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mercredi 25 février 2015

Pondy-Kumbakonam

La suprise du matin 

Pas de photos pour aujourd'hui puisqu'on a oublié le chargeur et que la batterie ne m'a permis  de charger que 4 images ...

Le réveil sonne à 6h la nuit a été courte, hier nous ne nous sommes pas couchés très tôt nous avons fêté chez lui les retrouvailles d'un ami.

Nous sommes revenus à pied et nous nous sommes couchés sans demander notre reste.

On se prépare assez rapidement mais on n'arrive quand même pas à partir avant 7h45.

Le proprio ne vient pas nous souhaiter bonne route où nous dire de l'appeler le jour où nous rentrerons. Depuis l'histoire de l'aquarelle rangée  derrière un fauteuil il ne se montre plus.

On prend la route de Cudalore où on s'arrête chez notre marchand de thé habituel pour prendre un thé. On a presque mis une heure pour faire 30km et Google map dit qu'il faut 2h30 pour aller à Kumbakonam à 130km en fait on mettra un peu plus de 3h.

Après Cuddalore on quitte la route de Cidambaram pour prendre la route de Neyveli. On connait bien cette route parce qu'à Neyveli il y a la carrière d'exploitation de lignite à ciel ouvert et les énormes centrales qui alimentent Pondy en électricité.

Sur cette route tout à coup apparaît comme dans un mirage la démarche chaloupé de deux chameaux avec leur cavalier. On s'arrête pour les voir venir. J'essaye de comprendre d'où ils viennent, mais ils ne parlent anglais et  me disent hindi, hindi mais moi je ne parle pas hindi. L'homme à qui je m'adresse est jeune et d'une extraordinaire beauté, un visage d'Apollon, ou de Vénus car en fait il était beau comme une fille.
Je crois que ce qui les a amusé de nous voir c'est que nous étions dans la même situation qu'eux, des voyageurs sauf que nous notre chameau est mécanique.
Véro pense qu'ils doivent venir du Rajasthan, d'une région désertique du Nord de l'Inde là où effectivement il y a des chameaux.

Au niveau de Neyveli on prend la route de Kumbakonam qui est aussi la route de Tanjore donc en assez bon état par endroit et en assez mauvais état dans d'autres.
La circulation est égal à elle même sans trop de cinglé.

On rejoint la route qui vient de Chidambaram et on est sur une partie de route que nous avons fait le lundi 9 février, on passe les barrages avec leur voie de circulation unique. Heureusement à chaque fois on suit un car ce qui nous donne une priorité incontestable sur ceux qui viennent en face.

A l'entrée de Kumbamkonam, on ne suit pas le by pass comme  on avait fait l'autre jour, on prend la direction centre ville, et bien sûr on se perd, ce qui nous permet de constater que c'est une ville importante.
En demandant et grâce à l'adresse de l'hôtel on y arrive.
Le premier hôtel est nul me dit Véro et il n'y a pas de wifi contrairement à ce que dit la Loneli de cette année. On va voir le second, j'avais repéré sur le plan qu'il n'était pas loin. On le trouve assez facilement. C'est une autre catégorie et il y a le Wifi dans toutes les chambres. On prend une super Delux pour 1650Rs, avec une entrée fauteuil canapé et une autre pièce avec le lit. L'intérêt de ces endroits où les touristes ne s'arrêtent pas c'est que les prix restent des prix pour les Indiens et on aime ça.

Véro s'occupe des codes pour le Wifi et moi je m'occupe de toute l'installation électrique pour led ordi.
Je m'aperçois que j'ai oublié le chargeur de l'ordi. Il n'a donc que 6h de batterie. Je le dis à Véro qui n'est pas contente et en plus elle s'aperçoit que je n'ai pas pris son lecteur de carte.
L'orage passe. On va acheter le lecteur de carte c'est au moins notre dixième parce que ça je l'oublie à chaque fois.
C'est vrai que le matin il ne faut jamais me demander trop de chose et surtout pas la préparation d'un départ.
Vous aurez peut-être des nouvelles par le blog ce soir, mais de toutes façon vous en aurez par la tablette et FB.

