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| Sur la plage de Mahabalipuram |
Ce matin je me réveille à 7h30, petit somme depuis deux heures du matin.
Véro
est déjà levée.
Hier matin
Véro
et Isa préparent
les cartes d'embarquement sur le site de la Lufthansa.
Je vais au pain.
Une femme et un conducteur de
tracteur benne s'engueulent dans la rue Candappa.
Rue Mission,
Hier comme aujourd'hui, le marchand
de lait est assis à côté
de ses cagettes de sachets de lait.
Hier comme aujourd'hui, Ibrahim store
est ouvert.
Hier toute la rue Mission était envahie par des femmes en
saris multicolores.
Hier comme aujourd'hui rue Petit
Canal les gens se mettent en route pour la journée,
des femmes s'occupent de cuire le petit déjeuner.
Hier comme aujourd'hui la petite
famille de la rue Sainte Thérèse est partie.
Hier, de l'autre côté
de la rue Mission la femme vêtue
de hardes raides de crasses prend le virage pour se rendre rue Petit Canal,
elle a un sac en plastique
dans une main et un bidon métallique
comme un bidon de lait rond, mais moins long.
Hier, la rue Mission est toujours envahie
par des femmes en saris, peu d'hommes. En me rapprochant de la cathédrale il y a de plus en plus de
monde, de plus en plus de femmes, on croirait une dislocation de manif, ce sont
des femmes qui sortent de la messe du matin.
Hier comme aujourd'hui les mendiantes
et les mendiants ne sont pas sur les marches de la cathédrale.
Hier, je n'arrive pas à voir où elles sont passées,
certains mendiants s'éloignent
de la cathédrale pour
prendre leur quartier pour la journée.
Aujourd'hui je les vois sur les
marches devant la librairie Focus. Elles sont assises et prennent leur petit déjeuner.
Hier la petite marchande lait était au milieu de la foule des
femmes à côté
de sa pile de cagettes de sachets de lait.
Aujourd'hui elle est de l'autre côté
de la rue avec un sari vert doré
et toujours son fichu de laine
noir et jaune sur la tête.
Hier, je marche au milieu des femmes
qui s'éloignent de la cathédrale.
Aujourd'hui, c'est plus calme.
Hier, le camion de Banana World est là à côté du
Nilgiris.
Aujourd'hui, un marchand ambulant sur
son chariot "4 saisons", a
un client pour ses bananes.
Hier comme aujourd'hui au début de la rue Ranga Pillai la
femme qui était sur le
trottoir à côté
du Hot Bread.
Hier, elle était debout une bouteille en plastique à la main.
Aujourd'hui, elle est assise toujours
avec une bouteille plastique et manifestement me regarde passer.
Pazamudhir est ouvert.
Aujourd'hui il y a déjà
les vélos et motos
des employés et des clients
garés juste devant.
Hier une voiture blanche du Karnataka
devant le Sun Park Hôtel.
Aujourd'hui un bus et beaucoup de
clients indiens devant le Sri Aurobindo autocares travels.
Au croisement du quai hier et
aujourd'hui des restes de bouses séchées.
Hier et aujourd'hui le "Bon
Bake" est ouvert.
Le Hot Bread, hier, un couple est
attablé et je prends un
pain au chocolat et une baguette, à
la caisse il y a le petit homme avec son bonnet et sa moustache blanche
qui examine avec attention la note qui lui a été remise.
Aujourd'hui, il y a plusieurs clients
attablés et je prends ma
boulish. Au comptoir le caissier appelle quelqu'un qui vient pour me la
trancher.
Je repars par le quai.
Hier,
toujours cette mauvaise odeur poudrée
qui me fait penser au parfum Shalimar pour la côté poudré pas pour le côté fragrance.
Aujourd'hui, même odeur, un peu moins violente, mais qui me
poursuit jusque devant le portail de Cottage Industrie.
Aujourd'hui, un tracteur benne est
stationné.
Avant la station service hier la
femme est encore allongée
et endormie, sa tête est découverte et ses bras aussi sont à l'air.
Aujourd'hui elle est assise sur une
pierre, sa literie a disparu, elle a du la ranger, elle se frotte la tête et le visage pour essayer de
se réveiller.
