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| Jour de fête sur la Promenade |
Véro
s'est levée avant moi et
est allée faire des photos
sur la terrasse.
Moi c'est le réveil qui me réveille.
Je vais vite chercher le pain parce
qu'on a un rendez vous à 8h30
pour faire une balade à moto.
Balade qui ne m'emballe pas car on a entendu dire qu’elle sert de prétexte pour éloigner
quelqu'un de la préparation
de son anniversaire auquel on n'est pas invités,
comme d'hab.
J'aime toujours l'arrivée sur la rue Mission car là, l'air frais du matin me
saisit. De l'air à 20 degrés c'est frais, les Pondichériens ont leur protège oreilles, leur fichu rayé en laine et parfois une
couverture sur les épaules
comme en montagne.
Le marchand de lait s'affaire à servir deux femmes.
Ibrahim store n'est pas encore ouvert
parce qu'il n'est pas encore 7h. Le propriétaire
est très soucieux de
l'horaire, 7h, c'est 7h
Rue Petit Canal seule une femme est
assise, elle vient de s'éveiller
tous les autres dorment.
Rue Sainte Thérèse
que du normal, le rickshaw, deux corps endormis et le chien qui attend.
La petite marchande de lait et de
plus en plus de mendiantes devant la cathédrale
au moins une vingtaine.
Un homme se réveille sur les marches de Church Gate.
Rue
Ranga Pillai et le quai.
Je suis servi rapidement ce matin. Je
ne perds pas de temps, je reviens en suivant le quai.
La clocharde qui dort avant la
station service et son chien qui attend au bout de sa laisse.
Le clochard jésus profondément
endormi ce matin.
Une marchande ambulante de soupe
s'est installée à l'angle avec la rue Saint Ange
juste à côté
du petit débit de thé.
Je regarde bien le nom de la rue à l'angle de laquelle il y a des
travaux, c'est rue Vicomte de Souillac. Rue inconnue des plans de Pondy. Les
touristes n'ont rien à y
faire.
Un clin d'oeil de soleil malgré les nuages au niveau du lycée français.
Rue Surcouf un homme est allongé sur le trottoir il dort habillé, mais sans couverture, la lumière qui lèche la rue un peu plus loin éclaire légèrement son visage.
Rue Capitaine Marius Xavier un homme
assis sur sa moto lit le journal.
Rue Candappa.
On prend rapidement le petit dèj avec la salade de fruits de Véro.
Notre ami s'est enrhumé vraisemblablement avec un fan
trop fort.
Il nous fait la vaisselle pendant
qu'on se prépare.
On part vers 8h15, on a rendez vous à 8h30 rue Romain Rolland.
On arrive parmi les premiers.
L'ambiance est un peu bizarre parce
que ceux qui arrivent saluent tous les autres sauf nous.
On sait qu'on est un couple de
gauchistes qui va faire faire une balade à
des gens qui n'ont qu'un seul objectif eux-mêmes, mais quand même
on est aussi des être
humains.
Je n'en dis pas plus, car Véro ne veut pas que je leur dise leur vérité et leur faire de la peine bien que eux par leur mépris ne se gènent pas vis à vis de nous. C'est elle Véro qui en est le plus peinée et pleure mais qui me demande
pour le blog de les ménager.
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Oui, Jno n’en dira pas plus, ou plutôt, il en avait écrit
plus mais j’ai « censuré »
et donc ses propos n’apparaîtront
pas sur ce billet.
Je suis solidaire
et partage néanmoins totalement
ce qu’il a dit ou écrit.
Ce qui s’est passé
au cours de cette journée
de sortie moto m’a
fait énormément
de peine car je ressens durement que des consignes données
par le « patron »
du groupe ne soient pas respectées.
Ces consignes de sécurité non respectées
peuvent être des générateurs
d’accidents.
C’est comme sur un bateau, il y un
capitaine auquel on obéit,
sinon c’est la mutinerie !
Il me semble que
derrière ce non-respect de la consigne qui
apparaît sans doute à
certains comme « bête et méchante » il y a le non respect de l’homme et même
un certain mépris.
Je n’aime pas le non-dit et les réflexions en coin.
Je n’aime pas voir des gens se retrouver
dans des situations où
je lis la peur dans leurs yeux.
Je n’aime pas que quelqu’un tombe et se blesse même superficiellement.
Et puis surtout je n’aime
pas rouler pour rouler, pour enfiler des kilomètres
pour rien ou en tout cas pour un but que je n’ai
pas compris ou que l'on ne nous a pas dévoilé, surtout quand je ressens un
sentiment d’insécurité
à l’intérieur d'un groupe qui au fil de la journée se met à
faire du « n’importe quoi ».
Gérer la circulation en Inde, c’est se mettre en danger à chaque instant surtout si l’on n’est
pas parfaitement à
l’aise sur sa moto. C’est pour cette raison que je ne pilote
pas de moto en Inde bien que je sache le faire en France.
C’est tout, il n’y
a rien d’autre à dire ou à
expliquer.
TOUT EST PARDONNÉ
TOUT EST PARDONNÉ
Véronique
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On revient à l'appart où
l'on retrouve notre ami à qui
il est aussi arrivé des
aventures. Son chauffeur s'est fait mordre par un scolopendre qui lui est tombé dessus dans un village. Il a
fait une réaction forte, a
enflé a été
stressé,,, il a
fallu qu'un médecin lui
fasse deux piqûres pour que
ça commence à aller mieux.
On va tous les trois faire un tour
sur la promenade parce qu'il y a une exposition de vieilles voitures. On passe
un bon moment et on rencontre des gens qui n'ont pas l'air de nous détester et qui nous demandent si
la balade à moto s'est bien
passée, on leur dit que
non.
On revient à l'appart, la masseuse de Véro se décommande
elle viendra demain soir.
C'est vraiment une journée bizarre peut-être que tout s'est cumulé en un seul jour et que la suite
du séjour va être bien.
Ce soir c'est notre ami qui fait la
cuisine et rien que ça, ça redonne le moral à Véro.
Brouillade de légumes, salade tomates pommes
menthe, salade de fruits.

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