On décide d'aller déjeuner au Paradise Resort, où l'on avait mangé le neuf et c'était bien et correct au niveau des prix, bien sûr ce ne sont pas les prix de l'Indian Coffee.
Je ne sais pas ou c'est mais c'était après le by pass donc en prenant la direction de Tanjore on va automatiquement arriver à la fin du by pass et là le restau n'était pas très loin.

C'est ce qui se passe. Après le by pass direction Tanjore.

Il est 13h et on est les premiers clients. On s'installe et on commence à déjeuner et vers 13h30, 13h45 on voit arriver par lot le flot des touristes qui ont fait la halte de 11h à Chidambaram pour la puja.
Le restau se rempli rapidement.
Chaque guide indique immédiatement à ses clients les toilettes avec plus ou moins de tact et plus ou moins fort.
Pour l'Europe du Nord discrétion assuré  pour la France c'est :"LES VC C'EST PAR LA !!!

En partant on demande au gardien la direction de Swami Malai petit village dans il y a encore des gens qui travaillent le bronze et font toutes les statues religieuses qu'on voit un peu partout.

C'est à 2km du restau.

On fait un tour du temple qui est en centre ville et on pose la moto. On demande où se trouve ces gens et on nous indique une petite rue.

On va dans cette rue et immédiatement on nous montre des gens en train de sculpté des statuettes en cire pour préparer le  moule. D'autres travaille sur des statues de bronze qu'ils finissent et fignole à la lime ou au marteau.

Dans une autre maison un couple de vieux tissent. Véro les prend en photo et se cogne la tête à la porte en sortant il faut dire que les portes sont très basses.

Un homme nous invite à  le suivre et nous conduit évidemment chez un marchand de statuette qui a un petit atelier pour les touristes où l'on voit ce qu'on a déjà vu. Les prix sont élevés et on décline.

On revient au temple et sur mon guide indien il est précisé que le temple est construit sur une colline comme celui de la ville est tout plat je demande si c'est bien celui là. L'homme me dit oui, entrez et vous comprendrez.

En fait l'intérieur du temple après l'enceinte est construit sur un énorme rocher ce qui fait qu'il  faut y monter par des escaliers. Il y a une ambiance très pieuse et très bon enfant, à l'indienne. Pas de problème pour les photos.

Il y a un groupe de touristes français devant le temple, je leur demande s'ils ont vue des artisans en bronze. Ils ont un guide mais le guide ne sait pas où il peut en trouver. On les conduit dans la petite rue et on les laisse. L"un d'entre eux voudrait retrouver des artisans qu'il a filmé il y a 17ans. Bon courage !

On récupère la moto et on va au temple de Darasuram qui est sur le chemin du retour.
Dans la rue principale de Darasuram il y a un énorme enterrement avec beaucoup de tambours qui précède le cortège, des explosions très fortes et régulières un premiers char sur lequel des hommes lancent des fleurs dans la rue, une telle quantité qu'après son passage la rue est authentiquement tapissée de fleurs, le second char arrive celui qui porte le cercueil il roule sur un tapis de fleurs et à l'arrière du corbillard d'autres hommes lancent aussi des fleurs sur la rue. La rue est fleurie et parfumée.

Je demande le chemin du temple à un homme qui s'est garé à côté de moi pour laisser passer le cortège, mal m'en a pris, il veut nous montrer le chemin que je retrouve aussi mais ensuite il veut qu'on vienne visiter sa boutique parce que dans la petite rue qu'il nous fait prendre pour  aller au temple il y a quantité de boutique dans lesquels on tisse la soie. On connaît on y a eu droit à chaque passage. On a beau le lui dire il ne nous lâche pas d'une semelle de chapal.

On est un peu déçu parce que le temple est en réfection et donc ça veut dire échafaudages et après l'ambiance du précédent à Swami malai, ici c'est l'ambiance Unesco avec le petit doigt en l'air. Il n'empêche que le temple est très beau mais on ne s'y attarde pas, d'autant que des prêtres cherchent à nous raquêter. A la sortie le môme qui garde les chaussures demandent 10rs je lui en donne 4 ce qui est le prix il regarde l'adulte qui est avec lui et il n'insiste pas.
Et là on se reprend notre boulet de soie.
IL nous fait visiter la boutique il met vite sa femme et sa fille au  boulot devant le métier, propose de nous vendre des saris en  soie, comme ça ne marche pas il proposes des châles en soie et comme ça ne marche pas non plus il demande un peu d'argent pour nourrir sa famille.

