant et notamment un qui nous double par la droite au moment ou la route passe à une seule voie, comme c'est en travaux ni pour lui, ni pour nous il n'est possible de s'écarter de la chaussée, heureusement le chauffeur freine et la voiture nous passe en mordant sur une marche faite de graviers.

22h30 on arrive à l'aéroport international de Chennai. La voiture monte la rampe qui mène aux portes de départ. On sort les valises et les charge sur deux chariots.
On fait signe au chauffeur de nous attendre deux minutes le temps de mettre nos amis devant la bonne porte, parce qu'on sait qu'elle est tout à fait au fond. Le panneau d'informations sur les départs, donne l'avion à l'heure.

On les laisse s'engouffrer dans l'aéroport et on revient pour récupérer notre chauffeur et la voiture. On marche sur la voie réservée aux voitures pour être sûr de ne pas le manquer si jamais il s'était avancé pour se garer un peu mieux.

Lorsqu'on arrive au bout de la file des voitures qui déposent les passagers pour le départ, il faut se rendre à l'évidence il n'y a plus la voiture.

Véro me dit qu'il est peut-être allé au parking. Je luis dis que je crois qu'il est reparti pour Pondicherry…
Petit moment d'adrénaline, bien que ce genre d'incident ne soit jamais vraiment grave en Inde. Véro avait eu la présence d'esprit de lui demander son n° de téléphone, elle l'appelle.
C'est confirmé il est sur le chemin du retour pour Pondy. On lui dit de venir nous récupérer aux arrivées pour avoir le temps d'aller faire un petit pipi à l'endroit près des arrivées.
Evidemment il ne comprend pas et nous attend là où il nous a laissés. On lui passe un Indien qui parle un peu anglais pour qu'il lui explique en Tamoule précisément où l'on se trouve.
Il arrive deux minutes plus tard et nous fait monter à toute vitesse, il fonce dans le parc jusqu'à la caisse, donne son ticket, la caissière l'examine un moment puis fait signe au chauffeur que c'est bon, il n'a pas dépassé le temps prévu et c'est gratuit. On sent en lui un grand soulagement.

Il s'excuse. Puis nous demande par où on veut rentrer : l'ECR ou par Tindivanam. On lui dit que ça nous est égal, qu'il prenne la route qui lui convient le mieux.
Il choisit l'ECR, moi je n'aurai pas fait ce choix à cause des travaux et des villages à traverser, par Tidivanam c'est l'autoroute tout le long. C'est lui qui conduit.

Après Mahabalipuram on est arrêté en pleine campagne sur une partie de la route bordée d'arbres dont les branches forment comme un tunnel au dessus de la route.
Une forte lampe blanche nous claque dans la gueule, le chauffeur s'arrête sur le bord de la route et nous dit :"shooting".
On est sur le tournage d'une scène de film.
Les autres voitures qui arrivent derrière nous s'arrêtent en catastrophe car en principe rien n'arrête un Indien au volant.

Au bout d'un moment on peut reprendre la route. On passe dans le tunnel de branches toutes éclairées de lumière blanche.

On poursuit la route jusqu'à un village où il y a une grande fête, nouvel arrêt pour laisser passer les festivités. C'est le village de Thempattinam qui est tout illuminé pour cette fête.

On se rapproche de Pondy et plus rien ne nous arrête jusqu'à la rue Candappa.

Douches et dodo, il est deux heures du matin. On se dit que si l'avion est à l'heure il doit être en train de décoller et nous d'atterrir dans notre lit.




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