Hier le clochard jésus n'est plus à sa place, il est assis sur le
trottoir adossé au mur après l'arrêt de bus, je monte sur le trottoir et lui donne le
billet de 10Rs.
Aujourd'hui, le clochard jésus n'est plus à sa place et je le vois assis
dans l'arrêt de bus parmi
d'autres personnes, je vais sous l'arrêt
de bus et lui donne le billet de 10 Rs et je vois dans son regard un étonnement que je ne lui
connaissais pas.
Je ressors de l'arrêt de bus et là je vois le clochard jésus assis sur le trottoir, adossé au mur comme hier.
Putain je me suis trompé de jésus !
Je passe et je vois son regard étonné, son incompréhension...
Je suis un peu perturbé, j'ai donné de l'espoir à un homme et tout à coup cet espoir est balayé. J'ai le sentiment que ce n'est
pas rien pour lui ce manque, peut-être
que je me fais des idées,
demain j'essayerais de ne pas me tromper, mais c'est l'autre qui sera déçu, sauf que pour ce dernier
c'est une erreur involontaire, alors que pour le "vrai" jésus quelque chose s'était tissé, du domaine de l'apprivoisement du Petit Prince
Hier et aujourd'hui les infirmières vêtues de blanc traverse le canal pour rejoindre l'hôpital.
A partir de là je mélange
un peu mes souvenirs entre les hommes qui conduisent leurs enfants à
l'école à scoot. Des écolières vêtues
de penjabi bleu et blanc.
Rue Capitaine Maurice Xavier, la rue
est de plus en plus encombrée
par les travaux de construction de nouveaux bâtiments
de chaque côté de la rue, des tas de sable, de
graviers, mordent sur le passage.
Hier et aujourd'hui les visiteurs de
Pondy sur leur vélo du
matin.
Hier et aujourd'hui les femmes
nettoyeuses de rues.
On petit déjeune.
Hier nous sommes cinq.
Aujourd'hui nous sommes deux.
Hier c'est la fin de la préparation des bagages.
Hier on attend le chauffeur et la
Toyota Innova. Véro et Isa
vont faire imprimer chez French Connexion. Lorsqu'elles reviennent la voiture
et le chauffeur ne sont toujours pas là.
Véro
appelle Goby, le chauffeur arrive pour 10h30.
On attend.
Aujourd'hui à 10h du matin on étend
une première lessive sur la
terrasse, tandis qu'une seconde tourne.
Hier,
A 11h45 le chauffeur n'est toujours
pas là, re-appel à Goby. Il s'excuse le chauffeur
arrive dans 10mn.[1]
Hier on descend les valises pour que
tout soit prêt. Les valises
sont légères par rapport aux nôtres lorsqu'on repart et encore
pour nous il y a souvent un colis ou deux en plus.
Le chauffeur arrive et on part enfin
pour Mahabalipuram.
Aujourd'hui on part régler Airtel notre fournisseur
d'accès à Internet.
Puis on passe chez Vijay pour lui
faire imprimer quelques fichiers. Comme tout est prêt il nous dit d'aller directement chez l'imprimeur
qui est proche de la rue Lénine
et de l'hôtel Bon Séjour. Je lui dis que je vois très bien ou c'est.
Il n'y a pas de problème pour l'impression et l'on
revient à l'appartement
pour tout déposer.
On ramasse la première lessive et on attend la fin
de la seconde machine pour étendre
le reste.
Hier on arrive à la Crocodile Farm.
La voiture n'est pas en très bon état et fonctionne mal, le moteur a des ratés ce qui nous fait une mauvaise
sensation lors des dépassements.
C'est un endroit qui abrite des
centaines de crocodiles, de toutes les espèces
du monde et de toutes tailles.
On est très proche de ces animaux et c'est très impressionnant. Moi j'aime
bien le bassin parc ou il y a des centaines de croco qui dorment les uns sur
les autres, se déplacent en
passant sans gêne sur ceux
qui dorment et ceux qui sortent paresseusement de l'eau pour venir se faire
bronzer sur la plage. Un côté Palavas au mois d'août, plus une seule place de libre
sur la plage, ce n'est pas un problème
le croco qui sort de l'eau se couche sur un autre qui ne dit rien, ne bronche
pas.
