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samedi 31 janvier 2015

Y'a des jours comme ça. Faut vite oublier.

Jour de fête sur la Promenade

Véro s'est levée avant moi et est allée faire des photos sur la terrasse.

Moi c'est le réveil qui me réveille.

Je vais vite chercher le pain parce qu'on a un rendez vous à 8h30 pour faire une balade à moto. Balade qui ne m'emballe pas car on a entendu dire  qu’elle sert de prétexte pour éloigner quelqu'un de la préparation de son anniversaire auquel on n'est pas invités, comme d'hab.

J'aime toujours l'arrivée sur la rue Mission car là, l'air frais du matin me saisit. De l'air à 20 degrés c'est frais, les Pondichériens ont leur protège oreilles, leur fichu rayé en laine et parfois une couverture sur les épaules comme en montagne.

Le marchand de lait s'affaire à servir deux femmes.

Ibrahim store n'est pas encore ouvert parce qu'il n'est pas encore 7h. Le propriétaire est très soucieux de l'horaire, 7h, c'est 7h

Rue Petit Canal seule une femme est assise, elle vient de s'éveiller tous les autres dorment.

Rue Sainte Thérèse que du normal, le rickshaw, deux corps endormis et le chien qui attend.

La petite marchande de lait et de plus en plus de mendiantes devant la cathédrale au moins une vingtaine.

Un homme se réveille sur les marches de Church Gate.

Rue  Ranga Pillai et le quai.

Je suis servi rapidement ce matin. Je ne perds pas de temps, je reviens en suivant le quai.

La clocharde qui dort avant la station service et son chien qui attend au bout de sa laisse.

Le clochard jésus profondément endormi ce matin.

Une marchande ambulante de soupe s'est installée à l'angle avec la rue Saint Ange juste à côté du petit débit de thé.

Je regarde bien le nom de la rue à l'angle de laquelle il y a des travaux, c'est rue Vicomte de Souillac. Rue inconnue des plans de Pondy. Les touristes n'ont rien à y faire.

Un clin d'oeil de soleil malgré les nuages au niveau du lycée français.

Rue Surcouf un homme est allongé sur le trottoir il dort habillé, mais sans couverture, la lumière qui lèche la rue un peu plus loin éclaire légèrement son visage.

Rue Capitaine Marius Xavier un homme assis sur sa moto lit le journal.

Rue Candappa.

On prend rapidement le petit dèj avec la salade de fruits de Véro.
Notre ami s'est enrhumé vraisemblablement avec un fan trop fort.
Il nous fait la vaisselle pendant qu'on se prépare.

On part vers 8h15, on a rendez vous à 8h30 rue Romain Rolland.
On arrive parmi les premiers.
L'ambiance est un peu bizarre parce que ceux qui arrivent saluent tous les autres sauf nous.
On sait qu'on est un couple de gauchistes qui va faire faire une balade à des gens qui n'ont qu'un seul objectif eux-mêmes, mais quand même on est aussi des être humains.

Je n'en dis pas plus, car Véro ne veut pas que je leur dise leur vérité et leur faire de la peine bien que eux par leur mépris ne se gènent pas vis à vis de nous. C'est elle Véro qui en est le plus peinée et pleure mais qui me demande pour le blog de les ménager.
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Oui, Jno n’en dira pas plus, ou plutôt, il en avait écrit plus mais j’ai « censuré » et  donc ses propos n’apparaîtront pas sur ce billet.
Je suis solidaire et partage néanmoins totalement ce qu’il a dit ou écrit.

Ce qui s’est passé au cours de cette journée de sortie moto m’a fait énormément de peine car je ressens durement que des consignes données par le « patron » du groupe ne soient pas respectées. Ces consignes de sécurité non respectées peuvent être des générateurs d’accidents.
C’est comme sur un bateau, il y un capitaine auquel on obéit, sinon c’est la mutinerie !
Il me semble que derrière ce non-respect de la consigne qui apparaît  sans doute à certains comme « bête et méchante » il y a le non respect de l’homme et même un certain mépris.
Je n’aime pas le non-dit et les réflexions en coin.
Je n’aime pas voir des gens se retrouver dans des situations où je lis la peur dans leurs yeux.
Je n’aime pas que quelqu’un tombe et se blesse même superficiellement.
Et puis surtout je n’aime pas rouler pour rouler, pour enfiler des kilomètres pour rien ou en tout cas pour un but que je n’ai pas compris ou que l'on ne nous a pas dévoilé,  surtout quand je ressens un sentiment d’insécurité à l’intérieur d'un groupe qui au fil de la journée se met à faire du « n’importe quoi ».
Gérer la circulation en Inde, c’est se mettre en danger à chaque instant surtout si l’on n’est pas parfaitement à l’aise sur sa moto. C’est pour cette raison que je ne pilote pas de moto en Inde bien que je sache le faire en France.
C’est tout, il n’y a rien d’autre à dire ou à expliquer.

TOUT EST PARDONNÉ


Véronique
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On revient à l'appart où l'on retrouve notre ami à qui il est aussi arrivé des aventures. Son chauffeur s'est fait mordre par un scolopendre qui lui est tombé dessus dans un village. Il a fait une réaction forte, a enflé a été stressé,,, il a fallu qu'un médecin lui fasse deux piqûres pour que ça commence à aller mieux.

On va tous les trois faire un tour sur la promenade parce qu'il y a une exposition de vieilles voitures. On passe un bon moment et on rencontre des gens qui n'ont pas l'air de nous détester et qui nous demandent si la balade à moto s'est bien passée, on leur dit que non.

On revient à l'appart, la masseuse de Véro se décommande elle viendra demain soir.

C'est vraiment une journée bizarre peut-être que tout s'est cumulé en un seul jour et que la suite du séjour va être bien.

Ce soir c'est notre ami qui fait la cuisine et rien que ça, ça redonne le moral à Véro.

Brouillade de légumes, salade tomates pommes menthe, salade de fruits.


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