On revient à l'hôtel. Il y a du monde dans la rue principale et un bus qui nous chasse en klaxonnant à mort juste derrière Véro il me fait louper l'embranchement du coup je m"arrête et il passe je fais demi-tour et on arrive à l'hôtel.

Nouvelle déception de Véro la batterie de l'ordi ne tient pas plus d'une demi-heure. C'est déjà la deuxième chez Apple la batterie c'est une vraie merde.
Re-orage du soir désespoir.

On part dîner. On fait le tour du pâté de maison sans trouver un restau qui ressemble à un restau. Ce ne sont que des petites gargotes qui propose entre autres des chapatis

On se dit qu'on va manger au restau de l'hôtel et en revenant on voit un restau vège. On commande deux noodles panner et on oublie de dire sans capsicone et on se retrouve avec plein de poivron la nouvelle maladie de l'Inde.

On revient vers l'hôtel et on décide de pousser un peu notre promenade dans la direction opposée à celle que l'on connaît.

On se rend compte qu'il y a trois hôtels Raya's, le notre, lee Raya's annexe où l'on a garé la moto parce qu'elle déparait devant notre hôtel, dès notre arrivée le gardien voulait qu'on la laisse dans la rue. On ne l'a pas écouté il nous a  poursuivi jusque devant le hall, dès que la réception a vu qu'on était des clients ils lui ont dit de nous foutre la paix. Mais ensuite pas question de la laisser là c'était soit la rue soit l'annexe on a choisi l'annexe.
Le troisième c'est le grand Raya's, là évidemment ce n'est pas dans nos moyens. En fait il y a beaucoup d'hôtels dans cette ville bien que le Routard n'en donne aucun, parce que tous les 12 ans il y a un grand rassemblement de pélerins qui viennent se purifier dans le bassin sacré de Mahamakham. Le prochain pèlerinage c'est en 2016, avis à ceux qui ont besoin de se laver.


Comme le grand Raya"s fait face au bassin sacré de Mahamakham on décide d'aller le voir il y a une grille tout autour, mais il y a des passages. Véro malgré la nuit voit déjà le parti qu'elle va pouvoir tirer des cette étendue d'eau en pleine ville.
Un bruit de tambour attire notre attention, de l'autre côté du bassin, deux chars éclairés précédés de tambour font route dans notre direction.
un côté carnaval de Nice le premier porte un dieu brun rondouillard et assis, le second un dieu plus hiératique, posé sur une sorte de perroquet vert au bec rouge. Tout ça éclairé de centaines d'ampoules électriques alimentées par un générateur à roulettes petits par la taille mais grand par le bruit qui ne dérange pas les dieux. Le générateur est placé entre les deux chars et les fils d'alimentation courent entre les chars.

les chars avancent au rythme des dévots qui viennent faire quelques prières au passage des engins. Le prêtre arrête alors le cortège et présente ou donne une flamme qu'un aide à d'abord allumé avec un briquet, aux dévots. Ceux ci pour recevoir la flamme doivent être pieds nus et laisse leurs chapals n'importe où sur la rue et nos pieds se prennent dans les chapals ou les chapals dans nos pieds.

En revant on va voir au grand raya's si par hasard ils n'auraient pas des petits déj un peu européens, mais non comme ils ne sont pas dans le Routards que des petits dèj indiens. Pour nous consoler on achète deux koulfis qui sont tellement glacé qu'on ne peut les manger sur place et on les rapporte à l'hôtel.
Glace en paillettes ayant subie vraisemblablement les powers cut, on n'est plus dans l'état de Pondicherry où tout est mieux.

Véro sauve deux photos pour le blog et va mettre le texte directement à partir de la tablette.
Pendant deux jours diètes de photos mais pas de texte tant pis pour vous.

Je suis quand même désolé de vous priver des photos de Véro mais ce n'est que pour deux jours rassurez-vous.

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