Une femme qui doit travailler ici
nous montre le plus grand crocodile du parc, 7m de long. Tout à coup celui ci donne un coup de
gueule dans l'air, ses mâchoires
claquent bruyamment et tout le monde sursaute et ensuit éclat de rire général suite à la trouille rétrospective.
J'aime bien aussi une affiche pour
expliquer qu'il ne faut pas leur jeter des pierres. Pas de discours, mais des
hommes dessinés dans les
bassins des crocos et des crocos spectateurs qui jettent des pierres sur les
hommes.
Un des bassins dans une pente est
vitré dans sa partie basse,
ce qui permet de voir le croco comme dans un aquarium.
Il y a aussi quelques tortues,
serpents, boa, varans rien d'exceptionnel.
On revient sur nos pas pour déjeuner à Mahabalipuram.
Aujourd'hui après avoir étendu notre
deuxième lessive on part
pour aller déjeuner au
Surguru de luxe rue Nehru.
On prend chacun un palak panneer et
une parotta. Il est midi et demi on se dit que nos amis doivent atterrir à Francfort.
Hier au restaurant auquel nous arrête le chauffeur on prend des
mini thalli et des talli meals.
Aujourd'hui au restau, on rencontre
une personne qui a suivi la démo de Véro. Cette personne arrivée après
nous avec des copines nous a bien vus en entrant parce qu'il n'y avait plus de
table libre. Lorsqu'on a fini on leur laisse notre table et c'est parce que Véro s'adresse à elle qu'elle nous dit bonjour.
Toujours cette impression étrange
de n’appartenir
à
aucune communauté dans le monde des
Français installés ici. C’est aussi ce que
nous aimons. Notre vie de solitaires sans jamais être seuls.
Hier, on dit au chauffeur de nous
emmener sur le site des Five Rathas qui est un peu éloigné
du centre de Mahamalipuram. Ce sont 5 temples taillés dans la pierre au 5 ou 6ème siècle en forme de char de procession.
Véro
est super fatiguée et elle
s'assied à l'ombre pour
essayer de récupérer pour tenir jusqu'à ce soir.
Aujourd'hui, on revient à l'appart pour se reposer et
pour boire un café, puis se
mettre aux photos et au blog.
Hier, on se fait ramener par le
chauffeur au niveau de ce qu'on traduit par "la descente du Gange",
immense bas relief du 6ème
au 8ème siècle, de 27m de long et 9m de haut,
sculpté dans le flanc d'une
colline de granit.
C'est un lieu envahi par les
touristes et ce qui va avec les touristes c’est à dire les petits vendeurs
accrocheurs et même collants, ce qui n'existe nulle part ailleurs
dans l'Inde du Sud.
Puis on se balade sur la colline sur
laquelle se dressent un certains nombre de temples et l'on va ainsi jusqu'au
phare.
A un moment Véro croit que son appareil a un problème, mais en fait c'est un
vendeur accrocheur qui a du mettre se main sur l'objectif et il suffit de le
nettoyer pour que tout rentre dans l'ordre.
On prend la petite rue qui mène à la gare de bus, puis on traverse la rue principale et on suit la rue qui mène au temple nommé "Shore Temple".
On passe devant les sculpteurs de
pierres qui présentent des
oeuvres monumentales ou des petites sculptures.
C'est un des édifices les plus célèbres du Sud de l'Inde. Moi je
l'aime bien parce que ses constructeurs, les Pallava, sont allés jusqu’à Bali apporter ce style de
temple. Lorsque je regarde Shore Temple je pense à
Bali.
On revient en passant par la plage.
Après tout ces sites
historiques sous la protection de l'Unesco, ça
fait du bien de sortir du musée
pour revenir dans la vie Indienne.
Ce n'est pas un jour particulier mais
sur la plage en fin d'après
midi, les Indiens en famille se retrouvent toujours.
Il y a l'océan et les bains habillés les pieds dans l'eau. Il y a des manèges d'enfant qui tournent à la force humaine, il y a des
stands de tir à la carabine
et il y a des chevaux indiens aux oreilles en forme de virgule inversée pour faire des balades à cheval sur la plage. Comme les
Indiens ne sont pas des cavaliers confirmés
le responsable de l'animal court à
côté.
Aujourd'hui on va faire une balade
sur la promenade pour se dégourdir
les jambes après cette
journée de voiture.
On revient par le Promenade où rien ne se passe. On continue
la rue Ranga Pillai jusqu'au Pazamudhir pour faire le plein de fruits, car ce
soir on a salade de pâtes.
On passe aussi chez l'autre marchand
qui est à côté
du Nilgiris et on revient à
l'appart par la rue Mission.
On marche avec les écolières toutes vêtues
de blanc sauf le voile noir qui leur dissimule la tête mais pas le visage, comme nous elles vont en
direction du quartier musulman.
Rue Petit Canal la femme aux haillons
raides de crasse nous demande une petite pièce,
mais elle sent tellement mauvais qu'on n'a nulle envie de s'arrêter.
Rue Candappa on croise Antoine et sa
femme qui partent en scoot.
On monte les affaires, puis on
ramasse la dernière lessive
sur la terrasse et je redescends pour rentrer la moto.
Puis on regarde les info de 18h sur
TV5 monde.
Hier, la nuit arrive on va boire un
pot en ville.
Là
c'est un autre décor,
une petite ville de bord de mer avec toutes ses boutiques de souvenirs, tenues
la plupart du temps par des Cachemiris immigrés
ici du fait de la guerre.
On va boire une bière au restaurant "Le
Nautilus" tenu par un Français
depuis des années. Si on la
boit en terrasse la bière
est servie dans un service à thé, à
l'intérieur on peut
la boire dans un verre à condition
de cacher la bouteille sous la table. On choisit l'intérieur. On discute avec le patron qui nous demande
combien on paie la bière à Pondy, nous chez nous c'est
55Rs, ça va de 100 à 200Rs au restau. Ici le patron
l'achète au départ 130Rs et nous la vend
230Rs. C'est le cadeau de la France aux Indiens de ne pas avoir mis trop de
taxes sur l'alcool. Le loby du vin et de l'alcool en France a des effets
jusqu'ici. Le dimanche tout ceux qui habitent aux environs de l'Etat de Pondicherry
viennent ici pour se bourrer la gueule. C'est ce qui reste du patrimoine français et personne ne le conteste et je pense même que certains le défendent.
On continue en suivant la petite
route jusqu'à l'océan puis on revient au restaurant
hôtel le Mamalaa Héritage pour dîner. On monte les trois étages qui mènent à la terrasse et on fait tous ensemble un dernier
repas qui ressemble beaucoup à un
repas français poissons et
poulets grillés avec
frites, tomates, haricots, sauf pour Véro
qui a pris un poulet chettinad.
Il fait très bon sur la terrasse et même un peu frais.
On fait la cérémonie
d'adieu à nos amis avec le
châle sur les épaules et on redescend pour récupérer le chauffeur à
qui on a fixé rendez
vous ici à 8h30.
Quand il se rend compte qu'on a dîné il file dans un restau indien pour dîner lui aussi ce qui laisse à Isa&JJ le temps de faire
une dernière course.
Lorsque le chauffeur revient on va à la voiture pour qu'ils se
changent et se mettent en tenue d'hiver.
On s'éloigne
de la voiture pour les laisser et montrer au chauffeur qu'il peut en faire
autant, mais non lui, il reste à côté
d'eux.
Aujourd'hui, nos amis doivent s'apprêter à prendre l'avion qui fait Francfort Toulouse.
Aujourd'hui, on a terminé de dîner salade de pâtes,
saucisson, fromage, raisin.
On regarde le journal de 13h de
France 2, les motards dans le Radjasthan, un peu mensonger, faire 300km en 6h
sur une route défoncée c'est de la folie pure et
dure, d'ailleurs il y en a un qui se viande. Je pense qu'il faut au moins 8h
sans mollir. Je n'en crois pas mes
oreilles lorsqu'ils arrivent à Jodhpur,
d'entendre dire qu'ils n'ont jamais roulé
dans une ville indienne. Je pense que l'organisateur ne pense qu'à l'argent et pas du tout à la sécurité
des motards. Quant à celui
qui prend en photo des enfants miséreux
en faisant 300km en 6h, j'aimerai bien voir quand il peut le faire ?
Nos amis doivent embarquer dans
l'avion de Toulouse.
Hier,
Dernier trajet jusqu'à l'aéroport. Il n'est pas encore tard et la circulation
est dense dans la nuit noire avec des éclairages
aveuglants ou absents, des imbéciles
au volant et notamment un qui nous double par la droite au moment ou la route
passe à une seule voie,
comme c'est en travaux ni pour lui, ni pour nous il n'est possible de s'écarter de la chaussée, heureusement le chauffeur
freine et la voiture nous passe en mordant sur une marche faite de graviers.
22h30 on arrive à l'aéroport international de Chennai. La voiture monte
la rampe qui mène aux
portes de départ. On sort
les valises et les charge sur deux chariots.
On fait signe au chauffeur de nous
attendre deux minutes le temps de mettre nos amis devant la bonne porte, parce
qu'on sait qu'elle est tout à fait
au fond. Le panneau d'informations sur les départs,
donne l'avion à l'heure.
On les laisse s'engouffrer dans l'aéroport et on revient pour récupérer notre chauffeur et la voiture. On marche sur la
voie réservée aux voitures pour être sûr de ne pas le manquer si jamais il s'était avancé pour se garer un peu mieux.
Lorsqu'on arrive au bout de la file
des voitures qui déposent
les passagers pour le départ,
il faut se rendre à l'évidence il n'y a plus la
voiture.
Véro
me dit qu'il est peut-être
allé au parking. Je luis
dis que je crois qu'il est reparti pour Pondicherry…
Petit moment d'adrénaline, bien que ce genre
d'incident ne soit jamais vraiment grave en Inde. Véro avait eu la présence
d'esprit de lui demander son n° de
téléphone, elle l'appelle.
C'est confirmé il est sur le chemin du retour pour Pondy. On lui dit de venir nous récupérer aux arrivées pour avoir le temps d'aller faire un petit pipi à l'endroit près des arrivées.
C'est confirmé il est sur le chemin du retour pour Pondy. On lui dit de venir nous récupérer aux arrivées pour avoir le temps d'aller faire un petit pipi à l'endroit près des arrivées.
Evidemment il ne comprend pas et nous
attend là où il nous a laissés. On lui passe un Indien qui
parle un peu anglais pour qu'il lui explique en Tamoule précisément où
l'on se trouve.
Il arrive deux minutes plus tard et
nous fait monter à toute
vitesse, il fonce dans le parc jusqu'à
la caisse, donne son ticket, la caissière
l'examine un moment puis fait signe au chauffeur que c'est bon, il n'a pas dépassé le temps prévu
et c'est gratuit. On sent en lui un grand soulagement.
Il s'excuse. Puis nous demande par où
on veut rentrer : l'ECR ou par Tindivanam. On lui dit que ça nous est égal, qu'il prenne la route qui
lui convient le mieux.
Il choisit l'ECR, moi je n'aurai pas
fait ce choix à cause des
travaux et des villages à traverser,
par Tidivanam c'est l'autoroute tout le long. C'est lui qui conduit.
Après
Mahabalipuram on est arrêté en pleine campagne sur une
partie de la route bordée
d'arbres dont les branches forment comme un tunnel au dessus de la route.
Une forte lampe blanche nous claque
dans la gueule, le chauffeur s'arrête
sur le bord de la route et nous dit :"shooting".
On est sur le tournage d'une scène de film.
Les autres voitures qui arrivent
derrière nous s'arrêtent en catastrophe car en
principe rien n'arrête un
Indien au volant.
Au bout d'un moment on peut reprendre
la route. On passe dans le tunnel de branches toutes éclairées
de lumière blanche.
On poursuit la route jusqu'à un village où il y a une grande fête, nouvel arrêt pour laisser passer les
festivités. C'est le
village de Thempattinam qui est tout illuminé
pour cette fête.
On se rapproche de Pondy et plus rien
ne nous arrête jusqu'à la rue Candappa.
Douches et dodo, il est deux heures
du matin. On se dit que si l'avion est à
l'heure il doit être
en train de décoller et
nous d'atterrir dans notre lit.

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